Anthologie Apophienne – épisode 12

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Eye_of_ApophisL’anthologie Apophienne est une série d’articles sur le même format que L’œil d’Apophis (présentation de trois textes dans chaque numéro), mais ayant pour but de parler de tout ce qui relève de la forme courte et que je vous conseille de lire / qui m’a marqué / qui a une importance dans l’Histoire de la SFFF, plutôt que de vous faire découvrir des romans (forme longue) injustement oubliés. Si l’on suit la nomenclature anglo-saxonne, je traiterai aussi bien de nouvelles que de novellas (romans courts) ou de novelettes (nouvelles longues), qui sont entre les deux en terme de nombre de signes. Histoire de ne pas pénaliser ceux d’entre vous qui ne lisent pas en anglais, il n’y aura pas plus d’un texte en VO (non traduit) par numéro, sauf épisode thématique spécial. Et comme vous ne suivez pas tous le blog depuis la même durée, je ne m’interdis absolument pas de remettre d’anciennes critiques en avant, comme je le fais déjà dans L’œil d’Apophis.

Dans ce douzième épisode, nous allons parler d’un des plus grands maîtres actuels de la SF, Greg Egan, d’un des grands espoirs de la SFFF hexagonale, Audrey Pleynet, ainsi que d’un auteur qui est une étoile montante du domaine et dont l’ascension est très loin, à mon avis, d’être terminée, Emmanuel Chastellière. Sachez que vous pouvez, par ailleurs, retrouver les anciens épisodes de cette série d’articles sur cette page ou via ce tag. Lire la suite

Apophis Box – Avril 2021

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apophis_box_1L’Apophis Box est une série d’articles… n’ayant pas de concept. Enfin presque. Bâtie sur le modèle des « box » cadeau, vous y trouverez à chaque fois trois contenus / sujets en rapport avec la SFFF, qui peuvent être identiques ou différents entre eux, et qui peuvent être identiques ou différents de ceux abordés dans la box du mois précédent. Pas de règle, pas de contraintes, mais l’envie de créer du plaisir, voire un peu d’excitation, à l’idée de découvrir le contenu de la nouvelle Box. Celle-ci est dévoilée au mitan du mois. Le but étant aussi de me permettre de publier des contenus trop brefs pour faire l’objet d’un des types d’articles habituellement proposés sur ce blog ou dérogeant à sa ligne éditoriale standard, et bien sûr de pouvoir réagir à une actualité, à un débat, sans être contraint par un concept rigide.

Vous pouvez retrouver les Apophis Box précédentes via ce tag. Lire la suite

La fille aux éclats d’os – Andrea Stewart

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Un roman prévisible mais prenant, à l’univers original, et une précommande exceptionnelle

fille_éclats_os_stewartOn le sait, certains éditeurs sont capables de sortir la VF d’un roman en anglais avec un faible écart (quelques mois) par rapport à sa publication anglo-saxonne. C’est le cas de Bragelonne qui, le 5 mai 2021, nous proposera La fille aux éclats d’os, premier tome du cycle L’empire d’écume, et surtout traduction de The bone shard daughter d’Andrea Stewart, paru dans la langue de Shakespeare en… septembre 2020. On peut dire que ça n’a donc pas traîné, même si on a déjà vu des écarts plus faibles encore, que ce soit chez Bragelonne ou d’autres éditeurs, comme AMI par exemple.

Lorsque je vous fais ce genre de rappel de sortie en VF d’un roman que j’ai, pour ma part, lu en anglais, c’est soit pour vous signaler qu’il s’agit d’un livre à ne pas rater, soit, dans quelques cas, pour vous avertir que le soi-disant chef-d’œuvre vanté par l’éditeur est très loin d’en être un (de mon point de vue, du moins). Le livre de Stewart, sans être un monument de la Fantasy, est toutefois très recommandable, la question n’est donc pas là. Je voulais plutôt attirer votre attention sur le fait que La fille aux éclats d’os sort chez Bragelonne Big Bang, c’est-à-dire dans la collection Young Adult de l’éditeur. Et vu que les aponautes ne sont, en majorité, pas forcément des lectrices et lecteurs massifs de YA, d’après ce que je constate, je ne voudrais pas que vous passiez à côté d’un livre qui a bien des atouts pour vous séduire (sans compter que je ne vois pas trop pourquoi il a atterri dans une collection YA, mais bon…).

Celles et ceux d’entre vous qui veulent en savoir plus sur ce roman peuvent se référer à ma critique complète de la VO. Je signale aussi que l’éditeur propose de nombreux avantages liés à la précommande de l’ouvrage (vous trouverez tous les détails sur cette page de son site), ce qui explique que je fasse ce rappel de sortie en VF de façon un peu plus précoce que je n’en ai l’habitude (en général, c’est environ quinze jours avant), afin que celles et ceux d’entre vous qui voudront en profiter ne ratent pas l’occasion.

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Mort et vie du sergent Trazom – Olivier Boile

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Plein de qualités, mais…

Cette critique a été réalisée dans le cadre d’un service de presse fourni par les éditions Nestiveqnen et par l’auteur, que je remercie. 

trazomLes plus ancien(ne)s des aponautes s’en souviennent, je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises d’Olivier Boile (pour sa nouvelle Le rêve du pont Milvius et son roman Nadejda, sans compter que je possède son recueil Et tu la nommeras Kiev que je dois encore lire), écrivain français de grande qualité et à mon avis très injustement méconnu. Il se trouve que le 19 février 2021, Boile a sorti un nouvel ouvrage, Mort et vie du sergent Trazom, que l’on pourrait qualifier de recueil même si à mon avis, on ferait fausse route. En effet, il réunit le roman éponyme et une courte nouvelle, Il menait le chœur des cieux, qui ne se situe pas dans le même univers, ne relève pas du même genre littéraire, n’a en commun avec le roman que le personnage de Mozart et, pour tout dire, se révèle assez anecdotique, sans être en aucune façon mauvaise. C’est juste un bonus (à mon avis dispensable) à ce qui fait le vrai intérêt du bouquin, à savoir le roman.

Jusqu’ici, j’ai toujours été enchanté par la prose d’Olivier, et c’est donc en toute confiance que je me suis lancé dans cette lecture. Je dois cependant dire que j’en ressors avec un sentiment plus mitigé que dans les cas précédents. Mort et vie du sergent Trazom a de grandes qualités, mais il a aussi quelques défauts qui font que non seulement à titre personnel, il m’a moins séduit que Nadejda, mais que, plus préoccupant, il a des travers plus généraux propres, à mon humble avis, à le réserver à un lectorat de niche. Cela n’enlève toutefois rien, comme nous allons le voir, à l’immense valeur du style de l’auteur, ainsi qu’à son extraordinaire érudition : sur ce dernier plan, ce livre est, très clairement, un véritable monument ! Lire la suite

L’armada de marbre – Gareth L. Powell

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Loin d’être dépourvu de défauts, mais pourtant très prenant !

armada_de_marbre_powellAprès une pause en 2020 due à ce satané Covid, la publication du cycle Braises de guerre reprend chez Denoël, dans la prestigieuse collection Lunes d’encre, puisque le 14 avril 2021, paraîtra le second tome, L’armada de marbre, qui fait suite à Braises de guerre (le roman), qui était un bouquin certes prévisible, certes très (trop ?) inspiré par Iain M. Banks, mais aussi et surtout franchement prenant et, en fin de compte, un  (New) Space Opera parfaitement recommandable.

J’ai, pour ma part, lu ce deuxième volet en anglais il y a deux ans, et voilà quel était mon sentiment à son sujet (l’intégralité de ma critique est lisible sur cette page) : ce second tome du cycle Braises de guerre reprend les qualités et les défauts de son prédécesseur ; écriture d’une fluidité remarquable, très agréable, personnages solides et sympathiques, Space Opera plus qu’honnête, mais aussi sans doute trop inspiré par quelques maîtres, au premier rang desquels se trouve (le regretté) Iain M. Banks et, sur ce tome en particulier, la saga Alien. On ajoutera que le scénario de ce tome 2 était prévisible dès la fin du 1, et qu’il comprend deux points pas forcément d’une logique folle. Pourtant, je persiste à conseiller ce roman et ce cycle, car tout compte fait, l’ensemble reste vraiment très plaisant et un Space Opera qui, sans révolutionner le genre ou marquer l’émergence d’un nouveau maître (pas pour le moment, en tout cas), demeure tout à fait valable.

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