Le dernier vœu – Andrzej Sapkowski

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Sympathique à défaut d’être inoubliable

witcher_1_V2Aussi étonnant que cela puisse paraître, étant donné l’aura des livres du cycle Sorceleur (The Witcher dans la version anglaise) et des jeux vidéos qui en ont été tirés (j’en profite pour préciser que contrairement à une croyance répandue, les bouquins ne sont pas des novélisations des jeux mais les précèdent), je n’avais jamais, jusqu’ici, lu une seule ligne de cette saga. C’est encore plus singulier quand on sait que je suis très curieux vis-à-vis de toute SFFF qui ne provient ni de la Francophonie, ni du monde anglo-saxon (et il y a du bon dans le lot : Liu Cixin, Javier Negrete, etc), et que je suis de la même origine (polonaise, par mon père) qu’Andrzej Sapkowki, le créateur de cet univers, ce qui fait que j’aurais dû y jeter au moins un coup d’œil. Mais alors que la série télévisée arrive (le 20 décembre) et qu’on sait déjà qu’elle est renouvelée pour une deuxième saison, il était plus que temps de réparer cette lacune.

Notez que je me suis fié à la numérotation adoptée par Bragelonne, basée sur la chronologie interne de l’univers et pas sur l’ordre de parution polonais. J’ai donc commencé ma découverte du cycle par Le dernier vœu, un fix-up de six nouvelles reliées par des intermèdes servant de fil rouge, et pas par le premier roman publié, Le sang des elfes.

Je ressors de cette lecture assez étonné par la réputation de ce cycle, qui, sur la base de la lecture de ce premier tome, doit plus tenir à la qualité des jeux que des livres. Le dernier vœu n’est pas mauvais, hein, mais entre un bouquin passable et un chef-d’oeuvre, il y a un gouffre. Et pourtant, on peut, je pense, difficilement me qualifier d’élitiste en matière de Fantasy, étant plutôt bon public. Par contre, c’est sans doute moins stéréotypé qu’on a pu le dire, et ça reste un moment de lecture agréable, à défaut d’être inoubliable. Même s’il faut se garder des jugements hâtifs : si j’étais, par exemple, resté sur mon impression de Premier sang de Joe Abercrombie, j’aurais sans aucun doute eu une appréciation du cycle dont il fait partie très différente de celle obtenue en lisant les deux autres tomes. Lire la suite

The Black Hawks – David Wragg

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Surprenant

black_hawks_wraggAvant d’entamer une longue série de lectures SF (ou plus généralement non-Fantasy), je vais vous parler aujourd’hui de The Black Hawks, qui est à la fois le premier roman de l’auteur britannique David Wragg ainsi que le tome inaugural d’un cycle appelé Articles of faith. Mais pour vous parler de ce livre, il me faut vous expliquer de quelle manière je choisis mes futures lectures, ou plutôt la façon dont je fais le tri entre ce que je considère comme prioritaire et ce que je remets à plus tard (et ceux qui suivent le blog depuis longtemps savent que parfois, « plus tard » peut signifier plusieurs années). À la lecture du résumé (hop ; attention toutefois, je trouve qu’il en dévoile beaucoup), j’ai été interpellé par autant de points positifs que négatifs, les premiers venant surtout de la comparaison avec Abercrombie et Lynch, les seconds étant constitués par la mention d’un « morveux de prince » et d’un énième ersatz de La Compagnie Noire. J’étais donc prêt à repousser cette lecture aux calendes grecques quand j’ai vu qu’Ed « Blackwing » McDonald en avait écrit une critique franchement positive sur Goodreads. J’ai donc entamé cette lecture peu après la sortie du roman.

Au final, si je n’en ressors pas aussi convaincu que lui, et si cette lecture ne sera pas parmi mes plus marquantes en Fantasy cette année, elle ne s’est pour autant révélée ni désagréable, ni catastrophique, et en tout cas, elle a eu le mérite de s’avérer constamment surprenante. Il faut dire que la quatrième donne du bouquin une image relativement distordue, qui ne correspond pas vraiment à sa réalité. De plus, ça tient bien moins de la Compagnie Noire que d’une Fantasy politico-religieuse (certes Dark), et si les premières dizaines de pages m’ont presque conduit à abandonner l’ouvrage, la suite s’est avérée plus intéressante, et la fin assez étonnante m’a convaincu de lire la suite quand elle sortira. Et puis j’ai apprécié d’être constamment pris à contre-pied, chaque changement de cap du scénario s’avérant soit imprévisible, soit faussement prévisible, ce qui est presque plus intéressant. Bref, ce n’est pas un chef-d’oeuvre, c’est une (Low) Fantasy classique qui ne révolutionnera pas le genre, ni en terme taxonomique, ni via un worldbuilding qui se contente de faire le job et un magicbuilding totalement absent, mais si vous êtes à court de romans cultes en Fantasy, celui-ci n’est pas un mauvais candidat en tant que prochaine lecture potentielle. Lire la suite

A little hatred – Joe Abercrombie

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Des évolutions d’un côté, de la stagnation de l’autre

a_little_hatred_abercrombieA little hatred est le tout nouveau roman de Joe Abercrombie, le premier d’une seconde trilogie (The age of madness) prenant place dans l’univers de la Première Loi et se déroulant 15 ans après la fin de Pays rouge (le plus avancé, dans la chronologie interne de ce contexte, des trois stand-alone faisant suite au cycle initial) et 28 après celle de Dernier Combat, le tome 3 dudit cycle. Les tomes 2 et 3 de cette seconde trilogie s’appelleront The trouble with peace et The beautiful machine, et sortiront respectivement en 2020 et 2021.

Bien que ce tome 1 puisse se lire sans avoir lu aucun des autres romans, ou bien seulement certains d’entre eux (moi-même, je n’ai pour l’instant lu aucun des stand-alone), le lecteur y perdra, car des tas de références à des événements ou des personnages passés vont lui échapper. Ce qui n’est d’ailleurs pas systématiquement un mal : en effet, il y a à un moment une grosse « révélation » concernant deux des personnages, qui ne pourra surprendre que quelqu’un qui n’a pas lu Dernier combat, mais que quelqu’un qui l’a fait connaîtra dès que l’auteur parlera de la relation les liant. Tout compte fait, je pense toutefois important d’avoir lu au moins la première trilogie avant de se lancer dans ce nouveau roman.

Et justement, comment se positionne ce début de cycle par rapport à son prédécesseur ? La réponse est assez dichotomique : d’un côté, il y a des évolutions aussi visibles que spectaculaires (en terme de rythme, de présence rapide de sexe et de violents combats, et de niveau technologique, notamment), mais de l’autre, fondamentalement Abercrombie nous rejoue quasiment la même partition, une génération plus tard dans la chronologie interne de cet univers. Sans compter un humour et de savoureux dialogues assez significativement moins présents. Toutefois, on apprécie de retrouver certains anciens personnages ou leurs descendants. Au final, si le bilan est mitigé, le bouquin reste agréable à lire et de qualité, et j’ai hâte de lire la suite, même si je placerais peut-être mes espoirs un niveau plus bas la prochaine fois.  Lire la suite

Dernier combat – Joe Abercrombie

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Un final étourdissant

dernier_combat_abercrombieDernier combat (connu sous le titre Dernière querelle dans son édition Pygmalion, ce qui est d’ailleurs une très mauvaise traduction du terme anglais argument -le titre original est Last argument of kings-, puisque l’auteur emploie ce mot dans le contexte de la locution Ultima ratio regum que Louis XIV faisait graver sur ses canons -le sens étant que la force est le dernier argument des rois-) est le dernier volume de la trilogie La première loi, mais c’est pourtant très loin d’être l’ultime livre se déroulant dans cet univers. Outre trois romans indépendants (dans l’ordre de la chronologie interne de cet univers, Servir froid, Les héros et Pays rouge) et un recueil de nouvelles (Double tranchant) qui se déroulent après sa fin, Joe Abercrombie est sur le point de faire paraître, au moment où je rédige ces lignes, le premier tome (A little hatred) d’une nouvelle trilogie, The age of madness, se déroulant 15 ans après la fin de Pays rouge et 28 après celle de Dernier Combat. Nous en reparlerons en fin de mois, évidemment. Signalons, pour être tout à fait complet, que les tomes 2 et 3 de cette seconde trilogie s’appelleront The trouble with peace et The beautiful machine.

Dans ma critique de Premier Sang, je disais ne pas trop comprendre pourquoi on plaçait Abercrombie sur le même plan que Cook ou Martin en matière de Dark Fantasy. Certes, je louais la qualité du style et des personnages, mais en terme de rythme et de world-/magic-building, ça restait trop léger pour moi. Dans celle de Haut et court, je concluais que ce tome 2 était largement supérieur à Premier sang, en gardant les qualités tout en gommant majoritairement ses défauts (notamment en terme de rythme ou de présence d’action). Ayant maintenant achevé la trilogie, je peux dire que oui, Joe Abercrombie mérite pleinement et incontestablement sa place au panthéon du Grimdark. Car ce tome 3 est magistral, offrant de l’action non-stop, pouvant servir à définir ce que doit être un anti-héros en Dark Fantasy et atteignant des sommets en matière d’écriture de dialogues ou de rebondissements, notamment concernant Jezal et peut-être surtout Glotka. Je ne suis donc que plus impatient de connaître la suite ! Lire la suite

We are the dead – Mike Shackle

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Grim, grim, supergrim ! *

* comme aurait pu le dire le staff de Ruby Rhod.

we_are_the_deadMike Shackle est un auteur britannique vivant actuellement à Vancouver. We are the dead est son premier roman, ainsi que le tome inaugural d’un cycle appelé The last war. Alors que la tendance Hopepunk (SFF optimiste conçue comme une réponse au Grimdark) prend de plus en plus d’ampleur, Shackle va dans le sens opposé, proposant un bouquin qui ferait passer Le trône de fer pour une novélisation des Bisounours. En clair, il s’agit d’une Dark Fantasy extrême dans sa chronique sans concessions de ce qui arrive quand un pays est vaincu et livré à la cruauté et à la rapacité de ses ennemis jurés. D’ailleurs, un des Grands Maîtres du genre ne s’y est pas trompé ; voilà ce qu’en dit Glen Cook en personne : « Le meilleur livre que j’ai lu depuis des années. Erikson, Martin et Rothfuss vont devoir faire de la place au bar. Un joyau. » Pour ma part, je vous dirais que pour l’instant, c’est le meilleur roman de Fantasy que j’ai lu en 2019, avec The rage of dragons. Mais je vous conseillerai aussi, si vous lisez l’anglais, de bien être conscient de ce dans quoi vous vous engagez, car c’est vraiment un bouquin sans concessions (ou presque). Lire la suite

The ascent to godhood – Jy Yang

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Une nouvelle merveille

ascent_to_godhoodThe ascent to godhood est la quatrième novella du cycle Tensorate, par Jy Yang, après The black tides of HeavenThe red threads of Fortune et The descent of monsters. Rappelons que si Ken Liu est celui qui a formalisé le sous-genre du Silkpunk et son auteur le plus connu, il n’en revendique pas la paternité, et je considère que Yang lui est largement supérieur dans ce registre précis (même si Liu est meilleur dans d’autres domaines des littératures de l’imaginaire). Comme pour les autres romans courts de ce cycle, l’illustration de couverture est une fois de plus une pure oeuvre d’art.

Jy Yang a été nominé à tous les prix prestigieux depuis la sortie de The black tides of Heaven, mais n’a jusqu’ici rien gagné (ce qui, au vu de la faiblesse de certains des textes qui l’ont fait, est proprement sidérant, mais bon, les goûts et les couleurs…). On ose espérer que cette quatrième (et dernière ? J’espère que non !) novella va changer la donne. Car c’est pour moi, des quatre, la seconde meilleure, juste derrière Black tides. J’avais été légèrement déçu par The descent of monsters, mais là par contre, j’ai dévoré ce texte profondément à la fois humain… et inhumain !  Lire la suite

Darien – C.F. Iggulden

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Une première incursion réussie dans le domaine de la Fantasy

darien_igguldenDarien, tome inaugural d’un cycle appelé Les prodiges de l’empire, est aussi le premier livre de Fantasy de C.F. Iggulden. Pour autant, c’est très, très loin d’être la première publication de son auteur, qui est en fait Conn Iggulden, écrivain de premier plan et recordman de ventes en matière de romans Historiques dans son pays, la Grande-Bretagne (on remarquera d’ailleurs que Bragelonne a mis un sérieux coup de projecteur, ces derniers temps, sur les grands auteurs de ce genre littéraire, puisque la maison d’édition a également récemment ressorti le premier tome des Chroniques saxonnes de Bernard « Sharpe » Cornwell, Le dernier royaume, cycle précédemment sorti chez Michel Lafon sous le nom Les histoires saxonnes). Les plus observateurs d’entre vous auront remarqué que, comme Iain Banks, qui introduisait le « M » de l’initiale de son second prénom pour distinguer sa production SF du reste, Conn Iggulden signe son bouquin de Fantasy « C.F. Iggulden », pour la même raison. J’en profite, au passage, pour dire que les séries phares du britannique, Imperator (consacrée à Jules César) et L’épopée de Gengis Khan, sont également très intéressantes.

En résumé, je dois dire que j’ai été surpris par ce roman. Je savais qu’il ne pouvait être que de qualité, avec un tel auteur, mais vu le profil de ce dernier, je m’attendais à une Low Fantasy à la Guy Gavriel Kay, pointue sur le plan Historique et pauvre en surnaturel, alors que je me suis retrouvé avec quelque chose de beaucoup plus riche en magie et… étrange (pas mauvais, hein, juste étonnant) sur le plan des influences issues de notre monde réel. Quoi qu’il en soit, cela a été une excellente lecture, et je lirai la suite avec plaisir. Lire la suite

Haut et court – Joe Abercrombie

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Un bien meilleur second tome 

première_loi_tome_2Je vais vous parler aujourd’hui du second tome de La première loi, connu sous deux titres selon son édition : Déraison et sentiments pour la première, chez Pygmalion, et Haut et court pour la version Bragelonne (on méditera tout de même sur le fait que le titre de la VO est Before they are hanged…). Vu les disponibilités et les prix des unes ou des autres, j’ai choisi de donner pour nom à mon article celui adopté par cette seconde édition.

Je précise aussi que je vous proposerai très rapidement la critique de l’ultime tome de cette première trilogie, vu que le premier roman (A little hatred) du cycle qui lui fait suite (The age of madness) débarque en VO en septembre. L’intrigue se déroulera trente ans après et mettra en scène, outre des personnages inédits, les descendants de certains de ceux de La première loi. Cette deuxième trilogie aura aussi peut-être pour conséquence de mettre un peu plus en lumière la Fantasy post-médiévale auprès des éditeurs français, puisque si elle est en progression constante depuis quelques années dans l’édition anglo-saxonne, elle reste encore assez confidentielle chez nous, sauf chez Critic (Olangar, L’empire du Léopard) ou Bragelonne (Le sang du dragon) par exemple.

J’anticipe beaucoup sur la conclusion de cet article, mais j’ai trouvé ce second tome bien plus solide, équilibré et intéressant que Premier sang, et je l’ai lu avec un réel plaisir. Ce qui fait que du coup, la lecture de Dernier combat n’aura rien d’une corvée en prélude à la sortie de A little hatred ! Lire la suite

La prêtresse esclave – Victor Fleury

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Ça commence comme du Christian Jacq mésopotamien, et puis…

pretresse_esclave_fleuryL’auteur français Victor Fleury était jusque là connu pour ses deux romans de Steam… pardon, Voltapunk (variante qu’il a forgée et qui substitue à une technologie rétro-futuriste centrée sur la vapeur une utilisation précoce et accrue de l’électricité), le second étant sorti cette année (sous une splendide couverture, au passage). Ce qui veut dire que son actualité en 2019 est chargée, puisque dans le même temps, il publie également le premier tome d’un cycle de Fantasy (La croisade éternelle), un livre appelé La prêtresse esclave. Et attention, pas n’importe quel représentant de ce genre, mais une Fantasy Historique variante Guy Gavriel Kay, c’est-à-dire se déroulant dans un monde secondaire / imaginaire mais très inspiré par une époque bien précise de notre Histoire réelle. Ici, la Mésopotamie de l’âge du bronze (on remarquera d’ailleurs que la Fantasy calquée sur l’Antiquité ou les époques antérieures, si elle était très populaire à une époque, s’est par la suite beaucoup effacée devant le médiéval-fantastique), plus précisément la Période d’Uruk. On peut donc déjà décerner un bon point au petit Victor (très sympathique, d’ailleurs), parce qu’il n’a pas suivi le troupeau comme un benêt en faisant un 2156e bouquin inspiré par l’Europe médiévale et les religions celte / romaine / grecque / scandinave / chrétienne / etc.

On verra qu’il ne s’agit pas du seul motif de réjouissance, car l’auteur a forgé un récit, une intrigue, un système de magie et des personnages d’une efficacité assez redoutable. Le point amusant étant qu’au début, on pense être dans une sorte de Christian Jacq mésopotamien relativement fantastique et se situant dans un monde imaginaire, et que plus on avance, et plus on est nettement dans une pure Fantasy. Bref, de mon point de vue, Victor Fleury nous propose une première incursion dans le genre très convaincante, que je vous conseille sans problème, et dont je lirai la suite avec plaisir. Lire la suite

The jewel and her lapidary – Fran Wilde

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J’étais moyennement convaincu, et puis la fin est arrivée, et là…

jewel_lapidary_wildeFran Wilde est une autrice américaine qui, entre autres (nombreuses) activités, à été l’assistante d’un joaillier. Ce qui, comme nous allons le voir, n’a rien d’anecdotique mais a au contraire une importance certaine. Elle va publier dans quelques semaines son quatrième roman, Riverland, mais c’est d’abord dans le registre court qu’elle a attiré l’attention. De fait, la novelette (texte de longueur intermédiaire entre une nouvelle et une novella / un roman court) dont je vais vous parler aujourd’hui, The jewel and her lapidary, a été finaliste du prix Locus 2017 et nominée au Hugo et au Nebula la même année. On remarquera aussi les éloges de Ken Liu sur la première de couverture.

Histoire de vous raconter ma vie deux minutes (vous conviendrez que je ne me prête pas souvent à l’exercice…), ce texte végétait tranquillement dans ma liste de bouquins « à lire un jour (lointain) » depuis, oh, plus que ça, et y serait probablement resté un gros moment si Tor n’avait pas annoncé la sortie d’une novella (208 pages), The fire opal mechanism,  située dans le même univers  (dit « Gemworld », qui est également le nom du cycle) le 4 juin 2019. Là, je me suis fait la réflexion qu’il était temps de me bouger un peu, et donc, de fait, voici ma critique. Au final, j’en sors très convaincu sur certains points, pas du tout sur d’autres, mais ça ne m’empêchera pas de lire la « suite ». Parce que la fin a tout de la (petite) claque et excuse, au moins partiellement, les points négatifs.  Lire la suite