Starfish – Peter Watts

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Fish-tre, c’est noir, mais c’est bien ! 

starfish_wattsOn ne présente plus, sur ce blog, Peter Watts, mais précisons tout de même que le canadien est biologiste marin de formation, ce qui, comme nous allons le voir, a fortement influé sur le roman dont nous allons parler aujourd’hui. Premier livre publié par Watts (en VO ; en VF, il n’est sorti qu’après Vision Aveugle), Starfish est basé sur une nouvelle datant de 1990, Une niche (qui est d’ailleurs reprise en intégralité après le prologue, avec quelques modifications). C’est le tome inaugural d’une trilogie appelée Rifteurs (le tome 3 ayant été coupé en deux en VO mais existant sous forme unique en VF).

Starfish substitue aux profondeurs de l’espace celles de l’océan, et propose un huis-clos à l’atmosphère oppressante, et pas seulement en raison de l’endroit où l’intrigue se déroule : en effet, ses personnages vraiment très particuliers achèvent d’en faire une expérience assez unique pour le lecteur. De plus, le roman est construit comme un jeu de miroirs, et l’un d’eux consiste à brouiller les cartes avant que le vrai enjeu de l’intrigue se développe. Au final, Starfish est une lecture d’une très grande qualité (finalement pas si loin que ça de Vision aveugle, mais en plus accessible), même si sa noirceur extrême ne le destinera manifestement pas à tous les publics.  Lire la suite

Anthologie Apophienne – épisode 3

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Eye_of_ApophisL’anthologie Apophienne est une série d’articles sur le même format que L’œil d’Apophis (présentation de trois textes dans chaque numéro), mais ayant pour but de parler de tout ce qui relève de la forme courte et que je vous conseille de lire / qui m’a marqué / qui a une importance dans l’Histoire de la SFFF, plutôt que de vous faire découvrir des romans (forme longue) injustement oubliés. Si l’on suit la nomenclature anglo-saxonne, je traiterai aussi bien de nouvelles que de novellas (romans courts) ou de novelettes (nouvelles longues), qui sont entre les deux en terme de nombre de signes. Histoire de ne pas pénaliser ceux d’entre vous qui ne lisent pas en anglais, il n’y aura pas plus d’un texte en VO (non traduit) par numéro, sauf épisode thématique spécial. Et comme vous ne suivez pas tous le blog depuis la même durée, je ne m’interdis absolument pas de remettre d’anciennes critiques en avant, comme je le fais déjà dans L’œil d’Apophis.

Dans ce troisième épisode, nous allons parler de trois nouvelles, signées Stephen King, H.P. Lovecraft et Poul Anderson. Sachez que vous pouvez, par ailleurs, retrouver les anciens épisodes de cette série d’articles sur cette page ou via ce tag. Lire la suite

A tall tail – Charles Stross

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Jouissance chimique

a_tall_tailA tall tail est une nouvelle signée Charles Stross, publiée en 2012 et lisible soit directement en ligne (gratuitement mais en anglais) sur cette page du site de Tor.com, soit, pour une modique somme, sous la forme plus traditionnelle d’un texte électronique Kindle (toujours en anglais uniquement) sur cette page du site d’Amazon (lien affilié). Toujours en recherche de nouvelles intéressantes pour alimenter mon anthologie Apophienne (ou pour donner des idées de lecture à ceux qui participent au Projet Maki, ce qui n’est pas mon cas vu que mon programme de lecture s’accommode mal des lectures imposées -en taille, en temps, en genre, etc- associées aux challenges de toutes sortes), je suis tombé par hasard sur celle-ci, et j’ai été franchement intrigué par les commentaires la concernant. Et autant le dire, j’ai passé un court mais excellent moment avec ce texte ! Lire la suite

L’orage gronde – David Weber

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Une redéfinition radicale de la géopolitique de l’Honorverse

orage_gronde_t1L’orage gronde est le treizième roman du cycle Honor Harrington, par David Weber. Comme pour tous les tomes postérieurs au cinquième, Pavillon de l’exil, il est divisé, dans sa version française semi-poche, en deux volumes, d’environ 300 pages chacun, et… comment ? Pourquoi avoir divisé un bouquin de 600 pages en deux volumes vendus une quinzaine d’euros chacun ? Bonne question. Et encore meilleure lorsqu’on se rend compte que la version poche, qui sort le 23 janvier 2020, se présente sous la forme d’un unique livre, vendu… onze euros.  Alors je veux bien passer sur le prix, sa baisse est le propre d’une parution en une version poche, en revanche il va vraiment falloir m’expliquer pourquoi la version en plus grand format a été coupée en deux, alors que les volumes 1 de Plaies d’honneur ou de Coûte que Coûte font dans les 575 pages…

Mais bon, trêve de digression, revenons au fond de l’ouvrage. Les événements du tome 12, et particulièrement sa fin très surprenante, ont entraîné une redéfinition aussi complète que radicale de la géopolitique et des équilibres militaires dans l’Honorverse, l’univers d’Honor Harrington. Après vingt ans de conflit, la guerre Manticore – Havre a pris fin, tandis que les escarmouches limitées Solariens – Manticoriens sont sur le point de dégénérer en une guerre économique, puis en une effroyable conflagration armée tout court. Suite à la frappe opérée par l’Alignement sur le système de Manticore, la situation de nos héros semblait désespérée, mais leurs alliés vont venir à leur rescousse. Y compris deux auxquels personne ne s’attendait. Au passage, le véritable ennemi se dévoile, et il n’est pas Solarien : je vais vous donner un scoop, il s’agissait en fait d’un complot des chats. D’ailleurs, il y en a un sur la première de couverture (voir plus haut) et toute une bande sur la quatrième (une illustration remarquable !). Quand on vous disait que ces bestioles sont les vrais maîtres du monde ! (je précise, au cas où, qu’il s’agit bien sûr d’un trait d’humour et pas d’un spoiler majeur, même si les chats -sylvestres- ont effectivement un rôle inattendu dans l’intrigue). Pour finir, signalons qu’il devient très difficile de pouvoir tout comprendre sans avoir lu les deux cycles dérivés de l’Honorverse, à savoir La couronne des esclaves et Saganami. Pour ne pas dire, à partir de ce tome 13, impossible ou en tout cas très pénible. Lire la suite

Hors-série Une heure-lumière 2019

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Peut-être pas le meilleur texte d’UHL, mais sans conteste le plus beau et le plus poignant

HS_UHL_2019Comme en 2018, le Belial’ a de nouveau proposé, de début septembre à fin octobre 2019, un hors-série de la collection Une heure-lumière (UHL), offert pour l’achat d’exemplaires physiques de deux autres titres (le but étant de soutenir les libraires). Comme le premier numéro, il est (brillamment) illustré par Aurélien Police, et se divise en trois parties, à savoir un édito d’Olivier Girard (le boss du Belial’), une novelette inédite signée Ian McLeod, Isabel des feuilles mortes, et le catalogue de la collection (plus un aperçu de ce qui est à venir dedans -et dont vous pouvez avoir un compte-rendu partiel dans mon article-), qui, en 2019, cite votre serviteur, pour sa critique de Retour sur Titan de Stephen Baxter. Vous trouverez, à la fin de cet article, un récapitulatif de tous les UHL critiqués sur le Culte au moment où je rédige ces lignes, sachant que deux autres sont à venir dans les jours qui viennent (et seront ajoutés à la liste le moment venu). Peu de choses à dire sur le papier du Girard, qui souligne l’importance des « craqueurs », les Jean-Daniel Brèque, Pierre-Paul Durastanti et autres Erwann Perchoc, passionnés qui repèrent des textes prometteurs en anglais et s’en font les avocats, ou qui sont les défenseurs acharnés d’un auteur en France. Je vais donc me concentrer, dans la suite de cet article, sur la novelette. Lire la suite

En mission – David Weber

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Renversement de perspective

en_mission_1En mission est le douzième roman du cycle Honor Harrington, par David Weber. Comme pour tous les tomes postérieurs au cinquième, Pavillon de l’exil, il est divisé, dans sa version française semi-poche, en deux volumes, d’environ 400 pages chacun. Signalons que le 23 janvier 2020, l’Atalante sortira à la fois le très attendu quatorzième livre du cycle, Sans concession (paru en VO en… 2018 : on est loin de la réactivité de certains autres éditeurs !), ainsi que les versions poche de En mission et du roman suivant du cycle, L’orage gronde (dont la critique sera la seconde publiée sur ce blog en 2020)… en un volume unique, et au prix de 12 euros (au lieu d’une quarantaine pour la version semi-poche…) pour le tome douze et de 11 pour le onze (au lieu d’une trentaine pour la version semi-poche). Alors c’est très bien pour ceux qui ont commencé la saga en version poche, et qui bénéficient donc, en version physique, de tarifs encore inférieurs à ceux de la version électronique, mais pour ma part, il aura vraiment fallu l’excellence des couvertures de Genkis pour faire passer la pilule.

Mais revenons au livre proprement dit : après un tome 11 qui était, de mon point de vue, un des meilleurs du cycle, et qui montrait une bataille d’une ampleur proprement homérique, toute la question était de savoir ce que Weber allait proposer après une telle apothéose, et surtout s’il saurait éviter de retomber dans ses travers antérieurs (les tomes 9-10 étant épouvantablement verbeux). Et le résultat est globalement positif, même si le premier des deux volumes peut franchement faire peur, comme nous allons le voir. En tout cas, En mission se finit sur un changement absolument colossal dans la géopolitique de cet univers, dont les conséquences seront explorées dans L’orage gronde. Pour finir, signalons que même si c’est encore plus sensible dans le tome 13, il devient très difficile de pouvoir tout comprendre sans avoir lu les deux cycles dérivés de l’Honorverse, à savoir La couronne des esclaves et Saganami. Je signale d’ailleurs que je publierai, en 2020, un guide de lecture (semblable à celui consacré à Peter F. Hamilton) permettant de se retrouver dans ce fouillis en terme d’ordre de lecture, de textes indispensables ou accessoires, etc (sachant qu’il y a également des recueils de nouvelles et autres sourcebooks qui rendent la tâche encore plus ardue). Alors entendons-nous bien, lire le cycle principal sans rien lire d’autre est possible (l’auteur vous donne les éléments indispensables pour suivre), mais ça n’a rien de très agréable, tant on a l’impression (justifiée) de passer à côté de nombreux « détails » (qui n’en sont pas vraiment). Lire la suite

Anthologie Apophienne – épisode 2

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Eye_of_ApophisL’anthologie Apophienne est une série d’articles sur le même format que L’œil d’Apophis (présentation de trois textes dans chaque numéro), mais ayant pour but de parler de tout ce qui relève de la forme courte et que je vous conseille de lire / qui m’a marqué / qui a une importance dans l’Histoire de la SF, plutôt que de vous faire découvrir des romans (forme longue) injustement oubliés. Si l’on suit la nomenclature anglo-saxonne, je traiterai aussi bien de nouvelles que de novellas (romans courts) ou de novelettes (nouvelles longues), qui sont entre les deux en terme de nombre de signes. Histoire de ne pas pénaliser ceux d’entre vous qui ne lisent pas en anglais, il n’y aura pas plus d’un texte en VO (non traduit) par numéro, sauf épisode thématique spécial. Et comme vous ne suivez pas tous le blog depuis la même durée, je ne m’interdis absolument pas de remettre d’anciennes critiques en avant, comme je le fais déjà dans L’œil d’Apophis.

Dans ce deuxième épisode, nous allons parler de deux nouvelles, une plutôt longue signée Dan Simmons, et l’autre, très courte, par Isaac Asimov, ainsi que d’une novella écrite par Ken Liu. Sachez que vous pouvez, par ailleurs, retrouver les anciens épisodes de cette série d’articles sur cette page ou via ce tag. Lire la suite

Émissaires des morts – Adam-Troy Castro – deuxième partie : roman

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La chute d’Endymion, par Dan-Troy Castro-Simmons

emissaries_castro_manchu_roughAlbin Michel Imaginaire (AMI) va publier, au premier semestre 2020, un ouvrage appelé Émissaires des morts, qui comprend la traduction du roman (le premier d’une trilogie) Emissaries from the dead de l’auteur américain Adam-Troy Castro, précédé de quatre textes courts se déroulant avant, dans la chronologie interne de cet univers, à savoir (dans l’ordre) With unclean hands, Tasha’s fail-safe, The coward’s option et Unseen demons. La critique de l’ensemble étant (selon les standards du Culte, du moins) trop longue pour tenir dans un seul article (d’une taille raisonnable), j’ai décidé de la scinder en deux : vous trouverez donc la chronique des nouvelles sur cette page, tandis que je vous présente dans ce qui suit celle du roman proprement dit.

Et ledit roman me laisse une curieuse impression : il est franchement bon sur la majorité des plans… à condition de laisser au vestiaire une éventuelle connaissance de ses classiques de la SF. Si celui qui n’a pas lu Dan Simmons va probablement crier au génie, en revanche le lecteur qui connaît ses classiques risque fort de se dire que oui, c’est bien, mais que fondamentalement, c’est, sur de nombreux points capitaux, très « inspiré » par La chute d’Hypérion mélangée à un point de worldbuilding de L’éveil d’Endymion, tous deux écrits par l’auteur préféré de Jean-Daniel Brèque. Ce qui ne devrait d’ailleurs pas étonner ceux qui suivaient Gilles Dumay à l’époque Lunes d’encre (il a déjà démontré son intérêt pour les mélanges Banks / Simmons avec -le néanmoins intéressant- Latiumclic et clic-). Alors on est d’accord, un roman n’a pas forcément à être original pour être bon, et ces points de worldbulding ou d’intrigue mis à part, Émissaires des morts a bien d’autres atouts pour séduire (mais aussi, à mon sens, le défaut assez conséquent -et complètement déconnecté de toute histoire d’influences littéraires- d’être trop prévisible), mais je pense qu’il existe assez de livres non-traduits à la fois singuliers et intéressants (ahem, House of suns, hum) pour éviter d’investir dans les « copies », même celles qui sont bien faites. Lire la suite

Émissaires des morts – Adam-Troy Castro – première partie : textes annexes

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Une antihéroïne misanthrope paradoxalement impliquée dans des histoires profondément humanistes

cort_nouvelles_castroAdam-Troy Castro est un auteur américain dont le seul texte que j’ai lu jusque là (la nouvelle Une brève histoire des formes à venir) m’a impressionné par sa subtilité, son humour et son humanisme. Je suis donc ravi de vous apprendre, si vous ne le savez pas encore, qu’Albin Michel Imaginaire (AMI) va publier le cycle consacré à l’héroïne fétiche (de son propre aveu) de Castro, Andrea Cort. Celui-ci se compose, à la base, de trois romans, mais comprend également un nombre conséquent de nouvelles, novelettes et novellas, dont quatre qui se déroulent avant le premier tome. Ce qu’AMI va donc publier, au premier semestre 2020, sous le nom Émissaires des morts ne correspond, ainsi, pas « juste » à la traduction du tome 1 de la trilogie, Emissaries from the dead, mais comprend aussi les quatre textes courts se déroulant avant, dans la chronologie interne de cet univers, à savoir (dans l’ordre) With unclean hands, Tasha’s fail-safe, The coward’s option et Unseen demons.

L’année 2020 s’annonçant particulièrement riche en sorties VO franchement intéressantes, j’ai décidé de prendre de l’avance, en ce mois de décembre chiche en nouveautés, en lisant en anglais les textes qui seront compris dans l’ouvrage que publiera en français AMI. En commençant les nouvelles, je me suis cependant rapidement aperçu qu’il y avait beaucoup à en dire, en fait tellement qu’un seul article portant sur les cinq textes (le roman + les deux novellas, la nouvelle et la novelette) ferait entrer ladite critique dans ce que l’on pourrait appeler une dimension nébalienne. J’ai donc décidé de découper la chronique de ce que vous pourrez lire en français dans un seul ouvrage, Émissaires des morts, en deux articles : celui que vous êtes en train de lire parle des textes courts, tandis que le suivant, à lire ici, traite du roman Emissaries from the dead proprement dit. Bien entendu, lisant en VO, je ne peux me prononcer sur la qualité de la future traduction et j’utiliserai titres et termes anglo-saxons. Mais place aux nouvelles ! Elles sont présentées non pas dans l’ordre d’écriture, mais dans celui dans lequel elles se placent dans la chronologie interne de cet univers. Lire la suite

Collapsium – Wil McCarthy

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Une singularité (^^) en matière de Hard SF

CollapsiumWil McCarthy est un auteur américain de Hard SF, également entrepreneur et ingénieur (il a fondé une société opérant dans le domaine de l’énergie solaire) et chroniqueur pour divers magazines (de SF ou pas) et SyFy Channel. Collapsium est à la fois son seul texte traduit en français et le premier tome d’une tétralogie appelée The queendom of Sol (signalons que les tomes 1 + 2 sont disponibles en un volume unique appelé The monarchs of Sol). Ce roman est formé de trois parties, en fait trois novellas, dont la première avait été publiée auparavant sous le titre Once upon a matter crushed. Les deux autres forment la suite de ce premier texte, reprennent les mêmes personnages, le même univers, poursuivent et mènent à terme une meta-intrigue, ce qui fait que Collapsium peut tout à fait s’envisager comme un one-shot (de toute façon les tomes 2-4 n’ayant pas été traduits, si vous ne lisez pas en anglais, vous n’aurez pas le choix). Signalons, pour être complet, que ce roman sera réédité en VO en avril 2020 par Baen dans une édition particulièrement esthétique (ce qui n’était d’ailleurs absolument pas le cas des éditions anglo-saxonnes précédentes, qui proposaient des couvertures allant de l’immonde au parfaitement banal), dont la couverture est reproduite plus bas dans cet article.

Si l’ouvrage a été bien accueilli outre-Atlantique, il a en revanche été descendu par la critique française, qui l’a, je pense, analysé selon le mauvais angle. Même si je ne peux pas lui en vouloir : j’ai failli me faire avoir moi aussi. Jusqu’à ce que sur la fin, je comprenne que j’avais pris ce roman par le mauvais bout : en effet, il ne faut pas y voir une Hard SF « classique » (à la Egan, Baxter, etc) et encore moins un New Space Opera extrêmement solide sur le plan scientifique mais très faible sur le plan littéraire, car l’intention de l’auteur était en fait d’écrire un Space Opera (et non pas un New Space Opera) « à l’ancienne », dans l’esprit de ceux de l’Âge d’or, des Pulps, dont certains textes (mais pas tous, très loin de là) atteignaient déjà un niveau de réalisme scientifique très élevé (c’est ce que je vous expliquais il y a… oh, plus que ça, dans ma critique de L’empereur de l’espace). Une fois qu’on analyse le roman sous ce prisme là, tout s’éclaire : ce qui paraissait être des insuffisances devient logique dans le cadre des codes du Space Opera d’aventure pré-années Soixante. De fait, si vous faites partie de ceux qui regardent la SF populaire de haut, passez votre chemin, et ce même si vous êtes amateur de Hard SF et que sur ce strict plan là, ce livre est du très, très, très lourd, comme nous allons bientôt le voir. Même dans le cadre de ce sous-genre, dont les adeptes vous diront que les personnages et l’intrigue y comptent bien moins que dans d’autres pans de la SFFF et peuvent tout à fait s’effacer devant les développements scientifiques et science-fictifs, la psychologie des protagonistes et la solidité des rebondissements de Collapsium vous paraîtront extrêmement faibles si vous ne l’envisagez pas uniquement sous un angle que je qualifierais de néo-Pulp. Lire la suite