Howling Dark – Christopher Ruocchio

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Certains défauts restent présents, mais quelle dramaturgie, quelle intensité, quelle dimension grandiose ! 

howling_darkHowling dark est le second tome de la tétralogie Sun Eater, après Empire of silence (qui devrait paraître chez Bragelonne en 2020). Ce dernier m’avait laissé des sentiments contrastés : sur le plan d’une froide analyse littéraire, cérébrale, je lui ai trouvé des défauts (principalement beaucoup de longueurs et le fait d’être bien trop inspiré par d’autres œuvres), mais par contre, lorsque je me suis contenté de vivre l’histoire, eh bien j’ai adoré. Vraiment. Ce second tome, s’il est toujours trop long et outrageusement inspiré par des auteurs antérieurs sur certains points, réconcilie en revanche mon cerveau et mon cœur, parce qu’il est beaucoup plus profond que son prédécesseur tout en offrant des scènes d’une intensité dramatique prodigieuse et extraordinairement immersives (et une fascinante allégorie de La divine comédie).

Bref, avec lui, le cycle prend une autre dimension, et s’inscrit parmi les sagas les plus intéressantes sorties ces dernières années. Et clairement, ce qu’on devine du futur tome 3, qui s’appellerait By several stars d’après Amazon et Demon in white d’après Goodreads, promet d’être absolument passionnant ! Lire la suite

Recursion – Blake Crouch

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Déjà vu ain’t what it used to be ! *

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* Skyclad, 2000.

Recursion est le nouveau roman de Blake Crouch, dont je vous avais parlé il y a deux ans à l’occasion de la sortie française de Dark Matter. Même s’il ne constitue pas une suite de ce dernier, Recursion en partage pourtant certaines caractéristiques, comme l’exploitation de sous-genres classiques des littératures de l’imaginaire (même si ici, il ne s’agit pas tout à fait des mêmes), les grosses similitudes par rapport à un ou plusieurs romans emblématiques desdits sous-genres, la capacité à, malgré cela, plaire même à un lecteur expérimenté du fait d’une écriture très efficace, et peut-être surtout une thématique de fond, à savoir « Et si vous pouviez tout recommencer, avoir une vie différente, meilleure (ou pire…) ? ».

Mais peut-être surtout, ce nouveau bouquin partage avec Dark Matter une caractéristique très ennuyeuse pour un critique littéraire : il est, à la base, impossible à chroniquer correctement sans divulgacher. Pour le précédent roman de l’auteur, j’avais fait le choix de présenter succinctement l’histoire avant d’émettre un avertissement à l’intention du lecteur et d’en dire ensuite plus sur les ressorts de l’intrigue, les thématiques, les ressemblances avec d’autres œuvres, etc. Cette fois, je vais faire un choix différent : je vais vous donner la base de la base, puis vous dire deux mots très généraux et vous laisser découvrir le reste en lisant ce livre. Je dirais juste ceci : si vous avez un minimum d’expérience en littératures de l’imaginaire, rien qu’avec le titre, mon résumé et la couverture (version jaune), vous aurez déjà une bonne idée de quoi ça parle et surtout sur les traces de quel autre livre cela marche. Je vous donne un indice : les deux premières lettres du titre sont communes aux deux romans. Lire la suite

Skinner box – Carole Johnstone

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Une brillante nouvelle, entre Peter Watts et Frank Herbert

skinner_boxCarole Johnstone est une autrice écossaise, qui a obtenu le British Fantasy Award de la meilleure nouvelle en 2014. Déjà publiée par une dizaine d’éditeurs, elle nous propose aujourd’hui gratuitement (en anglais) une novelette (ou nouvelle longue, dans la terminologie française) sur cette page du site de Tor, une maison avec laquelle elle souhaitait travailler depuis longtemps.

Je ne lis pas tous les textes gratuits que Tor propose, faute de temps ou, parfois, de motivation si le résumé en 2-3 lignes donné par l’éditeur au début ne m’inspire pas. Mais en général, si je commence une nouvelle, je la termine. Celle-ci a cependant failli être l’exception : ses prémices ne me semblaient pas très réalistes, et l’info dump vraiment maladroit. Heureusement pour moi (et pour vous !), j’ai continué, et bien m’en a pris, car Skinner Box est au final un texte brillant, quelque part au carrefour entre certaines œuvres de Frank Herbert et surtout Peter Watts. Si vous êtes anglophone, je vous conseille donc vivement de lire cette novelette, dont j’espère sincèrement qu’elle sera traduite (je suis même prêt à m’en charger moi-même, avis aux éditeurs amateurs !). Lire la suite

Crystal Rain – Tobias S. Buckell

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Ou comment un empilement de tropes aboutit à un roman en un sens original, à défaut d’être passionnant

crystal_rainJe vous ai déjà un peu parlé de Tobias S. Buckell dans une précédente critique, où j’avais été impressionné par sa capacité à rivaliser, sur le plan littéraire, avec son co-auteur, le bien plus connu Paolo Bacigalupi. Je m’étais donc promis d’explorer plus avant sa bibliographie, ce qui n’a pas été chose aisée. Très peu de ses textes ont été traduits, et même en VO, on ne trouve pas forcément de versions électroniques. J’ai cependant réussi à mettre la main sur un exemplaire en français de Crystal Rain (car, oui, malgré son titre en anglais, il s’agit bel et bien d’un roman en VF), premier tome (et le seul traduit) de son cycle Xenowealth (et premier bouquin publié par l’auteur). Précisons toutefois que ce roman peut tout à fait se lire comme un stand-alone, et que les différents livres du cycle sont assez largement indépendants les uns des autres, en terme d’ambiance ou d’histoire (les 2 et 3 se déroulent en parallèle, par exemple).

Crystal Rain ayant bonne réputation en France (malgré un vilain 3.6 sur Goodreads ; mais bon, les différences entre les attentes des différents lectorats sont bien connues), et ayant déjà pu apprécier l’écriture de l’auteur, je me suis lancé dans ce livre avec enthousiasme, et en toute confiance. Et je dois dire que j’ai assez rapidement déchanté. Ce n’est pas que ce livre soit mauvais, mais il empile les tropes d’une façon un peu brouillonne, et met longtemps à devenir vraiment intéressant. Et ce même si l’univers, pourtant bâti sur des points qui, individuellement, sont du déjà vu, donne une impression d’ensemble plutôt originale. Au final, j’en ressors avec l’impression que Crystal Rain n’est qu’un long prologue pour le tome suivant, Ragamuffin, qui aurait eu, je pense, plus de chances de m’intéresser (et ce d’autant plus que certains témoignages sur Goodreads tendent à prouver qu’il est parfaitement lisible sans avoir lu son prédécesseur). Ce n’est pas un mauvais roman, surtout pour l’amateur d’exotisme, mais ce n’est certainement pas une claque non plus. Lire la suite

Diaspora – Greg Egan

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Le roman le plus ambitieux et le plus rempli de sense of wonder de toute l’histoire de la science-fiction

DiasporaVous avez découvert Greg Egan récemment, par exemple avec Zendegi, Cérès et Vesta, voire, si vous êtes anglophone, avec Perihelion Summer, et vous pensez connaître l’auteur ? Eh bien comme le disait un personnage d’une série récemment achevée (dans tous les sens du terme), « Tu ne sais rien, Jean Neige » (je francise). Dans ces textes, l’australien fait ce que j’appellerais de la « Light Hard SF », au mieux (et souvent presque de la Soft SF), ce qui est donc un ou plusieurs ordres de grandeur en-dessous de la complexité, de la difficulté et de l’ambition de la plupart de ses textes plus anciens (pour plus de détails, voir mon Guide de lecture de la Hard SF). Rien de tel ici : publié en 1997 en VO, Diaspora relève de cette pure ultra-Hard SF qui a fait connaître l’auteur. Ce qui veut dire que même si, pour moi, c’est sans aucun doute le livre le plus ambitieux et le plus rempli de sense of wonder de toute l’histoire de la Science-Fiction, il ne se destinera probablement pas à tous les profils de lecteur. Même si l’australien fait un notable effort à coups d’analogies, de visualisations et de métaphores pour rendre son propos compréhensible, qu’il y a une vraie intrigue et que le propos n’est pas froidement centré uniquement sur les sciences mais plutôt sur l’humain, c’est une SF d’un tel calibre que, comme, dans un sous-genre différent, Anatèm, elle se révélera à la fois exigeante mais aussi incomparablement gratifiante pour qui s’investira dans sa lecture.

Ceci étant posé, voilà une sortie à côté de laquelle il ne faut surtout pas passer, car je vous prie de croire que des livres de ce calibre, il n’en est publié le plus souvent qu’un par décennie, au mieux (le décalage entre la sortie en VO et la traduction a fait que nous en avons, avec Anatèm, eu deux en quelques mois, ce qui fait que nous vivons clairement ce que je n’hésite pas à appeler une époque bénie). J’ajoute que voilà un parfait exemple de la SF que moi, je veux lire : moins de Damasio, plus de Diaspora ! Lire la suite

Children of ruin – Adrian Tchaikovsky

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Partez à, hum, l’Aventure ! 

children_of_ruinSorti il y a tout juste une semaine, Children of ruin est à la fois le dernier texte en date signé Adrian Tchaikovsky (plus pour longtemps : le suivant, la novella Walking to Aldebaran, sort dans cinq jours -nous en reparlerons à ce moment là-), et surtout la suite de Children of time, plus connu en France sous le nom Dans la toile du temps. Ce dernier étant, à mon sens, un des livres de SF les plus marquants sortis ces dernières années, la barre était donc placée haut, ne serait-ce que pour faire aussi bien. Eh bien Tchaikovsky a réussi l’exploit de faire encore mieux. Si, si.

Si ce second tome reprend certains des fondamentaux et des influences (principalement David Brin) de son prédécesseur, il ajoute ou développe d’autres thématiques, ou encore des concepts créés par d’autres auteurs, le principal étant Greg Bear. De plus, au cours du livre, et particulièrement à la fin, il étend les limites de cet univers de façon de plus en plus vertigineuse. Ainsi, tout en se plaçant dans la continuité de Dans la toile du temps, il constitue aussi un roman qui, en terme d’atmosphère, de thèmes et de tropes, en est également parfois sensiblement différent. Une véritable prouesse !

Au final, si vous avez aimé le premier tome de ce qui est désormais un cycle (il semblerait que l’auteur ait « quelques idées » pour une suite potentielle -et la fin de ce tome 2 est un tel teasing que pour moi, il ne peut en être autrement-), vous devez absolument lire cette suite, dont la parution en français n’est clairement qu’une question de temps. Lire la suite

The warship – Neal Asher

10

Statique mais dynamique

warship_asherThe warship est le nouveau roman de Neal Asher, le dix-septième (!) de la vaste saga Polity et le second du sous-cycle Rise of the Jain, après The soldier. Si vous suiviez déjà le blog l’année dernière à la même époque, vous vous souviendrez peut-être que ce dernier avait été une de mes plus grosses baffes de l’année, et m’avait (enfin, diront les mauvaises langues…) incité à lire ce cycle de référence en matière de New Space Opera, sorte de Culture de Iain M. Banks sous amphétamines, avec une GROSSE dose de SF militaire et de Hard SF dedans. Pour être honnête, si j’attendais évidemment la suite avec une grande impatience (à part Diaspora de Greg Egan et le Ada Palmer, c’est le roman que j’avais le plus hâte de lire cette année), je me doutais bien que l’effet de surprise étant passé et que cet opus étant le tome de transition d’une trilogie, ça n’allait pas forcément être une lecture aussi étourdissante. Eh bien je n’avais que partiellement raison, comme je vais vous l’expliquer plus en détails.

Quoi qu’il en soit, une chose est certaine : on peut amèrement regretter que l’auteur ne soit plus traduit en France, parce que Asher est à la SF ce que Steven Erikson est à la Fantasy. Plus extrême dans son exploitation des technologies (de la magie / des dieux pour Erikson), plus épique dans sa description des combats, des décors ou des enjeux, plus noir, plus gore, vous prenant aux tripes plus vite, plus fort et plus définitivement que l’écrasante majorité des autres écrivains. Bref, si vous lisez l’anglais… Lire la suite

Réjouissez-vous – Steven Erikson

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L’Atalante surfe sur la vague Erikson

rejoice_erikson_VFAprès onze jours passés plongé dans les 1150 pages des Souvenirs de la glace de Steven Erikson pour Bifrost, j’émerge de ma caverne pour vous parler de la sortie en français, le 23 mai, d’un roman de SF, cette fois, signé… Steven Erikson (argh…), le bien mal nommé Réjouissez-vous. L’ayant lu en anglais (plus de détails dans ma critique), je peux en effet faire le constat suivant : Erikson, référence désormais incontournable de la Fantasy, n’est définitivement pas fait pour la SF, point. Son bouquin avait du potentiel (bien que dans un registre déjà très souvent visité, celui du premier contact avec la race aînée qui va faire franchir -dans la « douleur »- un nouveau paradigme / stade d’évolution à la civilisation humaine), certains passages sont très intéressants, mais ils sont noyés dans les opinions idéologiques / politiques et les inimitiés d’Erikson (dont tout le monde se fout), dans ses geekeries ou ses hommages à la SFFF canadienne (dont Robert J. Sawyer qui devient un personnage badass de premier plan !), dans des changements de point de vue incessants autant que le plus souvent inutiles, dans des longueurs qui noient complètement un message central qui aurait pourtant dû avoir un respectable impact (réflexion sur la nature humaine, les atavismes, la nature de nos sociétés, le viol, le capitalisme, etc), dans des changements de ton (sérieux / humoristique) et des fluctuations dans le niveau d’écriture (très bon / très mauvais) incessants, et finalement torpillés par une fin particulièrement frustrante, et une absence de twist qui aurait pu tout remettre en cause pour le plus grand bonheur d’un lecteur qui ne ressent pour seule émotion que de l’ennui depuis longtemps. En gros, après la découverte de la base lunaire des Gris, vous pouvez refermer votre bouquin, ça ne fait plus que tourner en rond et vous n’apprendrez rien de plus.

Bref, bien que je lui reconnaisse certaines qualités, je ne recommande pas la lecture de ce roman, les sorties beaucoup plus intéressantes ne manquant pas dans les semaines à venir (ahem, Diaspora, hum). Après, chacun fera la part des choses en fonction des arguments présentés dans ma critique, ce qui me déplaît pourrait au contraire être un gros point d’intérêt pour certains d’entre vous. Et si, donc, vous décidez d’acheter ce livre, et que vous souhaitez soutenir le blog, passez par un des liens affiliés suivants pour votre achat, cela n’entraînera pas de surcoût pour vous mais bénéficiera au Culte :

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Terminus – Tom Sweterlitsch

25

Un roman d’une rare qualité, extrêmement prenant, qui établit un nouveau standard en SF temporelle / des univers parallèles

TerminusLe 24 avril 2019 sortira chez Albin Michel Imaginaire Terminus de Tom Sweterlitsch, un roman que j’ai pour ma part lu en anglais peu après sa sortie sous son titre original, The gone world. Si vous voulez plus de détails à son sujet, je vous conseille la lecture de ma critique complète, mais je peux le résumer de la façon suivante : Terminus est un impressionnant roman mélangeant voyage vers le futur (et les univers possibles) avec une enquête menée par un agent du NCIS visant à retrouver un soldat faisant jadis partie du programme spatio-temporel (mais présumé mort) ayant sans doute massacré sa famille avant de disparaître, seule sa fille aînée restant introuvable. En parallèle, le Terminus, la fin de tous les futurs possibles, menace la Terre, et se rapproche de plus en plus du présent, c’est-à-dire de l’année 1997. Ce sera à Shannon Moss de régler toutes ces sous-intrigues, qui se retrouveront liées à elle d’une façon très habile, qui se dévoilera petit à petit au cours du récit.

J’ai été bluffé par la maîtrise de l’auteur, que ce soit en matière de worldbuilding (à la fois original, prodigieusement riche mais restant à la portée de tous à condition d’y mettre un peu du sien), d’intrigue (complexe et très habile mais jamais difficile à comprendre), de style, de rythme, d’atmosphère, de personnages (l’héroïne est un bijou en terme de personnalité et de background), bref de pratiquement tout. Il y a bien 2-3 points mineurs qui m’ont un peu dérangé, mais franchement rien d’important. Au final, voilà un livre d’une rare qualité, extrêmement prenant (qui se dévore avidement plus qu’il ne se savoure à petites gorgées décontractées) et qui établit sans conteste un nouveau standard en matière de voyage temporel et d’univers parallèles, un domaine où on aurait pu croire que tout avait été dit. Eh bien non !

Bref, voilà un achat que je vous recommande vivement. Et si, en plus de vous faire plaisir, vous souhaitez soutenir le blog, et que vous êtes client d’Amazon, passez par un des liens affiliés suivants, vous ne dépenserez rien de plus mais donnerez quelques piécettes au Culte :

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A memory called empire – Arkady Martine

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Le somnifère « Ann Leckie » est désormais disponible en médicament générique ! 

empire_martineArkady Martine est… eh bien en fait rien du tout. C’est juste le pseudonyme du Dr AnnaLinden Weller, historienne spécialisée dans tout ce qui concerne l’empire Byzantin. A memory called empire est à la fois son premier roman et la première partie d’un diptyque (le second volet s’appellera A desolation called peace). À lire le personnel de son éditeur ou ses propres déclarations, on se prend à rêver devant les références évoquées, de John Le Carré à Iain M. Banks et Ann Leckie. On évoque aussi un roman nerveusement rythmé, « un livre vraiment spécial », et on nous assène même un « à qui ne plairait-il pas ? » (la phrase qu’aucun directeur de collection sain d’esprit ne devrait jamais employer). Eh bien ma bonne dame, je lève la main. Et j’ajoute que parler d’un rythme haletant pour ce bouquin est tout de même osé. Et puis tant qu’on y est, il faut arrêter d’invoquer l’héritage de Banks à tout bout de champ, surtout que le plus souvent, ça concerne comme par hasard la publication la plus médiocre de l’année (dans le genre de celle là), vous savez, celle qui ramasse tous les prix prestigieux (comme celle-ci).  Donc vous laissez Iain reposer en paix, merci.

Bon, mais est-ce que, au moins, ça ressemble à l’autre référence SF évoquée avec le plus d’insistance, à savoir Ann Leckie ? Tout à fait. C’est aussi soporifique, avec en plus un style parfois lourd, confus, voire les deux. Et question originalité, c’est autant pompé sur d’autres que l’oeuvre de l’inspiratrice. Il est d’ailleurs étrange de voir Leckie copier Banks, et Martine copier Leckie. Bref, je déconseille : fan de Banks, passe ton chemin, il n’y a rien de valable pour toi ici. Et vu à quel point la lecture de cette oeuvre a été un calvaire, je ne lirai pas la suite : je me suis déjà infligé l’intégralité de la trilogie de l’Ancillaire, donc niveau masochisme, j’ai déjà donné, merci.  Lire la suite