Apophis Box – Avril 2021

apophis_box_1L’Apophis Box est une série d’articles… n’ayant pas de concept. Enfin presque. Bâtie sur le modèle des « box » cadeau, vous y trouverez à chaque fois trois contenus / sujets en rapport avec la SFFF, qui peuvent être identiques ou différents entre eux, et qui peuvent être identiques ou différents de ceux abordés dans la box du mois précédent. Pas de règle, pas de contraintes, mais l’envie de créer du plaisir, voire un peu d’excitation, à l’idée de découvrir le contenu de la nouvelle Box. Celle-ci est dévoilée au mitan du mois. Le but étant aussi de me permettre de publier des contenus trop brefs pour faire l’objet d’un des types d’articles habituellement proposés sur ce blog ou dérogeant à sa ligne éditoriale standard, et bien sûr de pouvoir réagir à une actualité, à un débat, sans être contraint par un concept rigide.

Vous pouvez retrouver les Apophis Box précédentes via ce tag.

Gloire au brave : Xapur *

* Glory to the brave, Hammerfall, 1997.

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La blogosphère SFFF est un univers dynamique, changeant. Chaque mois ou presque, de nouvelles têtes apparaissent. Au bout de quelques années (souvent deux ou trois), un nombre non-négligeable ne seront plus actives, ou de façon si espacée (quelques posts par an, au mieux) que ce sera tout comme. La blogo de l’imaginaire, c’est un peu comme la scène musicale britannique dans les années 90 : 100 groupes s’y créaient chaque jour, mais un mois plus tard, 99 avaient disparu. Dès lors, les blogs qui parviennent à rester significativement actifs, à continuer à proposer des articles de qualité et qui atteignent ou approchent l’âge vénérable de la décennie forcent le respect : il faut de la passion, de la volonté et du caractère pour perdurer si longtemps.

Pourtant, même parmi ces Grands Anciens, certains finissent par déposer les armes : envie de nouveaux horizons, littéraires ou autres, de se libérer du temps pour des passions différentes, changement de vie, lassitude ou résultats du blog qui ne correspondent pas (ou plus) aux attentes ou à ce qu’ils étaient jadis, les raisons de l’arrêt peuvent être multiples. Ce n’est pourtant pas la raison qui motive l’arrêt qui est importante, pour moi, mais bien la perte de sites aussi anciens dans le paysage SFFF français. Même si je respecte la décision, difficile, prise par ces blogueuses ou blogueurs, je ne peux m’empêcher de regretter les grands critiques, les fins connaisseurs, les inlassables promoteurs des littératures de l’imaginaire, que nous avons perdu au fil des années.

Nous avons appris, récemment, qu’un de ces pionniers de la blogosphère SFFF allait, à son tour, tirer sa révérence : Xapur, affectueusement surnommé par le bon peuple de l’Apophistan « L’homme aux Dix Mille blogs », pour sa propension, à une époque, à multiplier les sites, qu’ils soient consacrés à la SFFF, aux Comics, au Jeu de rôle, à la métempsychose des abeilles, au macramé bulgare, au polar érotique éthiopien, et j’en passe. Plus sérieusement, Xapur fait partie de ces défricheurs qui ont établi, les premiers, la crédibilité des blogs auprès des éditeurs, de l’organisation des festivals, des autrices et auteurs, et d’autres organisations ou personnes encore, et en cela, on doit rendre à ces gens l’hommage qui leur est dû. Pas sûr que la génération de blogueurs à laquelle moi-même, ou Lutin, Célindanaé, FeydRautha ou d’autres appartenons ait eu une telle « carrière » si les Xapur, Gromovar, Nébal ou d’autres encore n’avaient pas été là, avant, pour établir les ponts, débroussailler les pistes, tracer les sentiers.

Mais ce rôle de pionnier n’est pas le seul pour lequel notre bon Xapur mérite des éloges : la qualité de son travail, son sérieux, son côté sympathique, ouvert, sa gentillesse, sa constance pendant tant d’années, doivent aussi être salués. Dont acte. Son blog fermera le 19 août 2021 (un widget l’annonce dans le pied de page des articles) : n’hésitez pas à le visiter pour vous rendre compte par vous-même, si vous ne la connaissez pas déjà, de la qualité de ce qu’il continuera à proposer, jusqu’au dernier jour. Et, qui sait, peut-être que si les stats crèvent le plafond, il reviendra sur sa décision… Ce ne serait pas la première fois que la puissance de l’Apophisme déplace les montagnes !

Pour paraphraser mon groupe de réflexion philosophique suédois préféré, Tombe le marteau, j’ai envie de déclarer à mon ami Xapur « Rien en ce monde ne dure à jamais, mais aucun de tes hauts faits ne fut accompli en vain, au plus profond de nos cœurs à jamais tu vivras, alors que tu t’en vas là où s’en vont les braves ».

Gloire au brave (par Crom !) – Olivier Girard *

* Riddle of steel / Riders of Doom, Basil Poledouris, 1982.

Bifrost_102_collaborateursEn matière de constance, un autre pose ses euh… attributs virils sur la table, non mais ! Il s’agit bien sûr d’Olivier Girard, boss bien aimé du Belial’, qui sous vos yeux émerveillés (ne niez pas !) s’apprête à publier le numéro 102 de Bifrost, qui marquera le vingt-cinquième anniversaire de la revue, référence absolue des magazines de SF (et un peu F et F, on n’est pas racistes) en France. Comment, la concurrence ? MOUAHAHAHAHA, la concurrence, mais le Girard se délecte des lamentations de sa femme, à la concurrence ! Mais je m’égare. Plus sérieusement, le 102, donc, sera exceptionnellement publié sous deux couvertures différentes : une à tirage strictement limité, représentant un ascenseur spatial, réservée aux collaborateurs de la revue (dont votre serviteur), aux abonnés et aux quelques ultra-chanceux qui, en commandant directement chez l’éditeur, auront la chance d’hériter de la poignée d’exemplaires restants, et une autre illustration, également signée par Manchu (who else ?), qui habillera la version commerciale du magazine et représentera un pseudo-Rama. Au passage, vous trouverez sur la chaine Youtube de l’éditeur une vidéo de plus de deux heures où le Girard et quelques-uns de ses collaborateurs de longue date reviennent sur l’Histoire du magazine (clic).

Il se trouve que j’ai déjà lu une grande partie de ce collector, et que je peux donc vous en faire une pub copinage éhontée… enfin je veux bien sûr dire une présentation en avant-première. Ce numéro 102 comprend quatre nouvelles : tout d’abord, deux émanant d’Arthur Clarke, auquel est consacré ce trimestre-ci le dossier qui forme le cœur du magazine. Olivier Girard n’avait que l’embarras du choix parmi le grand nombre de nouvelles rédigé par le britannique, et il a opté pour deux très grands classiques (il s’en explique d’ailleurs dans l’introduction de l’une d’elles), à savoir L’étoile et Les neuf milliards de noms de Dieu. Je ne peux qu’approuver, vu que j’ai moi-même ouvert mon Anthologie Apophienne avec ces textes. Suit une excellente nouvelle (légèrement Fantastique) de Ian MacLeod, La viandeuse, qui, sur une base de bombardiers, en pleine Seconde Guerre Mondiale, nous parle d’une jeune femme qui porte la poisse, et d’un pilote qui, tout au contraire, semble être l’incarnation vivante de la Chance. On y retrouve l’écriture poétique et légèrement onirique, mélancolique, de MacLeod (non, pas celui avec le sabre…), magnifiée par une magistrale traduction de la non moins excellente Michelle Charrier. Enfin, poursuivant sur la lancée de l’incontournable recueil La fabrique des lendemains, le Belial’ nous propose à nouveau un texte de Rich Larson, Demande d’extraction, que j’avais déjà lu en VO sans le chroniquer, vu que c’est un des seuls de l’auteur qui m’a laissé complètement froid (impression qui s’est confirmée en le relisant en VF).

Bifrost_102_commercialeOn signalera également un cahier critique assez exceptionnel (examinant, entre autres, La chose en soi, La volonté de se battre et Gnomon, excusez du peu !), qui comprend d’ailleurs une curiosité (soyez attentifs aux notes de bas de page…), ainsi qu’une interview de Manchu en personne, illustrateur incontournable pour tout ce qui touche à la SF et à la science (on se rappellera de sa collaboration de longue date à Ciel & Espace). Mais la pièce maîtresse de tout Bifrost est son dossier, et celui sur Arthur Clarke se révèle tout à fait à la hauteur d’un des trois auteurs incontournables de l’âge d’or de la Science-Fiction, avec notamment un très bon article biographique signé Claude Ecken (m’étant moi-même prêté à l’exercice récemment concernant Dan Simmons, je ne peux que mesurer la quantité et la qualité du travail effectué par mon camarade Bifrostien, et la saluer). Même si, comme vous le verrez (et je n’y suis pas tout à fait étranger), le guide de lecture est, comme il l’était (dans une moindre mesure, toutefois) pour A.E. van Vogt, plus mitigé que ce que l’on aurait pu penser de prime abord  😉

Bref, ce numéro anniversaire collector vient couronner une trilogie (100 – 101 – 102) à mon avis unique et exceptionnelle dans la désormais longue histoire de Bifrost, et je ne peux que vous le recommander chaudement, tout copinage mis à part.

Coup de gueule : Émissaires des morts – Adam-Troy Castro *

* No time to cry, Cradle of Filth, 2001.

emissaires_des_morts_VFCe midi, je lisais tranquillement les derniers posts sur le forum du Belial’, quand je suis tombé sur une déclaration du camarade Dumay qui m’a fait pousser exactement le même cri que celui hurlé par Dani Filth dans les dix dernières secondes du morceau mis en illustration musicale de cette partie de l’article : qu’est-ce que j’apprends ? AMI reçoit plus de RETOURS que de demandes de RÉASSORTS pour l’excellent Émissaires des morts d’Adam-Troy Castro (clic et clic), pourtant sorti EN JANVIER ? Mais que font les adeptes de l’Apophisme ?

Pour lire ou examiner beaucoup de (New) Space Opera récents en anglais, je peux vous dire que si le (sous-)genre est prolifique, rares sont les bouquins à proposer un personnage principal, une profondeur de réflexion / thématique et un univers de cette qualité. Donc j’invite celles et ceux d’entre vous qui ne se sont pas encore intéressé(e)s à ce recueil (un roman plus plusieurs nouvelles liées) à lire mes critiques jumelles ou celles de mes nombreux et estimés camarades de la blogosphère. Parce que d’une part, vous passez à côté d’un des très bons Space Op’ de ces dernières années, et que surtout, d’autre part, la traduction du tome 3 du cycle est désormais clairement compromise. Alors je sais bien que 26.90 euros sont un investissement, mais en terme de quantité comme de qualité des textes, vous ne serez certainement pas volés  😉 Et puis bon, je ne vais pas pousser des cris de Banshee tous les jours non plus, hein, ou alors il va falloir que je me rebaptise Apofilth et le blog Cradle of Apofilth

***

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39 réflexions sur “Apophis Box – Avril 2021

  1. Merci pour cet mise en avant de Xapur, il le vaut bien 🙂
    Il fait de la pub pour une célèbre marque aussi 🙂
    C’est quelqu’un sur qui on peut compter, avec qui j’ai beaucoup aimé collaboré et avec qui on a la chance de faire de supers parties de jdr. Son seul défaut est de pas apprécier Kaamelott 😉

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  2. En ce moment c’est un peu bizarre. Avec le succès de Damasio tout le monde veut lire de la dystopie ou des romans engagés. Le dernier truc en date c’est un label de littérature engagé chez les Moutons.
    Tous les éditeurs importants disent vouloir publier plus de bouquins traitant de thématiques sociales. Mais la SF plus classique semble être moins en vue chez eux. L’effet Damasio est dévastateur.

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    • Tout à fait d’accord. Le pire étant que le bouquin de Castro n’est pas le moins dystopique ou engagé du marché, puisqu’il décrit un contexte (très) futuriste où l’esclavage économique est florissant.

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  3. Pour l’Émissaires des morts, c’est tentant mais apparemment ça a un aspect enquête/policier et je suis pas fan du tout de la SF « polar » et du polar tout court. Est ce une part vraiment importante ?

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  4. Au début, j’ai cru à un poisson d’avril, mais non ! Merci beaucoup, ça me touche énormément (et être dans le même article qu’Olivier Girard, il y a pire). C’est donc toi mon (seul) abonné mystère au blog sur le polar érotique éthiopien !
    Pour le coup, je vais peut-être ouvrir un nouveau blog, je cherche un nom mais « Le Culte de Xapur » me paraît pas mal 😂
    Mais rassurez-vous, on n’y parlera pas de Kaamelott, ce n’est pas assez drôle pour moi !
    *part en courant avec un rire sarcastique*
    (encore merci !)

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  5. Très bel hommage. Je suis pas du genre à commenter beaucoup mais je lis avec attention et, quand il a annoncé la fermeture prochaine de son blog, ça m’a fait quelque chose, bien que je respecte sa décision.

    Je profite de mon commentaire pour dire que j’apprécie beaucoup ce format (comme d’autres) que tu proposes =)

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  6. « Pas sûr que la génération de blogueurs à laquelle moi-même, ou Lutin, Célindanaé, FeydRautha ou d’autres appartenons ait eu une telle « carrière » si les Xapur, Gromovar, Nébal ou d’autres encore n’avaient pas été là, avant. »
    C’est clair !

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  7. Quelle belle box ! Que ce soit la partie consacrée à Xapur ou au Bifrost.. Mais je reste surtout sidérée de ce scandale sur émissaires des morts d’autant plus si ça compromet l’arrivée du tome 3 😭😭😭 comment est ce possible de passer à côté d’un tel chef d’œuvre.. Révolte ! Il faut agir !
    Ne peut on pas aussi y voir une conséquence possible de la pandémie ? Il n’est pas sorti à un très bon moment, beaucoup de livres souffrent, une sortie de suite à un bon moment permettra peut être de rattraper tout ça ? (dit elle en priant très fort le grand serpent qui sait siffler dans les oreilles adéquates 🤞)

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    • Le souci est que la décision de faire le tome 3… ou pas doit se prendre d’ici quelques semaines à peine, et qu’à moins d’une augmentation vertigineuse des ventes, c’est très, très compromis.
      Pour ce qui est de la raison pour laquelle ça ne marche pas, on peut évoquer le prix (même s’il est parfaitement justifié, à mon avis), la pandémie, le fait que certains attendent qu’un cycle soit traduit en intégralité avant d’acheter le tome 1 ou que, faute de moyens, ils soient obligés de se rabattre sur une éventuelle version poche (sachant que la lecture en version électronique est bien moins développée en France qu’ailleurs). Le souci étant que si le tome 1 d’un cycle en version grand format ne se vend pas, eh bien il y a de fortes chances, quel que soit l’éditeur, qu’il n’y ait tout simplement jamais de T3. Cercle vicieux !

      Sinon, personnellement, si c’est une question de fond du livre et pas de facteurs économiques ou sanitaires, je n’arrive tout simplement pas à comprendre que ça ne marche pas, alors que des bouquins bien moins bons (de mon point de vue) cartonnent chez AMI.

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      • C’est vrai que le prix est conséquent, c’est un facteur qui m’a rebuté chez AMI au début mais d’un autre côté, si ça permet de mieux payer les auteurs et les traducteurs, ma foi… Ça me va aussi. J’ose croire que c’est la raison de ce prix, je suis peut-être naïve… Après pour ce titre particulier, on a quand même 4 nouvelles + un roman, donc c’est plutôt correct de payer 26 ou 27 euros.

        J’ai bien conscience que les facteurs sont nombreux mais je trouve ça dommage de ne pas aller au bout, surtout si le tome 3 est le dernier. Ce serait un pari, évidemment, mais comme tu dis il y a des gens qui attendent qu’un cycle soit complet pour l’acheter -et je les comprends, combien de fois j’ai eu la « blague » d’un arrêt de traduction (coucou Bragelonne qui sont les spécialistes en la matière). Je sais que mon petit cœur brisé et triste ne pèsera pas dans la balance chez AMI mais j’espère qu’un miracle aura lieu.

        Et je ne pense pas que ce soit le fond du livre qui pose problème car pour connaitre le fond, il faut l’acheter. Cela pourrait impacter les ventes d’un tome 2 plus vite que celles d’un tome 1.. De plus, il possède bien trop de qualités pour ça ! Il est juste sorti au mauvais moment.
        Si je me fie à ce que j’ai pu entendre à d’autres niveaux de la chaine du livre et chez d’autres éditeurs avec qui je discute, bien des titres souffrent des conséquences de la crise, encore aujourd’hui. Puis en France les librairies sont restées inaccessibles longtemps, contrairement à chez nous en Belgique, ça a du jouer. Combien de fois j’ai entendu des histoires sur des librairies qui renvoyaient la majorité de leur stock pour faire de la place aux nouveautés, en déballant à peine ce qu’ils avaient reçu pendant tel ou tel confinement, parce que pas le choix à cause de la crise ? Et pas de place pour tout mettre donc il faut absolument mettre en avant des titres surs, qui vont se vendre, faire entrer de l’argent et donc sauver le commerce. Il y en a plein dans ce cas et la faute revient aussi en partie à certains éditeurs (je ne vais pas citer de nom mais je pense que tu vois de qui je parle) qui ont continué de littéralement noyer le marché de l’imaginaire (je n’ai pas suffisamment de connaissances pour parler des autres marchés littéraires) au lieu de revoir leur plan d’édition pour quelques mois encore. Quand je compte le nombre de titres relevés par Anne-Laure dans les sorties mensuelles, c’est effarant. Forcément, un livre peut vite se noyer au milieu de 60 autres dont le tiers au moins vient du même endroit.

        Mais c’est un autre problème et un autre débat qu’on ne peut pas résoudre, je n’ai pas la prétention de changer le monde mais qu’une série d’une telle qualité en soit impactée, ça m’énerve profondément. Du coup j’admets m’être un peu laissée emporter dans ce commentaire ^^’ Désolée !

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        • Je fais le dépouillement du classement Datalib pour l’observatoire de l’imaginaire. Et il est clair à sa lecture qu’on a sacrifié le public populaire depuis des années. Et que l’on a rien pour le reconquérir. Donc il y a pas mal de choses qui ne se vendent pas.
          Quand les romans les plus exigeants partent comme des petits pains et les plus populaires ne se vendent pas et l’entre deux non plus d’ailleurs, il y a un problème. C’est tous le marketing de l’imaginaire et notamment de la SF qui est à revoir. C’est une condition sine qua non pour augmenter nos ventes.

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  8. Haha, j’achète plutôt du poche d’ordinaire, mais tu m’as convaincue pour Émissaire des morts, alors j’irai en librairie demain 🙂 En espérant que la traduction de la suite ne sera pas mise en péril.

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  9. J’ai failli passer à côté de ce petit billet.
    Xapur est l’un des premiers blogs (après celui de Lune) que j’ai lu en arrivant sur Planet SF !

    Pour Adam Troy Castro, j’espère que le vent tournera, c’est mon coup de coeur chez AMI (si l’on ne tient pas compte d’ [anatèm] hors concours )

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  10. Un bel hommage à Xapur, dont le blog lecture a été un des premiers que j’ai suivi assidûment ! Il me semble qu’il avait aussi un blog LOTRO sur lequel j’allais beaucoup fut une époque …
    Dommage pour Émissaire des morts en effet, les multiples bons retours qu’on en lit ne font malheureusement pas tout. Peut-être est-ce aussi le format roman+nouvelles qui effraie.

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    • Oui, il y avait un blog LOTRO, en effet. Et oui, c’est peut-être l’aspect hybride de l’ouvrage qui a pu en refroidir certains. Même si, honnêtement, je ne m’explique pas du tout le succès de pareil insuccès, personnellement.

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  11. Bonjour Apophis,

    C’est la première fois que je commente ici et comme tant d’autres lecteurs je tiens à te remercier pour ton travail que je suis depuis plusieurs années.

    D’ordinaire je suis plutôt d’accord avec tes écrits, mais là je ne peux m’empêcher de protester : le prix de ce bouquin est vraiment trop élevé. Je l’ai beaucoup aimé, il est très riche, mais imagine si on devais dépenser autant dans chaque bouquin de qualité ! On a quand même des enfants à élever ect… De plus, certe on y trouve un roman et des nouvelles mais le roman n’est pas très long, et tout ca se lit très vite finalement, malgré un contenu dense et original. Je connais aussi pas mal de monde qui en effet ont du mal avec les nouvelles.

    Je ne connais strictement rien au monde de l’édition mais il faut vraiment que les éditeurs changent de stratégie… Peut-être que le grand format ne devrait plus être aussi décisif je ne sais pas…

    Voilà voilà, et longue, très long vie à ton blog !

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    • Bonjour. Tout d’abord, je t’invite à aller faire un tour sur le forum du Belial’, tu verras que Gilles Dumay y explique souvent que s’il devait vendre les livres d’AMI à leur « vrai prix » (notamment en raison du coût très important des traductions), ce dernier serait beaucoup plus élevé qu’il ne l’est. Ensuite, tu raisonnes en terme de format papier, alors que si tu veux vraiment lire ce que tu veux avec un budget serré, c’est à la lecture numérique qu’il faut te mettre (et ce d’autant plus qu’AMI est un des éditeurs qui propose les tarifs les plus attractifs dans ce format, loin des aberrations qu’on peut voir chez d’autres, comme Actes Sud ou J’ai Lu / Nouveaux Millénaires, par exemple). Dans ce format, le prix de l’ouvrage descend à… 13.99 euros. Sachant qu’il y a de très bonnes liseuses autour de 100 euros, l’investissement sera, comme tu le vois, très vite amorti (et il l’est encore plus si tu lis en VO, où pour le prix d’une nouveauté papier en grand format en VF, tu peux acheter 2-3 livres en VO et en version électronique).

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    • Ah c’est clair, quand j’ai appris que ce livre se vendait très mal, ça a été l’incompréhension totale de mon côté aussi. C’est pour ça que j’ai décidé de faire quelque chose, à mon modeste niveau. Comme je le disais à Yogo plus haut dans le fil, si tous les blogueurs qui ont apprécié le roman de Castro en reparlent sur leurs réseaux sociaux ou leur blog, ça peut peut-être le faire. Même si au point où on en est, c’est douteux, hélas.

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  12. Ok ok, j’ai un peu honte mais en fait je n’avais pas compris que le numérique avait autant d’importance que le grand format. Et en ce qui me concerne je ne lis que du numérique depuis un moment dès que c’est possible.

    Dans ce cas les raisons sont multiples et ont été évoquées plus haut, y compris le fait d’attendre la fin d’un cycle. Mais je maintiens tout de même mon propos, le grand format est trop cher, et le message selon lequel les éditeurs ne peuvent pas faire autrement ne convaincra jmais les masses de lecteurs potentiels à mon avis. Même si je veux bien croire que les prix sont justifiés. Reste à militer à fond pour le numérique…

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  13. Ping : Carnet de bord – avril 2021 – Les Lectures de Xapur

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