Hot Rock – Greg Egan

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Un Planet Opera (très) Hard SF de toute beauté

oceanic_eganHot Rock est la troisième et dernière nouvelle s’inscrivant dans l’univers de l’Amalgame, après Riding the crocodile et Gloire. C’est la seule qui a été publiée après Incandescence, le roman situé lui aussi dans ce contexte, et des trois, c’est clairement la plus Hard SF, et de très loin. Mais surtout, des trois, c’est, et là aussi de loin, la plus intéressante, un Planet Opera (très) Hard SF de toute beauté, rivalisant sur ce plan avec le formidable Retour sur Titan de Stephen Baxter.

Cependant, le tableau n’est pas tout à fait rose, puisque les tenants (deux citoyens de l’Amalgame décident de résoudre un mystère) sont très (trop…) similaires à ceux des deux autres nouvelles. Différence appréciable, cependant, ce texte là répond à un plus grand nombre des questions qu’il pose, et donc sa fin se révèle plus satisfaisante. Lire la suite

Gloire – Greg Egan

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Un début effectivement glorieux, une fin qui l’est moins

gloire_eganGloire est la deuxième nouvelle du cycle informel de l’Amalgame, dont je vous ai présenté les fondamentaux dans ma critique de Riding the crocodile. Au moment où je rédige ces lignes, c’est le seul texte inscrit dans cet univers à avoir été traduit, en l’occurrence par Bragelonne. Des trois nouvelles, c’est cependant, de mon point de vue, la moins intéressante, bien qu’en valeur absolue, elle ait bien des arguments à faire valoir, à commencer par son début tonitruant.

Les fondamentaux et la structure de Gloire sont finalement fort similaires à ceux de Riding the crocodile (deux citoyens de l’Amalgame tentent de résoudre un mystère, la fin ne répond pas vraiment aux promesses faites par l’auteur), à ceci près qu’ici certains curseurs sont poussés bien plus loin (le texte est nettement plus Hard SF -enfin surtout son début, pour être honnête, après ça se calme nettement-, et la fin est plus décevante que celle de Riding the crocodile). Les thématiques centrales, cependant, restent, comme nous allons le voir, intéressantes, et c’est en elles, plus que dans la résolution d’un éventuel mystère, que réside sans doute le vrai point fort de cette nouvelle. Lire la suite

Riding the crocodile – Greg Egan

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Iain M. Banks + Alastair Reynolds = Greg Egan ! 

oceanic_eganIl existe, dans l’œuvre de Greg Egan, une sorte de cycle informel, dit de l’Amalgame, qui est composé de trois nouvelles et de son roman (sorti en 2008) Incandescence (qui n’a, au moment où je rédige ces lignes, pas été traduit). Ces trois textes courts sont disponibles dans le recueil Oceanic, qui n’est pas identique à son quasi-homonyme en VF, Océanique, publié par le Belial’. La première de ces nouvelles, sortie en 2005, est Riding the crocodile, qui n’a pour l’instant pas été traduite non plus, et dont je vais vous parler aujourd’hui (les deux autres, ainsi que le roman, seront chroniqués dans les 4-5 semaines qui viennent, sauf catastrophe). Outre dans Oceanic, on peut aussi la lire gratuitement (en anglais) directement sur le site de l’auteur. La seconde nouvelle (sortie en 2007) est Glory, qui est disponible dans Oceanic en VO ou sous forme électronique en VF (éditée par Bragelonne) sous le titre Gloire. Enfin, la troisième nouvelle, Hot Rock, est postérieure à la sortie d’Incandescence, puisqu’elle a été publiée dans Oceanic en premier lieu en 2009.

Les quatre textes (nouvelles + roman) s’inscrivent dans un univers commun, qui ressemble un peu à une fusion entre celui de la Culture de Iain M. Banks et celui de House of suns d’Alastair Reynolds (même si ce dernier roman est sorti en 2008, et qu’on peut se demander si Reynolds ne s’est pas inspiré d’Egan). L’auteur précise, sur son site, que Riding the crocodile se déroule environ 300 000 ans avant les événements d’Incandescence. Lire la suite

The doors of Eden – Adrian Tchaikovsky

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Les portes, oui, de l’Éden, huuuum, pas vraiment ! 

doors_of_eden_tchaikovskyThe doors of Eden est, au moment où je rédige ces lignes, le dernier roman en date d’Adrian Tchaikovsky… mais ça ne va pas durer. Si vous connaissez l’auteur et / ou suivez avec assiduité ce blog, vous avez pris la mesure de son impressionnante productivité, et vous vous doutez donc qu’il y a d’ores et déjà pléthore de sorties à venir dans le pipeline. De fait, sont prévues en 2021 (à ma connaissance) les suites de Chiens de guerre et de The expert system’s brother, plus un texte indépendant appelé One day all this will be yours. Ce qui nous conduit à peine en… mars. Autant dire qu’il y en aura probablement d’autres !

Nous en avons déjà parlé, mais Tchaikovsky suit deux tendances parallèles : en Fantasy, il est clairement aux avant-postes, exploitant surtout (mais pas seulement) ses sous-genres les plus novateurs, Arcanepunk (Fantasy industrielle, disons) et Gunpowder Fantasy ; tandis que tout au contraire, en SF, ses nombreuses novellas récentes montrent une forte tendance à revisiter à sa manière les sous-genres, thématiques et tropes science-fictifs, le plus souvent en rendant un hommage appuyé aux écrivains qui s’y sont le plus particulièrement illustrés (et même ses romans pleine taille n’échappent pas à des hommages explicites : on se souviendra notamment de ce que Dans la toile du temps doit à David Brin, entre autres). The doors of Eden relève de ce second cas : Tchaikovsky y revisite la thématique SF des mondes parallèles (j’invite ceux qui maîtrisent mal les différences entre Uchronie, mondes parallèles et Portal Fantasy à lire mon article -voire celui-ci, qui donne plus de détails sur la Portal / Crossworlds Fantasy- ou mon livre), forgeant au passage le point clef de son worldbuilding en fusionnant d’une façon démentielle les axes centraux de deux des meilleures nouvelles de Greg Egan et Hannu Rajaniemi (excusez du peu !), et allant plus loin dans cette thématique SF pourtant rebattue (mais étrangement à la mode ces derniers temps : cf le récent The space between worlds, le prochain Dean Koontz, etc) que la plupart des écrivains avant lui.

Avec un auteur de talent comme Adrian Tchaikovsky, on aurait pu s’attendre au meilleur, à un roman du calibre de Dans la toile du temps ou de son encore plus magistrale (si, si !) suite, Children of ruin ; hélas, le britannique livre une copie peu convaincante, lourdement influencée, sur bien des plans, par (entre autres) Charles Stross, balourde dans son message progressiste, peu convaincante dans ses explications pseudo-scientifiques, portée (ou pas) par des personnages aussi caricaturaux que peu crédibles, demandant parfois une suspension d’incrédulité un peu trop importante au lecteur (des Trilobites spatiaux SANS technologie, vraiment ?), quand il  ne sombre pas tout simplement dans le grotesque (Skavens Cyberpunks ou Lémuriens fascistes, entre autres). The doors of Eden suit hélas, en cela, la tendance de presque tous les textes récents de l’auteur, même si cela affectait jusqu’ici plus les courts que les longs : plus il produit, plus la qualité baisse. Reste quelques bons moments ou idées, comme nous allons le voir. Lire la suite

Sidewise in time – Murray Leinster

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L’oeuvre pionnière d’un génie méconnu de la SF

sidewise_in_timeMurray Leinster était le pseudonyme de William Fitzgerald Jenkins (1896-1975), écrivain américain de SF aujourd’hui quasiment inconnu du grand public (rien à voir avec Asimov, par exemple) mais pourtant très important dans l’histoire de la SF. En effet, outre son extraordinaire productivité (plus de 1500 nouvelles et articles, entre autres écrits), c’était aussi un incroyable visionnaire, crédité de l’invention, en science-fiction, des mondes parallèles (dans Sidewise in time, en… 1934 !), du traducteur universel (en 1945) et même d’un équivalent de l’internet, imaginé en… 1946 ! Leinster était donc extraordinairement en avance sur son temps, et d’autres écrivains, des séries télévisées et ainsi de suite lui doivent beaucoup.

En ce début septembre 2020, Orion publie, dans sa collection patrimoniale, sous le label Gateway (qui a, en SF, une démarche similaire à celle de Mnémos chez nous), un recueil des nouvelles les plus essentielles de Leinster. Je ne vais pas vous le présenter en totalité aujourd’hui (ça viendra sans doute plus tard, ou les textes les plus importants un par un, on verra), mais plutôt vous parler du texte éponyme, Sidewise in time, qui, au passage, a donné son nom au prix Sidewise qui, depuis 1995, récompense les meilleures uchronies (un prix forme courte, un forme longue) de l’année précédente. En effet, je suis en train de lire The doors of Eden d’Adrian Tchaikovsky (qui, par sa productivité, est -toutes proportions gardées- le Leinster de notre époque), qui parle également d’univers parallèles uchroniques, et j’ai voulu revenir aux origines de cette thématique. Et ce d’autant plus qu’aussi sidérant que cela puisse paraître, Sidewise in time, le texte fondateur du genre, n’a jamais été traduit ! (d’autres écrits de Leinster l’ont été, toutefois). Lire la suite

The house of Styx – Derek Künsken

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Un joyau du Planet Opera, et la clef de la géopolitique du Magicien quantique

house_of-styx_kunskenThe house of Styx est le nouveau (et troisième) roman de Derek Künsken. Il se déroule dans le même univers que Le magicien quantique, mais 250 ans auparavant. Il n’en constitue donc pas la suite (qui est The quantum garden), mais, comme ce dernier roman, a pour but (entre autres) de préciser la géopolitique jusqu’ici très floue de cet univers. En effet, dans Le magicien quantique, diverses nations interstellaires d’origine terrienne étaient évoquées (les Vénusiens, les Banques, etc), dont certaines avec des fondamentaux assez étonnants (comme la fleur de lys qui servait de symbole aux dits vénusiens), mais sans que l’auteur n’ait forcément le temps, dans un aussi petit roman, ni l’envie, d’entrer dans les détails, concentré qu’il était sur son Ocean’s Eleven de l’espace. Eh bien un des buts primordiaux de The house of Styx (premier tome d’un cycle, Venus Ascendant) est de réparer cette lacune, en vous en apprenant plus sur les Banques et surtout, surtout, sur les Vénusiens, puisque tout le roman se passe sur l’étoile du berger.

Ce premier aspect est déjà intéressant pour qui a aimé l’univers du Magicien quantique, mais The house of Styx a des arguments à faire valoir pour un public bien plus large que cela : en effet, c’est non seulement le meilleur Planet Opera consacré à Vénus jamais écrit, à mon sens (supérieur au roman du même nom de Ben Bova), mais je pense même sincèrement que c’est un des romans Planet Opera en général les plus importants écrits depuis la trilogie martienne de Kim Stanley Robinson. Et clairement, tout comme pour ce dernier cycle, lorsqu’on parlera de la colonisation de Vénus en SF, il y aura un avant et un après The house of Styx. Enfin, pour celles et ceux que Le magicien quantique ou Vénus laisseraient plutôt froids, la dernière production de Künsken a un autre argument de poids à faire valoir : il est exceptionnellement inclusif, puisqu’il comprend, excusez du peu, un personnage atteint du syndrome de Down, un second ayant un problème d’identité de genre, et un troisième gay. Bref, quelle que soit la raison qui soit susceptible de vous conduire à lire ce roman (en VO ou dans une éventuelle traduction), il y a peu de chances, je pense, d’être déçu, d’autant plus que les personnages très travaillés sont crédibles et attachants et que l’auteur répond de façon convaincante à bien des questions posées par son univers dans Le magicien quantique. Lire la suite

Red Moon – Kim Stanley Robinson

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KSR ne sera pas AUSSI adoubé maître du Planet Opera lunaire ! 

red_moon_ksrCette critique est initialement parue dans la version électronique du numéro 95 de Bifrost. Par contre, elle n’est que mentionnée (en deux phrases) à la fin du guide de lecture idéal lunaire de la version papier (pour une raison très simple : Red Moon n’étant pas précisément un bon roman, sur le registre lunaire ou en général, et la place dans la version imprimée du magazine étant drastiquement limitée, sa critique n’avait donc rien à faire dans une bibliothèque idéale consacrée au sujet).

Vous pouvez retrouver tous mes articles publiés dans le magazine sous ce tag. Lire la suite

The space between worlds – Micaiah Johnson

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Quand Sliders rencontre Mad Max / Elysium

space_between_worldsMicaiah Johnson est une autrice californienne qui, avec The space between worlds, mêle plusieurs tropes science-fictifs pour explorer des sujets très divers, de l’identité au destin en passant par les inégalités sociales. Son récit est régulièrement rythmé par de grosses révélations et autres coups de théâtre, plutôt bien écrit, souvent (mais pas toujours) immersif, le personnage principal crée une vraie empathie chez le lecteur, seulement voilà, je ne suis jamais tout à fait parvenu à entrer dans ce roman, ou alors de manière épisodique. La faute sans doute à un rythme / intérêt fluctuant, à un univers / une intrigue qui fait parfois très artificiel et n’est souvent pas assez expliqué, à une histoire d’amour qui fait un peu tache face aux thèmes sociaux développés, et, justement, au côté un peu brouillon de toutes les thématiques, qu’elles soient science-fictives ou pas. Ce n’est certainement pas une mauvaise lecture, on peut même dire que c’est un bon livre, mais on n’est, à mon sens, pas sur la claque annoncée par certains. Lire la suite

The relentless moon – Mary Robinette Kowal

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Laborieux

relentless_moonThe relentless moon est le troisième roman du cycle Lady astronaut, après le très bon (même si pas non plus dépourvu de défauts) The calculating stars (qui paraîtra en français dans la collection « Lunes d’encre », chez Denoël, le 7 octobre 2020, sous le titre -remarquablement peu inspiré- de Vers les étoiles) et le très nettement moins bon The fated sky. Sachez aussi que Pascal Godbillon vous proposera, quelques jours avant, la sortie d’un recueil, nommé Lady Astronaute, comprenant cinq des six textes courts actuellement rattachés au cycle, dont l’excellente nouvelle éponyme (le seul qui manque à l’appel est Articulated restraint, pourtant meilleur que la plupart de ceux présents dans l’ouvrage…). Enfin, remarquons que cette saga est loin d’être terminée, puisque plusieurs autres romans sont d’ores et déjà en chantier, dont (notamment) un qui décrira l’établissement de la base martienne (et sera donc la suite de The fated sky), et l’autre de la colonie… vénusienne (et celui là me fait clairement saliver d’avance, tant c’est un sujet à la fois rare en SF et que je trouve personnellement fascinant, tant les difficultés associées pulvérisent celles liées à la colonisation de la planète rouge).

Sur les quatre textes (deux longs, deux courts) du cycle que j’ai eu l’occasion de lire, trois se sont révélés extrêmement recommandables, mais pas le second roman. Toute la question était donc de savoir à quel niveau de qualité allait se situer The relentless moon. Si ce nouveau livre est meilleur que son prédécesseur, il ne l’est toutefois pas dans d’énormes proportions, et certainement pas au niveau de Vers les étoiles. Il souffre notamment terriblement d’un ton plat et d’un manque d’immersion jusqu’au début du dernier tiers, ainsi que de personnages ayant une intelligence à géométrie variable, une combinaison de facteurs qui a fait que j’ai trouvé le temps terriblement long et que les moments de plaisir, s’ils ont existé, ont finalement été à la fois rares et tardifs. Seuls les trente derniers % (et encore, sur certains plans seulement) ont été au niveau que j’attendais, la meilleure partie restant l’épilogue, fort savoureux (et qui constitue aussi un tout petit bout de suite directe du tome 2). Tout ça pour dire que Pascal Godbillon va avoir une décision à prendre en ce qui concerne la façon dont il va présenter le tome 1, vu que s’il prend le risque de traduire les tomes 2 et 3, la chute des ventes risque d’être conséquente, surtout étant donné le fait que nous sommes plusieurs à avoir déjà proposé nos critiques de leur VO. L’avenir le dira. Lire la suite

Stormblood – Jeremy Szal

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Altered Carbon + The Expanse + Starship Troopers = Stormblood

StormbloodJeremy Szal est un jeune écrivain (25 ans) australien, dont Stormblood est à la fois le premier roman et le tome inaugural d’un cycle appelé The Common. Il a d’ailleurs le défaut commun aux premiers pas de nombreux auteurs, qu’ils soient français, anglo-saxons ou autres, à savoir une trop grosse proximité avec les inspirateurs qui ont poussé ladite personne à se mettre à écrire elle aussi. À vrai dire, on est même sur un des pires cas de ce « syndrome » auquel j’ai eu affaire, tant sur de nombreux plans, ce bouquin est une copie carbone (c’est le cas de le dire…) du Carbone modifié de Richard Morgan : même personnage d’ex-supersoldat originaire d’une planète mêlant populations slaves et japonaises, même mélange de roman d’enquête noir et de SF, même brutalité des combats, etc. Sauf qu’ici, cette influence est mélangée avec une emphase sur la vie dans un astéroïde et sur une biotechnologie d’origine extraterrestre qui a un très fort parfum de The Expanse (les livres ou la série), et qu’un côté très militaire où on nous parle souvent d’armures de combat évoluées évoque le Starship troopers de Robert Heinlein (et non pas l’étron cinématographique qu’en a tiré Verhoeven). Sans compter d’autres influences sur lesquelles je vais garder le silence pour ne pas spoiler. Sur le plan de l’originalité, donc, on repassera.

Si les problèmes de ce roman se limitaient à un souci d’originalité, mais que le reste était convaincant, j’aurais pu être bien plus enthousiaste que je ne l’ai été. Mais il y en a d’autres, à commencer par une intrigue à la structure répétitive, des personnages au comportement parfois assez étonnant, une géopolitique floue et un côté technologique à la dichotomie carrément étrange. En fin de compte, les points qui m’ont le plus convaincu sont une partie du Worldbuilding (tout ce qui concerne Compass), le côté militaire (les flashbacks pendant la guerre des Reapers), tout ce qui concerne l’armement (très bien fait) et la description des combats (notamment le très long affrontement final). J’ai donné à Stormblood la note de 3 étoiles sur Goodreads parce que 2 me paraissait un brin exagéré, mais honnêtement, on est plus sur du 2.25 / 2.5 qu’autre chose. Malgré ce jugement quelque peu sévère, j’ai été assez convaincu pour donner sa chance au tome 2 quand il sortira, sans en faire une priorité et en espérant que Jeremy Szal aura amélioré certains pans de son écriture d’ici là. On espère aussi que l’illustration de couverture dudit tome 2 sera à la fois plus esthétique et surtout aura un rapport avec l’histoire, parce que là, c’est loin d’être évident. Mais bon, les goûts et les couleurs, hein… Lire la suite