Thin Air (VF) – Richard Morgan

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Le percutant retour de Richard « Altered Carbon » Morgan

thin_air_VFLe 11 mars 2020, décidément un jour riche en sorties d’envergure (c’est aussi à cette date que sortira L’empire du silence), sera publiée chez Bragelonne la version française de Thin Air de Richard Morgan, l’auteur d’Altered Carbon / Carbone modifié (dont une récente série a été tirée). J’ai, pour ma part, lu ce nouveau roman, le premier écrit par l’auteur depuis plusieurs années, à sa publication en VO, et je peux donc vous assurer que ce retour est une réussite, et que vous ne perdrez pas votre temps avec ce livre.

Vous pouvez lire ma critique détaillée de la VO sur cette page, mais en résumé, mon sentiment était le suivant : Dans Thin air, situé dans le même univers que Black Man / Thirteen mais qui peut se lire sans problème de façon tout à fait indépendante, Morgan fait certes du Morgan (Veil n’est qu’une troisième itération de l’ex-supersoldat badass, après Kovacs et Marsalis), mais il le fait en mode 2.0 : meilleurs personnages secondaires, intrigue d’une richesse impressionnante, worldbuilding au top, style toujours aussi rentre-dedans et efficace. Bref, que vous aimiez déjà ce que propose l’auteur ou pas, vous auriez tout intérêt à jeter un coup d’œil sur ce livre, qui mêle roman noir, biopunk et western de l’espace en un mélange harmonieux, sur une planète Mars où la corruption, les corporations, les biotechnologies et le concept de « Nouvelle frontière » règnent en maîtres.

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L’empire du silence – Christopher Ruocchio

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L’empire du silence = Le nom du vent + Dune + Gladiator !

empire_of_apophisLe 11 mars 2020 sortira (entre autres, mais nous en reparlerons bientôt) chez Bragelonne L’empire du silence de Christopher Ruocchio, tome d’ouverture d’un cycle appelé Le dévoreur de soleil. Lorsque je l’ai lu en VO, j’ai trouvé une formule à la fois percutante et qui résumait parfaitement son contenu et son atmosphère (Empire of silence = Le nom du vent + Dune + Gladiator), et je m’en suis servi comme sous-titre de ma critique : il semblerait qu’elle ait séduit l’éditeur, qui l’a reprise sur le bandeau rouge ornant la couverture (merci à lui, au passage).

J’ai consacré un très, très long article (même par rapport aux standards habituels de ce blog) à ce roman, car il y a beaucoup à en dire. Vous pouvez le découvrir sur cette page, mais pour ceux qui n’auraient pas le temps ou l’envie de lire une critique aussi détaillée, voici ce qu’on peut dire, en résumé, de ce livre : L’empire du silence est le récit fait, alors qu’il croupit en prison, 1500 ans plus tard, de ses premiers pas en tant qu’adulte d’Hadrian Marlowe, à la fois adulé et honni parce que pour gagner une guerre, il a fait sauter un soleil, tuant au passage son empereur et quatre milliards de ses concitoyens, et gagnant le redoutable surnom de Dévoreur de soleil. Dans un univers très influencé par les gréco-romains (alors qu’il ne s’agit pas d’une uchronie) et Frank Herbert, où l’empire Sollan règne sur un quart de milliard de mondes et où la religion est toute-puissante, où les Hoplites ont des lances à plasma et les chevaliers des épées en matière exotique, il va faire son Conan / Kvothe, passant d’une existence privilégiée à l’état de vagabond, puis de gladiateur, de tuteur, de traducteur, avant de finir mercenaire (si, si). Le tout sur fond de guerre contre des extraterrestres remettant certains dogmes religieux en question, les Cielcin.

Le style de l’auteur est franchement bon, les personnages principaux attachants et l’univers a « de la gueule » et de l’ambition, mais ce tome 1 a certains défauts qui peuvent gêner certaines catégories de lecteurs : roman très verbeux (mais tout en restant prenant et marquant), trop inspiré par des auteurs antérieurs, mélange des genres qui peut gêner, livre sans doute trop soft-SF pour certains, trop (science-)Fantasy pour les uns, trop Science-Fiction pour les autres, trop commercial pour beaucoup et peut-être trop noir dans certains cas. Pourtant, même si ces défauts sont réels (ou au moins, je le répète, pour certains profils de lecteurs), il n’en reste pas moins qu’une fois refermé, L’empire du silence laisse une bonne impression globale, et surtout que certains de ces problèmes ont été corrigés dans le tome 2 (dont je vous propose d’ores et déjà la critique de la VO, et qui a clairement installé cette saga parmi les sorties récentes les plus marquantes en matière de Space Opera d’envergure), qui est un roman vraiment impressionnant aussi bien sur le fond que sur la forme. Bref, c’est, très sincèrement, un cycle à découvrir, qui, clairement, ne prendra toute sa dimension qu’à partir du tome 2, à mon sens.

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Le magicien quantique – Derek Künsken

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Ocean’s Eleven revu par Greg Egan

magicien_quantiqueLe 26 février 2020, sortira en français chez Albin Michel Imaginaire Le magicien quantique de Derek Künsken, premier tome d’un cycle appelé The quantum evolution (mais roman qui se suffit aussi à lui-même et peut tout à fait s’envisager comme un one-shot). Je l’ai, pour ma part, lu en anglais (vous pouvez retrouver ma critique complète sur cette page), et à vrai dire, j’ai même lu… sa suite. Sur Le culte d’Apophis, vous trouverez donc tous les éléments vous permettant de savoir si Le magicien quantique peut vous intéresser, que ce soit tout court, en tant que one-shot ou que début de cycle !

Pour celles et ceux qui ne voudraient pas lire ma critique complète, on peut résumer simplement ce livre par la formule suivante : c’est Ocean’s Eleven revu par Greg Egan (le bouquin relève en effet de cette SFF « de casse » qui a été particulièrement à la mode ces dernières années). Non, non, ne fuyez pas à la mention de « Hard SF » ou de Greg Egan, ce livre n’est ni aussi exigeant, ni aussi aride (l’humour y est très présent) que ceux de l’australien, et il est donc accessible (avec un peu de bonne volonté) à chacun d’entre vous, tout en étant capable de satisfaire le vrai aficionado de ce genre littéraire : un vrai tour de force ! Il propose une intrigue passionnante, servie par une écriture fluide, agréable et efficace, des personnages complexes et crédibles, un humour occasionnel mais ravageur, un univers d’une richesse surprenante (principalement sur le plan de la description de plusieurs variantes de l’humain de base créées par génie génétique) pour un aussi petit ouvrage (moins de 400 pages en VO), ainsi qu’une réflexion d’une grande profondeur, qui là aussi, étonne dans un bouquin de petite taille. Bref, pour son premier roman, Derek Künsken, jusqu’ici spécialisé et reconnu dans la forme courte, signe un véritable coup de maître, que je ne saurais trop vous conseiller de découvrir.

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Wyld – tome 2 – Rose de sang – Nicholas Eames

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Encore meilleur que La mort ou la gloire, si, si ! *

* Whole lotta Rosie, AC/DC, 1977.

rose_de_sangLe 15 janvier, sortira chez Bragelonne le tome 2 de Wyld et suite de l’excellent La mort ou la gloire, Rose de sang. Nul doute que la majorité de ceux qui ont lu ce premier tome vont se ruer pour acheter sa suite, si je me fie aux retours que j’ai vu passer dans la blogosphère ou ailleurs, mais je ne saurais trop inciter ceux qui aiment la Fantasy sans prise de tête et qui n’ont pas encore lu La mort ou la gloire à donner sa chance à ce cycle, unique en son genre dans son mélange épique / humour / émotion. Et ce d’autant plus qu’aussi sidérant que cela puisse paraître, ce tome 2 est encore meilleur que son prédécesseur, qui plaçait déjà la barre très haut. Et quelle couverture géniale, une fois de plus !

Si vous voulez en savoir plus sur ce nouvel opus, je vous invite à lire ma critique complète de la VO, mais pour ceux que les agapes du nouvel an ont épuisés et qui n’ont même pas la force de cliquer, en voici un résumé succinct (que je suis sympa, tout de même…) : suite du formidable La mort ou la gloireRose de sang ne déçoit pas, bien au contraire (même si le premier tiers est inférieur aux deux autres et que l’ambiance est parfois assez différente du tome 1) : Nicholas Eames a su retrouver la recette unique, le mélange humour / épique / émotion, qui caractérisait le tome 1 et lui donnait à la fois son intérêt considérable et sa profonde singularité (malgré des bases totalement inspirées par l’ultra-classique Donjons & Dragons). Il ne fait pas tout à fait un copier-coller, cependant, puisque même s’il y a des points communs, il y a aussi des différences, notamment des personnages plus sombres et un côté un peu plus dramatique. Ces personnages, d’ailleurs, sont un des joyaux du roman : encore plus travaillés que les membres de Saga, ils se révèlent attachants et passionnants (surtout Cura). On signalera aussi des scènes de grande émotion combinées avec d’autres qui vont donner un orgasme à tout amateur d’épique et / ou de jeu de rôle (D&DPathfinder), donnant un mélange unique, guère croisé que chez un certain Steven Erikson par exemple. Et bien sûr, les hommages au monde du rock sont toujours là, ainsi que les ours-hiboux 😀 Bref, achetez-le, dans son genre très particulier, ce tome 2 et le cycle auquel il appartient s’imposent désormais comme une des sorties de Fantasy les plus marquantes de ces dernières années !

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La mort ou la gloire – Wyld tome 1 – Nicholas Eames

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Une sortie à ne surtout pas rater ! 

wyld_T1_VFLe 16 octobre 2019, sortira La mort ou la gloire, premier tome du cycle Wyld de Nicholas Eames, chez Bragelonne. C’est une traduction que j’attendais depuis longtemps et avec une grande impatience, non pas pour lire ce livre, que j’ai pour ma part découvert en VO à sa sortie, mais bel et bien pour que ceux d’entre vous qui ne lisent malheureusement pas l’anglais puissent en profiter. Car si votre serviteur et les camarades Ours inculte et Xapur vous crient sur tous les toits qu’il vous faut ab-so-lu-ment lire ce bouquin depuis maintenant… oh, plus que ça, c’est bel et bien parce que dans son genre très particulier, c’est un p*tain de chef-d’oeuvre (et aussi incroyable que cela puisse paraître, la suite est encore meilleure, si, si !). Nous sommes ici sur une Fantasy populaire, d’aventure, d’émotion et de divertissement, ce qui n’a jamais équivalu à « bas de gamme » (qu’on se rappelle Robert E. Howard !), sauf pour les plus élitistes des critiques de l’imaginaire.

Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire ma critique complète de la VO, et pour ceux qui en voudraient un résumé succinct, voici mon sentiment à l’égard de ce livre formidable : ce roman, unique en son genre, part du principe que dans un monde hautement épique et fantastique (et très, très inspiré par Dungeons & Dragons), les groupes d’aventuriers mercenaires sont structurés et adulés comme des groupes de Rock. Mêlant l’humour propre à la Light Fantasy à certaines des scènes les plus épiques qu’il m’ait été donné de lire, dialogues légers et psychologie (ou passé) parfois trouble des protagonistes ou antagonistes, ce livre très agréable, très réussi dans le dosage et le mélange uniques de ses différents éléments, propose aussi et surtout une magnifique histoire d’amitié entre cinq hommes et d’amour de deux pères pour leurs filles. C’est un des livres de Fantasy les plus agréables et enthousiasmants que j’ai pu lire depuis un gros moment. La fin, très, très réussie, propose une conclusion satisfaisante pour celui qui ne souhaiterait pas forcément poursuivre l’aventure (mais pourquoi feriez vous ça, hein ?). Bref, en un mot comme en cent, un must-read ! Et en plus, la couverture très Rock’n’roll déchire, yeah !

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Chiens de guerre – Adrian Tchaikovsky

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Militaire et intelligent

chiens_de_guerre_tchaikovskyLe 3 octobre 2019, sortira chez Denoël, dans la collection Lunes d’encre, Chiens de guerre d’Adrian Tchaikovsky, déjà responsable en VF de l’excellent Dans la toile du temps et en VO de six autres textes chroniqués sur ce blog (vous en trouverez la liste ici). Je commence donc à assez bien connaître l’oeuvre de cet auteur, et je peux vous dire qu’il s’agit ici de son meilleur roman de SF après Dans la toile du temps que je citais plus haut ou sa suite, le récent et magistral Children of ruin.

J’ai, pour ma part, lu Chiens de guerre en VO il y a quasiment deux ans, et voici, en résumé, mon sentiment à son sujet (vous pouvez retrouver la critique complète sur cette page) : dans cette SF militaire de futur proche (une génération environ), des animaux aux possibilités augmentées par le génie génétique et la cybernétique, les bioformes, sont sur le point de remplacer les soldats humains, et ont rendu obsolètes les robots de combat, trop vulnérables au piratage. Sacrifiables, rapides et peu coûteux à produire en masse, dépourvus de scrupules ou d’éthique, plus adaptables aux situations imprévues que les machines, les bioformes sont les combattants idéaux. L’histoire suit un tout nouveau type d’escouade, formé non pas uniquement de cyber-chiens, mais de quatre bestioles différentes, employées dans une sale petite guerre corporatiste dans le sud du Mexique. Ce sera surtout l’occasion d’entrer dans la tête du cyber-chien Rex, le chef d’escouade, et de le voir, au fil des années, faire tout le chemin allant de l’arme vivante et du chien savant à la personne à part entière.

SF militaire, certes assez peu originale mais très bien faite dans le registre du bio-/cyber-armement, mais pas que. Les thématiques balayées sont nombreuses et profondes, depuis les droits des intelligences non-humaines jusqu’à la responsabilité du créateur envers sa créature, en passant par la coexistence de divers types d’êtres pensants sur la même planète. Bref, pour qui connaît Tchaikovsky, une bonne partie du cocktail très réussi de Dans la toile du temps. Et si tout cela n’est pas à proprement parler révolutionnaire, c’est en tout cas fait de main de maître. Un coup de cœur, passionnant quasiment de la première à la dernière ligne. Félicitations à Pascal Godbillon pour avoir sélectionné ce titre !

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Semiosis – Sue Burke

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Un bon livre, mais qui aurait pu être bien plus

semiosisLe 4 septembre 2019, sortira chez Albin Michel Imaginaire Semiosis de Sue Burke, que j’ai pour ma part lu en VO il y a un an et demi. Vous pouvez lire ma critique complète ici, mais voici, en résumé, ce que j’en avais pensé : cette soft/ethno-SF montre le contact entre des colons humains et des plantes intelligentes sur une planète extrasolaire où elles constituent la forme de vie dominante, et où ce sont elles qui domestiquent les animaux (et les hommes !). Outre le thème de la communication, elle balaye aussi de très nombreuses (et intéressantes) autres thématiques, de l’usage légal de la violence à l’accueil des migrants, du vivre ensemble au militarisme, en passant par la confrontation d’une société utopiste aux dures réalités concrètes. Si le dernier quart est passionnant (à part une fin peu satisfaisante), en revanche il faudra vous accrocher pour en arriver là : il y a nombre de défauts d’écriture qui rendent les trois premiers quarts souvent (mais pas toujours) peu attractifs. Bref, en fonction de votre intérêt pour les extraterrestres végétaux, l’ethno-SF et un petit aspect hard-SF centré autour de la biochimie, ainsi que pour les thématiques sociales développées, à vous de voir si cela vaut le coup de vous lancer dans ce roman ou de le poursuivre jusqu’au bout si vous vous ennuyez. Semiosis reste, pris globalement, un livre intéressant sur tous les aspects que je viens de mentionner, mais est aussi une déception dans le sens où une constance dans le niveau d’écriture et d’intérêt aurait pu faire de lui tellement, tellement plus !

Sachez aussi qu’il s’agit en fait d’un diptyque, et que je vous proposerai la critique d’Interference, le second volet, lorsqu’il sortira en VO en fin octobre.

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Six mois, trois jours – Charlie Jane Anders

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Une excellente novelette

six_mois_trois_jours_andersLe 19 juin, sortira chez J’ai Lu, dans la collection « Nouveaux millénaires », un recueil contenant cinq nouvelles et une novelette (nouvelle longue, selon la terminologie française) signées Charlie Jane Anders. J’ai eu l’occasion de lire cette dernière en VO, et comme vous pourrez le constater si vous lisez ma critique, il s’agit vraiment d’un excellent texte. Je n’ai en revanche pas lu le reste, mais j’ai vraiment peu de doutes sur la grande qualité de l’ensemble. Je peux donc vous conseiller la lecture de ce livre en toute confiance. Je regretterai juste une couverture triste et peu esthétique, trouvant que l’éditeur aurait dû reprendre celle de la VO de la novelette, beaucoup plus sympathique, à la place.

Si vous décidez d’acheter ce recueil, que vous êtes client d’Amazon et souhaitez soutenir le Culte, passez par un des liens affiliés suivants, cela n’entraînera aucun frais supplémentaire pour vous mais permettra à votre serviteur de s’acheter quelques cigares cubains… enfin je veux dire de vous proposer plus de critiques de nouveautés. Merci d’avance !

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Le cri du corbeau – Ed McDonald

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Un tome 2 encore plus réussi que son prédécesseur

blackwing_T2Le douze juin, sortira Le cri du corbeau d’Ed McDonald, tome 2 du cycle Blackwing, et donc la suite du très solide La marque du corbeau. J’ai, pour ma part, lu ce roman en VO, sous le titre Ravencry, et voilà la conclusion que je tirais de ma lecture (vous pouvez retrouver ma critique complète ici) : cette très attendue suite de Blackwing – La marque du corbeau ne déçoit pas, bien au contraire. Ryhalt Galharrow devra à la fois élucider un assassinat lié à une rencontre étrange dans la Désolation, le vol d’une relique d’un des Rois (les ennemis des Sans-Noms), l’afflux vers Valengrad de prédicateurs religieux et autres pamphlétaires révolutionnaires, ainsi que deux femmes bien encombrantes, son intendante et une orpheline sortie de la rue. On pourrait résumer ce tome 2 en une formule : plus d’action, plus de Désolation, plus d’immersion, plus d’émotion. Et un Ryhalt cette fois ultra-concerné par tout ce qui se passe, et qui va aller au bout d’une terrible odyssée dans la Désolation pour sauver ce (et ceux) qu’il aime. Ed MacDonald a établi une connexion directe entre son cerveau, ses tripes et son cœur et ceux du lecteur, et ça fonctionne : même quelques facilités scénaristiques (sans aller jusqu’au Deus ex Machina) et un côté convenu à la fin n’empêchent pas le fait que le bouquin pourra être apprécié par les critiques les plus exigeants et venimeux (*lève la main*). Bref, un deuxième roman encore plus réussi, quelque part, que le précédent (qui était déjà impressionnant en lui-même et surtout pour un premier livre publié), qui abonde en scènes puissantes (la rencontre avec les Sans-Noms, la scène avec Betch, avec la Dame, au point zéro de la Désolation, la fin, l’explication de la source des tremblements de terre, etc). Vivement recommandé et vivement le tome 3 !

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Réjouissez-vous – Steven Erikson

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L’Atalante surfe sur la vague Erikson

rejoice_erikson_VFAprès onze jours passés plongé dans les 1150 pages des Souvenirs de la glace de Steven Erikson pour Bifrost, j’émerge de ma caverne pour vous parler de la sortie en français, le 23 mai, d’un roman de SF, cette fois, signé… Steven Erikson (argh…), le bien mal nommé Réjouissez-vous. L’ayant lu en anglais (plus de détails dans ma critique), je peux en effet faire le constat suivant : Erikson, référence désormais incontournable de la Fantasy, n’est définitivement pas fait pour la SF, point. Son bouquin avait du potentiel (bien que dans un registre déjà très souvent visité, celui du premier contact avec la race aînée qui va faire franchir -dans la « douleur »- un nouveau paradigme / stade d’évolution à la civilisation humaine), certains passages sont très intéressants, mais ils sont noyés dans les opinions idéologiques / politiques et les inimitiés d’Erikson (dont tout le monde se fout), dans ses geekeries ou ses hommages à la SFFF canadienne (dont Robert J. Sawyer qui devient un personnage badass de premier plan !), dans des changements de point de vue incessants autant que le plus souvent inutiles, dans des longueurs qui noient complètement un message central qui aurait pourtant dû avoir un respectable impact (réflexion sur la nature humaine, les atavismes, la nature de nos sociétés, le viol, le capitalisme, etc), dans des changements de ton (sérieux / humoristique) et des fluctuations dans le niveau d’écriture (très bon / très mauvais) incessants, et finalement torpillés par une fin particulièrement frustrante, et une absence de twist qui aurait pu tout remettre en cause pour le plus grand bonheur d’un lecteur qui ne ressent pour seule émotion que de l’ennui depuis longtemps. En gros, après la découverte de la base lunaire des Gris, vous pouvez refermer votre bouquin, ça ne fait plus que tourner en rond et vous n’apprendrez rien de plus.

Bref, bien que je lui reconnaisse certaines qualités, je ne recommande pas la lecture de ce roman, les sorties beaucoup plus intéressantes ne manquant pas dans les semaines à venir (ahem, Diaspora, hum). Après, chacun fera la part des choses en fonction des arguments présentés dans ma critique, ce qui me déplaît pourrait au contraire être un gros point d’intérêt pour certains d’entre vous. Et si, donc, vous décidez d’acheter ce livre, et que vous souhaitez soutenir le blog, passez par un des liens affiliés suivants pour votre achat, cela n’entraînera pas de surcoût pour vous mais bénéficiera au Culte :

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