Shorefall – Robert Jackson Bennett

Matrix Reloaded

shorefall_bennettShorefall est le deuxième tome de la Founder’s trilogy, après Foundryside, qui, en raison de la crise du Coronavirus et de la procrastination de l’auteur, ne débarquera pas en français chez AMI avant le printemps 2021. Le tome 1 avait été une énorme mandale de Golgoth pour moi, car ce roman proposait à la fois un des meilleurs systèmes de magie de l’histoire du genre (notamment en raison de son élégance : un postulat de départ très simple à comprendre entraîne toute une cascade de développements fascinants) et peut-être surtout une application des codes du Cyberpunk (si, si) à une pure Fantasy. Inutile, donc, de dire que j’étais à la fois curieux, impatient mais aussi quelque peu anxieux à l’idée de m’attaquer à la suite, car cette année, j’ai eu des fortunes très diverses en matière de tomes 2. L’expérience de lecture a, de fait, été très contrastée : l’ouverture (les huit premiers %, en gros) est tout à fait conforme à l’esprit du premier, puis, pendant 45%, on tombe, à mon avis, dans certains clichés de la Fantasy, avant qu’une série de révélations à 53% ne fasse monter l’intérêt qui, dès lors, ne descendra quasiment plus jamais, jusqu’à une fin à la fois bluffante, apocalyptique et donnant une furieuse envie de lire la suite (mais avec Procrastinator, là, ça risque de prendre un moment).

Je dirais donc que même si cette suite n’est pas dépourvue de défauts (une première moitié assez décevante, une histoire d’amour qui ne s’imposait pas, un ton parfois assez mal adapté, des longueurs, des dialogues faibles), elle a cependant le très gros avantage de pousser encore plus loin l’exploitation de codes typiques de certains sous-genres de la SF dans une pure Fantasy, puisque cette fois, le Cyberpunk n’est pas le seul concerné… On remarquera également qu’avec ce roman, la Fantasy Temporelle en cours d’émergence (nous en reparlerons) reçoit un ajout de poids. Si vous avez aimé Foundryside, vous aimerez très probablement sa suite, même si c’est peut-être pour d’autres raisons, car l’aspect roman de casse / d’aventures du premier s’estompe un peu et que l’ambiance devient beaucoup, beaucoup plus noire.

Situation, changements dans le worldbuilding, base de l’intrigue *

* Leave that thing alone, Rush, 1993.

Bon, vu que vous n’êtes qu’une toute petite minorité (on doit être quatre, il me semble  😀 ) à avoir lu Foundryside au moment où je rédige ces lignes, je vais essayer de vous spoiler ce dernier le moins possible. La lecture de ce qui suit est cependant à vos risques et périls concernant l’intrigue et la fin du tome 1. L’action de Shorefall se déroule justement trois ans après cette dernière. Les maisons marchandes sont en péril, car elles doivent à la fois faire face à une révolte massive dans les Plantations et à une fuite des cerveaux, les scrivers (enlumineurs dans la -future- VF) suivant massivement l’exemple d’Orso en fondant leur équivalent de Foundryside. Ainsi, une partie des bas-quartiers de Tevanne, les commons, a été transformée en remake de la Silicon Valley, surnommé les Lamplands en raison des dizaines de lanternes publicitaires qui planent au-dessus de la pléthore de nouvelles Fonderies. Les Michiels, de leur côté, ont racheté une grosse partie du territoire de qui vous savez, y compris sa pièce maîtresse, l’équivalent de l’arcologie d’un univers de SF.

Et justement, la fine équipe de Foundryside, à savoir Sancia, Berenice, Gregor et Orso, se présente chez lesdits Michiels, afin officiellement de leur vendre une nouvelle technique révolutionnaire en matière d’Enluminure, qui permet de cloner à distance les propriétés d’un objet dans un autre (les férus de science ou de Hard SF parmi vous auront reconnu l’équivalent d’un phénomène d’intrication quantique). Officieusement, par contre, il s’agit bien entendu de jouer un mauvais tour à cette autre maison marchande, l’auteur mêlant espionnage industriel et hacking de white hat qui se prend pour Robin des bois pour faire dans l’open source à l’insu du plein gré du propriétaire légitime desdits process. Ce passage, qui représente les 8 premiers % du roman, est tout à fait excellent et conforme à l’esprit du premier tome.

Ensuite, Sancia va recevoir, dans son sommeil, un avertissement de Valeria, qui la prévient que le Maker (appelons-le l’Architecte -vous comprendrez pourquoi dans la suite de cette critique-), Crasedes, va être ramené à la vie, que son corps se trouve sur un galion, que le rituel aura lieu à minuit, et qu’il faut donc que Sancia et ses amis se rendent sur un truc de la taille du Bismarck et armé comme le Yamato pour empêcher ça. Bref… encore un casse, me direz-vous (et le pire, c’est qu’il y en a littéralement tout le long du livre !). C’est à ce moment là que, de mon point de vue, le roman devient transitoirement (et j’insiste beaucoup sur ce terme) plus faible. D’une part parce qu’il relève un peu de la succession de missions / de casses (et je rappelle que ces dernières années, de la SFF de casse, on en a bouffé mais alors massivement, y compris en français -cf le tout récent et néanmoins excellent Magicien quantique-), d’autre part parce qu’on retombe sur certains des pires clichés de la Fantasy (le retour de l’ancienne menace habillée tout en noir, avec des pouvoirs magiques de ouf et une voix mi-caverneuse, mi-charmeuse -Thulsa Doom, je te salue !-), et enfin parce que l’auteur nous gonfle avec une Sancia qui, avec son langage ordurier (on dirait Hugo Fist…) et son histoire d’amour avec Bérénice, coche toutes les cases 1/ d’une oeuvre dangereusement proche sur ce plan du YA et 2/ d’un bouquin qui se force à cocher les bonnes cases pour avoir une chance de figurer dans la shortlist de la plupart des grands prix littéraires alors qu’on sent l’auteur moyennement concerné par la cause LGBT (rien à voir avec Jy Yang, par exemple). Alors que franchement, entre le système de magie et le recyclage absolument bluffant des codes de la SF, son roman est suffisamment bluffant pour prétendre à n’importe quelle récompense.

Sur un plan bassement matériel, je signale que sur la totalité du texte, le point de vue varie de façon assez conséquente, entre (si je n’ai oublié personne) Sancia, Gregor, sa mère, Orso et même Crasedes.

Fantasy temporelle, bienvenue dans la Matrice *

* Timeless colors, Distant Dream, 2017.

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que cela fait longtemps que j’ai senti venir un axe possible de renouvellement de la Fantasy via l’inclusion de tropes d’habitude typiques de la SF, notamment l’aspect post-apocalyptique qui a été pas mal à la mode ces dernières années (par exemple chez Lionel Davoust ou dans un cycle comme Blackwing). Mais la science-fiction ne se limite pas au post-apo, et Foundryside présentait la particularité bluffante de recycler certains codes du… Cyberpunk dans ce qui était pourtant une pure Fantasy (par opposition à une Science Fantasy hybride). Il en restait, cependant, qui n’étaient pas exploités, et Shorefall comble ce manque, notamment via l’équivalent de la connexion homme-machine ou de la communication entre différentes personnes via un réseau « informatique ».

Mais le bouquin va beaucoup plus loin que ça dans l’exploitation de tropes SF, ne se limitant plus au Cyberpunk : un passage fait carrément penser à un certain livre tout à fait bluffant de Walter Jon Williams (et non, ce n’est pas celui auquel vous pensez), et la fin convoque messieurs Asher et Vinge à la fête. Si, si.

Je voudrais surtout vous parler, toutefois, de l’aspect Fantasy Temporelle du roman : il s’agit d’un tout nouveau sous-genre qui comprend l’exploitation de quelque chose qui était très rare jusqu’ici en Fantasy, mais par contre extrêmement commun en SF, à savoir le voyage temporel, les boucles du temps, la compression temporelle pour que une heure dans le monde réel corresponde à une semaine dans un autre « espace » (ou l’inverse, d’ailleurs), et ainsi de suite. C’est encore un domaine littéraire balbutiant, mais c’est tout de même le quatrième bouquin où je croise un phénomène de cet ordre en à peine un an et demi, signe qu’il se passe sans conteste quelque chose. C’est même, d’ailleurs, un des très rares points positifs à mettre au crédit de l’épouvantable Sandremonde, probablement une des plus grosses daubes sorties en Fantasy en 2020 (mais l’année est loin d’être finie !). Sachez d’ailleurs que, pour finir sur ce chapitre, dans Shorefall, l’aspect temporel n’est pas limité à une scène ou un phénomène, mais revient à intervalles réguliers dans le livre et sous plusieurs formes. Je ne ferai pas du bouquin de Bennett le leader de cette Time Fantasy émergente, vu que cet honneur revient, à mon sens, à Time’s Children de D.B. Jackson, mais l’auteur d’American Elsewhere l’exploite, en revanche, de façon plus spectaculaire, sans doute, ou plus pointue.

Il y a un point qui a fini par faire tilt dans ce tome 2, et qui ne m’était pas forcément apparu avec autant d’acuité dans Foundryside : le fait que non seulement ce soit inspiré du Cyberpunk, mais plus précisément par la saga Matrix, et encore plus spécifiquement par Matrix Reloaded. On peut même établir des correspondances de personnage à personnage : Crasedes est l’Architecte, Clef le… maître des clefs, Sancia est Néo, Orso est Morpheus, et Valeria… mais bon vous verrez ça dans le roman !

On n’est plus là pour rigoler : un roman plus noir et plus profond que son prédécesseur

Outre son formidable magicbuilding (que l’auteur réussit d’ailleurs à encore approfondir dans ce tome 2, et pas dans de petites proportions  : on citera, entre autres, l’explication de la façon dont les Hiérophantes sont parvenus à obtenir un pouvoir aussi hors-normes), ainsi que son worldbuilding et ses thématiques qui étaient dérivés du Cyberpunk, Foundryside était avant tout une Fantasy de casse, un roman d’aventures avec globalement une très bonne ambiance, de l’humour, et des personnages à l’excellente synergie. Si le tout début de Shorefall laisse penser qu’on va rester sur le même registre, on s’aperçoit dès la scène sur le galion que l’ambiance est devenue beaucoup plus sombre, flirtant même avec l’horreur / le grimdark à certains moments, avec même une petite touche… lovecraftienne (la seule vue d’une certaine personne, du moins sans le recours à des voiles d’illusion -vocabulaire par ailleurs assez spécifique du maître-, rend littéralement fous les spectateurs, au point de s’arracher eux-mêmes les yeux -faut pas rater son jet de SAN…-). Et plus on avance, plus c’est D4RK (il y a également une scène de mutilation relativement hardcore), jusqu’à une fin où c’est carrément le chaos !

Si le tome 1 montrait déjà des thématiques sociétales, dérivées de celles du Cyberpunk, solides, le fond s’approfondit vertigineusement dans Shorefall : là, on nous parle tout simplement du fait que l’Homme a reçu le libre arbitre, qu’il en a systématiquement fait un mauvais usage, et que pour le sauver, ce privilège doit lui être retiré, ou du moins subir une censure, une supervision. On nous dit aussi que l’humain n’est pas naturellement bon, et que chaque fois qu’il crée une innovation, qu’il reçoit un nouveau pouvoir, il va systématiquement finir par l’employer à mauvais escient, l’utiliser pour contrôler, mettre en esclavage, conquérir, détruire, établir des élites, des hiérarchies. Sauf que Sancia et son équipe veulent casser tout cela, et bâtir un autre modèle de société, de civilisation, où le pouvoir est partagé plutôt qu’empilé, ne sert pas à contrôler, hiérarchiser, mais à connecter, réunir. L’auteur interroge aussi sur l’usage des inventions ou de tout ce qui peut donner du pouvoir, même de façon indirecte (il prend un exemple précis et en apparence anodin, celui d’une nouvelle nourriture), et remarque que toute Révolution, si bonnes soient ses intentions de départ, finira tôt ou tard par donner naissance à de nouvelles élites. Alors oui, Bennett est quasiment aussi joyeux et confiant dans notre espèce et son avenir radieux que Peter Watts, puisqu’il dit en gros que même si on donne de façon répétée à l’Humanité les outils nécessaires pour s’améliorer, on en revient toujours au factionnalisme, à la guerre et l’esclavage, et que tant que l’humain aura du pouvoir, il l’utilisera toujours pour dominer ceux qui n’en ont pas. Néanmoins cet aspect, parfois à la limite du philosophique, est fort intéressant, même si on pourrait regretter le gros contraste en terme de profondeur entre une première moitié du roman finalement assez pauvre à ce niveau et une seconde qui en est presque surchargée, du coup.

On signalera par ailleurs que la psychologie / le character-building de Gregor et de Crasedes sont franchement approfondis (on en apprend aussi beaucoup sur leur passé, même si une révélation concernant le second tombe à plat tant elle se voit venir des centaines de pages à l’avance ; on signalera aussi que si la première partie du roman donne de Crasedes une image de méchant de Fantasy ultra-stéréotypé, la seconde moitié montre qu’il n’en est en réalité rien et que les choses sont bien plus subtiles que cela), ce qui n’est d’ailleurs pas forcément entièrement un bien, parce que Sancia ferait pâle figure, à côté, si sa propre personnalité n’avait pas été correctement développée dans le tome 1. Il n’en reste pas moins que le contraste entre le côté assez Young Adult de Sancia / Bérénice et les réactions / conversations / niveaux de réflexion de certains autres personnages est parfois assez saisissant. Je me dis qu’à essayer de courir après trop de publics différents, Bennett pourrait un jour les perdre tous, s’il n’y prend pas garde. Pour finir, j’ai fait un parallèle entre Crasedes et un certain Magneto (celui des comics, hein, pas des films du MCU, qui est finalement bien édulcoré), un type dont l’idéal est tout ce qu’il y a de respectable mais dont les méthodes pour y parvenir sont beaucoup plus contestables, par contre.

Bref, même s’il s’agit d’un roman contrasté, la seconde partie rattrapant largement une première moitié comparativement nettement moins intéressante (longueurs, dialogues faibles, etc) et stéréotypée (sauf sur l’aspect Fantasy Temporelle), et qu’il y a aussi un profond contraste entre les deux tomes au niveau de l’ambiance et de la profondeur des thématiques (cela m’a d’ailleurs rappelé la différence entre ça et ça), j’estime que Shorefall est une fort valable suite de Foundryside, et qu’elle est donc tout à fait digne de lecture (et de traduction). Pour ce qui est de l’aspect « exploitation de tropes SF dans de la Fantasy », les événements de la fin du roman sont tout à fait bluffants et clairement, le tome 3 risque d’être prodigieusement intéressant à ce niveau. Rendez-vous, donc, dans environ deux ans (en VO, hein…), quand Bennett se sera bougé la couenne et aura rattrapé son retard d’écriture sur le planning établi par l’impitoyable et infâme Dumay (dont, par ailleurs, certains adeptes de l’Apophisme veulent avoir son avis sur le Mémoire de Mike McQuay, merci d’avance !). Par contre, faudrait essayer de faire un effort sur les couvertures VO (à ce niveau, la VF ne pourra que faire mieux ; d’ailleurs même ma cousine au deuxième degré de cinq ans pourrait faire mieux), parce que quelle que soit l’édition, je ne dirais pas que c’est du Paternoster, mais les goûts et les couleurs mis à part, ce n’est tout de même pas terrible, en restant gentil (quoi ?! Oui, j’en suis capable !).

Niveau d’anglais : facile.

Probabilité de traduction : à priori certaine (AMI).

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7 réflexions sur “Shorefall – Robert Jackson Bennett

  1. Bonjour bonjour. Je ne connais pas du tout l’étiquette des commentaires, alors on verra si c’est long.

    Je me demande un peu si la disproportion de noirceur dans les livres est un biais de mesure de ma part ou non.

    Je m’explique: j’avais beaucoup apprecié justement que non seulement Gregor, mais aussi l’individu responsable de tout le fratra du tome 1 avait bénéficié d’un peu plus de nuances que ça -avec mention spéciale pour l’élégante concision de la thématique sociale qui est le fondement du caractère de cet individu derrière le rideau-; que les scènes un peu plus sentimentales de Sancia et Orso avaient été (à mon sens, évidemment) insérées à point sans déborder sur tout le reste, et que les éléments plus noirs du passé de Sancia ou Gregor n’avaient ni été martellés, ni été négligés, ni été dépeint avec des longueurs sordides. Tout ceci avait contribué à faire de Foundryside un roman qui, même avec des ingrédients franchement déprimants, évitait de se réjouir dans le lugubre, collait à son fil directeur gris mais allégé par quelques éléments plus cocasses de-ci de-là, et au final avait final un ton beaucoup plus éxaltant dans le résultat qu’on ne pourrait le penser- et c’est à mon avis une, voir -la- force du roman.

    Alors entendre parler de la faiblesse de la présentation (initiale) de Crasedes comme grand croque mitaine, du basculement de registre après l’introduction, de l’arythmie de la romance Sancia dans le roman, et des thèmes profondéments pessimistes qui suivent après le tome 1, ça fait un peu douche froide. Parce que bon, les parcours de la noirceur de l’humanité en long en large et en travers, ça va bien, mais plus ça va plus j’ai l’impression que il n’y pas équilibre avec le coté des optimistes, ou proche de l’équilibre. Pis, j’ai l’impression que c’est une autres de ces suites ont tendance à plonger plus que redresser les choses -j’ai ici une pensée pour le Quantum Garden, qui néanmoins fait des ouvertures vers des remontées, ou Children of Ruin, qui de même en dépit du résultat a quand même a des passages qui foutent bien le bourdon, plus que même les points bas de la dérive du Gilgamesh, ou à The Heart of Hell…

    D’où un peu ma question. Je suis loin d’avoir lu même une partie des classiques des différents genres de SF/Fantastique, et je m’abreuve générallement au bouche à oreille picoré à droite à gauche, mais j’ai l’impression que pour broyer du noir, en veux tu en voilà, par contre pour de la lecture un peu plus réjouissante sans être nian-nian, pour des histoires qui ne font pas la part du lion à la bassesse humaine, il faut se lever plus tôt que ça. C’est très vague, mais je me demande un peu si vous pourriez partager votre avis à ce sujet.

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    • Eh bien justement, depuis trois ans, une tendance est en train d’émerger, multi-genres, qui a pour nom le Hopepunk, et qui a précisément pour but d’être de l’anti-Grimdark, en clair une SFF « positive ». Je remarque toutefois que la Dark Fantasy reste très populaire, et que certains livres, comme We are the dead de Mike Shackle, en font, peut-être en réaction à ce nouveau courant, encore plus en matière de Grimdark.

      Pour ce qui est de mon sentiment : je trouve que ce fameux « Hopepunk » est un fourre-tout qui regroupe un peu tout et n’importe quoi, que bien des choses classées dedans ne sont pas, de mon point de vue, d’une immense qualité, mais je suis content que les lectrices et lecteurs en recherche de lectures plus positives aient à disposition des romans qui correspondent à leurs goûts. Pour ma part, je préfère cependant le côté sombre et réaliste de la SFFF, le versant « guimauve » m’ennuyant plus qu’autre chose.

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  2. Wahou, merci pour cette chronique qui me donne envie de me pencher sur le roman ! 🙂 J’avais adoré le premier (qui fait d’ailleurs partie de mon corpus de mémoire cette année), et ce que tu dis sur cette suite pique énormément ma curiosité.
    Par contre je savais pas que Sandremonde mobilisait des voyages dans le temps, faudra peut-être que je me penche dessus. ^^

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    • J’ai souvent pensé à toi lors de la lecture et de la rédaction de la critique de Shorefall ! Par contre, si j’étais toi, avant de me lancer dans Sandremonde, je lirais sa critique sur Just a word et Elbakin 😉

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