La troisième griffe de Dieu – Adam-Troy Castro

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Classique, prévisible, mais particulièrement bien réalisé et très prenant

Cette critique a été réalisée dans le cadre d’un service de presse fourni par Albin Michel Imaginaire : merci à l’éditeur et à Gilles Dumay !

Le 2 juin 2021, paraîtra La troisième griffe de Dieu, second tome du cycle Andrea Cort, après le très bon Émissaires des morts (clic et clic). Comme ce dernier, il s’agit en fait d’un recueil qui comprend, outre le roman éponyme, une novelette, Un coup de poignard, qui se place entre les romans 2 et 3. Ce qui est amusant, c’est que si, sur certains points, ma critique de ce second tome pourrait être identique à celle de son prédécesseur (en terme de prévisibilité, principalement, mais aussi de qualité globale), j’ai, cette fois, eu une impression complètement inverse sur un plan précis : autant, dans le recueil Émissaires des morts, j’avais trouvé qu’Adam-Troy Castro était plus pertinent dans la forme courte que dans la longue, autant là j’ai eu un sentiment totalement opposé, ayant trouvé le roman La troisième griffe de Dieu proprement dit à la fois très maîtrisé et très réussi, mais m’interrogeant, par contre, sur l’utilité de la nouvelle Un coup de poignard, que j’ai trouvée assez anecdotique (elle sert apparemment à introduire un personnage récurrent dans une demi-douzaine d’autres textes courts de l’auteur).

Précision importante : Castro fait un rappel, (très habilement) intégré au texte, des événements relatés dans le roman et les nouvelles précédentes, ce qui fait que théoriquement, vous pourriez presque lire ce tome 2 de façon isolée. Mais (parce qu’il y en a un, et un gros) vous y perdriez une partie de ce qui fait l’intérêt du nouveau bouquin, à savoir mesurer l’évolution psychologique et sociale considérable de Cort. Je vous conseille donc vraiment de lire l’intégralité du cycle, et dans l’ordre. Lire la suite

Le mystère du tramway hanté – P. Djèli Clark

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Le Caire des merveilles

Le 10 juin 2021, sortira chez l’Atalante Le mystère du tramway hanté de P. Djéli Clark, une novella se déroulant dans le même univers que la nouvelle L’étrange affaire du Djinn du Caire, présente dans le recueil Les tambours du dieu noir, récemment paru.

Je n’ai aucun doute sur le fait que celles et ceux d’entre vous qui ont découvert et apprécié, à cette occasion, le très sympathique Caire uchronique du début du XXe siècle imaginé par l’auteur vont se ruer sur ce court roman, et pour les autres, je reproduis ici la conclusion de ma critique de la VO, lue il y a deux ans (l’article complet est lisible sur cette page) : dans cette uchronie de Fantasy (ou police procedural du surnaturel, c’est comme vous voulez, mais où on troque l’imper et le feutre contre des vêtements plus adaptés à la terre des pharaons), l’ouverture d’un passage entre notre monde et celui des Djinns dans les années 1880 a tout changé, faisant de l’Égypte une puissance mondiale de premier plan et du Caire une capitale industrielle rivalisant en importance et en extravagance architecturale avec Londres ou Paris. Nous suivons, en 1912, l’enquête de deux agents du Ministère de l’alchimie, des enchantements et des entités surnaturelles, confrontés à ce qui devrait être une affaire simple, la possession de l’IA d’une rame de Tram, mais qui va se révéler bien plus hasardeuse, le tout sur fond d’imminence d’un vote crucial sur le droit de vote à accorder (ou pas) aux femmes égyptiennes. Eh bien voilà un texte à l’univers fascinant, dépaysant par rapport à ce que propose l’imaginaire d’habitude (bien que point par point, il y ait des parallèles à faire avec d’autres œuvres), aux protagonistes sympathiques, à l’intrigue rondement menée, et où le fond sociétal et progressiste n’est pas sacrifié au profit d’une forme pourtant excellente. Bref, je recommande chaudement, surtout si comme moi, vous êtes féru de SFFF arabisante.

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The shadow of the gods – John Gwynne

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Le miracle John Gwynne s’accomplit de nouveau !

Shadow_of_the_gods_gwynneCela fait maintenant plusieurs années que l’Ours Inculte et moi (enfin, surtout lui, vu qu’il est plus avancé dans la bibliographie de l’auteur que moi) vous parlons de John Gwynne, qui est, pour nous et pour beaucoup de ses lecteurs, le nouveau David Gemmell. Oh, je sais, on a déjà attribué à nombre d’autrices et d’auteurs cet héritage, sauf que cette fois-ci, c’est vrai. Ce qui ne rend d’ailleurs le fait que pas un seul des sept romans précédents du britannique n’ait été traduit que plus abracadabrant, surtout de la part de la maison d’édition qui a fait une partie de sa renommée avec les bouquins de Gemmell et qui, donc, aurait logiquement dû se jeter sur l’œuvre de son successeur. Mais bon, ladite maison n’est pas la seule coupable, puisque je sais que d’autres se sont penchées sur le cas Gwynne sans le publier, essentiellement en raison du coût des traductions et des ventes à réaliser pour être à l’équilibre. Espérons que le bouquin dont je vais vous parler aujourd’hui fasse pencher la balance !

Alors que les sept romans précédents de John Gwynne (une tétralogie et une trilogie) se situaient tous dans le même univers, The shadow of the gods, le premier tome de la trilogie The Bloodsworn saga, en introduit un tout nouveau, un monde secondaire (imaginaire) mais très inspiré par la civilisation Viking et la mythologie nordique. Ce qui n’a absolument rien d’un hasard : dans les remerciements, l’auteur explique être fasciné par les Sagas depuis ses neuf ans et faire partie, avec ses trois fils, d’un groupe de reconstitution viking se baladant en cotte de mailles, l’épée ou la hache au poing, prêt à former un mur de boucliers. Son cycle est donc, cette fois, inspiré par Beowulf et par le Ragnarök, la fin du monde dans les mythes scandinaves.

Le point le plus étonnant chez John Gwynne est que sa Fantasy est ultra-classique (quoi que dans le cas de ce nouveau roman, on puisse un peu nuancer, comme nous allons le voir), mais tellement bien réalisée que même les vieux loups de mer comme moi peuvent y prendre un sincère (et grand) plaisir. Sans compter que comme le dit Robin Hobb en personne, la prose de Gwynne vous rappelle pourquoi vous êtes devenu(e) fan du genre. C’est ce que j’appelle « le miracle John Gwynne » : il peut multiplier les tropes et les clichés mais entre la qualité des personnages et un art du conteur consommé, entre autres qualités, il arrive tout de même à rendre addictive la lecture de ses romans même pour quelqu’un qui a vu tout ça mille fois en Fantasy. Et tout ça tout en ayant l’immense avantage, justement parce qu’il propose une Fantasy « basique » (et je dis cela sans la moindre connotation négative), d’être parfaitement accessible aussi bien au débutant qu’au lecteur ou à la lectrice venant du Young Adult et souhaitant passer à une fantasy plus exigeante ou plus sombre. Lire la suite

Dans les profondeurs du temps – Adrian Tchaikovsky

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Aussi sidérant que cela paraisse, Tchaikovsky fait ENCORE MIEUX qu’avec Dans la toile du temps !

Profondeurs_temps_TchaikovskyLe 9 juin 2021, paraîtra dans la collection Lunes d’encre des éditions Denoël le très attendu Dans les profondeurs du temps, suite de l’excellent Dans la toile du temps. Avec ce dernier, Adrian Tchaikovsky avait placé la barre très haut, et rien que le fait de proposer un tome 2 d’aussi bonne qualité aurait déjà été méritoire. Eh bien croyez-le ou non, mais le britannique a fait mieux. Et pas dans de petites proportions, qui plus est. Si vous avez aimé le tome 1 de ce cycle, je vous conseille vraiment de vous ruer sur cette suite, qui étend beaucoup cet univers (et sa fin vertigineuse promet de très belles choses pour le tome 3 !).

Celles et ceux d’entre vous qui souhaitent en savoir plus pourront se référer à ma très complète critique de la VO. Il me faut d’ailleurs vous avertir : elle évite soigneusement de dévoiler la nature d’une des espèces impliquées dans l’intrigue, mais cela ne sera pas le cas de toutes les chroniques de la version anglaise qui sont déjà présentes sur le net (ou de celles de la VF qui vont débarquer via les SP dans les tout prochains jours). Lire certaines recensions sur ce roman est donc à vos risques et périls si vous souhaitez garder le maximum de surprises ! Lire la suite

La guerre contre le Rull – A.E. van Vogt

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Combattre le feu par le feu, c’est prendre le risque de s’y brûler

Une version modifiée de cette critique est parue dans le numéro 98 de Bifrost (si vous ne connaissez pas ce périodique : clic). Vous pouvez retrouver toutes mes recensions publiées dans le magazine sous ce tag

la_guerre_contre_le_rull_van_VogtS’il n’a pas l’aura des plus grands livres ou cycles de van Vogt, La guerre contre le Rull est tout de même considéré comme une de ses œuvres importantes. Comme l’écrasante majorité des publications de l’auteur dans les années cinquante, ce n’est pas un roman à proprement parler mais un fix-up (terme et concept inventés par l’auteur), l’assemblage de six nouvelles initialement indépendantes publiées entre 1940 et 1950, avec l’ajout de matériel pour faire le lien entre elles (les chapitres 5 et 20) et donner à l’ensemble un minimum de cohérence. Même si les coutures se voient parfois franchement, le résultat est cependant bien plus honorable que dans d’autres ouvrages de l’auteur, comme Quête sans fin, par exemple. Le principal défaut de cet assemblage est ici sa répétitivité : plusieurs des nouvelles mettent en scène soit le héros, soit un de ses antagonistes, soit le héros et l’un d’eux, qui se retrouvent échoués sur une planète hostile et n’ont souvent pas d’autre choix, pour survivre, que de coopérer avec leur pire ennemi. Lire la suite

The last watch – J.S. Dewes

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Jon Snow chez les romains de l’espace

The_last_watchJ.S. Dewes est une autrice américaine, dont The last watch est à la fois le premier roman (mais la dame a un background dans l’écriture pour l’audiovisuel, apparemment) et le tome inaugural d’un cycle appelé The Divide. Le tome 2 arrive d’ailleurs très, très vite, puisque alors que The last watch n’est sorti que le 20 avril 2021, sa suite, The exiled fleet, débarquera dès le 17 août !

Alors qu’il est présenté comme un mélange entre The Expanse (ce qui est faux) et Game of thrones (ce qui est vrai, du moins sur un point très précis), ce livre doit en fait beaucoup à d’autres sagas ou sous-genres de la SFFF, et la présentation fait, à mon avis, complètement l’impasse sur deux éléments qui hissent ce récit au-dessus de la concurrence : un grand sens de l’humain et surtout un énorme, monstrueux, gigantesque Sense of wonder dans sa dernière partie (dans les 15 derniers %, en gros). Ce n’est certainement pas un bouquin parfait (c’est une première œuvre, après tout, et ça se sent parfois nettement), mais dans la masse de NSO ou de SF militaire publiée chez les anglo-saxons, ça s’élève au-dessus du niveau de l’eau de la tête et des épaules. Je ne lui décernerais donc pas le titre (envié, si, si) de (roman) Culte d’Apophis, mais en tout cas, ça a été une rudement bonne surprise, tant le début était relativement moyen (bien que poussant à en lire sans cesse un petit peu plus) mais tant le bouquin n’a fait que prendre de l’ampleur au fur et à mesure que j’avançais. Je m’attendais à un roman sympa mais mineur, et finalement, sans en faire un monument, je suis sincèrement motivé pour lire la suite. Lire la suite

Le cycle de Linn – A.E. van Vogt

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Pilums et astronefs

Une version modifiée de cette critique est parue dans le numéro 98 de Bifrost (si vous ne connaissez pas ce périodique : clic). Vous pouvez retrouver toutes mes recensions publiées dans le magazine sous ce tag

cycle_de_Linn_van_VogtLe cycle de Linn est considéré comme une des œuvres importantes de van Vogt, même s’il n’atteint pas tout à fait l’aura de ses livres ou cycles les plus fameux. Il comprend deux tomes, qui ne sont pas des romans écrits d’une traite mais des fix-ups, composés de nouvelles auparavant parues dans le magazine Astounding Science Fiction. L’empire de l’atome est ainsi formé de cinq nouvelles publiées de mai 1946 à décembre 1947, tandis que Le sorcier de Linn a été publié sous forme d’épisodes entre avril et juin 1950. L’œuvre de van Vogt comprend de très nombreux autres fix-ups, mais la différence avec, par exemple, La guerre contre le Rull ou Quête sans fin est qu’ici, les « coutures » se voient très peu, et que l’ensemble donne une impression de cohérence qu’on ne retrouve pas dans les ouvrages précités.

Avant d’analyser le contenu de ces deux romans, on ne peut qu’être frappé par les similitudes avec le cycle de Fondation d’Isaac Asimov, dont les premiers romans sont également des fix-ups composés de nouvelles publiées dans Astounding dans les années quarante : dans les deux cas, l’empire romain sert de source d’inspiration (sa chute chez Asimov, sa structure et ses dirigeants pour van Vogt : on remarquera que ce cycle est à la fois Asimovien et anti-Asimovien, puisqu’ici, la pseudo-Rome n’est pas associée à la fin de la civilisation mais à sa renaissance), la science se pare des atours de la religion, et un mutant, ainsi que les pouvoirs psychiques, ont un rôle important à jouer dans l’intrigue. Des critiques comme James Blish et Damon Knight ont aussi relevé que cette dernière, ainsi que les personnages, présentaient de nettes ressemblances avec ceux de Moi, Claude, les mémoires imaginaires de l’empereur romain du même nom, publiées en anglais en 1934 par Robert Graves. Ainsi, chaque personnage de Graves a sa contrepartie chez van Vogt : Medron Linn est l’empereur Auguste, Lydia est Livie, et le protagoniste, Clane, correspond à Claude. On trouve également de très nets équivalents de Tibère, de Caligula, etc, et les événements comme le comportement des personnages sont conformes au récit de Graves, lui-même en partie issu de l’Histoire bien réelle et en partie romancé. Lire la suite

À dos de crocodile – Greg Egan

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Le sense of wonder fait un retour tonitruant dans la collection Une heure-lumière ! 

à_dos_de_crocodile_eganEn cinq ans d’existence, la collection Une heure-lumière (UHL) du Bélial’ a connu ce que l’on pourrait appeler un triomphe critique et commercial, lançant un vrai engouement pour la forme (semi-)courte dans l’édition française, puisqu’un certain nombre d’autres maisons se sont découvert un, hum, intérêt soudain pour ce format. Pourtant, il y manquait quelque chose : les textes à fort sense of wonder y étaient vraiment très rares (on peut citer Retour sur Titan et Le sultan des nuages), ce qui est d’autant plus paradoxal quand on connaît la ligne éditoriale de la maison mammésienne. Bien conscient de cette lacune, le Bélial’ Suprême a donc décidé de la réparer, en publiant, le 20 mai 2021, la traduction de Riding the crocodile, longue nouvelle de Greg Egan faisant partie du cycle dit de l’Amalgame.

Le problème avec Greg Egan est que la grande majorité des lectrices et lecteurs connaît mal son œuvre (et le fait qu’elle est subdivisée en différentes branches ou époques aux degrés d’exigence extrêmement différents), et s’en fait donc de fausses idées : ceux qui n’ont rien compris à Diaspora sont persuadés que la prose de l’australien est trop difficile pour eux (ce qui est faux, vu que la majorité de ses textes -surtout les plus récents- est plus accessible, même si certains d’entre eux sont bien plus ardus que DiasporaSchild’s ladder, voire Dichronauts-), tandis que ceux qui n’ont lu que Cérès et Vesta ou pire, Zendegi, peuvent penser que tous ses romans / textes courts sont aussi accessibles, ce qui n’est pas forcément vrai. Que les deux catégories de lectrices et de lecteurs se rassurent : À dos de crocodile est franchement lisible par toutes et par tous, surtout pour du Egan old school. Et vous auriez vraiment, mais alors vraiment tort de vous en priver, tant on ne croise pas souvent ce genre d’univers à forte ambition en Science-Fiction de nos jours !

En effet, À dos de crocodile fait partie de cette SF qui brasse les dizaines de milliers d’années-lumière et les millénaires comme d’autres parlent de kilomètres et de jours, de cette science-fiction de l’émerveillement, ambitieuse, qui atomise toutes les limites, qui, de mon point de vue, manque terriblement au genre (du moins sa partie écrite / traduite en France, hein) aujourd’hui. Proche du très regretté Iain M. Banks et peut-être surtout du formidable House of suns d’Alastair Reynolds, ce nouvel Egan (le second dans la collection UHL) n’en oublie pas pour autant l’humain… bien au contraire. Ce n’est en rien un texte froid, mais le récit d’un acte de foi et d’amour tout à fait extraordinaire. Inutile, donc, de dire que je vous conseille de ne surtout pas passer à côté de cette sortie, tant vous feriez une énorme erreur en ne lisant pas ce titre, je le répète très accessible pour du Egan. On espère aussi que l’éditeur a prévu de traduire d’autres textes de l’Amalgame !

Celles et ceux qui voudront en savoir plus pourront se référer à ma critique complète de la VO.

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La piste des cendres – Emmanuel Chastellière

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Voilà un roman dont l’achat ne vous laissera pas un goût de cendres !

Une version modifiée de cette critique est parue dans le numéro 98 de Bifrost (si vous ne connaissez pas ce périodique : clic). Vous pouvez retrouver toutes mes recensions publiées dans le magazine sous ce tag

piste_cendres_chastellièreLa piste des cendres s’inscrit dans le même univers que L’empire du léopard, un quart de siècle plus tard. Il n’en constitue pas une suite, et peut donc se lire de façon indépendante, voire même avant L’empire du léopard.

L’action a lieu au Nouveau-Coronado, contexte imaginaire mais s’inspirant de la colonisation espagnole en Amérique centrale et du sud. Formé vingt-cinq ans plus tôt, après la défaite de l’empire du léopard, le dernier et le plus puissant des royaumes indigènes, il présente un net contraste entre un nord  agricole (les ex-territoires impériaux) et un sud industrialisé. Les divisions sont nombreuses, entre colons nordiques rêvant d’indépendance et sudistes fidèles à la métropole, entre indigènes et colons venus du Premier Continent, entre ceux qui ont connu celui-ci et ceux qui sont nés dans la péninsule, entre individus issus de parents d’une seule ethnie et métis, entre ceux issus d’un père colon et les autres. Alors que la grogne et les tensions menacent de faire éclater une guerre civile, les indigènes montrent eux aussi des signes de révolte, et l’assassinat du vice-roi par l’un d’eux puis l’annonce de la venue prochaine de la reine Constance vont mettre le feu aux poudres. Lire la suite

Snow in the desert – Neal Asher

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Bientôt sur vos écrans !

The_gabble_asherComme lors de chaque printemps pour la quatrième année consécutive, Neal Asher débarque sur Le culte d’Apophis. Et ce d’autant plus que l’actualité du britannique est chargée : depuis que la crise sanitaire a commencé, il a sorti un recueil de nouvelles (logiquement nommé Lockdown Tales), dont je devrais vous parler d’ici quelque temps, s’apprête à publier un standalone situé dans l’univers de la Polity (clic), Jack Four (qui sera chroniqué ici le plus tôt possible après sa parution), et surtout, une des ses nouvelles, Snow in the desert, a été choisie pour figurer dans la deuxième saison de la série Love, death & robots, qui sera mise en ligne sur Netflix dans deux semaines. Rappelons que cette dernière est formée de courts-métrages d’animation, réalisés par des équipes différentes et dans des styles variés, tous basés sur des nouvelles d’auteurs de SF, dont une bonne partie sont très appréciés en ces lieux : dans la saison inaugurale, il s’agissait par exemple de Peter Hamilton, Alastair Reynolds, John Scalzi, Ken Liu ou Marko Kloos (excusez du peu !), tandis que dans la deuxième, outre Asher, on retrouvera des vidéos inspirées par Paolo Bacigalupi, Harlan Ellison, Rich Larson ou J.G. Ballard. Signalons que l’épisode Asher sera le plus long de la saison (15 minutes) avec celui de Bacigalupi.

Ce texte de 35 pages est lisible soit isolé (sous forme électronique uniquement), soit intégré au recueil The gabble – and other stories, sous forme papier, électronique et audio. Il s’inscrit lui aussi dans l’univers Polity. Lire la suite