Apophis Box – Mars 2022

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apophis_box_1L’Apophis Box est une série d’articles… n’ayant pas de concept. Enfin presque. Bâtie sur le modèle des « box » cadeau, vous y trouverez à chaque fois trois contenus / sujets en rapport avec la SFFF, qui peuvent être identiques ou différents entre eux, et qui peuvent être identiques ou différents de ceux abordés dans la box du mois précédent. Pas de règle, pas de contraintes, mais l’envie de créer du plaisir, voire un peu d’excitation, à l’idée de découvrir le contenu de la nouvelle Box. Celle-ci est dévoilée au mitan du mois. Le but étant aussi de me permettre de publier des contenus trop brefs pour faire l’objet d’un des types d’articles habituellement proposés sur ce blog ou dérogeant à sa ligne éditoriale standard, et bien sûr de pouvoir réagir à une actualité, à un débat, sans être contraint par un concept rigide.

Vous pouvez retrouver les Apophis Box précédentes via ce tag. Lire la suite

La promesse du sang – Brian McClellan – version Leha

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Enfin !

Le 25 mars 2022, les éditions Leha publieront à nouveau, après un premier faux départ en 2014 chez Panini, le tome inaugural (La promesse du sang) de la saga emblématique de la Fantasy à poudre, les Poudremages, réalisant ainsi le souhait des nombreux membres du fandom qui, tels votre serviteur, l’Ours Inculte ou bien des membres de la communauté Elbakin, ont milité, au cours des années, pour que la traduction de ce cycle soit reprise (et cette fois menée à terme). Espérons que cette sortie contribuera également à (enfin…) mieux faire connaître et surtout apprécier en France ce sous-genre récent (une dizaine d’années) de la Fantasy à monde secondaire, tant ses fondamentaux (époque d’inspiration, technologie) tranchent radicalement avec le médiéval-« fantastique » de la Fantasy à papa et apportent un vent de fraicheur bienvenu à ce genre littéraire dans son ensemble.

Mais l’originalité n’est pas la seule qualité des Poudremages, car cette trilogie en cumule bien d’autres, à commencer par d’excellents personnages, dont, évidemment, celui qui est représenté sur la magnifique couverture (on félicite d’ailleurs Leha d’avoir repris les illustrations de la VO), Tamas, sans oublier un système de magie unique, car basé sur l’utilisation de la… poudre ! Je ne vais pas m’étendre plus sur le sujet, car à ce stade, si vous ne jetez pas vos euros, Francs suisses, dollars canadiens, dinars et autres Francs CFA sur votre moniteur, je ne peux plus rien pour vous  😉 (et oui, au passage, 25 euros est un tarif plutôt onéreux pour un roman de cette taille, mais croyez-moi, il les vaut largement).

Celles et ceux, toutefois, qui voudraient en savoir (beaucoup) plus sur ce livre peuvent se référer à la critique très détaillée que j’ai écrite lorsque j’ai lu l’édition précédente. Je précise également que vous trouverez sur le Culte les chroniques du tome 2 et du tome 3, et aussi celles consacrées à la dizaine de nouvelles (très intéressantes, pour certaines) complétant ces romans ici et , plus celle d’une novella (ici) introduisant un personnage de la seconde trilogie se déroulant dans cet univers et mettant en scène certains protagonistes (survivants…) des Poudremages.

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Loin de la lumière des cieux – Tade Thompson

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Un roman qui porte (hélas…) bien son nom !

Le 16 mars 2022 sortira dans la collection Nouveaux millénaires, chez J’ai Lu, le roman (assez court, à peine 256 pages) Loin de la lumière des cieux, signé Tade Thompson, l’auteur, entre autres, des excellentes novellas du cycle Molly Southbourne (clic et clic), publié, lui, par le Bélial’. Ayant beaucoup apprécié ces dernières, c’est évidemment avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai lu Far from the light of heaven, la version originale de cette nouvelle sortie, quand elle est parue en novembre dernier. Tade Thompson qui fait de la SF spatiale, il y avait de quoi être séduit, pas vrai ? Inutile, donc, de dire que je suis tombé de très, très haut. L’auteur a voulu se lancer dans de la science-fiction classique en envoyant balader ses codes, et a voulu la mêler à un mystère en chambre close sans en maîtriser du tout les fondamentaux. Pire que ça, il a cru faire original alors que ce qu’il pensait être une déclinaison inédite et extrême de ce dernier domaine avait été faite en encore plus radical et en bien mieux avant lui, par Fritz Leiber, notamment. Et cerise sur le gâteau, si j’ose dire, à ce ratage sur les fondamentaux s’est ajouté un message idéologique plus que balourd. Bref, on est ici très loin de la qualité, de l’intelligence et de la subtilité manifestées par Thompson dans ses autres livres. Si vous souhaitez en savoir plus, ma critique complète de la VO est à votre disposition.

D’habitude, ce type de rappel de sortie en français est fait pour vous informer qu’un excellent bouquin que j’ai lu en VO est sur le point de paraître dans la langue de Molière, et donc de vous dire que vous ne perdrez ni votre temps, ni votre argent en en faisant l’acquisition. Vu le respect que j’avais jusqu’ici pour l’œuvre de Mr Thompson, il m’est donc pénible de dire que cette fois ci, nous sommes sur le cas inverse : il s’agit d’un achat clairement dispensable, et vous risquez bien plus d’être cruellement déçu(e) qu’autre chose. Après, les goûts et les couleurs… Mais bon, le camarade Feydrautha étant sur la même longueur d’onde que votre serviteur, je pense qu’on peut dire qu’il s’agit plus de défauts structurels que d’une simple question d’affinité personnelle. Mais pour nuancer, terminer sur une note d’espoir, et éviter la PLS à monsieur Eliroff, directeur de collection de Nouveaux Millénaires, souvenons-nous des mots éternels de Gilles Dumay : « Quand Feydrautha et Apophis détestent, on peut être sûrs que le grand public va adorer ! ».

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