Anthologie Apophienne – épisode 6

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Eye_of_ApophisL’anthologie Apophienne est une série d’articles sur le même format que L’œil d’Apophis (présentation de trois textes dans chaque numéro), mais ayant pour but de parler de tout ce qui relève de la forme courte et que je vous conseille de lire / qui m’a marqué / qui a une importance dans l’Histoire de la SFFF, plutôt que de vous faire découvrir des romans (forme longue) injustement oubliés. Si l’on suit la nomenclature anglo-saxonne, je traiterai aussi bien de nouvelles que de novellas (romans courts) ou de novelettes (nouvelles longues), qui sont entre les deux en terme de nombre de signes. Histoire de ne pas pénaliser ceux d’entre vous qui ne lisent pas en anglais, il n’y aura pas plus d’un texte en VO (non traduit) par numéro, sauf épisode thématique spécial. Et comme vous ne suivez pas tous le blog depuis la même durée, je ne m’interdis absolument pas de remettre d’anciennes critiques en avant, comme je le fais déjà dans L’œil d’Apophis.

Dans ce sixième épisode, nous allons parler d’une nouvelle de Robert Heinlein, d’une novella d’H.P. Lovecraft puis d’une novelette en VO signée David Moles. Sachez que vous pouvez, par ailleurs, retrouver les anciens épisodes de cette série d’articles sur cette page ou via ce tag. Lire la suite

Les chiens de Tindalos – Frank Belknap Long

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Hard Weird

chiens_de_tindalosFrank Belknap Long (1901-1994) était un écrivain américain de Fantastique, de Weird, d’Horreur, de SF, un scénariste de comics (consacrés à Superman, Green Lantern et Captain Marvel) et poète. Une de ses nouvelles, publiée en 1921, est remarquée par H.P. Lovecraft, et les deux hommes développent une amitié (et une correspondance faramineuse, comprenant un millier de lettres, dont certaines longues de plus de… 80 pages manuscrites) à partir de 1922, qui se poursuivra jusqu’à la mort du gentleman de Providence, en 1937. Long écrira d’ailleurs une biographie de son ami en 1975. Il faisait partie de la garde rapprochée de Lovecraft, étant comme lui membre du Kalem Club (un cercle littéraire ainsi nommé car tous ses membres avaient des initiales comprenant K, L ou M) et du groupe d’auteurs (dont faisaient partie Bloch, Derleth, Howard, Kuttner, C.A. Smith et d’autres encore) qui correspondaient régulièrement, cherchant à améliorer et influençant le travail des autres.

Évidemment, pareille amitié et proximité ne pouvait rester sans conséquence sur le plan littéraire, et Long peut ainsi revendiquer l’honneur d’être le premier écrivain autre que Lovecraft a avoir écrit un texte s’inscrivant dans le « mythe » de Cthulhu. Outre la création du Grand Ancien (catégorie d’êtres similaires à Cthulhu lui-même, c’est-à-dire des extraterrestres immensément puissants, considérés et adorés comme des dieux mais qui n’en sont pas au sens que l’on donne à ce terme pour des entités comme Nyarlathotep ou Yog-Sothoth, par exemple) Chaugnar Faugn, l’ajout le plus capital de Long au mythe est constitué par les Chiens de Tindalos, qui donnent leur nom au recueil dont je vais vous parler aujourd’hui (publié en 1946 par Arkham House), et qui ont par la suite été ré-employés par d’autres auteurs lovecraftiens, comme Ramsey Campbell, Lin Carter ou Brian Lumley. Lire la suite

Anthologie Apophienne – épisode 5

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Eye_of_ApophisL’anthologie Apophienne est une série d’articles sur le même format que L’œil d’Apophis (présentation de trois textes dans chaque numéro), mais ayant pour but de parler de tout ce qui relève de la forme courte et que je vous conseille de lire / qui m’a marqué / qui a une importance dans l’Histoire de la SFFF, plutôt que de vous faire découvrir des romans (forme longue) injustement oubliés. Si l’on suit la nomenclature anglo-saxonne, je traiterai aussi bien de nouvelles que de novellas (romans courts) ou de novelettes (nouvelles longues), qui sont entre les deux en terme de nombre de signes. Histoire de ne pas pénaliser ceux d’entre vous qui ne lisent pas en anglais, il n’y aura pas plus d’un texte en VO (non traduit) par numéro, sauf épisode thématique spécial. Et comme vous ne suivez pas tous le blog depuis la même durée, je ne m’interdis absolument pas de remettre d’anciennes critiques en avant, comme je le fais déjà dans L’œil d’Apophis.

Dans ce cinquième épisode, nous allons parler d’une courte nouvelle d’Arthur C. Clarke, puis de deux plus longues écrites par Peter F. Hamilton et H.P. Lovecraft. Sachez que vous pouvez, par ailleurs, retrouver les anciens épisodes de cette série d’articles sur cette page ou via ce tag. Lire la suite

Anthologie Apophienne – épisode 4

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Eye_of_ApophisL’anthologie Apophienne est une série d’articles sur le même format que L’œil d’Apophis (présentation de trois textes dans chaque numéro), mais ayant pour but de parler de tout ce qui relève de la forme courte et que je vous conseille de lire / qui m’a marqué / qui a une importance dans l’Histoire de la SFFF, plutôt que de vous faire découvrir des romans (forme longue) injustement oubliés. Si l’on suit la nomenclature anglo-saxonne, je traiterai aussi bien de nouvelles que de novellas (romans courts) ou de novelettes (nouvelles longues), qui sont entre les deux en terme de nombre de signes. Histoire de ne pas pénaliser ceux d’entre vous qui ne lisent pas en anglais, il n’y aura pas plus d’un texte en VO (non traduit) par numéro, sauf épisode thématique spécial. Et comme vous ne suivez pas tous le blog depuis la même durée, je ne m’interdis absolument pas de remettre d’anciennes critiques en avant, comme je le fais déjà dans L’œil d’Apophis.

Dans ce quatrième épisode, nous allons parler d’une courte nouvelle de Serge Lehman ainsi que de deux plus longues, signées Iain M. Banks et H.P. Lovecraft. Sachez que vous pouvez, par ailleurs, retrouver les anciens épisodes de cette série d’articles sur cette page ou via ce tag. Lire la suite

Anthologie Apophienne – épisode 3

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Eye_of_ApophisL’anthologie Apophienne est une série d’articles sur le même format que L’œil d’Apophis (présentation de trois textes dans chaque numéro), mais ayant pour but de parler de tout ce qui relève de la forme courte et que je vous conseille de lire / qui m’a marqué / qui a une importance dans l’Histoire de la SFFF, plutôt que de vous faire découvrir des romans (forme longue) injustement oubliés. Si l’on suit la nomenclature anglo-saxonne, je traiterai aussi bien de nouvelles que de novellas (romans courts) ou de novelettes (nouvelles longues), qui sont entre les deux en terme de nombre de signes. Histoire de ne pas pénaliser ceux d’entre vous qui ne lisent pas en anglais, il n’y aura pas plus d’un texte en VO (non traduit) par numéro, sauf épisode thématique spécial. Et comme vous ne suivez pas tous le blog depuis la même durée, je ne m’interdis absolument pas de remettre d’anciennes critiques en avant, comme je le fais déjà dans L’œil d’Apophis.

Dans ce troisième épisode, nous allons parler de trois nouvelles, signées Stephen King, H.P. Lovecraft et Poul Anderson. Sachez que vous pouvez, par ailleurs, retrouver les anciens épisodes de cette série d’articles sur cette page ou via ce tag. Lire la suite

Une cosmologie de monstres – Shaun Hamill

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Un roman très prenant, une première publication montrant un degré de maîtrise admirable, mais tout ça manque de tranchant…

cosmologie_monstres_hamillA cosmology of monsters est le premier roman de l’américain Shaun Hamill, sorti le 17 septembre 2019. La VF est sur les talons de la VO, puisque Une cosmologie de monstres paraîtra, lui, le 2 octobre chez Albin Michel Imaginaire. J’ai, pour ma part, lu ce livre dans la langue de Shakespeare et pas celle de Molière, ce qui fait que je suis incapable de me prononcer sur la qualité de la traduction (sur laquelle, AMI oblige, j’ai cependant peu de doutes). En revanche, même si, d’habitude, je suis fan du travail d’Aurélien Police, aussi bien au niveau du rendu purement esthétique que de l’adéquation de l’illustration finale au contenu ou à l’esprit du livre, force m’est cette fois de constater que dans ce cas précis, elle ne me satisfait sur aucun des deux critères (notamment sur l’aspect Lovecraftien de la chose, sur lequel je reviendrai). Il faut bien, ma foi, une exception à toute règle.

Ce bouquin nous arrive auréolé d’un buzz et d’une réputation tout à fait considérables, nimbé des louanges de Stephen King en personne et d’ores et déjà assuré de devenir une série TV. Mieux encore, vu l’hommage incessant à Lovecraft qui y est fait, il présente la caractéristique très attractive pour Gilles Dumay de pouvoir être vendu aux lectorats de King ET du génie de Providence. Je m’attendais donc à un chef d’oeuvre poussant les Lovecrafteries (qui ont été très à la mode ces dernières années : vous trouverez quelques-unes des plus marquantes sous ce tag) dans leurs derniers retranchements, mais j’aurais dû lire lesdites louanges de Stephen King un peu plus attentivement, notamment lorsqu’il déclare « L’horreur ne fonctionne que lorsque nous nous attachons aux personnes concernées  ; nous nous attachons aux Turner, et leurs cauchemars deviennent les nôtres. La prose de Hamill est sobre, tout simplement belle ». Et c’est bien là que s’est situé mon problème : oui, il s’agit globalement d’un très bon roman ; oui, pour une première publication, l’auteur fait preuve d’un talent et d’une maîtrise bluffants ; oui, Hamill fait « du Lovecraft » mais en plaçant l’humain au centre de son récit, alors que chez le maître, il est broyé par son insignifiance à l’échelle du cosmos ; MAIS (parce qu’il y en a un), ce bouquin a manqué pour moi (à part sur la toute fin) de ce frisson de terreur, d’horreur indicible, qui m’a saisi quand j’ai jadis lu King ou (surtout) Lovecraft. On est désolé pour la famille Turner, on compatit, mais on ne tremble finalement que rarement, et on n’est pris d’un vrai vertige que sur la toute fin. Il s’agit donc d’un très bon roman, mais pas d’un chef-d’oeuvre (et certainement pas d’un chef d’oeuvre de l’Horreur, en raison d’un manque de « tranchant »), à mon sens, même s’il reste très prenant et me laissera un bon souvenir. Lire la suite

American Elsewhere – Robert Jackson Bennett

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Cyclopéen ! 

american_elsewhereAmerican Elsewhere est le troisième titre faisant partie du lancement d’Albin Michel Imaginaire, le 26 septembre. aux côtés des tomes 1 d’Anatèm et de Mage de bataille. Gilles Dumay le présente comme « un thriller Kingien / Lovecraftien, lisible par le grand public, peut-être un peu mainstream pour un lectorat hardcore » (la presse US évoquait également Neil Gaiman, au passage). De plus, le livre est plus ou moins rangé sous l’étiquette « Fantastique », à laquelle les gens rattachent de toute façon tout ce qui est lié à Lovecraft (ce qui est absurde : ce dernier a balayé tous les genres, du pur Fantastique au Weird, la SF et la Fantasy). Je ne suis que partiellement d’accord avec cette présentation : oui, c’est « lisible » (et de façon très fluide et agréable, qui plus est) par le grand public, mais clairement, ce dernier va rater des tonnes de clins d’œil à Lovecraft et risque, de plus, d’être un peu décontenancé par les éléments science-fictifs qui ont une importance capitale dans l’intrigue. Lisible, donc, par le lecteur lambda, qui ne sort pas de l’imaginaire mainstream d’habitude, mais disons que celui-là va perdre une partie de la… Pandimensionnalité de l’ensemble (il faudra lire ce roman pour saisir la blague :D) et ne va voir que les ombres sur la paroi de la caverne, pas cette dernière.

Car American Elsewhere relève, à mon sens, bel et bien du Weird / New Weird, ce genre hybride popularisé par Lovecraft puis, plus près de nous, par des gens comme Miéville, Ligotti ou VanderMeer. Ou de la SF un peu barrée et cachée sous des oripeaux Fantastiques à la Stephen King, à la rigueur. Quoi qu’il en soit, même un lecteur peu expérimenté dans les littératures de l’imaginaire (même « mainstream », comme King) devrait vraiment apprécier cette lecture, car ce thriller horrifique s’avère, malgré sa longueur qui peut faire peur (pas loin de 800 pages), extrêmement prenant, et il se lit à une vitesse folle. Et c’est clairement passionnant, on tourne les pages avec fièvre pour savoir le fin mot de l’histoire et le devenir de son héroïne ! Et pour ce qui est du « peut-être trop mainstream pour un lectorat hardcore », clairement pas non plus, car je pense pouvoir sans problème m’inclure dedans et je n’ai pas trouvé ça trop grand public. Je dirais même plus : même pour un amateur éclairé de Néo-Lovecrafteries, ça se place à mon avis clairement dans le haut du panier, et est donc, dans ce registre, à lire et non pas à écarter d’un revers de main car trop orienté vers les gros bataillons du lectorat.

Au passage, c’est le deuxième livre signé Bennett que je lis en quelques semaines, et les deux fois, ça a été une claque magistrale. Attention cependant, je placerais American Elsewhere deux bons crans au-dessus de Foundryside en terme de qualité, et l’atmosphère, voire même le style d’écriture, sont largement différents, même si à la base, l’idée est un peu la même : la Réalité est malléable.  Lire la suite

Crispin’s model – Max Gladstone

5

Néo-Lovecrafterie de première classe

crispin_s_model_gladstoneSur Le culte d’Apophis, lorsqu’on apprécie un auteur, on a tendance à vous en reparler souvent. Et vu que j’aime beaucoup ce que fait Max Gladstone, après Three parts dead et A kiss with teeth, je vais vous présenter aujourd’hui un autre de ses textes, une nouvelle appelée Crispin’s model, que vous pouvez lire gratuitement (en anglais) sur cette page du site de Tor.

Cette nouvelle s’inscrit dans le registre Néo-Lovecraftien, et pour avoir lu un nombre non-négligeable de textes appartenant à ce dernier, je peux dire qu’elle fait incontestablement partie des plus réussis, avec entre autres une écriture absolument remarquable, notamment dans la façon dont elle génère une tension et une atmosphère tout à fait dignes des écrits du Maître. Mettant en scène un artiste et surtout son modèle, cette nouvelle évoque à la fois Le modèle de Pickman et La musique d’Erich Zann, dont elle fusionne, voire inverse, certains éléments. Lire la suite

Black Helicopters – Caitlin R. Kiernan

8

95 % de bouillie incompréhensible, suivis par 5% de pur génie

black_helicopters_kiernanBlack Helicopters est une novella écrite par Caitlin R. Kiernan, et se passant dans le même univers que Agents of Dreamland (dont le personnage principal, le Signalman, fait une apparition dans le chapitre 16). Malgré le fait qu’elle soit sortie hier, ce n’est pas une totale nouveauté, mais une version allongée (de cinq chapitres) et remaniée d’un texte sorti en 2015. Ce dernier avait en effet été limité en nombre de signes, et cette réédition a été pour l’auteure l’occasion d’ajouter à la fois des scènes envisagées à l’époque et « coupées au montage » faute de place mais aussi de faire le lien avec son travail récent en plaçant cette histoire dans le même contexte qu’Agents of Dreamland. Alors je vais anticiper un peu, mais clairement, ce qui a été ajouté ne sert pas à grand-chose (les chapitres 6 et 13, par exemple, relèvent de la catastrophe industrielle), et ce qui a été « remanié » ne l’a clairement pas assez été. Le très gros problème de cette nouvelle mouture, en effet, et très probablement de l’ancienne, est qu’elle est en très grande majorité incompréhensible, et ce sur de multiples plans. Seul l’avant-dernier chapitre donne une explication (et encore, il faudra vous accrocher pour comprendre, l’ami FeydRautha, qui l’a aussi lu, vous confirmera qu’on finit facilement en PLS sous son bureau, avec 98 points de SAN en moins), qui, et c’est un comble, pose finalement presque autant de questions qu’il n’en résout.

Je dois dire que la surprise a été à la fois rude, mauvaise et complètement inattendue : c’est le quatrième texte de Kiernan que je lis et critique en quelques semaines, et jusqu’ici, mon avis à leur sujet se baladait entre « excellent » et « tout ce qu’il y a d’honnête ». Bref, je ne m’attendais guère à lire ce qui pourrait être un sérieux prétendant au trophée de Razzie Apophien 2018, s’il existait (encore).  Lire la suite

La ballade de Black Tom – Victor LaValle

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Une expérimentation littéraire audacieuse et bluffante

black_tomVictor LaValle est un auteur américain qui, en plus de la SFFF, écrit aussi des essais et des critiques de livres. Les problèmes mentaux ainsi que les vies de personnages afro- ou latino-américains dans les décennies passées sont des thèmes récurrents dans son oeuvre. La ballade de Black Tom (son premier texte traduit en français) revisite ainsi L’horreur de Red Hook d’H.P. Lovecraft du point de vue d’un jeune noir, et fait donc partie de cette vague de textes donnant leur place, dans les univers du Maître, à ceux qui n’en ont pas ou trop peu sous sa plume (les femmes, les personnes de couleur, etc). A cet égard, la dédicace de l’auteur est très éclairante : « A H.P. Lovecraft, avec tous mes sentiments contradictoires » (au passage, on savourera un passage de la fin du roman, où la police new-yorkaise conseille à un trouble-fête de retourner vers sa chère Providence voir si le climat lui convient mieux). Dans le même registre, on peut également citer L’éclosion des Shoggoths d’Elizabeth Bear ou La quête onirique de Vellitt Boe de Kij Johnson.

On voit souvent passer à propos du texte de Victor LaValle le terme de « réécriture » de celui de Lovecraft, et on est en fait très exactement dans ce registre là : alors que Kij Johnson s’est appropriée un des univers d’H.P.L, ainsi qu’un de ses personnages et le squelette d’une de ses intrigues, LaValle est allé beaucoup plus loin, proposant au lecteur une véritable expérimentation (et expérience) littéraire, comme nous allons le voir.  Lire la suite