Vers les étoiles / Lady Astronaute – Mary Robinette Kowal

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Conquête spatiale, conquête des droits

vers_les_étoiles_kowalDans trois semaines, le 7 octobre 2020, sortira Vers les étoiles de Mary Robinette Kowal, premier roman du cycle Lady Astronaute (ce que ne précise pas la quatrième de couverture, apparemment, et ce même si ce livre peut tout à fait se lire de façon isolée : on rappellera d’ailleurs que ses deux suites, The fated sky et le récent The relentless moon, ne sont pas, de mon point de vue, à la hauteur de cette très bonne ouverture de cycle). Anecdote aussi cocasse que sidérante, un autre roman, émanant d’un auteur différent (Brandon Sanderson) et sortant chez un éditeur concurrent, sera publié le même jour et sous le même titre, Vers les étoiles !

Rappelons également que le premier octobre, sortira un recueil de cinq nouvelles, Lady Astronaute, situé dans le même univers (et mentionnant cette fois l’existence du cycle) et comprenant le texte éponyme, couronné par le prix Hugo. Et d’ailleurs, Vers les étoiles a réalisé un sans-faute, puisqu’il a obtenu, excusez du peu, le prix Hugo, le Locus, le Nebula et le prix Sidewise dont nous discutions récemment sur ce blog.

Ce n’est pas le premier roman à nous arriver en provenance du monde anglo-saxon bardé de prix et auréolé d’une réputation flatteuse, et certaines fois, les désillusions sont cruelles, tant les attentes du public français et celui des USA ou d’Angleterre sont parfois différentes. Rien de tel ici : même s’il a quelques défauts, Vers les étoiles reste (contrairement, à des degrés divers, à ses deux premières suites) un livre de grande qualité et parfaitement recommandable. Lire la suite

Eriophora – Peter Watts

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LA sortie SF de l’année ! 

eriophoraLe 17 septembre 2020, paraîtra ce que je considère être la sortie SF (en VF) de l’année, à savoir le (pas si court) roman Eriophora de Peter Watts. J’attire votre attention sur le fait que s’il est édité par le Belial’, il n’appartient pas, pour autant, à la collection Une heure-lumière, en raison de sa taille (224 pages), de l’illustrateur de la couverture (qui est Manchu et pas Aurélien Police, artiste attitré d’UHL) et de la présence d’illustrations intérieures, signées, elles, par Cédric Bucaille.

J’ai, pour ma part, lu ce texte en anglais, sous le titre The freeze-frame revolution, le jour de sa sortie (le 29 mai 2018), et j’en suis sorti impressionné par la combinaison de SF à grand spectacle / forte ambition, d’une excellente intrigue, de solides personnages et surtout par la façon dont Watts avait rendu un livre de Hard SF (non, ne fuyez pas…) aussi accessible à tout le monde. Je ne peux donc que vivement vous conseiller de vous jeter sur Eriophora quand il sortira, car c’est ce genre de science-fiction de l’extrême, brassant les millions d’années et les centaines de milliers d’années-lumière, que je promeus depuis les débuts de ce blog et que j’aimerais lire bien plus souvent en français.

Pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir plus, ma critique de la VO est à votre disposition. Si vous ne souhaitez pas la lire en intégralité, j’en reproduis ici la conclusion : ce roman (pas si) court se place dans le même univers que les trois nouvelles jusqu’ici disponibles en français consacrées au vaisseau Eriophora (recueil Au-delà du gouffre, édité par le Belial’), mais peut sans problème être lu même par quelqu’un qui n’en a aucune connaissance. Il s’agit d’une Hard SF atypique, à la fois par rapport à la production habituelle de Watts et par rapport aux standards du genre, dans la manière qu’elle a, sans négliger la technologie ou le Sense of wonder, de mettre au centre du livre les personnages et surtout une excellente intrigue. Elle sera donc lisible même par quelqu’un qui ne lit pas ou même n’aime pas d’habitude ce sous-genre, un peu dans la veine de la « Light Hard-SF » proposée ces dernières années par Greg Egan. On peut même dire que quelque part, The freeze-frame revolution est un peu le Cérès et Vesta de Watts. Quoi qu’il en soit, que vous soyez expert ou novice en Hard SF, voilà un texte hautement recommandable, qui prouve que le canadien reste sans conteste un des grands auteurs de ce sous-genre.

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Vigilance – Robert J. Bennett

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Une des sorties de l’année ! 

vigilance_bennett_VFLe 27 août 2020, en plus des Agents de Dreamland dont je vous parlais hier, sortira dans la collection Une heure-lumière du Belial’ une longue novella (ou un roman pas si court, c’est comme vous voulez) signée Robert Jackson Bennett (qui est également l’auteur du très bon American Elsewhere et de l’excellent Foundryside), Vigilance. Si le texte de Kiernan est de très bonne qualité, celui de Bennett joue en revanche dans une tout autre catégorie, et se placera à mon sens parmi les sorties les plus marquantes de cette année 2020 (et quelle couverture d’Aurélien Police, simple mais élégante et résumant très efficacement en une image un des axes centraux du livre !).

J’ai, pour ma part, lu ce roman court à sa sortie en anglais, début 2019, et j’avais été frappé par sa qualité hors-norme. Vous pouvez retrouver ma critique complète sur cette page, mais, pour ceux qui en veulent un rapide résumé, voici quelle en était la conclusion : dans cette SF dystopique d’une grande habileté, profondeur et intelligence, Robert Jackson Bennett montre les dérives des médias, du surarmement des civils, de l’auto-défense et de l’informatisation à outrance lorsqu’une émission de télé-réalité organisant des tueries de masse contrôlées accouche d’un monstre. Pratiquement parfait de sa première à sa dernière ligne, Vigilance montre que cette dernière est de mise afin que l’Amérique ne forge pas elle-même l’arme qui va l’abattre. Bref, un texte salutaire et indispensable, sans nul doute une des sorties de l’année, et qui prouve que Bennett est aussi à l’aise dans la forme (pas si) courte que dans la longue qui a, d’habitude, sa préférence.

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Les agents de Dreamland – Caitlin R. Kiernan

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La crème des Lovecrafteries du XXIe siècle ! 

Les_agents_de_DreamlandLe 27 août 2020, sortira (entre autres, mais nous aurons l’occasion d’en reparler) dans la collection Une heure-lumière du Belial’ Les agents de Dreamland de Caitlin R. Kiernan, autrice d’exception dont S.T. Joshi en personne (LE spécialiste de Lovecraft) a comparé le style avec ceux de Dunsany et Ligotti, excusez du peu ! Il s’agit du premier volet d’un cycle de novellas appelé Tinfoil dossier, dont le troisième (le second étant Black helicopters), The Tindalos asset, sortira en VO (et sera chroniqué sur ce blog) en octobre. Sachez aussi qu’une nouvelle présente dans Bifrost 99, sur le point de paraître, est également liée à ce texte, mais de cela aussi, je vous reparlerai d’ici quelques jours.

J’ai, pour ma part, lu Les agents de Dreamland en anglais à sa sortie, il y a deux ans et demi, et pour ceux qui ne voudraient pas lire ma critique complète, j’en reproduis ici sa conclusion : ce texte néo-Lovecraftien exploite certes un classique, mais s’éloigne toutefois des sentiers les plus fréquentés pour employer un pan de la mystique du génie de Providence finalement un peu négligé. Mêlant roman noir, ufologie, Histoire secrète et créatures du Maître, cette redoutable Novella en impose, dans un style nettement plus hardcore que La quête onirique de Vellitt Boe, par exemple, et qui est plus là pour faire de l’Horreur cosmique que pour mettre absolument au premier plan la personne de couleur (La ballade de Black Tom) ou la femme (Vellitt Boe ; et ce même si cette dernière est largement mise en avant ici). La narration est à la fois complexe et exigeante, adoptant trois points de vue et se baladant sur un intervalle temporel de plus d’un siècle, mais récompensera celui qui aura fait l’effort d’aller jusqu’au bout. S’il est lisible par tous, y compris le néophyte en Lovecrafteries, ce texte ne prendra toute sa pleine saveur que pour quelqu’un qui connaît la nouvelle de Lovecraft sur laquelle il est basé (dont je ne vais évidemment pas parler, même si les indices sont précoces et gros comme des immeubles). En tout cas, j’ai certes passé un moment glaçant, mais que je ne regrette absolument pas.

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La guerre du pavot – R.F. Kuang

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Un fond pertinent, une forme qui ne l’est pas du tout

guerre_du_pavot_kuangD’habitude, quand je vous fais ce genre de rappel de sortie de romans que j’ai déjà eu l’occasion de lire en VO, le but premier est de vous dire « attention, je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais à telle date sort un super roman, que je vous conseille vivement ». Eh bien dans le cas de La guerre du pavot de R.F. Kuang, que j’ai pour ma part lu en anglais sous le titre The poppy war et qui sort (théoriquement, vu que la date a déjà été repoussée au moins deux fois, si j’ai bien tout suivi) le 1er juillet, je vous conseille surtout de lire la critique très détaillée que j’ai consacrée à la VO, histoire de bien comprendre dans quoi vous allez vous engager et dans quoi vous allez investir vos vingt-quatre euros. D’une façon plus générale, entre ce titre et l’épouvantable Sandremonde chroniqué (ou plutôt atomisé) par le camarade Cid Vicious dans le dernier Bifrost, je ne peux m’empêcher de remarquer que pour l’instant, le virage vers la Fantasy pris par la collection Exofictions n’est, en restant charitable, pas franchement convaincant.

Pour celles et ceux d’entre vous qui ne veulent pas lire la critique complète de la VO et souhaitent un résumé rapide, voilà quelle était la conclusion de cette dernière : ce roman, le premier de son autrice et le tome inaugural d’une trilogie, a pour ambition, via une allégorie dans un monde secondaire, de dénoncer les crimes de guerre (génocide, viol, utilisation d’armes bactériologiques et chimiques, femmes de réconfort, expérimentations humaines, etc) de l’armée japonaise dans les années trente-quarante, tout en mêlant cela à du Shamanisme, un monastère d’arts martiaux et à la façon dont un dictateur « naît ». Noble ambition, hélas lourdement gâchée par un propos qui tarde terriblement à être nuancé (il faut attendre la toute fin du livre) et frôle de fait la propagande anti-japonaise, par une manipulation de l’Histoire pas forcément très pertinente (on met sur le dos des pseudo-japonais l’introduction en Chine de l’opium, dont ils ne sont pas responsables dans notre Histoire) sur un plan éthique pour une Historienne de formation, et, sur un plan bassement matériel, par une construction schizophrène qui alterne une première moitié relevant du roman d’apprentissage sur un ton quasi-Young adult (et qui plus est, lourdement pompée sur Le nom du vent) et une seconde qui donne dans une Fantasy historico-militaire hardcore et hyper-grimdark (à tel point que Kuang elle-même déconseille la lecture de son bouquin à certaines personnes !). Et c’est là que résidera le souci pour la majorité des lecteurs : trop ceci pendant une moitié du roman et pas assez cela pendant l’autre, ou inversement pour d’autres types de lecteurs, cette oeuvre a hélas des chances de finir par laisser tout le monde sur le bord de la route. Et ceci malgré un bon accueil dans le lectorat anglo-saxon qui, comme on le sait, n’a pas forcément les mêmes attentes que celui de l’Hexagone. On conseillera aux gens intéressés par le sujet des exactions japonaises, mais qui cherchent quelque chose de plus solide sur le plan littéraire et de plus nuancé dans la façon de traiter un thème délicat sans stigmatiser, de se tourner vers L’homme qui mit fin à l’Histoire de Ken Liu, autrement plus pertinent. Bref, pour moi, si le fond (la dénonciation des crimes de guerre) est pertinent, la forme ne l’est pas, ne poussant jamais les curseurs au bon endroit ou quasiment.

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La survie de Molly Southbourne – Tade Thompson

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Une digne suite (mais néanmoins antithèse) de son prédécesseur

survie_southbourne_VFLe 11 juin 2020, paraîtra chez le Belial’ La survie de Molly Southbourne de Tade Thompson, la suite de l’excellent Les meurtres de Molly Southbourne. On peut d’ailleurs remarquer que c’est la première fois qu’un livre de la collection Une heure-lumière constitue la continuation d’un autre, et il convient d’insister sur le fait que la lecture des Meurtres est indispensable pour comprendre quelque chose à cette nouvelle sortie.

Vous connaissez la chanson, j’ai, pour ma part, lu ce court roman à sa sortie en VO, en juillet 2019. Ma critique complète est disponible sur cette page, mais en résumé, voilà ce que j’en avais pensé : cette seconde novella consacrée à Molly Southbourne prend, sur quasiment chaque plan, le contre-pied de la première, que ce soit sur celui de la structure, de l’attitude du personnage (on passe du refus à l’acceptation), de son comportement, passant d’un suivi rigide de règles absolues à une anarchie totale ou presque, et ainsi de suite. Plus encore que le premier texte, celui-ci montre une identité en construction, celle d’un imposteur qui apprend à être ce qu’il est (molly devenant Molly), tout simplement, celle d’une personne qui refuse les Règles qu’on a imposées au fer rouge dans l’esprit de sa « génitrice » et établit les siennes, en totale opposition. Sur un plan plus bassement matériel, on en apprend (un peu…) plus sur le monde dans lequel se déroule ce cycle et sur les bases scientifiques du pouvoir de Molly, et si le récit est globalement prenant et de très bonne qualité, il faut bien avouer que les quarante premiers %, en gros, sont un peu poussifs. Le reste, par contre, rebat les cartes, change tous les paradigmes, mettant en place le décor pour une troisième novella qui s’annonce passionnante. Bref, même sans l’effet de surprise dont bénéficiaient Les  Meurtres de Molly Southbourne, Tade Thompson signe un texte de grande qualité, un digne successeur (mais néanmoins antithèse) de son prédécesseur.

Si vous souhaitez soutenir l’éditeur en ces temps difficiles, vous pouvez effectuer votre achat via ce lien. Si vous souhaitez soutenir le Belial’ et le Culte, les liens affiliés Amazon suivants sont à votre disposition, n’entraînant pas de frais supplémentaires pour vous (merci d’avance !) : Acheter en version papier /

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La chute du corbeau – Ed McDonald

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Grimdark, certes, mais avec du cœur

blacwing_t3_vfLe 15 avril 2020, sortira la version électronique du troisième et dernier tome du cycle Blackwing, La chute du corbeau. La version papier, qui aurait évidemment dû sortir en même temps est, d’après les informations dont je dispose, pour l’instant prévue pour le 12 août, même si, crise sanitaire oblige, toute date est, à ce stade, hautement spéculative. C’est donc peut-être l’occasion, pour celles et ceux d’entre vous qui hésitaient encore à le faire, de se mettre à la lecture en version électronique, qui n’a que des avantages par rapport à sa contrepartie physique (à commencer par un prix et un encombrement moindres).

J’ai, pour ma part, lu ce roman en anglais (vous pouvez retrouver ma critique complète sur cette page), et voici, en résumé, ce que j’en avais pensé : troisième et dernier tome du cycle BlackwingLa chute du corbeau en constitue une digne conclusion, tout en ouvrant la porte à ces possibles futurs romans se déroulant dans le même monde mais avec un héros différent évoqués par l’auteur. Alors que Ryhalt a passé les six dernières années majoritairement dans la Désolation, s’éloignant de plus en plus du monde des hommes (et commençant à perdre l’apparence et les caractéristiques de l’un d’entre eux), et que de nouveaux phénomènes étranges et terribles frappent ce dernier suite à la Chute du corbeau (le combat des Sans-Noms contre les Rois qui tentaient de réveiller Cthulhu… euh je veux dire le Dormeur), un nouveau danger menace. Acradius a acquis une partie du pouvoir du Dormeur et a soumis les autres Rois, devenant l’Empereur des profondeurs. Alors qu’il approche de Valengrad avec une énorme armée et un pouvoir supérieur à celui de n’importe quel Sans-Nom ou Roi, un phénomène céleste rarissime pourrait donner l’opportunité à Ryhalt et ses alliés de mettre un terme à la guerre. Si, du moins, ils survivent au mystérieux personnage qui semble les traquer !

Relativement lent à se mettre en place, semblant encore plus noir et désespéré que les autres tomes, La chute du corbeau offre pourtant un final aussi percutant que beau, dans son genre très particulier. Ed McDonald clôt tous les arcs narratifs, rassemble toutes les pièces du puzzle, répond à toutes les questions, mêmes celles dont vous n’aviez pas forcément conscience que vous vous les posiez, densifiant encore un monde déjà très solide. Ce faisant, il s’impose sans conteste comme un grand écrivain (d’une forme novatrice) de Fantasy, chose qui était déjà sensible dans le tome 1, son tout premier roman publié et qui montrait déjà d’impressionnantes qualités littéraires. Bref, si vous avez apprécié les tomes précédents, il n’y a pratiquement aucune chance pour que vous soyez déçu par celui-ci !

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Thin Air (VF) – Richard Morgan

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Le percutant retour de Richard « Altered Carbon » Morgan

thin_air_VFLe 11 mars 2020, décidément un jour riche en sorties d’envergure (c’est aussi à cette date que sortira L’empire du silence), sera publiée chez Bragelonne la version française de Thin Air de Richard Morgan, l’auteur d’Altered Carbon / Carbone modifié (dont une récente série a été tirée). J’ai, pour ma part, lu ce nouveau roman, le premier écrit par l’auteur depuis plusieurs années, à sa publication en VO, et je peux donc vous assurer que ce retour est une réussite, et que vous ne perdrez pas votre temps avec ce livre.

Vous pouvez lire ma critique détaillée de la VO sur cette page, mais en résumé, mon sentiment était le suivant : Dans Thin air, situé dans le même univers que Black Man / Thirteen mais qui peut se lire sans problème de façon tout à fait indépendante, Morgan fait certes du Morgan (Veil n’est qu’une troisième itération de l’ex-supersoldat badass, après Kovacs et Marsalis), mais il le fait en mode 2.0 : meilleurs personnages secondaires, intrigue d’une richesse impressionnante, worldbuilding au top, style toujours aussi rentre-dedans et efficace. Bref, que vous aimiez déjà ce que propose l’auteur ou pas, vous auriez tout intérêt à jeter un coup d’œil sur ce livre, qui mêle roman noir, biopunk et western de l’espace en un mélange harmonieux, sur une planète Mars où la corruption, les corporations, les biotechnologies et le concept de « Nouvelle frontière » règnent en maîtres.

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L’empire du silence – Christopher Ruocchio

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L’empire du silence = Le nom du vent + Dune + Gladiator !

empire_of_apophisLe 11 mars 2020 sortira (entre autres, mais nous en reparlerons bientôt) chez Bragelonne L’empire du silence de Christopher Ruocchio, tome d’ouverture d’un cycle appelé Le dévoreur de soleil. Lorsque je l’ai lu en VO, j’ai trouvé une formule à la fois percutante et qui résumait parfaitement son contenu et son atmosphère (Empire of silence = Le nom du vent + Dune + Gladiator), et je m’en suis servi comme sous-titre de ma critique : il semblerait qu’elle ait séduit l’éditeur, qui l’a reprise sur le bandeau rouge ornant la couverture (merci à lui, au passage).

J’ai consacré un très, très long article (même par rapport aux standards habituels de ce blog) à ce roman, car il y a beaucoup à en dire. Vous pouvez le découvrir sur cette page, mais pour ceux qui n’auraient pas le temps ou l’envie de lire une critique aussi détaillée, voici ce qu’on peut dire, en résumé, de ce livre : L’empire du silence est le récit fait, alors qu’il croupit en prison, 1500 ans plus tard, de ses premiers pas en tant qu’adulte d’Hadrian Marlowe, à la fois adulé et honni parce que pour gagner une guerre, il a fait sauter un soleil, tuant au passage son empereur et quatre milliards de ses concitoyens, et gagnant le redoutable surnom de Dévoreur de soleil. Dans un univers très influencé par les gréco-romains (alors qu’il ne s’agit pas d’une uchronie) et Frank Herbert, où l’empire Sollan règne sur un quart de milliard de mondes et où la religion est toute-puissante, où les Hoplites ont des lances à plasma et les chevaliers des épées en matière exotique, il va faire son Conan / Kvothe, passant d’une existence privilégiée à l’état de vagabond, puis de gladiateur, de tuteur, de traducteur, avant de finir mercenaire (si, si). Le tout sur fond de guerre contre des extraterrestres remettant certains dogmes religieux en question, les Cielcin.

Le style de l’auteur est franchement bon, les personnages principaux attachants et l’univers a « de la gueule » et de l’ambition, mais ce tome 1 a certains défauts qui peuvent gêner certaines catégories de lecteurs : roman très verbeux (mais tout en restant prenant et marquant), trop inspiré par des auteurs antérieurs, mélange des genres qui peut gêner, livre sans doute trop soft-SF pour certains, trop (science-)Fantasy pour les uns, trop Science-Fiction pour les autres, trop commercial pour beaucoup et peut-être trop noir dans certains cas. Pourtant, même si ces défauts sont réels (ou au moins, je le répète, pour certains profils de lecteurs), il n’en reste pas moins qu’une fois refermé, L’empire du silence laisse une bonne impression globale, et surtout que certains de ces problèmes ont été corrigés dans le tome 2 (dont je vous propose d’ores et déjà la critique de la VO, et qui a clairement installé cette saga parmi les sorties récentes les plus marquantes en matière de Space Opera d’envergure), qui est un roman vraiment impressionnant aussi bien sur le fond que sur la forme. Bref, c’est, très sincèrement, un cycle à découvrir, qui, clairement, ne prendra toute sa dimension qu’à partir du tome 2, à mon sens.

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Le magicien quantique – Derek Künsken

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Ocean’s Eleven revu par Greg Egan

magicien_quantiqueLe 26 février 2020, sortira en français chez Albin Michel Imaginaire Le magicien quantique de Derek Künsken, premier tome d’un cycle appelé The quantum evolution (mais roman qui se suffit aussi à lui-même et peut tout à fait s’envisager comme un one-shot). Je l’ai, pour ma part, lu en anglais (vous pouvez retrouver ma critique complète sur cette page), et à vrai dire, j’ai même lu… sa suite. Sur Le culte d’Apophis, vous trouverez donc tous les éléments vous permettant de savoir si Le magicien quantique peut vous intéresser, que ce soit tout court, en tant que one-shot ou que début de cycle !

Pour celles et ceux qui ne voudraient pas lire ma critique complète, on peut résumer simplement ce livre par la formule suivante : c’est Ocean’s Eleven revu par Greg Egan (le bouquin relève en effet de cette SFF « de casse » qui a été particulièrement à la mode ces dernières années). Non, non, ne fuyez pas à la mention de « Hard SF » ou de Greg Egan, ce livre n’est ni aussi exigeant, ni aussi aride (l’humour y est très présent) que ceux de l’australien, et il est donc accessible (avec un peu de bonne volonté) à chacun d’entre vous, tout en étant capable de satisfaire le vrai aficionado de ce genre littéraire : un vrai tour de force ! Il propose une intrigue passionnante, servie par une écriture fluide, agréable et efficace, des personnages complexes et crédibles, un humour occasionnel mais ravageur, un univers d’une richesse surprenante (principalement sur le plan de la description de plusieurs variantes de l’humain de base créées par génie génétique) pour un aussi petit ouvrage (moins de 400 pages en VO), ainsi qu’une réflexion d’une grande profondeur, qui là aussi, étonne dans un bouquin de petite taille. Bref, pour son premier roman, Derek Künsken, jusqu’ici spécialisé et reconnu dans la forme courte, signe un véritable coup de maître, que je ne saurais trop vous conseiller de découvrir.

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