Autrefois les ténèbres – R. Scott Bakker

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Everest littéraire

autrefois_les_ténèbresR(ichard) Scott Bakker est un auteur canadien de Fantasy, qui avait initialement envisagé de publier une trilogie appelée The second apocalypse. Cependant, il avait tellement de personnages, de thèmes et d’événements à développer qu’il a décidé de faire de chacun des trois tomes son propre sous-cycle. Le premier a donc donné une trilogie traduite en français sous le nom Le prince du néant, dont Autrefois les ténèbres, dont je vais vous parler aujourd’hui, est le premier tome. Le second roman du projet initial devait lui aussi être transformé en trilogie, mais son troisième tome était si gros qu’il a été coupé en deux volumes, ce qui fait donc un total de quatre livres. Ce second sous-cycle (The Aspect-Emperor) n’a, lui, pas été traduit en français du tout (apparemment, si les deux premiers tomes sont bons, ce n’est pas du tout le cas des deux autres). Le troisième et dernier sous-cycle reste à écrire au moment où je rédige ces lignes.

Dans chaque genre des littératures de l’imaginaire, il y a des œuvres hors-normes, du fait de leur richesse (thématique ou celle de leur univers), de leur complexité, de leur degré d’exigence ; la SF a (par exemple) ses Anatèm, ses Diaspora, ses Trop semblable à l’éclair ; la Fantasy, elle, a son Livre des martyrs, ses Instrumentalités de la nuit et… le (sous-)cycle dont je vais vous parler aujourd’hui. Car clairement, au niveau univers, personnages, sous-intrigues et degré d’exigence, la trilogie de R. Scott Bakker joue dans la même division qu’Erikson et Cook. Autrefois les ténèbres va donc se mériter, nécessiter une lecture attentive et sur le laps de temps le plus court possible, mais vous pouvez me croire, grande sera la récompense, tant on tient là un roman véritablement exceptionnel sur de nombreux plans, à commencer par des protagonistes extrêmement soignés et une écriture de toute beauté. Lire la suite

Shorefall – Robert Jackson Bennett

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Matrix Reloaded

shorefall_bennettShorefall est le deuxième tome de la Founder’s trilogy, après Foundryside, qui, en raison de la crise du Coronavirus et de la procrastination de l’auteur, ne débarquera pas en français chez AMI avant le printemps 2021. Le tome 1 avait été une énorme mandale de Golgoth pour moi, car ce roman proposait à la fois un des meilleurs systèmes de magie de l’histoire du genre (notamment en raison de son élégance : un postulat de départ très simple à comprendre entraîne toute une cascade de développements fascinants) et peut-être surtout une application des codes du Cyberpunk (si, si) à une pure Fantasy. Inutile, donc, de dire que j’étais à la fois curieux, impatient mais aussi quelque peu anxieux à l’idée de m’attaquer à la suite, car cette année, j’ai eu des fortunes très diverses en matière de tomes 2. L’expérience de lecture a, de fait, été très contrastée : l’ouverture (les huit premiers %, en gros) est tout à fait conforme à l’esprit du premier, puis, pendant 45%, on tombe, à mon avis, dans certains clichés de la Fantasy, avant qu’une série de révélations à 53% ne fasse monter l’intérêt qui, dès lors, ne descendra quasiment plus jamais, jusqu’à une fin à la fois bluffante, apocalyptique et donnant une furieuse envie de lire la suite (mais avec Procrastinator, là, ça risque de prendre un moment).

Je dirais donc que même si cette suite n’est pas dépourvue de défauts (une première moitié assez décevante, une histoire d’amour qui ne s’imposait pas, un ton parfois assez mal adapté, des longueurs, des dialogues faibles), elle a cependant le très gros avantage de pousser encore plus loin l’exploitation de codes typiques de certains sous-genres de la SF dans une pure Fantasy, puisque cette fois, le Cyberpunk n’est pas le seul concerné… On remarquera également qu’avec ce roman, la Fantasy Temporelle en cours d’émergence (nous en reparlerons) reçoit un ajout de poids. Si vous avez aimé Foundryside, vous aimerez très probablement sa suite, même si c’est peut-être pour d’autres raisons, car l’aspect roman de casse / d’aventures du premier s’estompe un peu et que l’ambiance devient beaucoup, beaucoup plus noire. Lire la suite

La chute du corbeau – Ed McDonald

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Grimdark, certes, mais avec du cœur

blacwing_t3_vfLe 15 avril 2020, sortira la version électronique du troisième et dernier tome du cycle Blackwing, La chute du corbeau. La version papier, qui aurait évidemment dû sortir en même temps est, d’après les informations dont je dispose, pour l’instant prévue pour le 12 août, même si, crise sanitaire oblige, toute date est, à ce stade, hautement spéculative. C’est donc peut-être l’occasion, pour celles et ceux d’entre vous qui hésitaient encore à le faire, de se mettre à la lecture en version électronique, qui n’a que des avantages par rapport à sa contrepartie physique (à commencer par un prix et un encombrement moindres).

J’ai, pour ma part, lu ce roman en anglais (vous pouvez retrouver ma critique complète sur cette page), et voici, en résumé, ce que j’en avais pensé : troisième et dernier tome du cycle BlackwingLa chute du corbeau en constitue une digne conclusion, tout en ouvrant la porte à ces possibles futurs romans se déroulant dans le même monde mais avec un héros différent évoqués par l’auteur. Alors que Ryhalt a passé les six dernières années majoritairement dans la Désolation, s’éloignant de plus en plus du monde des hommes (et commençant à perdre l’apparence et les caractéristiques de l’un d’entre eux), et que de nouveaux phénomènes étranges et terribles frappent ce dernier suite à la Chute du corbeau (le combat des Sans-Noms contre les Rois qui tentaient de réveiller Cthulhu… euh je veux dire le Dormeur), un nouveau danger menace. Acradius a acquis une partie du pouvoir du Dormeur et a soumis les autres Rois, devenant l’Empereur des profondeurs. Alors qu’il approche de Valengrad avec une énorme armée et un pouvoir supérieur à celui de n’importe quel Sans-Nom ou Roi, un phénomène céleste rarissime pourrait donner l’opportunité à Ryhalt et ses alliés de mettre un terme à la guerre. Si, du moins, ils survivent au mystérieux personnage qui semble les traquer !

Relativement lent à se mettre en place, semblant encore plus noir et désespéré que les autres tomes, La chute du corbeau offre pourtant un final aussi percutant que beau, dans son genre très particulier. Ed McDonald clôt tous les arcs narratifs, rassemble toutes les pièces du puzzle, répond à toutes les questions, mêmes celles dont vous n’aviez pas forcément conscience que vous vous les posiez, densifiant encore un monde déjà très solide. Ce faisant, il s’impose sans conteste comme un grand écrivain (d’une forme novatrice) de Fantasy, chose qui était déjà sensible dans le tome 1, son tout premier roman publié et qui montrait déjà d’impressionnantes qualités littéraires. Bref, si vous avez apprécié les tomes précédents, il n’y a pratiquement aucune chance pour que vous soyez déçu par celui-ci !

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Le jeu de la Trame – Intégrale – Corgiat & Lecigne

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Game of Trame

jeu_trame_intégraleLe jeu de la trame est un cycle de quatre romans publiés entre 1986 et 1988 par la mythique collection Fleuve Noir Anticipation, et écrit à quatre mains par Sylviane Corgiat et Bruno Lecigne. Publié alors que la Fantasy française, aujourd’hui riche de nombreux auteurs et balayant un vaste éventail de sous-genres, n’en était qu’à ses balbutiements, il a acquis une aura assez mythique, et ce d’autant plus que pour son époque, il était très hautement exotique : songez en effet qu’alors que même la Fantasy anglo-saxonne ne jure quasiment que par les mondes d’inspiration européenne et essentiellement (même si Glen Cook a commencé à changer les choses) par la lutte très manichéenne entre le Bien (auquel appartient forcément le protagoniste) et le Mal, nos deux écrivains français proposent, eux, un monde japonisant et un personnage principal qui est une des pires ordures jamais croisées dans le genre ! Et ce sans compter un puissant aspect érotique, une rareté chez les anglo-saxons…

Si Le jeu de la trame est incontestablement un cycle précurseur en Fantasy française et qu’il sort, à son époque, des sentiers battus, le problème est que depuis (voire parfois même avant), dans des registres relativement similaires, on a fait mieux… et même parfois beaucoup mieux, et que même replacée dans son contexte, la saga montre bien des défauts (mais aussi certaines qualités parfois majeures), ce qui fait que je ne la conseillerais sans réserves qu’à quelqu’un cherchant à explorer les racines de la Fantasy francophone telle qu’on la connaît de nos jours ou qui veut lire tout ce qui fait référence, sur un plan ou un autre (et que cela soit justifié ou pas, ce qui est un autre problème), en matière de Fantasy japonisante / asiatique, même si, comme nous le verrons, vous avez largement mieux à lire dans ce domaine. Lire la suite

Shiang – Conn Iggulden

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Toujours aussi agréable

ShiangShiang est le second livre de la trilogie Les prodiges de l’empire, après Darien, qui m’avait laissé une impression franchement bonne. On peut d’ailleurs remarquer que Bragelonne propose un rythme de parution française très vigoureux, puisque ce tome 2 débarque moins de six mois après son prédécesseur, et que le tome 3 est annoncé le 12 février 2020. L’intégralité du cycle aura donc été publiée en moins d’un an.

Comme son nom l’indique, ce deuxième roman laisse une large place à la cité de Shiang, celle dont on est originaire Tellius, un des protagonistes du tome 1. Rassurez-vous, cependant, passé un certain point, l’action va à nouveau se dérouler à Darien, et remettre en jeu (à partir du second quart) certains personnages que vous connaissez déjà (même si parmi eux, Tellius se taille très, très largement la part du lion, les autres faisant office de figurants).

Finalement, Shiang m’a laissé une impression au moins aussi bonne que Darien, que ce soit en terme de souffle épique, de qualité d’écriture (c’est extrêmement fluide et prenant, à défaut de sortir toutes les deux phrases des effets de manche de m’as-tu-lu) et d’immersion. Ce cycle me fait un peu le même genre d’impression (bien que pour des raisons différentes) que celui de Vlad Taltos, à savoir une respiration bienvenue entre deux livres exigeants, compliqués, ennuyeux, au style lourd, ou tout ça à la fois. Vivement Le saint des lames ! Lire la suite

Crowfall – Ed McDonald

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Un grand final ! 

CrowfallCrowfall est le troisième tome du cycle Blackwing, les deux premiers ayant été traduits en français sous les titres La marque du corbeau et Le cri du corbeau. Rappelons qu’Ed McDonald a conçu la saga comme une trilogie mais n’a pas non plus exclu d’écrire d’autres romans situés dans le même univers, mais mettant cette fois en jeu un autre héros (de fait, la fin pourrait tout à fait aller dans ce sens).

Ne faisons pas durer le suspense, ce tome 3 est une fin tout à fait digne pour ce cycle, sans doute un des plus originaux et intéressants parus en Fantasy ces dernières années du fait de son univers absolument unique. Outre le fait qu’il boucle tous les arcs narratifs, il répond aussi à certaines questions qui se posaient (même inconsciemment) depuis le tome 1, densifiant encore plus un contexte déjà très fouillé. Il a aussi le mérite de montrer qu’on peut faire, comme l’a déclaré Mark Lawrence, du « Grimdark avec du cœur », puisque si ce roman peut être, tout le long, très noir, sa conclusion est, en revanche, magnifique. Bref, si vous avez apprécié les deux livres précédents, il n’y a a aucune raison pour que vous n’aimiez pas celui-là. En tout cas, j’ai hâte de voir ce que McDonald va proposer dans le futur, que sa production soit liée à cet univers ou pas (ce qui, quelque part, serait encore plus intéressant). Lire la suite

Le cri du corbeau – Ed McDonald

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Un tome 2 encore plus réussi que son prédécesseur

blackwing_T2Le douze juin, sortira Le cri du corbeau d’Ed McDonald, tome 2 du cycle Blackwing, et donc la suite du très solide La marque du corbeau. J’ai, pour ma part, lu ce roman en VO, sous le titre Ravencry, et voilà la conclusion que je tirais de ma lecture (vous pouvez retrouver ma critique complète ici) : cette très attendue suite de Blackwing – La marque du corbeau ne déçoit pas, bien au contraire. Ryhalt Galharrow devra à la fois élucider un assassinat lié à une rencontre étrange dans la Désolation, le vol d’une relique d’un des Rois (les ennemis des Sans-Noms), l’afflux vers Valengrad de prédicateurs religieux et autres pamphlétaires révolutionnaires, ainsi que deux femmes bien encombrantes, son intendante et une orpheline sortie de la rue. On pourrait résumer ce tome 2 en une formule : plus d’action, plus de Désolation, plus d’immersion, plus d’émotion. Et un Ryhalt cette fois ultra-concerné par tout ce qui se passe, et qui va aller au bout d’une terrible odyssée dans la Désolation pour sauver ce (et ceux) qu’il aime. Ed MacDonald a établi une connexion directe entre son cerveau, ses tripes et son cœur et ceux du lecteur, et ça fonctionne : même quelques facilités scénaristiques (sans aller jusqu’au Deus ex Machina) et un côté convenu à la fin n’empêchent pas le fait que le bouquin pourra être apprécié par les critiques les plus exigeants et venimeux (*lève la main*). Bref, un deuxième roman encore plus réussi, quelque part, que le précédent (qui était déjà impressionnant en lui-même et surtout pour un premier livre publié), qui abonde en scènes puissantes (la rencontre avec les Sans-Noms, la scène avec Betch, avec la Dame, au point zéro de la Désolation, la fin, l’explication de la source des tremblements de terre, etc). Vivement recommandé et vivement le tome 3 !

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City of broken magic – Mirah Bolender

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Démineurs + SOS Fantômes + Alien + Lovecraft = City of broken magic

city_broken_magicCity of broken magic est le premier roman de l’américaine Mirah Bolender, ainsi que le tome inaugural d’un cycle appelé Chronicles of Amicae. Et le moins que l’on puisse dire est que pour sa première publication, la jeune femme n’a pas choisi la voie de la facilité : au lieu de nous resservir l’éternelle quête de l’élu dans un monde médiéval-fantastique d’inspiration européenne, Miss Bolender nous place dans un monde d’inspiration (vaguement) japonaise (ce qui n’est pas étonnant lorsqu’on sait qu’elle a voyagé dans ce pays), avec une bestiole au croisement de Lovecraft et d’Alien, dans une nation dont le niveau de technologie n’est pas celui du Moyen-âge mais plutôt des années 1910, et non pas dans les pas de l’élue de la prophétie mais d’une employée banale d’une brigade de « déminage »… magique. Bref, elle nous propose de l’Arcanepunk, sous-genre qui est en train de recevoir un sérieux coup de booster ces derniers temps avec cette publication ou celles de War Cry de Brian McClellan ou encore de Ravencry d’Ed McDonald. Au passage, si elles ne sont évidemment pas encore majoritaires, les sorties qui ne sont inspirées ni de l’Europe, ni de la période médiévale, sont de plus en plus nombreuses.

On l’aura compris, City of broken magic est original, mais est-ce un bon livre ? Globalement, la réponse est oui, même s’il est affligé d’un côté relativement (et faussement, en réalité) décousu et d’un rythme sur courant alternatif qui pourra gêner certains lecteurs. Je préfère, pour ma part, retenir l’intensité des scènes d’action, l’excellence de l’univers et des personnages très travaillés. Lire la suite

Redemption’s blade – Adrian Tchaikovsky

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Le seigneur des anneaux IV : Après la guerre

redemption_s_bladeBien que le public français connaisse désormais la partie SF de l’oeuvre d’Adrian Tchaikovsky (via Dans la toile du temps et la traduction prochaine de Dogs of war), c’est en fait surtout un auteur de Fantasy, genre dont relève l’écrasante majorité de sa production. Et c’est aussi là qu’il faut classifier son tout dernier roman, Redemption’s blade, qui s’inscrit dans un cycle appelé After the war (en fait un univers partagé).

Le point central non pas tellement de l’intrigue mais plutôt des thématiques développées est le suivant : le Sauron local, le Kinslayer (le fratricide), a été vaincu. C’est très bien, tout le monde est content, mais si lui est mort, ses armées sont toujours là, certaines de ses forteresses encore debout, et les artefacts de pouvoir créés ou amassés par lui n’ont pas disparu. Comment les races élevées pour lui servir de soldats ou mises en esclavage vont-elles vivre dans le « monde d’après » ? Comment réparer les dommages, qu’ils soient physiques ou psychologiques, infligés au reste du monde, plongé dans un véritable stress post-traumatique géant ? C’est de l’héroïne qui a abattu le demi-dieu maléfique que viendra un début de réponse !  Lire la suite

Ravencry – Ed McDonald

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Encore meilleur que le tome 1, si, si !

ravencryRavencry est le second tome du cycle qui s’appelle Raven’s mark en VO et Blackwing en VF, après Blackwing (VO) / La marque du corbeau (VF). L’auteur a déclaré que pour l’instant, trois romans étaient prévus (le dernier, Crowfall, sortira lors de l’été 2019), mais qu’il n’excluait pas d’en écrire d’autres, situés dans le même univers mais mettant en jeu un personnage différent.

Le livre précédent ayant reçu un accueil ma foi fort enthousiaste (surtout pour un premier roman), les attentes étaient donc fortes concernant sa suite. Et ce d’autant plus que certains lecteurs avaient été un poil déstabilisés par le détachement du personnage principal par rapport à ce qui arrivait (un sentiment que je ne partage pas vraiment, pour ma part). Que ces gens là se rassurent, cependant : cette fois, Ryhalt est carrément ultra-concerné par ce qui arrive, et ce non pas sur un, mais plusieurs plans ! Certes, ce tome 2 a quelques petits défauts sur la fin (mais rien de rédhibitoire), mais globalement, il a repris avec succès la recette de son prédécesseur, en l’améliorant encore. Plus d’action, plus de Désolation, plus d’immersion, plus d’émotion. Bref, vivement le tome 3 ! Lire la suite