Le mystère du tramway hanté – P. Djèli Clark

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Le Caire des merveilles

Le 10 juin 2021, sortira chez l’Atalante Le mystère du tramway hanté de P. Djéli Clark, une novella se déroulant dans le même univers que la nouvelle L’étrange affaire du Djinn du Caire, présente dans le recueil Les tambours du dieu noir, récemment paru.

Je n’ai aucun doute sur le fait que celles et ceux d’entre vous qui ont découvert et apprécié, à cette occasion, le très sympathique Caire uchronique du début du XXe siècle imaginé par l’auteur vont se ruer sur ce court roman, et pour les autres, je reproduis ici la conclusion de ma critique de la VO, lue il y a deux ans (l’article complet est lisible sur cette page) : dans cette uchronie de Fantasy (ou police procedural du surnaturel, c’est comme vous voulez, mais où on troque l’imper et le feutre contre des vêtements plus adaptés à la terre des pharaons), l’ouverture d’un passage entre notre monde et celui des Djinns dans les années 1880 a tout changé, faisant de l’Égypte une puissance mondiale de premier plan et du Caire une capitale industrielle rivalisant en importance et en extravagance architecturale avec Londres ou Paris. Nous suivons, en 1912, l’enquête de deux agents du Ministère de l’alchimie, des enchantements et des entités surnaturelles, confrontés à ce qui devrait être une affaire simple, la possession de l’IA d’une rame de Tram, mais qui va se révéler bien plus hasardeuse, le tout sur fond d’imminence d’un vote crucial sur le droit de vote à accorder (ou pas) aux femmes égyptiennes. Eh bien voilà un texte à l’univers fascinant, dépaysant par rapport à ce que propose l’imaginaire d’habitude (bien que point par point, il y ait des parallèles à faire avec d’autres œuvres), aux protagonistes sympathiques, à l’intrigue rondement menée, et où le fond sociétal et progressiste n’est pas sacrifié au profit d’une forme pourtant excellente. Bref, je recommande chaudement, surtout si comme moi, vous êtes féru de SFFF arabisante.

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Dans les profondeurs du temps – Adrian Tchaikovsky

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Aussi sidérant que cela paraisse, Tchaikovsky fait ENCORE MIEUX qu’avec Dans la toile du temps !

Profondeurs_temps_TchaikovskyLe 9 juin 2021, paraîtra dans la collection Lunes d’encre des éditions Denoël le très attendu Dans les profondeurs du temps, suite de l’excellent Dans la toile du temps. Avec ce dernier, Adrian Tchaikovsky avait placé la barre très haut, et rien que le fait de proposer un tome 2 d’aussi bonne qualité aurait déjà été méritoire. Eh bien croyez-le ou non, mais le britannique a fait mieux. Et pas dans de petites proportions, qui plus est. Si vous avez aimé le tome 1 de ce cycle, je vous conseille vraiment de vous ruer sur cette suite, qui étend beaucoup cet univers (et sa fin vertigineuse promet de très belles choses pour le tome 3 !).

Celles et ceux d’entre vous qui souhaitent en savoir plus pourront se référer à ma très complète critique de la VO. Il me faut d’ailleurs vous avertir : elle évite soigneusement de dévoiler la nature d’une des espèces impliquées dans l’intrigue, mais cela ne sera pas le cas de toutes les chroniques de la version anglaise qui sont déjà présentes sur le net (ou de celles de la VF qui vont débarquer via les SP dans les tout prochains jours). Lire certaines recensions sur ce roman est donc à vos risques et périls si vous souhaitez garder le maximum de surprises ! Lire la suite

À dos de crocodile – Greg Egan

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Le sense of wonder fait un retour tonitruant dans la collection Une heure-lumière ! 

à_dos_de_crocodile_eganEn cinq ans d’existence, la collection Une heure-lumière (UHL) du Bélial’ a connu ce que l’on pourrait appeler un triomphe critique et commercial, lançant un vrai engouement pour la forme (semi-)courte dans l’édition française, puisqu’un certain nombre d’autres maisons se sont découvert un, hum, intérêt soudain pour ce format. Pourtant, il y manquait quelque chose : les textes à fort sense of wonder y étaient vraiment très rares (on peut citer Retour sur Titan et Le sultan des nuages), ce qui est d’autant plus paradoxal quand on connaît la ligne éditoriale de la maison mammésienne. Bien conscient de cette lacune, le Bélial’ Suprême a donc décidé de la réparer, en publiant, le 20 mai 2021, la traduction de Riding the crocodile, longue nouvelle de Greg Egan faisant partie du cycle dit de l’Amalgame.

Le problème avec Greg Egan est que la grande majorité des lectrices et lecteurs connaît mal son œuvre (et le fait qu’elle est subdivisée en différentes branches ou époques aux degrés d’exigence extrêmement différents), et s’en fait donc de fausses idées : ceux qui n’ont rien compris à Diaspora sont persuadés que la prose de l’australien est trop difficile pour eux (ce qui est faux, vu que la majorité de ses textes -surtout les plus récents- est plus accessible, même si certains d’entre eux sont bien plus ardus que DiasporaSchild’s ladder, voire Dichronauts-), tandis que ceux qui n’ont lu que Cérès et Vesta ou pire, Zendegi, peuvent penser que tous ses romans / textes courts sont aussi accessibles, ce qui n’est pas forcément vrai. Que les deux catégories de lectrices et de lecteurs se rassurent : À dos de crocodile est franchement lisible par toutes et par tous, surtout pour du Egan old school. Et vous auriez vraiment, mais alors vraiment tort de vous en priver, tant on ne croise pas souvent ce genre d’univers à forte ambition en Science-Fiction de nos jours !

En effet, À dos de crocodile fait partie de cette SF qui brasse les dizaines de milliers d’années-lumière et les millénaires comme d’autres parlent de kilomètres et de jours, de cette science-fiction de l’émerveillement, ambitieuse, qui atomise toutes les limites, qui, de mon point de vue, manque terriblement au genre (du moins sa partie écrite / traduite en France, hein) aujourd’hui. Proche du très regretté Iain M. Banks et peut-être surtout du formidable House of suns d’Alastair Reynolds, ce nouvel Egan (le second dans la collection UHL) n’en oublie pas pour autant l’humain… bien au contraire. Ce n’est en rien un texte froid, mais le récit d’un acte de foi et d’amour tout à fait extraordinaire. Inutile, donc, de dire que je vous conseille de ne surtout pas passer à côté de cette sortie, tant vous feriez une énorme erreur en ne lisant pas ce titre, je le répète très accessible pour du Egan. On espère aussi que l’éditeur a prévu de traduire d’autres textes de l’Amalgame !

Celles et ceux qui voudront en savoir plus pourront se référer à ma critique complète de la VO.

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La fille aux éclats d’os – Andrea Stewart

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Un roman prévisible mais prenant, à l’univers original, et une précommande exceptionnelle

fille_éclats_os_stewartOn le sait, certains éditeurs sont capables de sortir la VF d’un roman en anglais avec un faible écart (quelques mois) par rapport à sa publication anglo-saxonne. C’est le cas de Bragelonne qui, le 5 mai 2021, nous proposera La fille aux éclats d’os, premier tome du cycle L’empire d’écume, et surtout traduction de The bone shard daughter d’Andrea Stewart, paru dans la langue de Shakespeare en… septembre 2020. On peut dire que ça n’a donc pas traîné, même si on a déjà vu des écarts plus faibles encore, que ce soit chez Bragelonne ou d’autres éditeurs, comme AMI par exemple.

Lorsque je vous fais ce genre de rappel de sortie en VF d’un roman que j’ai, pour ma part, lu en anglais, c’est soit pour vous signaler qu’il s’agit d’un livre à ne pas rater, soit, dans quelques cas, pour vous avertir que le soi-disant chef-d’œuvre vanté par l’éditeur est très loin d’en être un (de mon point de vue, du moins). Le livre de Stewart, sans être un monument de la Fantasy, est toutefois très recommandable, la question n’est donc pas là. Je voulais plutôt attirer votre attention sur le fait que La fille aux éclats d’os sort chez Bragelonne Big Bang, c’est-à-dire dans la collection Young Adult de l’éditeur. Et vu que les aponautes ne sont, en majorité, pas forcément des lectrices et lecteurs massifs de YA, d’après ce que je constate, je ne voudrais pas que vous passiez à côté d’un livre qui a bien des atouts pour vous séduire (sans compter que je ne vois pas trop pourquoi il a atterri dans une collection YA, mais bon…).

Celles et ceux d’entre vous qui veulent en savoir plus sur ce roman peuvent se référer à ma critique complète de la VO. Je signale aussi que l’éditeur propose de nombreux avantages liés à la précommande de l’ouvrage (vous trouverez tous les détails sur cette page de son site), ce qui explique que je fasse ce rappel de sortie en VF de façon un peu plus précoce que je n’en ai l’habitude (en général, c’est environ quinze jours avant), afin que celles et ceux d’entre vous qui voudront en profiter ne ratent pas l’occasion.

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L’armada de marbre – Gareth L. Powell

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Loin d’être dépourvu de défauts, mais pourtant très prenant !

armada_de_marbre_powellAprès une pause en 2020 due à ce satané Covid, la publication du cycle Braises de guerre reprend chez Denoël, dans la prestigieuse collection Lunes d’encre, puisque le 14 avril 2021, paraîtra le second tome, L’armada de marbre, qui fait suite à Braises de guerre (le roman), qui était un bouquin certes prévisible, certes très (trop ?) inspiré par Iain M. Banks, mais aussi et surtout franchement prenant et, en fin de compte, un  (New) Space Opera parfaitement recommandable.

J’ai, pour ma part, lu ce deuxième volet en anglais il y a deux ans, et voilà quel était mon sentiment à son sujet (l’intégralité de ma critique est lisible sur cette page) : ce second tome du cycle Braises de guerre reprend les qualités et les défauts de son prédécesseur ; écriture d’une fluidité remarquable, très agréable, personnages solides et sympathiques, Space Opera plus qu’honnête, mais aussi sans doute trop inspiré par quelques maîtres, au premier rang desquels se trouve (le regretté) Iain M. Banks et, sur ce tome en particulier, la saga Alien. On ajoutera que le scénario de ce tome 2 était prévisible dès la fin du 1, et qu’il comprend deux points pas forcément d’une logique folle. Pourtant, je persiste à conseiller ce roman et ce cycle, car tout compte fait, l’ensemble reste vraiment très plaisant et un Space Opera qui, sans révolutionner le genre ou marquer l’émergence d’un nouveau maître (pas pour le moment, en tout cas), demeure tout à fait valable.

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Les tambours du dieu noir – P. Djèli Clark

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P. Djèli Clark débarque ENFIN en France !

tambours_dieu_noirLe 15 avril 2021, sortira chez l’Atalante un ouvrage de 144 pages signé P. Djèli Clark, un auteur dont la camarade Lutin et moi vous parlons depuis un peu plus de deux ans, tant ses univers uchroniques nous ont enchantés. Si, officiellement, ce livre porte, sur sa couverture, le titre Les tambours du dieu noir, il s’agit en fait d’un recueil comprenant le court roman éponyme, ainsi que la nouvelle L’étrange affaire du Djinn du Caire, qui est également un texte uchronique mais situé dans un univers différent. La précision est d’importance, car on peut facilement passer à côté de l’information, surtout si on ne lit pas la quatrième de couverture ou si on ne se renseigne pas avant. Et elle est d’autant plus importante quand on sait que si la novella est de qualité, le contexte de ce que j’aime à appeler « Le Caire des merveilles » (par analogie au Paris des merveilles de Pierre Pevel) développé dans la nouvelle L’étrange affaire du Djinn du Caire (ainsi que dans d’autres nouvelles / novellae, dont une, Le mystère du tramway hanté, sera aussi publiée par l’éditeur nantais en juin – nous en reparlerons en temps et en heure-, et dans un roman pleine taille qui sortira en VO en mai, A master of Djinn) est encore plus intéressant.

J’ai, pour ma part, lu ce court roman et cette nouvelle en VO en 2019, et celles et ceux d’entre vous qui souhaitent en savoir plus à leur sujet peuvent se référer à mes critiques (Les tambours du dieu noir, L’étrange affaire du djinn du Caire). Pour résumer, je vous dirais que si vous êtes amatrice ou amateur d’uchronies (premier point) de qualité (second point) au parfum d’exotisme (troisième point), à l’esthétique Steampunk (quatrième point), où le surnaturel est présent (cinquième point) et faisant la part belle aux personnages de couleur / féminins / de culture africaine (y compris égyptienne), voilà une sortie que vous ne devez laisser passer sous aucun prétexte (ce sera également le cas pour les amoureux de La Nouvelle-Orléans et ceux des uchronies américaines post-Guerre de sécession pour le cas spécifique du court roman Les tambours du dieu noir). Et ce sera encore bien plus le cas quand Le mystère du tramway hanté sortira ! Les univers de P. Djèli Clark ont un charme fou, et l’essayer, c’est non seulement l’adopter, mais plus encore, être véritablement envoûté ! Lire la suite

Les maîtres enlumineurs – Robert Jackson Bennett

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Un roman exceptionnel !

Le 31 mars 2021 marquera la sortie, chez Albin Michel Imaginaire (AMI), des Maîtres enlumineurs, version française du roman Foundryside de Robert Jackson Bennett (déjà auteur du magistral et salutaire Vigilance ainsi que de l’également très bon American Elsewhere), dont je vous parle quasiment depuis le jour de sa parution anglo-saxonne tant il m’a impressionné, et ce sur plusieurs plans. Le plus évident étant que comme l’a fait remarquer l’auteur américain Dan Wells, « Le meilleur livre de Fantasy épique de l’année est aussi le meilleur roman de Cyberpunk de l’année. Avez-vous souvent l’occasion de déclarer cela ? ». En effet, sans faire de Science Fantasy ou de SF déguisée en Fantasy, mais un pur représentant de ce dernier genre, Bennett recycle de façon particulièrement habile les codes, tropes et thématiques sociétales et technologiques (informatiques) du Cyberpunk dans un univers de magie. Et c’est bluffant ! Le plus fort étant que celui qui connait lesdits codes s’amusera à les repérer au sein du texte, tandis que celui ou celle qui n’est pas adepte de SF / de Cyberpunk ne sera pas, pour autant, gêné dans sa lecture, qui reste totalement abordable en tant que pur livre de Fantasy. Si on ajoute à cela des personnages extrêmement sympathiques, on se retrouve devant un bouquin qui n’est pas sans rappeler un autre roman paru chez AMI, à savoir Le magicien quantique de Derek Künsken : propre à régaler le connaisseur mais pourtant tout à fait lisible par le néophyte.

Excellente injection de codes SF dans une pure Fantasy, personnages attachants, dialogues, style et intrigue de qualité, les atouts du roman de Bennett pour vous séduire seraient déjà conséquents s’il n’en existait pas un autre qui les éclipse tous : le système de magie. Certes, nombreux sont les auteurs qui ont bâti un magicbuilding élaboré ou original (on citera, par exemple, Brandon Sanderson ou Brent Weeks), mais celui de Bennett les dépasse, à mon sens, tous, du fait de son élégance : un postulat de départ extrêmement simple à comprendre (on peut persuader les objets que les lois de la physique ne s’appliquent plus à eux / ont été modifiées) entraîne une foule de conséquences passionnantes et de développements fouillés (et pourtant digestes !). Bref, si vous êtes amoureux des livres qui ne se contentent pas d’un « ta gueule, c’est magique ! » d’auteur feignasse, celui-là est carrément pour vous. Et même le pur amateur de SF qui, d’habitude, voit la Fantasy comme quelque chose de risible ou d’inintéressant aura tout intérêt à jeter un coup d’œil à ce livre, et encore plus à sa suite, qui va encore plus loin dans l’exploitation de la reprogrammation « informatique » de l’univers et dans l’injection de codes / tropes d’habitude purement SF (cyberpunk, posthumanistes, etc).

Si l’argumentaire précédent ne vous a pas déjà incité à jeter vos euros durement gagnés sur votre écran, ma critique TRÈS complète de la VO devrait atomiser vos dernières réticences. Et pour les plus aventureux d’entre vous, celle de la VO du tome 2 est également disponible  😉 Lire la suite

Un souvenir nommé empire – Arkady Martine

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Un prix Hugo de pacotille dont la lecture a tout du calvaire

souvenir_empire_VFLe 3 mars 2021, sortira (si Covid le veut) Un souvenir nommé empire, première partie d’un diptyque signé « Arkady Martine », en réalité AnnaLinden Weller (un jour, il faudra m’expliquer quel est, en 2021, l’intérêt de ce genre de manœuvre, mais passons…). Couronné par le prestigieux prix Hugo (édition 2020), auréolé des louanges d’Ann Leckie (d’ailleurs inspiratrice de l’autrice), comparé à l’œuvre de cette dernière, de John Le Carré et même à celle de Iain M. Banks, et objet d’une hype considérable générée par ses éditeurs, aussi bien anglo-saxons que français (le camarade Eliroff a distribué massivement des épreuves non corrigées de l’ouvrage, accompagnées de plusieurs autres livres et goodies, à toute la blogosphère -sauf votre serviteur, évidemment-), sur le papier ce roman a tout du chef-d’œuvre incontournable. Sauf que pour l’avoir lu à sa sortie anglo-saxonne, le tableau que moi je vais vous en brosser est nettement moins flatteur. Un point est tout à fait juste, par contre : cela ressemble effectivement à du Ann Leckie, dans sa capacité à remplacer sans problème n’importe quel somnifère et à concourir dans la catégorie du prix Hugo le plus immérité de l’histoire de cette récompense (alors que de 2015 à 2019 inclus, la barre avait été bien redressée à ce niveau).

Bref, les goûts et les couleurs mis à part, je vous déconseille vraiment d’investir de l’argent dans une lecture qui a, pour moi, relevé du calvaire et d’une faiblesse littéraire manifeste. Après, vous êtes grand(e)s, et vous ferez ce que vous voulez, je ne prétends certainement pas que mon avis soit à suivre comme les tables de la Loi et universel, chacun sa sensibilité et ses attentes ou sa tolérance à l’incompétence rédactionnelle et éditoriale. Celles et ceux d’entre vous qui veulent en savoir plus pourront se référer à ma critique de la VO (qui est d’ailleurs une des plus drôles, dans son genre, jamais parues sur ce blog : les anciens de l’Apophisme vous le confirmeront, je ne suis jamais plus inspiré que quand j’ai détesté une lecture).

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Émissaires des morts – Adam-Troy Castro – VF

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AMI sort un Space Opera d’envergure à ne surtout pas rater !

emissaires_des_morts_VFLe 4 décembre 2020, Albin Michel Imaginaire (AMI) mettra à disposition gratuitement la version électronique de la nouvelle Avec du sang sur les mains d’Adam-Troy Castro. Celle-ci fait partie d’Émissaires des morts, un ouvrage réunissant ce texte, trois autres nouvelles ou novellae, ainsi que le roman éponyme. Attention toutefois, car si la mise à disposition de Avec du sang sur les mains à la date initialement prévue m’a été confirmée par Gilles Dumay en personne, la sortie du recueil Émissaires des morts, théoriquement prévue de longue date le 6 janvier 2021, pourrait éventuellement être repoussée en raison de la situation sanitaire actuelle, et, au moment où je rédige ces lignes, reste incertaine (et ce même si mes camarades blogueuses et blogueurs reçoivent leurs SP en ce moment même).

J’ai, pour ma part, lu l’intégralité du contenu de cet ouvrage en VO il y a un an, rédigeant à cette occasion une critique si détaillée que j’ai été obligé de la scinder en deux articles, le premier consacré aux quatre textes courts (dont Avec du sang sur les mains), le second au roman proprement dit. Andrea Cort, la protagoniste, est une antihéroïne qui est diplomate et juriste (bossant pour une organisation qui ressemble assez à Contact / Circonstances Spéciales chez Iain M. Banks) alors que dès l’âge de huit ans, elle était considérée comme une meurtrière de masse (et qu’elle a tué depuis…). C’est une enquêtrice hors-pair, appelée pour résoudre aussi bien les meurtres mystérieux que les imbroglio légaux liés à ceux qui l’ont été. Doté d’un univers à la riche géopolitique interstellaire et inter-espèces, d’un personnage central comme on en voit peu et d’un solide fond thématique (et profondément humaniste), Émissaires des morts est une sortie à ne pas manquer, qu’elle intervienne en janvier 2021 ou plus tard. Si vous avez des doutes sur la capacité de cet univers à vous plaire, je vous conseille de télécharger la nouvelle proposée gratuitement par AMI très prochainement, car même si elle est prévisible, elle reste de qualité et devrait logiquement vous donner envie d’explorer plus avant cet univers, à l’agréable parfum de Iain M. Banks et de (surtout) Dan Simmons.

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Un soupçon de haine – Joe Abercrombie

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Glotka 2.0

un_soupçon_de_haine_abercrombieLe 18 novembre 2020 est prévue la parution de Un soupçon de haine de Joe Abercrombie, premier tome d’un nouveau cycle (L’âge de la folie) s’inscrivant dans l’univers de la Première Loi et reprenant certains de ses personnages emblématiques… et surtout leurs descendants. Le second tome, The trouble with peace, est paru en VO le 15 septembre 2020, et sa critique vous sera proposée prochainement sur ce blog (en décembre si le programme est respecté). Bien entendu, cette date du 18 novembre doit être prise avec des pincettes vu la situation de confinement actuelle, même si rien n’empêche qu’elle soit respectée pour la version électronique. D’ailleurs, vu qu’au moins (à ma connaissance) trois éminents membres de l’encadrement de Bragelonne fréquentent ces lieux, une confirmation serait vivement appréciée  😉

J’ai, pour ma part, lu Un soupçon de haine en VO, et si j’y ai trouvé de bons comme de mauvais points, l’impression globale est restée celle d’une lecture agréable et intéressante, notamment sur le plan des personnages (qu’il s’agisse des anciens, qu’on retrouve avec plaisir, ou des nouveaux) et surtout de l’évolution de leur psychologie. En tout cas, ce tome 1 là entre bien plus vite dans le vif du sujet que Premier sang à son époque. Si vous souhaitez en savoir plus, ma critique complète de A little hatred est à votre disposition. J’ai, quoi qu’il en soit, hâte de commencer prochainement le tome 2 !

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