Taltos – Steven Brust

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De retour sur les bons rails ! 

TaltosTaltos est le quatrième des quinze romans du cycle Vlad Taltos parus à ce jour, après Jhereg, Yendi et Teckla. Les plus astucieuses et malins d’entre vous auront remarqué qu’alors que ces trois là portaient le nom de maisons nobles de cet univers, ce nouveau livre arbore, lui, celui du protagoniste. Jusqu’ici, j’ai adoré Jhereg, trouvé Yendi très sympathique mais eu beaucoup plus de mal avec Teckla. Toute la question était donc de savoir si cette suite allait me plaire… ou pas. Et la réponse est « oui » !

Avec cette lecture, se conclut la partie du cycle qui a été traduite en français par Mnémos (puis reprise par FolioSF). En effet, le roman Les gardes Phénix se déroule dans le même monde, mais ne fait pas partie de la saga Vlad Taltos. On espère que la maison d’édition lui redonnera une deuxième chance, par exemple via une de ces luxueuses intégrales dont elle a le secret (et qui sont vraiment très bien réalisées, l’objet-livre valant le détour et l’investissement, le plus souvent). Je vous incite, en attendant, à vous procurer les exemplaires Mnémos ou Folio qui sont encore disponibles, car il s’agit vraiment d’un cycle à l’écriture très agréable, aux personnages inoubliables et à l’univers étonnant (et aux romans pouvant se lire de façon indépendante, c’est également à souligner). Pour ceux qui se posent la question, je vais continuer en anglais, mais il est très probable que seul le tome 5 sera chroniqué en 2020, à cause d’un programme très chargé en matière de sorties VO et de la volonté d’achever d’abord des sagas plus prioritaires. Lire la suite

Shiang – Conn Iggulden

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Toujours aussi agréable

ShiangShiang est le second livre de la trilogie Les prodiges de l’empire, après Darien, qui m’avait laissé une impression franchement bonne. On peut d’ailleurs remarquer que Bragelonne propose un rythme de parution française très vigoureux, puisque ce tome 2 débarque moins de six mois après son prédécesseur, et que le tome 3 est annoncé le 12 février 2020. L’intégralité du cycle aura donc été publiée en moins d’un an.

Comme son nom l’indique, ce deuxième roman laisse une large place à la cité de Shiang, celle dont on est originaire Tellius, un des protagonistes du tome 1. Rassurez-vous, cependant, passé un certain point, l’action va à nouveau se dérouler à Darien, et remettre en jeu (à partir du second quart) certains personnages que vous connaissez déjà (même si parmi eux, Tellius se taille très, très largement la part du lion, les autres faisant office de figurants).

Finalement, Shiang m’a laissé une impression au moins aussi bonne que Darien, que ce soit en terme de souffle épique, de qualité d’écriture (c’est extrêmement fluide et prenant, à défaut de sortir toutes les deux phrases des effets de manche de m’as-tu-lu) et d’immersion. Ce cycle me fait un peu le même genre d’impression (bien que pour des raisons différentes) que celui de Vlad Taltos, à savoir une respiration bienvenue entre deux livres exigeants, compliqués, ennuyeux, au style lourd, ou tout ça à la fois. Vivement Le saint des lames ! Lire la suite

Made things – Adrian Tchaikovsky

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Ce n’est certes pas un chef-d’oeuvre, mais c’est très loin d’être dénué d’intérêt !

made_thingsSi vous ne connaissez de l’oeuvre d’Adrian Tchaikovsky que le peu qui en a été traduit (pour le moment) en français, c’est-à-dire Dans la toile du temps et Chiens de guerre, vous pourriez facilement croire qu’il s’agit essentiellement d’un auteur de SF. Et pourtant, celle-ci est minoritaire dans sa bibliographie, puisque sur vingt-quatre romans ou novellas, dix-sept relèvent… de la Fantasy, dont Made things, dont je vais vous parler aujourd’hui, et qui est le quatrième livre de l’auteur publié en VO en 2019 (plus un en VF !), après (dans l’ordre de parution) Cage of soulsChildren of ruin (la suite de Dans la toile du temps) et Walking to Aldebaran. Une productivité telle que nous sommes désormais un certain nombre à affubler l’auteur du gentil sobriquet de « Stakhanovsky »  😀

Bien sûr, une telle frénésie ne peut être sans conséquences, et fatalement, certains textes seront moins aboutis, réussis ou plus dispensables que d’autres. Si Cage of souls relevait, pour moi, de cette catégorie, je ne classerais pourtant pas tout à fait Made things dans la même. Tout simplement parce qu’à mon sens, comme je vais vous l’expliquer, l’intention sous-jacente est différente. Et qu’un auteur (Tchaikovsky ou n’importe quel autre) n’est pas « condamné » à ne produire que des chefs-d’oeuvre, ayant aussi le droit d’écrire des bouquins pour se faire plaisir et / ou qui n’ont pas l’ambition d’obtenir un prix quelconque. Sans compter le fait que mes attentes ne sont pas les mêmes pour une novella comme Made Things et un roman pleine taille comme Cage of souls. Lire la suite

The Black Hawks – David Wragg

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Surprenant

black_hawks_wraggAvant d’entamer une longue série de lectures SF (ou plus généralement non-Fantasy), je vais vous parler aujourd’hui de The Black Hawks, qui est à la fois le premier roman de l’auteur britannique David Wragg ainsi que le tome inaugural d’un cycle appelé Articles of faith. Mais pour vous parler de ce livre, il me faut vous expliquer de quelle manière je choisis mes futures lectures, ou plutôt la façon dont je fais le tri entre ce que je considère comme prioritaire et ce que je remets à plus tard (et ceux qui suivent le blog depuis longtemps savent que parfois, « plus tard » peut signifier plusieurs années). À la lecture du résumé (hop ; attention toutefois, je trouve qu’il en dévoile beaucoup), j’ai été interpellé par autant de points positifs que négatifs, les premiers venant surtout de la comparaison avec Abercrombie et Lynch, les seconds étant constitués par la mention d’un « morveux de prince » et d’un énième ersatz de La Compagnie Noire. J’étais donc prêt à repousser cette lecture aux calendes grecques quand j’ai vu qu’Ed « Blackwing » McDonald en avait écrit une critique franchement positive sur Goodreads. J’ai donc entamé cette lecture peu après la sortie du roman.

Au final, si je n’en ressors pas aussi convaincu que lui, et si cette lecture ne sera pas parmi mes plus marquantes en Fantasy cette année, elle ne s’est pour autant révélée ni désagréable, ni catastrophique, et en tout cas, elle a eu le mérite de s’avérer constamment surprenante. Il faut dire que la quatrième donne du bouquin une image relativement distordue, qui ne correspond pas vraiment à sa réalité. De plus, ça tient bien moins de la Compagnie Noire que d’une Fantasy politico-religieuse (certes Dark), et si les premières dizaines de pages m’ont presque conduit à abandonner l’ouvrage, la suite s’est avérée plus intéressante, et la fin assez étonnante m’a convaincu de lire la suite quand elle sortira. Et puis j’ai apprécié d’être constamment pris à contre-pied, chaque changement de cap du scénario s’avérant soit imprévisible, soit faussement prévisible, ce qui est presque plus intéressant. Bref, ce n’est pas un chef-d’oeuvre, c’est une (Low) Fantasy classique qui ne révolutionnera pas le genre, ni en terme taxonomique, ni via un worldbuilding qui se contente de faire le job et un magicbuilding totalement absent, mais si vous êtes à court de romans cultes en Fantasy, celui-ci n’est pas un mauvais candidat en tant que prochaine lecture potentielle. Lire la suite

Teckla – Steven Brust

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Plus profond, mais pas vraiment passionnant !

teckla_brustTeckla est le troisième des quinze romans du cycle Vlad Taltos parus à ce jour, après Jhereg et Yendi. Si j’ai adoré ces deux derniers, j’ai en revanche eu beaucoup plus de mal avec ce tome 3. J’y ai trouvé du positif (un approfondissement -spectaculaire- de la psychologie du protagoniste) mais aussi, hélas, beaucoup de négatif, comme je vais vous l’expliquer. Pas de quoi m’empêcher de lire la suite (qui, d’après son résumé, a l’air de repartir sur des bases plus saines), mais certainement de quoi me décevoir, parce que les romans de cette saga constituent pour moi, du fait de leur brièveté, de la fluidité de l’écriture et de l’humour omniprésent (alors que nous sommes dans un contexte de Fantasy très sombre), une respiration bienvenue entre deux livres exigeants, longs ou les deux à la fois. Donc autant dire que je n’avais pas vraiment envie de me prendre la tête avec des questionnements conjugaux et politico-sociétaux. Après, bien sûr, tout dépendra de vos attentes, certains ont autant aimé ce troisième tome que ses deux prédécesseurs.

D’ailleurs, je pense que c’est la première fois que je traîne autant des pieds pour rédiger une critique, on doit être sur un record, là : d’habitude, c’est plié dans les 24-48 h après avoir fini le bouquin, mais là, ça doit faire 5 jours, facile. Autant de retard qu’une femme enceinte, qu’on vous dit. Lire la suite

The bone ships – R.J. Barker

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Ursula Le Guin (revue façon Dark Fantasy) + Patrick O’Brian = R.J. Barker !

bone_ships_barkerR.J. Barker est un auteur britannique, dont les deux premiers tomes de la trilogie Le royaume blessé ont été traduits en France par Bragelonne au moment où je rédige ces lignes (il faudra d’ailleurs que je me décide à lire le premier, mais ceci est un autre problème). The bone ships est son tout nouveau roman, et débute un cycle différent, appelé The Tide Child (du nom du navire qui est au centre de l’intrigue). Il s’inscrit dans une récente tendance, consistant, depuis la mort d’Ursula Le Guin, à proposer des univers de Fantasy inspirés par ou ressemblant à tel ou tel point de la saga Terremer, mais généralement avec une atmosphère très différente de celle des livres de l’autrice. J’aurai d’ailleurs l’occasion, en début d’année prochaine, de vous présenter un autre roman relevant de cette tendance émergente. Mais nous en reparlerons en temps et en heure. Pour l’occasion, j’ai créé un tag, Fantasy Le Guin-ienne, pour centraliser les romans plus ou moins inspirés par l’autrice (ou ressemblant en tout cas à son oeuvre), récents ou pas.

Mais revenons à nos moutons : si la ressemblance avec Terremer, qu’elle soit voulue ou fortuite, est incontestable, ce n’est pas la seule qui doit retenir l’attention. Car plusieurs éléments pointent aussi fortement vers Patrick O’Brian (R.J. Barker le citant d’ailleurs dans les remerciements), l’auteur de la saga de romans Historiques consacrés au personnage de Jack Aubrey (joué au cinéma par Russell Crowe dans le magistral film Master & Commander), depuis le surnom d’un des deux protagonistes jusqu’à l’ambiance, qu’elle concerne la vie quotidienne à bord d’un navire de guerre ou celle des combats. Mais je m’aperçois que j’ai presque oublié de vous mentionner un « détail » essentiel : si l’univers a un parfum Le Guin-ien, le traitement qui lui est appliqué est en revanche Dark Fantasy, et si nos héros sont à la barre d’un navire, celui-ci est fait… d’os de dragons des mers ! Inutile donc de vous dire que nous avons un worldbuilding qui, outre le fait qu’il soit très soigné, « claque » carrément, a une « gueule » terrible. Moorcockienne, presque. De ce point de vue là, le roman de Barker est donc une spectaculaire réussite. Toutefois, si je prends toutes les composantes de ce livre, il m’a manqué un petit quelque chose pour passer d’une bonne, voire très bonne impression d’ensemble, à un des romans « cultes » qui ont donné son nom à ce blog. Néanmoins, si vous êtes comme moi, et regrettez que la Fantasy maritime soit marginale, et / ou que vous souhaitiez voir un traitement Dark Fantasy de l’oeuvre phare (en Fantasy, du moins) d’Ursula Le Guin, voilà une lecture hautement recommandable ! Lire la suite

A little hatred – Joe Abercrombie

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Des évolutions d’un côté, de la stagnation de l’autre

a_little_hatred_abercrombieA little hatred est le tout nouveau roman de Joe Abercrombie, le premier d’une seconde trilogie (The age of madness) prenant place dans l’univers de la Première Loi et se déroulant 15 ans après la fin de Pays rouge (le plus avancé, dans la chronologie interne de ce contexte, des trois stand-alone faisant suite au cycle initial) et 28 après celle de Dernier Combat, le tome 3 dudit cycle. Les tomes 2 et 3 de cette seconde trilogie s’appelleront The trouble with peace et The beautiful machine, et sortiront respectivement en 2020 et 2021.

Bien que ce tome 1 puisse se lire sans avoir lu aucun des autres romans, ou bien seulement certains d’entre eux (moi-même, je n’ai pour l’instant lu aucun des stand-alone), le lecteur y perdra, car des tas de références à des événements ou des personnages passés vont lui échapper. Ce qui n’est d’ailleurs pas systématiquement un mal : en effet, il y a à un moment une grosse « révélation » concernant deux des personnages, qui ne pourra surprendre que quelqu’un qui n’a pas lu Dernier combat, mais que quelqu’un qui l’a fait connaîtra dès que l’auteur parlera de la relation les liant. Tout compte fait, je pense toutefois important d’avoir lu au moins la première trilogie avant de se lancer dans ce nouveau roman.

Et justement, comment se positionne ce début de cycle par rapport à son prédécesseur ? La réponse est assez dichotomique : d’un côté, il y a des évolutions aussi visibles que spectaculaires (en terme de rythme, de présence rapide de sexe et de violents combats, et de niveau technologique, notamment), mais de l’autre, fondamentalement Abercrombie nous rejoue quasiment la même partition, une génération plus tard dans la chronologie interne de cet univers. Sans compter un humour et de savoureux dialogues assez significativement moins présents. Toutefois, on apprécie de retrouver certains anciens personnages ou leurs descendants. Au final, si le bilan est mitigé, le bouquin reste agréable à lire et de qualité, et j’ai hâte de lire la suite, même si je placerais peut-être mes espoirs un niveau plus bas la prochaine fois.  Lire la suite

Yendi – Steven Brust

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Toujours aussi drôle ET sanglant

yendi_brustYendi est le deuxième des quinze (!) romans parus à ce jour consacrés à Vlad Taltos, et c’est aussi un prélude au précédent, Jhereg. La quatrième de couverture nous précise que chacun des livres de ce cycle peut se lire de façon indépendante, et du fait de son statut d’antépisode, cela n’a jamais été aussi vrai que pour celui-ci. D’ailleurs, l’auteur rappelle de façon succincte mais efficace les bases de son univers, même si c’est fait de manière bien moins détaillée que dans Jhereg. Vous pouvez donc lire ce bouquin de trois façons différentes : isolé, après Jhereg, ou avant (même si personnellement, je pense que lire ces romans dans leur ordre de parution reste la chose à faire).

Au final, et même si Steven Brust a déclaré que, de tous ses livres, c’était celui qu’il aimait le moins, de mon côté j’ai encore une fois bien apprécié ma lecture, et ce même si elle n’est pas tout à fait dépourvue, en effet, de défauts. Outre l’humour, l’aspect Dark Fantasy très méticuleux (j’y reviendrai), un univers et des personnages secondaires fascinants et l’écriture fluide et agréable, j’apprécie réellement de me plonger dans ces petits bouquins (autour de 300 pages en version poche), qui se lisent sans effort, car cela a le double mérite de me rappeler les Presse Pocket de mon adolescence et de me reposer des pavés qui se doublent d’un gouffre à capacité d’attention (que j’ai de moins en moins, ah, le naufrage de la quarantaine…). Bref, je signe à nouveau pour le tome 3 (que j’ai d’ores et déjà acquis, de toute façon, ainsi que le 4) sans problème ! Lire la suite

Dernier combat – Joe Abercrombie

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Un final étourdissant

dernier_combat_abercrombieDernier combat (connu sous le titre Dernière querelle dans son édition Pygmalion, ce qui est d’ailleurs une très mauvaise traduction du terme anglais argument -le titre original est Last argument of kings-, puisque l’auteur emploie ce mot dans le contexte de la locution Ultima ratio regum que Louis XIV faisait graver sur ses canons -le sens étant que la force est le dernier argument des rois-) est le dernier volume de la trilogie La première loi, mais c’est pourtant très loin d’être l’ultime livre se déroulant dans cet univers. Outre trois romans indépendants (dans l’ordre de la chronologie interne de cet univers, Servir froid, Les héros et Pays rouge) et un recueil de nouvelles (Double tranchant) qui se déroulent après sa fin, Joe Abercrombie est sur le point de faire paraître, au moment où je rédige ces lignes, le premier tome (A little hatred) d’une nouvelle trilogie, The age of madness, se déroulant 15 ans après la fin de Pays rouge et 28 après celle de Dernier Combat. Nous en reparlerons en fin de mois, évidemment. Signalons, pour être tout à fait complet, que les tomes 2 et 3 de cette seconde trilogie s’appelleront The trouble with peace et The beautiful machine.

Dans ma critique de Premier Sang, je disais ne pas trop comprendre pourquoi on plaçait Abercrombie sur le même plan que Cook ou Martin en matière de Dark Fantasy. Certes, je louais la qualité du style et des personnages, mais en terme de rythme et de world-/magic-building, ça restait trop léger pour moi. Dans celle de Haut et court, je concluais que ce tome 2 était largement supérieur à Premier sang, en gardant les qualités tout en gommant majoritairement ses défauts (notamment en terme de rythme ou de présence d’action). Ayant maintenant achevé la trilogie, je peux dire que oui, Joe Abercrombie mérite pleinement et incontestablement sa place au panthéon du Grimdark. Car ce tome 3 est magistral, offrant de l’action non-stop, pouvant servir à définir ce que doit être un anti-héros en Dark Fantasy et atteignant des sommets en matière d’écriture de dialogues ou de rebondissements, notamment concernant Jezal et peut-être surtout Glotka. Je ne suis donc que plus impatient de connaître la suite ! Lire la suite

We are the dead – Mike Shackle

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Grim, grim, supergrim ! *

* comme aurait pu le dire le staff de Ruby Rhod.

we_are_the_deadMike Shackle est un auteur britannique vivant actuellement à Vancouver. We are the dead est son premier roman, ainsi que le tome inaugural d’un cycle appelé The last war. Alors que la tendance Hopepunk (SFF optimiste conçue comme une réponse au Grimdark) prend de plus en plus d’ampleur, Shackle va dans le sens opposé, proposant un bouquin qui ferait passer Le trône de fer pour une novélisation des Bisounours. En clair, il s’agit d’une Dark Fantasy extrême dans sa chronique sans concessions de ce qui arrive quand un pays est vaincu et livré à la cruauté et à la rapacité de ses ennemis jurés. D’ailleurs, un des Grands Maîtres du genre ne s’y est pas trompé ; voilà ce qu’en dit Glen Cook en personne : « Le meilleur livre que j’ai lu depuis des années. Erikson, Martin et Rothfuss vont devoir faire de la place au bar. Un joyau. » Pour ma part, je vous dirais que pour l’instant, c’est le meilleur roman de Fantasy que j’ai lu en 2019, avec The rage of dragons. Mais je vous conseillerai aussi, si vous lisez l’anglais, de bien être conscient de ce dans quoi vous vous engagez, car c’est vraiment un bouquin sans concessions (ou presque). Lire la suite