The Black Hawks – David Wragg

8

Surprenant

black_hawks_wraggAvant d’entamer une longue série de lectures SF (ou plus généralement non-Fantasy), je vais vous parler aujourd’hui de The Black Hawks, qui est à la fois le premier roman de l’auteur britannique David Wragg ainsi que le tome inaugural d’un cycle appelé Articles of faith. Mais pour vous parler de ce livre, il me faut vous expliquer de quelle manière je choisis mes futures lectures, ou plutôt la façon dont je fais le tri entre ce que je considère comme prioritaire et ce que je remets à plus tard (et ceux qui suivent le blog depuis longtemps savent que parfois, « plus tard » peut signifier plusieurs années). À la lecture du résumé (hop ; attention toutefois, je trouve qu’il en dévoile beaucoup), j’ai été interpellé par autant de points positifs que négatifs, les premiers venant surtout de la comparaison avec Abercrombie et Lynch, les seconds étant constitués par la mention d’un « morveux de prince » et d’un énième ersatz de La Compagnie Noire. J’étais donc prêt à repousser cette lecture aux calendes grecques quand j’ai vu qu’Ed « Blackwing » McDonald en avait écrit une critique franchement positive sur Goodreads. J’ai donc entamé cette lecture peu après la sortie du roman.

Au final, si je n’en ressors pas aussi convaincu que lui, et si cette lecture ne sera pas parmi mes plus marquantes en Fantasy cette année, elle ne s’est pour autant révélée ni désagréable, ni catastrophique, et en tout cas, elle a eu le mérite de s’avérer constamment surprenante. Il faut dire que la quatrième donne du bouquin une image relativement distordue, qui ne correspond pas vraiment à sa réalité. De plus, ça tient bien moins de la Compagnie Noire que d’une Fantasy politico-religieuse (certes Dark), et si les premières dizaines de pages m’ont presque conduit à abandonner l’ouvrage, la suite s’est avérée plus intéressante, et la fin assez étonnante m’a convaincu de lire la suite quand elle sortira. Et puis j’ai apprécié d’être constamment pris à contre-pied, chaque changement de cap du scénario s’avérant soit imprévisible, soit faussement prévisible, ce qui est presque plus intéressant. Bref, ce n’est pas un chef-d’oeuvre, c’est une (Low) Fantasy classique qui ne révolutionnera pas le genre, ni en terme taxonomique, ni via un worldbuilding qui se contente de faire le job et un magicbuilding totalement absent, mais si vous êtes à court de romans cultes en Fantasy, celui-ci n’est pas un mauvais candidat en tant que prochaine lecture potentielle. Lire la suite

The bone ships – R.J. Barker

13

Ursula Le Guin (revue façon Dark Fantasy) + Patrick O’Brian = R.J. Barker !

bone_ships_barkerR.J. Barker est un auteur britannique, dont les deux premiers tomes de la trilogie Le royaume blessé ont été traduits en France par Bragelonne au moment où je rédige ces lignes (il faudra d’ailleurs que je me décide à lire le premier, mais ceci est un autre problème). The bone ships est son tout nouveau roman, et débute un cycle différent, appelé The Tide Child (du nom du navire qui est au centre de l’intrigue). Il s’inscrit dans une récente tendance, consistant, depuis la mort d’Ursula Le Guin, à proposer des univers de Fantasy inspirés par ou ressemblant à tel ou tel point de la saga Terremer, mais généralement avec une atmosphère très différente de celle des livres de l’autrice. J’aurai d’ailleurs l’occasion, en début d’année prochaine, de vous présenter un autre roman relevant de cette tendance émergente. Mais nous en reparlerons en temps et en heure. Pour l’occasion, j’ai créé un tag, Fantasy Le Guin-ienne, pour centraliser les romans plus ou moins inspirés par l’autrice (ou ressemblant en tout cas à son oeuvre), récents ou pas.

Mais revenons à nos moutons : si la ressemblance avec Terremer, qu’elle soit voulue ou fortuite, est incontestable, ce n’est pas la seule qui doit retenir l’attention. Car plusieurs éléments pointent aussi fortement vers Patrick O’Brian (R.J. Barker le citant d’ailleurs dans les remerciements), l’auteur de la saga de romans Historiques consacrés au personnage de Jack Aubrey (joué au cinéma par Russell Crowe dans le magistral film Master & Commander), depuis le surnom d’un des deux protagonistes jusqu’à l’ambiance, qu’elle concerne la vie quotidienne à bord d’un navire de guerre ou celle des combats. Mais je m’aperçois que j’ai presque oublié de vous mentionner un « détail » essentiel : si l’univers a un parfum Le Guin-ien, le traitement qui lui est appliqué est en revanche Dark Fantasy, et si nos héros sont à la barre d’un navire, celui-ci est fait… d’os de dragons des mers ! Inutile donc de vous dire que nous avons un worldbuilding qui, outre le fait qu’il soit très soigné, « claque » carrément, a une « gueule » terrible. Moorcockienne, presque. De ce point de vue là, le roman de Barker est donc une spectaculaire réussite. Toutefois, si je prends toutes les composantes de ce livre, il m’a manqué un petit quelque chose pour passer d’une bonne, voire très bonne impression d’ensemble, à un des romans « cultes » qui ont donné son nom à ce blog. Néanmoins, si vous êtes comme moi, et regrettez que la Fantasy maritime soit marginale, et / ou que vous souhaitiez voir un traitement Dark Fantasy de l’oeuvre phare (en Fantasy, du moins) d’Ursula Le Guin, voilà une lecture hautement recommandable ! Lire la suite

The border keeper – Kerstin Hall

8

Un court roman absolument unique, que ce soit en terme d’atmosphère, de ressemblances (ou plutôt leur absence !) et de worldbuilding

boder_keeperKerstin Hall est une autrice sud-africaine, membre de l’équipe de Beneath Ceaseless Skies, dont la novella The border keeper est le premier roman (et, à peu de choses près, la première publication, si je me fie à Goodreads), mais, à mon humble avis (ou d’après celui de Max Gladstone, qui a encensé ce texte), certainement pas le dernier. Pour ma part, je serais un peu plus mesuré que l’américain, même si comme nous allons le voir, je reconnais à ce bouquin des qualités certaines, à commencer par son atmosphère unique.

Le résumé est faussement simple : on croit y deviner qu’un homme au passé et aux motifs mystérieux (ils mettront d’ailleurs -au moins- les deux tiers de la novella à se dévoiler complètement) demande à la gardienne de la frontière entre le royaume des vivants (Ahri) et celui des morts (Mkalis) de l’aider à retrouver une femme dans cet Enfer très hiérarchisé. On se dit donc que nous avons affaire à une catabase classique, dans la lignée de celle d’Orphée dans la mythologie grecque. Sauf que… on ne peut pas vraiment réduire tout cela à la recherche par le protagoniste de son Eurydice, et que l’inspiration de cet Au-delà n’a rien de grec, pas plus que sa très singulière géographie. Bref, on se gardera de toute idée préconçue, tant le worldbuilding forgé par Hall est tout à fait unique.

Au final, le plus gros reproche (à part une intrigue un poil floue) qu’on puisse faire à ce livre tient à sa brièveté : il aurait vraiment, vraiment fallu un roman de taille standard et pas une simple novella, tant on aurait aimé en voir et en savoir plus. En tout cas, pour une première publication dans le format (semi-)long, la sud-africaine démontre un potentiel certain, et ce sera clairement une autrice à suivre dans les années à venir (par contre, carton rouge pour la couverture, à la fois peu esthétique et donnant, je trouve, une image dangereusement Young Adult, ce que ce bouquin n’est absolument pas).  Lire la suite

The black god’s drums – P. Djèli Clark

4

Un worldbuilding au top, encore une fois

black_god_s_drumsSi vous suivez ce blog depuis un moment, vous savez sans doute que lorsque je découvre un auteur et que j’apprécie vraiment ce que je lis, j’ai tendance à aller farfouiller dans sa bibliographie, histoire de prolonger cette bonne expérience. Après avoir adoré The haunting of Tram Car 015 et A dead djinn in Cairo de P. Djèli Clark, j’ai eu envie de lire l’oeuvre la plus connue de cet écrivain, à savoir sa novella The black god’s drums. Tout comme les deux textes ayant pour cadre une Égypte alternative, ce roman court relève de l’uchronie de Fantasy, c’est-à-dire qu’il se déroule certes sur Terre et pas dans un monde imaginaire, mais que d’une part le cours de l’Histoire a été modifié, et que d’autre part des éléments fantastiques (magie, créatures surnaturelles, etc) y sont présents. On ajoutera, pour être complet, que chez P. Djèli Clark, il y a également une esthétique Steampunk, ce qui n’est pas le cas dans toutes les uchronies de Fantasy, évidemment.

Si, sur le papier, cette novella relève de codes similaires à ceux employés dans la nouvelle et le roman court égyptiens, l’ambiance et le monde créés se révèlent pourtant sensiblement différents. De plus, globalement, j’ai moins apprécié ce texte que les deux autres, sans le trouver mauvais pour autant. Toutefois, si vous souhaitez vous projeter dans un univers qui sort vraiment des sentiers battus, et particulièrement si vous appréciez tout ce qui tourne autour de la Nouvelle Orléans et des Caraïbes, vous trouverez difficilement plus exotique, comme nous sommes sur le point de le voir. Lire la suite

Perihelion summer – Greg Egan

22

Tristement banal

perihelion_summerPerihelion Summer est le nouveau roman court de SF de Greg Egan, paru hier chez Tor.com. Et je dis bien : « de SF », et non « de Hard SF », tant ce texte est représentatif de la production récente du mystérieux australien, qui, par rapport à ses œuvres les plus anciennes, a d’une part spectaculairement mis de l’eau dans son vin en rendant sa prose compréhensible pour tout le monde sur le plan scientifique, et s’est d’autre part réorienté vers des thèmes sociaux plus que vers un vertige technologique, philosophique, transhumaniste ou lié aux merveilles de l’univers. On se rappellera, par exemple, de Cérès et Vesta. Dans Perihelion Summer, cette tendance est poussée encore plus loin : certes, cette histoire met en jeu un trou noir, mais ce n’est clairement qu’un gadget servant à l’auteur à catalyser un changement climatique extrême (je vais y revenir). De fait, cette novella n’est pas vraiment de la Hard SF, mais un mélange de Climate Fiction et de Science-fiction post-apocalyptique (avec un certain aspect thriller), malheureusement tout ce qu’il y a de banal, de vu et de revu chez d’autres, et le plus souvent de façon bien plus détaillée, puisqu’un roman court n’offre évidemment pas la même place pour développer certains thèmes qu’un pavé de 500 pages ou pire, un cycle entier.

Au final, Perihelion Summer est un texte banal, tel que n’importe qui aurait pu l’écrire ou presque : si Greg Egan peut écrire de la cli-fi / du post-apo comme tout le monde, l’inverse n’est malheureusement pas vrai, tant un écrivain lambda ne saurait proposer l’ultra-Hard-SF vertigineuse avec laquelle l’australien nous régalait jadis. Et si c’est ce Greg Egan là que vous voulez lire, c’est vers la sortie française de Diaspora, le 30 mai, qu’il vous faudra vous tourner, mais clairement pas vers cette novella. Lire la suite

Titanshade – Dan Stout

7

Disco Inferno ! 

titanshadeDan Stout est un auteur américain qui, après être passé, comme beaucoup de ses compatriotes, par la case « nouvelles publiées dans des magazines et autres anthologies », propose, avec Titanshade, son premier roman proprement dit. Et autant le dire tout de suite, c’est une grande réussite, à commencer par l’originalité du contexte. En effet, si d’autres écrivains, comme Max Gladstone ou Brian McClellan, ont déplacé l’époque d’inspiration de la Fantasy à monde secondaire (imaginaire) plus loin que le médiéval / antique classique dans ce genre, Stout est allé plus loin encore qu’eux (seul le précurseur Shadowrun -un jeu de rôle- a plus poussé le curseur), dépassant le début du XXe siècle de Gladstone (Three parts dead) et la Seconde Guerre mondiale de McClellan (War Cry) pour mener l’Arcanepunk vers un territoire nouveau, à savoir… les seventies ! On se retrouve donc avec un monde qui mêle cassettes audio (ou plus précisément les 8-tracks, pour les connaisseurs), .38 special, bagnoles, télévision, musique disco, pétrole, mais aussi magiciens, dieu déchu et sept races non-humaines en plus de notre espèce, le tout sur une planète imaginaire où huit continents ont fusionné en un seul. Comme vous le voyez, le contexte est donc déjà très intéressant, et comme beaucoup d’autres éléments d’écriture sont aussi haut de gamme (surtout pour un premier roman !), voilà une lecture incontournable pour qui veut vraiment sortir des sentiers battus en matière de Fantasy !

Et encore, le meilleur est peut-être à venir… Il ne s’agit que du premier roman d’un cycle (The Carter archives), et, qui sait, le suivant sera peut-être encore plus réussi que celui-ci ! Lire la suite

City of broken magic – Mirah Bolender

17

Démineurs + SOS Fantômes + Alien + Lovecraft = City of broken magic

city_broken_magicCity of broken magic est le premier roman de l’américaine Mirah Bolender, ainsi que le tome inaugural d’un cycle appelé Chronicles of Amicae. Et le moins que l’on puisse dire est que pour sa première publication, la jeune femme n’a pas choisi la voie de la facilité : au lieu de nous resservir l’éternelle quête de l’élu dans un monde médiéval-fantastique d’inspiration européenne, Miss Bolender nous place dans un monde d’inspiration (vaguement) japonaise (ce qui n’est pas étonnant lorsqu’on sait qu’elle a voyagé dans ce pays), avec une bestiole au croisement de Lovecraft et d’Alien, dans une nation dont le niveau de technologie n’est pas celui du Moyen-âge mais plutôt des années 1910, et non pas dans les pas de l’élue de la prophétie mais d’une employée banale d’une brigade de « déminage »… magique. Bref, elle nous propose de l’Arcanepunk, sous-genre qui est en train de recevoir un sérieux coup de booster ces derniers temps avec cette publication ou celles de War Cry de Brian McClellan ou encore de Ravencry d’Ed McDonald. Au passage, si elles ne sont évidemment pas encore majoritaires, les sorties qui ne sont inspirées ni de l’Europe, ni de la période médiévale, sont de plus en plus nombreuses.

On l’aura compris, City of broken magic est original, mais est-ce un bon livre ? Globalement, la réponse est oui, même s’il est affligé d’un côté relativement (et faussement, en réalité) décousu et d’un rythme sur courant alternatif qui pourra gêner certains lecteurs. Je préfère, pour ma part, retenir l’intensité des scènes d’action, l’excellence de l’univers et des personnages très travaillés. Lire la suite

Thin air – Richard Morgan

27

Richard Morgan 2.0 (ou quasiment)

thin_air_morganAprès quelques années sans publier de roman, Richard Morgan revient nous coller quelques bastos dans le buffet avec son nouvel opus, Thin air. L’auteur, que nombre d’entre vous a découvert cette année via la série Altered Carbon, est en revanche bien connu des aficionados de SF couillue mâtinée de roman noir, et ce depuis une quinzaine d’années. Thin air se situe dans le même univers que Black Man (rebaptisé Thirteen aux USA), mais en est indépendant et peut se lire sans problème comme un stand-alone, l’intrigue ayant un début, un milieu et une fin.

De prime abord, on se dit que Morgan n’a rien changé à sa recette, la transposant juste sur Mars alors que Black Man se déroulait sur Terre, remplaçant une variante 13 par un Hibernoïde (je vais y revenir), ajoutant aux codes du Biopunk et du roman noir une partie de l’ambiance d’un western de l’espace, et gardant le personnage central de l’ex-super-soldat qui disperse, qui ventile, enfin vous connaissez la chanson. Sauf que en matière de worldbuilding, de personnages secondaires et surtout d’intrigue, Morgan a carrément passé la vitesse supérieure. Voire même deux. Alors certes, les scènes de sexe décrites avec un grand luxe de détails alternent avec celles nous faisant vivre de sauvages combats, mais le livre de Morgan n’a, en terme de profondeur et de complexité, pas à rougir devant qui que ce soit désormais. Bref, tout en gardant ses fondamentaux, l’auteur a créé un roman enthousiasmant, propre à intéresser des gens qui n’auraient pas forcément été attirés par le cocktail, vu comme un peu bourrin ou basique, qu’il proposait jusque là. Lire la suite

Time’s children – D.B. Jackson

18

Un mélange d’éléments très classiques et d’autres plus novateurs, pour un résultat assez unique

time_s_children_jacksonD.B. Jackson est le pseudonyme de David B. Coe, écrivain américain de Fantasy (jusqu’ici principalement épique, urbaine et Historique -voire Historique / Urbaine, à la Marie Brennan-) auteur d’une vingtaine de romans (traduits dans une douzaine de langues, excusez du peu !), dont certains publiés chez Tor (un gage de qualité, à mon sens). Sa nouvelle trilogie, The Islevale Cycle, explore des territoires à la fois nouveaux pour lui et probablement pour une grosse partie de ses lecteurs (nous allons en reparler). Le tome 1, Time’s Children, est sorti en début de mois, le second, Time’s Demon, est prévu pour mai 2019, tandis que le travail sur le troisième, Time’s Assassin, a déjà commencé.

Mais laissez-moi vous résumer ce roman inaugural : un jeune homme doit voyager dans le temps parce que la nation qu’il sert est en train de perdre une guerre sur deux fronts. En remontant quatorze années en arrière, il doit apaiser certaines tensions et faire en sorte que le conflit n’éclate jamais. Malheureusement, sa mission échoue, et l’Histoire est réécrite, générant une uchronie dystopique du monde tel qu’il le connaissait. Coincé dans le passé parce que l’appareil qui lui permet de voyager dans le temps a été endommagé, il se retrouve, en plus, avec une compagne de voyage bien encombrante sur les bras. Vous êtes probablement en train de vous dire : « Mouais, du Time Opera classique, rien de nouveau sous le soleil ! ». Sauf que, cher lecteur, tu es parti sur une hypothèse erronée, car il ne s’agit pas de SF… mais de Fantasy !  Lire la suite

Dandelion – Elly Bangs

3

Bienvenue dans l’ascenseur émotionnel, vous montez ou vous descendez ?

clarkesworld_144_elly_bangsTout d’abord, rendons au neveu du Baron Harkonnen ce qui lui appartient, c’est l’ami FeydRautha qui m’a menacé d’un séjour de deux ans dans les amplificateurs de douleur, pardon, fait découvrir ce texte (signé Elly Bangs, autrice basée à Seattle) présent au sommaire du 144e numéro du magazine Clarkesworld. Fondé il y a quasiment douze ans jour pour jour au moment où je rédige ces lignes, ce mensuel propose des nouvelles de Fantasy et de SF, dont celles émanant d’écrivains désormais bien connus des adeptes du Culte, comme (par exemple) Elizabeth Bear, Kij Johnson, Caitlin R. Kiernan ou Peter Watts.

Vous pouvez lire gratuitement (en anglais) Dandelion, soit sous forme classique en ligne (clic), soit sous forme audio (clic). Lire la suite