Luna – Lune montante – Ian McDonald

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Montante, vous êtes sûr ? 

luna_3Luna – Lune montante est le troisième roman du cycle Luna, par Ian McDonald, après Luna et Luna – Lune du loup. Pour autant, il ne s’agit pas du dernier texte prévu dans cet univers, puisque une novella, The menace from Farside, débarquera dans un peu moins de deux mois (et sera critiquée sur ce blog).

Le tome 1 avait été une claque absolue, l’équivalent sur le plan du Planet Opera lunaire de ce qu’à proposé Kim Stanley Robinson pour Mars, mais avec de puissants personnages et une tension permanente en plus. J’avais trouvé le 2 à peine moins bon, et j’avais donc, légitimement, des attentes élevées pour son successeur. Et ce d’autant plus que classiquement, le dernier tome d’une trilogie est rarement le moins bon. Et là, c’est le drame. Parce que loin d’être montante, la lune de McDonald est en contraire en chute libre dans ce roman poussif, convenu, qui n’intéresse vraiment (et encore…) que dans ses cent dernières pages, et multiplie les maladresses. Reste donc à espérer que le roman court prévu en novembre remettra les choses d’aplomb ! Lire la suite

Les euh… NON-critiques d’Apophis – épisode 1

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cropped-apophis-ra_symbolAux débuts de ce blog, la politique était simple : on n’abandonne jamais un roman commencé, et on critique tout ce qui est lu. Point. Je m’y suis tenu pendant deux ans, avant que différents facteurs, dont une PAL / wish-list prenant des proportions bibliques, ne me fassent changer d’avis. Depuis début 2018, en gros, si un bouquin n’arrive pas à me convaincre, je l’abandonne sans regret. Trop de livres à lire, pas assez de temps, vous connaissez la chanson. Par contre, j’avais jusque là décidé de ne pas chroniquer un roman que je n’avais pas fini. Certains le font, je ne critique pas la chose, chacun fait comme il le veut sur son blog. Pour ma part, si je laisse tomber avant la fin, je ne me sens pas la légitimité d’émettre un avis qui pourrait potentiellement être complètement invalidé dix ou cent pages après le point où j’ai laissé tomber.

Toutefois, une discussion récente sur le blog de Lutin m’a conduit à légèrement revoir cette position : en effet, certaines personnes ont des goûts très proches des miens, et ne pas dire « j’ai commencé le roman Machin, j’en ai lu x pages, et j’ai abandonné parce que ceci ou cela » peut éventuellement les conduire à l’acheter de leur côté et à connaître la même désillusion que moi (sans compter, évidemment, la perte d’argent associée). J’ai donc décidé de vous proposer des micro-avis sur les livres abandonnés et dont je me souviens / dont j’ai pu retrouver la trace dans mes notes. Il ne s’agit en aucun cas d’une critique (même pas des mini-critiques comme je peux en proposer dans L’œil d’Apophis) mais d’un ressenti ou d’un fragment (et j’insiste sur ce terme) d’analyse vous expliquant pourquoi, au point où je me suis arrêté, je n’ai pas trouvé la motivation pour aller jusqu’à la fin. À partir de là, tout dépendra du fait que vos avis sur les bouquins soient, d’habitude, proches des miens ou pas, car vous ne trouverez pas, dans ces micro-avis forcément très subjectifs, les éléments d’analyse objectifs que j’insère dans mes critiques « normales » (celles des livres finis) et qui vous permettent de décider, en fonction de vos propres critères (qui ne sont pas forcément les mêmes que les miens) si le roman en question peut vous plaire ou pas. Lire la suite

The A(pophis)-Files – épisode 11 : Au-delà de la Voie Lactée

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afiles_3Je vous propose un troisième mini-guide annexe en complément du Guide de lecture du Planet Opera, après ceux de l’Universe Opera et de la SF centrée sur les astéroïdes. Nous allons parler aujourd’hui de quelque chose qui est de plus en plus rarement abordé dans la Science-Fiction d’aujourd’hui (mais qui était beaucoup plus fréquent lors de l’âge d’or du genre), à savoir tout ce qui est situé en-dehors de la Voie Lactée, qu’il s’agisse de ses satellites (voir plus loin), d’autres galaxies ou encore des systèmes stellaires se trouvant dans l’espace intergalactique. Si vous n’êtes pas féru d’astronomie, pas de panique, je vais vous proposer (sans basculer dans le cours magistral non plus !) une vue d’ensemble rapide et quelques définitions, histoire de vous permettre de suivre aisément.

Vous pouvez retrouver les anciens épisodes de cette série d’articles de fond via cette page ou ce tag. Lire la suite

Un paradis d’enfer – David Marusek

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Frustrant

paradis_d_enfer_marusekDavid Marusek est un écrivain américain, auteur de quatre romans et d’une douzaine de textes courts, dont L’enfance attribuée, qui sort le 29 août dans la collection Une heure-lumière du Belial’. Cette novella a été intégrée (en tant que première partie -13% du livre-), sous une forme révisée, au roman Un paradis d’enfer (le seul de Marusek à avoir été traduit -par les Presses de la cité-), qui est le sujet de cet article. Je ne vais pas vous parler en détails de cette première phase du bouquin, vu que j’ai lu sa version UHL pour Bifrost (vous pourrez découvrir ma recension dans le prochain numéro du magazine, aux côtés de celle d’Acadie de Dave Hutchinson, autre sortie du 29 août dans la collection). Je vous dirais simplement que si j’ai enchaîné aussi tôt que possible avec la « suite », c’est-à-dire avec Un paradis d’enfer, c’est que je lui ai trouvé un intérêt que vous pouvez facilement imaginer important. Hélas, les 87 autres % ne se sont pas vraiment révélés être du même tonneau, comme je vais bientôt vous l’expliquer. Attention, toutefois, de se garder de tout jugement hâtif : en effet, l’auteur a sorti, quatre ans après ce roman, un autre, qui, loin d’en être simplement une « suite », doit vraiment en être considéré comme la seconde partie, qui boucle les nombreux arcs narratifs laissés ouverts. On a ainsi affaire à un diptyque plus qu’à une suite, un peu comme pour La chute d’Hypérion de Dan Simmons, qui résout la majorité de ce qui avait été laissé en suspens par Hypérion, et doit donc vraiment en être considéré comme la seconde moitié et pas comme le tome 2 d’un cycle.

Malheureusement pour le lecteur uniquement francophone, cette seconde partie, Mind over ship, n’a, elle, jamais été traduite. Vu que Un paradis d’enfer n’est pas disponible (en VF) en version électronique, et que lire un diptyque (ou un cycle) dans deux langues différentes est en général très pénible (et j’en parle en connaissance de cause), j’ai choisi de le lire en VO, sous le nom de Counting Heads (qui, d’ailleurs, rend bien mieux compte du point clef de l’intrigue). Vu que Mind over ship est réputé bien meilleur, je vous en proposerai donc aussi la critique sur ce blog, histoire de ne pas rester sur une impression mitigée et de voir si ladite réputation est justifiée. Lire la suite

Peter F. Hamilton – Guide de lecture

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cropped-apophis-ra_symbolJe vois souvent passer, sur Babelio, dans la blogosphère, par mail ou sur ce blog, en commentaires, des questions de gens ayant entendu parler de Peter F. Hamilton, souhaitant découvrir l’auteur mais ne sachant pas par quel bout prendre son oeuvre, il est vrai considérable. Le même genre de questionnements se pose pour une personne ayant lu un livre ou cycle, et ne sachant pas trop quoi lire ensuite, surtout si elle sait que certains desdits cycles sont liés entre eux. Il se trouve toujours une bonne âme (dont votre serviteur) pour répondre à ces questions, mais les réponses données sont forcément subjectives, et ne correspondront donc pas forcément aux goûts de la personne. Sans écarter cette dimension là, le présent article va essayer de vous donner le maximum de données pour faire votre choix, sachant que plusieurs parcours de lecture sont possibles, en fonction de vos préférences en tant que lecteur, mais aussi (et c’est bien malheureux) de la disponibilité du livre majeur (il fallait que ce soit celui-là…) de l’auteur.

Si la formule vous plaît ou vous est utile, je vous proposerai d’autres guides de lectures dans le même style (sachant que j’en propose déjà par genre / sous-genre des littératures de l’imaginaire –clic– ou par thématique – clic et clic-). De nombreuses personnes se posent, en effet, des questions similaires à propos (par exemple) du cycle de la Culture de Iain M. Banks ou de l’Honorverse de David Weber, donc il y a de quoi faire.  Lire la suite

L’œil d’Apophis – Numéro 14

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Eye_of_ApophisQuatorzième numéro de la série d’articles l’œil d’Apophis (car rien n’échappe à…) ! Je vous en rappelle le principe : il s’agit d’une courte présentation (pas une critique complète) de romans qui, pour une raison ou une autre, sont passés « sous le radar » des amateurs de SFFF, qui sont sortis il y a longtemps et ont été oubliés, qui n’ont pas été régulièrement réédités, ont été sous-estimés, ont été noyés dans une grosse vague de nouveautés, font partie de sous-genres mal-aimés et pas du tout dans l’air du temps, sont connus des lecteurs éclairés mais pas du « grand public », pour lesquels on se dit « il faudra absolument que je le lise… un jour » alors qu’on ne le fait jamais, et j’en passe. Chaque numéro vous présente trois romans ou cycles : aujourd’hui, il s’agit de L’aube de la nuit de Peter F. Hamilton, des Vaisseaux du temps de Stephen Baxter et de La cité des permutants de Greg Egan.

Au passage, sachez que vous pouvez retrouver les anciens numéros de l’œil via ce tag ou bien cette page. Je vous rappelle aussi que les romans présentés ici ne sont pas automatiquement des chefs-d’oeuvre ou ceux recommandés par le site à n’importe quel amateur de SFFF (si c’est ce que vous cherchez, voyez plutôt les tags (Roman) Culte d’Apophis ou Guide de lecture SFFF). Lire la suite

The A(pophis)-Files – épisode 10 : Cailloux dans le ciel – Astéroïdes & SF

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afiles_3En complément du Guide de lecture du Planet Opera, j’étais parti pour vous proposer un guide annexe détaillant les livres de SF où les astéroïdes sont habités ou bien abritent des artefacts mystérieux, des installations extraterrestres à explorer. Et puis je me suis fait la réflexion que les « cailloux dans le ciel » avaient bien d’autres usages en SF, et que le propos devait être élargi. Au passage, je me suis permis un petit abus de langage : en astronomie, on n’emploie le terme « astéroïde » que pour les amas de roche / métal / glace / carbone qui se trouvent dans le Système Solaire dit « intérieur », c’est-à-dire en-deçà de l’orbite de Jupiter, à l’exception des astéroïdes dits « Troyens », dont certains se trouvent sur les Points de Lagrange de Jupiter, d’Uranus et de Neptune (en plus de ceux de la Terre et de Mars). Pour tout ce qui se trouve au-delà, on emploie les termes de « comète » (surtout formée de glace), de « Centaure » (astéroïdes se trouvant entre les orbites des planètes géantes) ou d' »objet transneptunien ». Pour ma part, je vais, dans cet article, le plus souvent tout regrouper sous le terme d’astéroïde (voire de comète), pour des raisons de simplicité.

Vous pouvez retrouver les anciens épisodes de cette série d’articles de fond via cette page ou ce tag. Lire la suite

Semiosis – Sue Burke

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Un bon livre, mais qui aurait pu être bien plus

semiosisLe 4 septembre 2019, sortira chez Albin Michel Imaginaire Semiosis de Sue Burke, que j’ai pour ma part lu en VO il y a un an et demi. Vous pouvez lire ma critique complète ici, mais voici, en résumé, ce que j’en avais pensé : cette soft/ethno-SF montre le contact entre des colons humains et des plantes intelligentes sur une planète extrasolaire où elles constituent la forme de vie dominante, et où ce sont elles qui domestiquent les animaux (et les hommes !). Outre le thème de la communication, elle balaye aussi de très nombreuses (et intéressantes) autres thématiques, de l’usage légal de la violence à l’accueil des migrants, du vivre ensemble au militarisme, en passant par la confrontation d’une société utopiste aux dures réalités concrètes. Si le dernier quart est passionnant (à part une fin peu satisfaisante), en revanche il faudra vous accrocher pour en arriver là : il y a nombre de défauts d’écriture qui rendent les trois premiers quarts souvent (mais pas toujours) peu attractifs. Bref, en fonction de votre intérêt pour les extraterrestres végétaux, l’ethno-SF et un petit aspect hard-SF centré autour de la biochimie, ainsi que pour les thématiques sociales développées, à vous de voir si cela vaut le coup de vous lancer dans ce roman ou de le poursuivre jusqu’au bout si vous vous ennuyez. Semiosis reste, pris globalement, un livre intéressant sur tous les aspects que je viens de mentionner, mais est aussi une déception dans le sens où une constance dans le niveau d’écriture et d’intérêt aurait pu faire de lui tellement, tellement plus !

Sachez aussi qu’il s’agit en fait d’un diptyque, et que je vous proposerai la critique d’Interference, le second volet, lorsqu’il sortira en VO en fin octobre.

Si vous décidez d’acheter ce roman, que vous êtes client d’Amazon et souhaitez soutenir le Culte, passez par un des liens affiliés suivants, cela n’entraînera aucun frais supplémentaire pour vous mais larguera quelques piécettes dans le nourrain de votre serviteur :

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Howling Dark – Christopher Ruocchio

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Certains défauts restent présents, mais quelle dramaturgie, quelle intensité, quelle dimension grandiose ! 

howling_darkHowling dark est le second tome de la tétralogie Sun Eater, après Empire of silence (qui devrait paraître chez Bragelonne en 2020). Ce dernier m’avait laissé des sentiments contrastés : sur le plan d’une froide analyse littéraire, cérébrale, je lui ai trouvé des défauts (principalement beaucoup de longueurs et le fait d’être bien trop inspiré par d’autres œuvres), mais par contre, lorsque je me suis contenté de vivre l’histoire, eh bien j’ai adoré. Vraiment. Ce second tome, s’il est toujours trop long et outrageusement inspiré par des auteurs antérieurs sur certains points, réconcilie en revanche mon cerveau et mon cœur, parce qu’il est beaucoup plus profond que son prédécesseur tout en offrant des scènes d’une intensité dramatique prodigieuse et extraordinairement immersives (et une fascinante allégorie de La divine comédie).

Bref, avec lui, le cycle prend une autre dimension, et s’inscrit parmi les sagas les plus intéressantes sorties ces dernières années. Et clairement, ce qu’on devine du futur tome 3, qui s’appellerait By several stars d’après Amazon et Demon in white d’après Goodreads, promet d’être absolument passionnant ! Lire la suite

L’œil d’Apophis – Numéro 13

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Eye_of_ApophisTreizième numéro de la série d’articles l’œil d’Apophis (car rien n’échappe à…) ! Je vous en rappelle le principe : il s’agit d’une courte présentation (pas une critique complète) de romans qui, pour une raison ou une autre, sont passés « sous le radar » des amateurs de SFFF, qui sont sortis il y a longtemps et ont été oubliés, qui n’ont pas été régulièrement réédités, ont été sous-estimés, ont été noyés dans une grosse vague de nouveautés, font partie de sous-genres mal-aimés et pas du tout dans l’air du temps, sont connus des lecteurs éclairés mais pas du « grand public », pour lesquels on se dit « il faudra absolument que je le lise… un jour » alors qu’on ne le fait jamais, et j’en passe. Chaque numéro vous présente trois romans ou cycles : aujourd’hui, il s’agit de Black Man de Richard Morgan, L’essence de l’art de Iain M. Banks et du cycle Terremer d’Ursula Le Guin.

Au passage, sachez que vous pouvez retrouver les anciens numéros de l’œil via ce tag ou bien cette page. Je vous rappelle aussi que les romans présentés ici ne sont pas automatiquement des chefs-d’oeuvre ou ceux recommandés par le site à n’importe quel amateur de SFFF (si c’est ce que vous cherchez, voyez plutôt les tags (Roman) Culte d’Apophis ou Guide de lecture SFFF). Lire la suite