Perihelion summer – Greg Egan

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Tristement banal

perihelion_summerPerihelion Summer est le nouveau roman court de SF de Greg Egan, paru hier chez Tor.com. Et je dis bien : « de SF », et non « de Hard SF », tant ce texte est représentatif de la production récente du mystérieux australien, qui, par rapport à ses œuvres les plus anciennes, a d’une part spectaculairement mis de l’eau dans son vin en rendant sa prose compréhensible pour tout le monde sur le plan scientifique, et s’est d’autre part réorienté vers des thèmes sociaux plus que vers un vertige technologique, philosophique, transhumaniste ou lié aux merveilles de l’univers. On se rappellera, par exemple, de Cérès et Vesta. Dans Perihelion Summer, cette tendance est poussée encore plus loin : certes, cette histoire met en jeu un trou noir, mais ce n’est clairement qu’un gadget servant à l’auteur à catalyser un changement climatique extrême (je vais y revenir). De fait, cette novella n’est pas vraiment de la Hard SF, mais un mélange de Climate Fiction et de Science-fiction post-apocalyptique (avec un certain aspect thriller), malheureusement tout ce qu’il y a de banal, de vu et de revu chez d’autres, et le plus souvent de façon bien plus détaillée, puisqu’un roman court n’offre évidemment pas la même place pour développer certains thèmes qu’un pavé de 500 pages ou pire, un cycle entier.

Au final, Perihelion Summer est un texte banal, tel que n’importe qui aurait pu l’écrire ou presque : si Greg Egan peut écrire de la cli-fi / du post-apo comme tout le monde, l’inverse n’est malheureusement pas vrai, tant un écrivain lambda ne saurait proposer l’ultra-Hard-SF vertigineuse avec laquelle l’australien nous régalait jadis. Et si c’est ce Greg Egan là que vous voulez lire, c’est vers la sortie française de Diaspora, le 30 mai, qu’il vous faudra vous tourner, mais clairement pas vers cette novella. Lire la suite

Painless – Rich Larson

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Une grande réussite, une fois encore

painless_larsonAprès Meat and salt and sparksThe ghost ship Anastasia et Extraction request (lu mais non chroniqué), je poursuis mon exploration de l’oeuvre de Rich Larson avec une autre nouvelle, disponible gratuitement (en anglais) sur cette page du site de Tor.com, Painless. De fait, ce nouveau texte mélange l’aspect biotechnologique de la seconde nouvelle citée plus haut avec le cadre militaire de la troisième, mais en plaçant non pas l’action dans l’espace ou sur une lointaine planète mais sur Terre, dans un futur assez proche.

Si j’ai apprécié, à des degrés divers, les trois autres textes, celui-ci est, à mon sens, le plus réussi et surtout le plus marquant, et ce sur deux plans : l’ambiance, d’une part, et la révélation finale, d’autre part. Bref, si vous lisez la langue de Shakespeare, je vous conseille vivement de vous intéresser non seulement à cette nouvelle (disponible, je le répète, gratuitement) mais aussi, par extension, à l’ensemble de l’oeuvre de l’auteur, qui mérite vraiment d’être découverte. Lire la suite

Cage of souls – Adrian Tchaikovsky

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Adrian est en surchauffe…

cage_of_soulsAdrian Tchaikovsky est un auteur à la fois prolifique et très éclectique : ces quatre dernières années, il a publié aussi bien de la Sword & Sorcery plus ou moins parodique (Spiderlight) qu’une Fantasy épique plus classique (Redemption’s blade) ou une autre au parfum Young adult (le cycle Echoes of the fall), de la Flintlock (Guns of the dawn), ainsi que des romans ou novellas relevant de différents sous-genres de la SF, dont le magistral Dans la toile du temps (dont la suite, Children of ruin, sort le 16 mai en VO), le très bon Dogs of war (qui sort en français en octobre sous le titre Chiens de guerre) et le correct mais pas transcendant The expert system’s brother. On remarque donc que depuis qu’il s’est éloigné de l’univers de sa décalogie de Fantasy Shadows of the Apt, l’auteur semble se faire plaisir en explorant un à un les différents embranchements de l’arbre taxonomique de la SFF, passant d’un sous-genre et d’un genre à un autre de texte en texte. Il était donc logique que sa dernière production en date (mais plus pour longtemps, vu que deux nouvelles parutions sont prévues dès le mois prochain…) relève une fois encore de quelque chose de complètement différent, à savoir ce que j’ai appelé, dans mon essai, la SFF de la Terre mourante (nous allons en reparler plus loin), ou plutôt d’un dérivé de celle-ci.

Et justement, c’est, à mon sens, à la fois dans cette productivité (trois romans -un court, deux longs- publiés rien qu’en 2019…) et cet éclectisme que réside la source du problème de Cage of souls, qui, avec Spiderlight, est incontestablement le plus dispensable des bouquins de Tchaikovsky parus récemment. C’est simple, même The expert system’s brother est meilleur. Attention, je ne dis pas que, pris globalement, Cage of souls est mauvais (bien que certains pans de son écriture soient effectivement maladroits), mais plutôt que Tchaikovsky nous ayant habitués à bien meilleur, on ne peut qu’être déçu par ce roman bavard, à la structure biscornue et qui peine à vraiment intéresser son lecteur. Même si, sur certains plans (notamment son positionnement taxonomique), il présente aussi des éléments intéressants. Clairement, rarissimes sont, pour moi, les écrivains capables de maintenir un tel niveau de productivité ET de passer avec brio d’un genre et sous-genre à l’autre, et à mon sens, Tchaikovsky commence à montrer ses limites dans l’exercice. L’avenir nous le dira, mais peut-être aurait-il intérêt à plus resserrer son champ d’action (sur les cinq dernières années, je le trouve plus pertinent en SF qu’en Fantasy) et à publier moins mais plus constant en terme de qualité. Lire la suite

A memory called empire – Arkady Martine

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Le somnifère « Ann Leckie » est désormais disponible en médicament générique ! 

empire_martineArkady Martine est… eh bien en fait rien du tout. C’est juste le pseudonyme du Dr AnnaLinden Weller, historienne spécialisée dans tout ce qui concerne l’empire Byzantin. A memory called empire est à la fois son premier roman et la première partie d’un diptyque (le second volet s’appellera A desolation called peace). À lire le personnel de son éditeur ou ses propres déclarations, on se prend à rêver devant les références évoquées, de John Le Carré à Iain M. Banks et Ann Leckie. On évoque aussi un roman nerveusement rythmé, « un livre vraiment spécial », et on nous assène même un « à qui ne plairait-il pas ? » (la phrase qu’aucun directeur de collection sain d’esprit ne devrait jamais employer). Eh bien ma bonne dame, je lève la main. Et j’ajoute que parler d’un rythme haletant pour ce bouquin est tout de même osé. Et puis tant qu’on y est, il faut arrêter d’invoquer l’héritage de Banks à tout bout de champ, surtout que le plus souvent, ça concerne comme par hasard la publication la plus médiocre de l’année (dans le genre de celle là), vous savez, celle qui ramasse tous les prix prestigieux (comme celle-ci).  Donc vous laissez Iain reposer en paix, merci.

Bon, mais est-ce que, au moins, ça ressemble à l’autre référence SF évoquée avec le plus d’insistance, à savoir Ann Leckie ? Tout à fait. C’est aussi soporifique, avec en plus un style parfois lourd, confus, voire les deux. Et question originalité, c’est autant pompé sur d’autres que l’oeuvre de l’inspiratrice. Il est d’ailleurs étrange de voir Leckie copier Banks, et Martine copier Leckie. Bref, je déconseille : fan de Banks, passe ton chemin, il n’y a rien de valable pour toi ici. Et vu à quel point la lecture de cette oeuvre a été un calvaire, je ne lirai pas la suite : je me suis déjà infligé l’intégralité de la trilogie de l’Ancillaire, donc niveau masochisme, j’ai déjà donné, merci.  Lire la suite

Permafrost – Alastair Reynolds

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Ce roman court est pire que mauvais : il est quelconque ! 

permafrost_reynoldsSi vous fréquentez ce blog depuis un moment, ou que vous êtes adeptes de Hard SF, vous savez quelle importance Alastair Reynolds a dans ce dernier sous-genre, et plus généralement dans la Science-Fiction (britannique, mais pas que) des vingt dernières années. On peut raisonnablement dire qu’il constitue un auteur majeur, ce qui fait que la moindre de ses sorties est attendue certes avec impatience, mais aussi depuis peu de pied ferme. Car il faut bien avouer que d’ouvrages de commande (son fameux contrat « 10 ans, 10 romans, un million de Livres Sterling » établi en 2009 avec Gollancz) en errements Young Adult (ou en tout cas perceptibles comme tels), l’auteur Gallois s’est récemment quelque peu éloigné des romans majeurs (le cycle des Inhibiteurs ou le magistral House of suns) qui ont fait sa considérable renommée. Seulement voilà, une histoire de voyage dans le temps signée par maître Alastair, moi, je ne refuse pas !

Au final, ce roman (pas si) court se révèle pire que mauvais : il est quelconque. C’est un scénario où les hommes d’un futur post-apocalyptique remontent le temps en tentant de modifier le cours de l’Histoire afin d’empêcher la catastrophe, comme vous en avez probablement déjà lu ou vu, que ce soit à la télévision ou au cinéma. Et en plus, un point dont je ne parlerai pas est encore plus cliché dans le domaine du Time Opera, ce qui fait que clairement, l’attrait éventuel de ce texte ne sera pas à chercher sur le plan de l’originalité. Toute la question est donc de savoir si un texte mille fois vu au niveau des tropes science-fictifs exploités peut être intéressant. Je dirais personnellement que oui, c’est possible, à condition que sur d’autres aspects littéraires, il apporte une plus-value incontestable (dans le genre : un style virtuose, des personnages inoubliables, une profonde immersion et une intensité dramatique telle qu’elle prend même le plus blasé ou insensible des lecteurs aux tripes, etc). Sauf qu’ici, ce n’est pas vraiment le cas. On se retrouve donc avec une novella qui, sans être mauvaise, est stéréotypée, peine à captiver un lecteur un minimum expérimenté en matière de SF temporelle, ne propose aucun twist et pas vraiment de développement des tropes science-fictifs exploités, et se révèle finalement plus plate qu’autre chose. Bref, pire qu’à un mauvais texte, c’est à un roman court banal auquel nous avons affaire, ce qui, pour un auteur du calibre de Reynolds, est plus que décevant, mais est hélas dans la lignée de sa production récente. Jamais mauvaise, mais plus jamais inoubliable non plus.

Le contrat de Reynolds parvenant à son terme, j’espère qu’il va retrouver du poil de la bête et que, libre d’écrire à son rythme, il va à nouveau nous proposer ces œuvres grandioses qu’il a jadis imaginées. Par exemple cette suite de House of suns qu’il a assuré vouloir écrire ! On remarquera aussi que cette novella a été éditée par Jonathan Strahan, qu’on a connu plus inspiré… Lire la suite

The light brigade – Kameron Hurley

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Glissement de temps sur Mars

light_brigade_hurleyLes lecteurs non-anglophones ont pu découvrir Kameron Hurley avec la publication en fin octobre 2018 de son roman Les étoiles sont légion, paru chez Albin Michel Imaginaire. Son nouveau livre, The light brigade, relève d’un registre différent, au carrefour du Postcyberpunk, des SF militaire et dystopique, du Post-apocalyptique, ainsi (et c’est plus surprenant) que du Time Opera. Et ces différentes couches ne sont pas apparentes d’emblée, mais se dévoilent de façon séquentielle : si le début est une pure science-fiction martiale et post-apocalyptique qui lorgne fortement du côté de Robert Heinlein (presque jusqu’à la parodie -bien que je m’empresse de préciser que le ton du roman de Hurley est très grave-), au fur et à mesure que le monde se dévoile on s’aperçoit que nous sommes sur une Terre dystopique, dominée par des corporations toutes-puissantes, dans la lignée du Cyberpunk mais en encore plus extrême. Après la phase d’entraînement classique dans toute SF militaire, une ultime strate va se dévoiler : une technologie de téléportation (pour simplifier, c’est un peu plus compliqué que ça) subit un dysfonctionnement (mais en est-ce un ?) qui envoie le narrateur (je vais y revenir), Dietz, dans une variante assez originale d’une boucle temporelle.

Sur le papier, ce livre, qui est une charge sans merci tout à la fois contre le militarisme, le fascisme, le capitalisme, les démocraties, Donald Trump, les medias, le pouvoir par la peur, l’inaction des gens de bien, etc, et j’en passe, est intéressant, ou du moins le serait s’il n’était pas affligé d’un ventre mou et de certains choix assez surprenants. Songez en effet qu’il faut attendre les deux tiers du texte pour connaître avec certitude le sexe de Dietz et… 99% pour connaître son prénom ! (et un temps étonnamment long pour simplement avoir son nom de famille… Il est assez rare que pendant un temps significatif de lecture, vous ne sachiez même pas qui vous fait le récit des événements !). Ceci est certes assez anecdotique, mais n’est qu’un exemple emblématique d’une façon de faire où, par exemple, un nombre effarant d’explications n’est donné que dans les trois derniers %, alors que le lecteur vient d’en passer des dizaines qui auraient aisément pu être raccourcis. Bref, le rythme des révélations est mal maîtrisé, tout comme l’est le nombre de pages alloué à chaque phase de l’intrigue.  Lire la suite

The ghost ship Anastasia – Rich Larson

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Délicieusement dégueulasse ! 

clarkesworld_124Après avoir lu Meat and salt and sparks du très prolifique Rich Larson, j’ai clairement eu envie de découvrir plus de nouvelles signées par l’auteur (et il y en a beaucoup). L’un des aponautes ayant eu la gentillesse de me diriger vers les textes les plus marquants, j’ai donc décidé de commencer par The ghost ship Anastasia, qu’il m’avait décrit comme dans la même veine que Les étoiles sont légion de Kameron Hurley, roman qui m’avait beaucoup déçu du fait d’un aspect strictement science-fictif très maigre (qui n’était d’ailleurs qu’un problème parmi d’autres, mais passons). Rien de tel ici : je suis venu pour voir de la SF à vaisseaux vivants, et je n’ai pas perdu mon temps ! Car tout ce que le bouquin de Hurley avait de percutant (le côté « salement organique »), la nouvelle de Larson le fait mieux, et tout ce qui était bancal dans Les étoiles sont légion (l’intrigue, le worldbuilding, etc) est ici magistralement traité. Outre la longueur, la différence essentielle entre les deux textes étant que Larson laisse de côté l’aspect féministe / social qui est au centre du roman d’Hurley.

Bref, vous risquez de voir pas mal de critiques de Rich Larson sur ce blog dans les mois à venir, car quel que soit le registre émotionnel dans lequel l’auteur opère, il fait preuve d’une impressionnante maîtrise et offre des nouvelles de grande qualité. Si vous voulez lire, vous aussi (en anglais), The ghost ship Anastasia, vous pouvez le faire gratuitement sur cette page du site de Clarkesworld (elle est parue dans le numéro 124 du magazine, en janvier 2017). Lire la suite

Ancestral night – Elizabeth Bear

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Sense of banality

ancestral_nightAncestral night est le premier roman d’un nouveau diptyque de science-fiction, White space, signé Elizabeth Bear. J’ai déjà eu l’occasion de découvrir la Fantasy de l’auteure, ainsi que le volet Lovecraftien de son oeuvre, et dans les deux cas j’ai vraiment apprécié la balade. C’est donc en toute confiance que j’ai abordé ce livre, et, de fait, le début était relativement prometteur. Sauf que voilà, la baudruche se dégonfle très rapidement, et, entre autres défauts, ce bouquin réussit l’exploit assez extraordinaire de balancer au lecteur tout un tas d’éléments qui devraient, en temps normal, générer un énorme sense of wonder et qui, ici, ne provoquent qu’un ennui profond et persistant. Car, en gros, Bear a systématiquement fait les mauvais choix, de l’univers à la narration en passant par les personnages, le rythme, l’intrigue, l’antagoniste, et j’en passe.

Alors que (surtout si vous lisez en anglais) les romans de New Space Opera ne sont pas particulièrement rares en ce moment, on vous conseillera de vous tourner vers autre chose pour avoir votre dose hebdomadaire de sense of wonder. J’annonce d’ailleurs tout de suite que je ne lirai pas la suite, vu à quel point je me suis ennuyé à la lecture de cette première partie.  Lire la suite

The line of Polity – Neal Asher

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Trop long et avec trop de points de vue, mais ça reste tout de même fort intéressant ! 

line_of_polity_asherThe line of Polity est le second tome du cycle Agent Cormac, lui-même un sous-cycle de l’énorme saga Polity, dont le dix-septième roman, The warship, paraîtra le 2 Mai (c’est, et de très loin, la parution que j’attends avec le plus d’impatience en 2019). C’est aussi le troisième livre publié par Neal Asher, qui, après Gridlinked, a écrit L’écorcheur (un des très rares composants de Polity à avoir été traduit en français). Dans la chronologie interne de l’univers, il doit être lu en quatrième position, après Prador MoonDrone et évidemment Gridlinked.

Si Neal Asher n’atteint pas encore dans ce tome l’efficacité redoutable dont il fera preuve par la suite, The line of polity m’a paru plus ambitieux que Gridlinked, un peu trop pour son propre bien d’ailleurs : trop long et utilisant trop de points de vue, ainsi, parfois, que des scènes non pas inintéressantes, mais dispensables (à la Peter F. Hamilton), le roman est clairement perfectible. Cependant, Asher nous en met aussi plein les yeux, propose un worldbuilding convaincant, et si les points de vue sont trop nombreux, ils concernent des personnages, protagonistes ou antagonistes, attachants et / ou intéressants. Et sur le plan de la SF militaire, ça reste franchement valable. Bref, si le bilan est contrasté, il reste encore et toujours positif, même si on sent que les tomes suivants (particulièrement les 4 et 5) risquent d’être largement au-dessus, ayant été écrits plus tard, à un moment où le style de l’auteur britannique avait presque atteint son plein potentiel. Lire la suite

Black friday – Alex Irvine

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Glaçant

black_friday_irvineAlex Irvine est un écrivain américain plutôt éclectique, puisqu’il publie aussi bien de la littérature de genre que de la fiction Historique, des textes liés à des univers de comics, de films ou de jeu de rôle, ou bien s’inscrivant dans ceux créés par d’autres écrivains (Isaac Asimov, Tom Clancy -ce dernier point expliquant probablement une solide connaissance des armes à feu-). La nouvelle dont je m’apprête à vous parler, Black friday, est disponible gratuitement (en anglais) sur Tor.com. Elle s’inscrit dans un registre partiellement similaire à celui du récent court roman Vigilance de Robert Jackson Bennett, à une différence cruciale près : il s’agit ici d’une vraie SF d’anticipation, et pas de quelque chose de plus allégorique ou spéculatif.

Au final, et même si Irvine n’a évidemment pas la même place pour développer ses thématiques (et si la fin est un peu abrupte et décevante, quoique logique), sa nouvelle n’a pas vraiment à rougir face à la novella, pourtant exceptionnelle, de Bennett. Lire la suite