Malice – John Gwynne

Retour vers le futur

Malice_gwynneJohn Gwynne est un auteur britannique vivant dans l’East Sussex. Malice est son premier roman, ainsi que le tome inaugural d’une tétralogie à succès (les romans 2 à 4 se baladent entre 4.37 et… 4.47 sur Goodreads, ce qui situe tout de suite le niveau), The faithful and the fallen, achevée en 2016. Le premier tome d’un nouveau cycle (Of blood and bone) situé dans le même univers vient tout juste de paraître. Je voyais souvent revenir le nom de Gwynne lors de mes recherches de livres de Fantasy de valeur à lire en VO, mais le fait que ce soit apparemment de la High Fantasy m’avait un peu refroidi. Heureusement, un article de l’Ours Inculte m’a convaincu que je ratais sans doute quelque chose : étant donné que c’est un des deux critiques dont je suis le plus proche au niveau des ressentis sur nos lectures communes (l’autre étant Boudicca), c’est en toute confiance que je me suis lancé dans la lecture de ce tome 1. Et le constat est là : ce n’est pas encore cette fois que lui et moi serons en désaccord !

Malice, donc, est certes, à la base, de la High Fantasy, combat du bien contre le mal, prophéties, élu et tout le tralala, mais (et c’est un très gros « mais ») revisitée en (petite) partie à la sauce G.R.R. Martin et surtout, dans un style d’écriture et une atmosphère qui ont un fort parfum de… David Gemmell ! Cela aurait pu donner un gloubi-boulga insipide, mais au contraire je viens de lire un des romans qui, globalement (je vais y revenir) est un des plus prenants lus depuis… oh, plus que ça. J’ai retrouvé là-dedans des sensations que la Fantasy avait été en grande majorité incapable de me faire éprouver depuis l’époque bénie des Elric, Princes d’Ambre et autres Seigneur des anneaux de mon adolescence. Gwynne a un éclatant talent de conteur, est un grand créateur de personnages, et malgré la taille du pavé, on en redemande et ça se lit tout seul une fois passé un premier quart un poil laborieux. Certes, ça reste une Fantasy très classique, loin des aspects novateurs de l’Arcanepunk ou de la Flintlock, mais c’est extrêmement efficace, et c’est tout ce qui compte ! 

Influences, genres, style, structure

A la base, c’est avant tout de la High Fantasy, et ça obéit de façon nette aux codes de ce sous-genre : il y a une prophétie, un combat manichéen du Bien contre le Mal, deux élus (un pour chaque camp), le protagoniste est altruiste et pétri de ces valeurs chrétiennes qui, dans le sillage de Tolkien, marquent profondément la High (il pardonne à ses ennemis -la plupart du temps, du moins-, a de la compassion pour eux, est modeste, etc), il n’est pas solitaire mais entouré d’un groupe de mentors et compagnons d’armes (on peut même dire qu’à mon avis, tout le sujet de ce tome 1 est précisément de montrer la formation de la « compagnie » en question, en plus de mettre en place l’univers et l’intrigue), et l’aspect initiatique est fortement présent (au minimum chez Corban).

Les habitués vont sûrement me demander ce que je suis allé faire là-dedans, vu que mon aversion pour la High Fantasy est, je pense, désormais bien connue : pour moi, c’est une Fantasy destinée avant tout à l’adolescent, et qui devrait être abandonnée à l’âge adulte au profit de formes plus réalistes et nuancées sur le plan de la psychologie des personnages et des enjeux de l’intrigue, au premier rang desquelles on trouve bien entendu la Dark Fantasy. Sans parler du fait que c’est probablement la forme la plus médiévale et européenne de Fantasy, ce qui, là encore, devrait conduire à se tourner vers des sous-genres plus novateurs, Flintlock, Arcanepunk ou Fantasy exotique inspirée par autre chose que l’Europe.

La réponse est que ce n’est pas que de la High Fantasy, d’une part, qu’elle est très fortement influencée par David Gemmell, à qui je voue un culte, d’autre part, et qu’enfin High ou pas, c’est exceptionnellement bien fait sur bien des plans, à commencer par l’immersion. A l’influence Tolkienienne (High Fantasy oblige), donc, vient s’ajouter tout d’abord celle de G.R.R. Martin, pas du tout dans un éventuel côté Grimdark, ici complètement absent, mais dans une géopolitique complexe entre royaumes rivaux (et dans le fait que le protagoniste a une louve géante comme compagne) et dans un bal de la trahison omniprésent. Il y a aussi une puissante influence historique, globalement celtico-nordique (on nous parle notamment de torques, d’une fête de Samhain, etc) et avec un point clef qui est l’émergence d’une armée d’inspiration romaine, disciplinée, par opposition à des bandes de guerriers menant une bataille comme autant de duels individuels (l’auteur a déclaré s’être inspiré de la Guerre des Gaules, et c’est ma foi relativement visible). Mais l’inspiration qui se détache le plus est sans aucun doute celle du grand (dans tous les sens du terme !) David Gemmell, à la fois dans un style « simple » (phrases courtes, vocabulaire qui ne va pas chercher midi à quatorze heures), efficace et surtout, surtout, profondément immersif et dans une atmosphère hautement évocatrice qui rappelle puissamment celle de la première moitié du cycle Rigante du Maître (non, pas Federer). Et comme chez lui, le charme opère : on est scotché, on tourne les pages avec avidité, et malgré sa taille, ce pavé se lit tout seul… une fois passé le premier quart (je vais y revenir). Si vous lisez l’anglais, jetez un coup d’œil à cette interview, l’auteur y détaille ces influences qui, comme nous venons de le voir, sont limpides et très faciles à décoder.

Notez que de G.R.R. Martin, Gwynne n’emprunte pas que la géopolitique et les Loups géants, mais aussi la structure (chapitres courts, nombreux points de vue) et le fait de ne pas hésiter à faire mourir des personnages pas-si-secondaires si cela sert l’intrigue ou donne plus d’impact émotionnel à la narration. Notez d’ailleurs que tous les points de vue n’auront pas le même poids dans l’histoire (deux d’entre eux, ceux de Corban et de Veradis, se détachent clairement), et que celui d’un des deux protagonistes, Nathair, n’est jamais adopté directement, il est toujours vu par les yeux des autres.

On peut, enfin, remarquer que si les influences de l’auteur sont disparates, voire, pour certaines, antithétiques (du moins sur le papier), elles se marient néanmoins harmonieusement sous sa plume, ce qui, pour moi, est déjà un signe d’un certain talent. En effet, il paraissait difficile de faire cohabiter l’Heroic Fantasy de Gemmell, la High Fantasy de Tolkien et le Grimdark mâtiné de Fantasy politique (et non, malgré les âneries que vous pouvez lire chez certains, ce n’est pas la même chose : la trilogie de l’Empire de Feist / Wurts est une référence incontournable de Fantasy politique, et ça n’a strictement rien d’une Dark ou Grimdark Fantasy…) de Martin, mais pourtant, ici, ça fonctionne et surtout, la construction ne fait absolument pas artificiel, ce qui est probablement le plus grand tour de force !

Univers, bases de l’intrigue

Il est puissamment inspiré par les celtes et les scandinaves, avec quelques éléments romains, arabes et mongols, mais une mythologie d’essence chrétienne et pas nordique : un dieu créateur (Elyon) et un ange déchu (Asroth), chacun étant accompagné par des anges ou des démons. Ils se sont jadis affrontés pour le contrôle du plan matériel, laissant de vastes cicatrices sur le monde. Depuis, Asroth est confiné dans l’Autre Monde, mais rêve de pouvoir venir mettre l’ambiance dans l’univers de la chair. Une prophétie dit qu’une seconde guerre des dieux est à venir, et que deux champions, un de la Lumière (l’étoile brillante) et l’autre des Ténèbres (le Soleil Noir) mèneront le combat.

L’action se déroule sur un continent appelé les Terres Bannies : onze siècles auparavant, des humains venus de l’île de l’été, les Exilés (ils en ont été chassés après une sanglante guerre), y ont débarqué, et ont chassé les Géants qui régnaient sur ces contrées dans des coins reculés (forêts, montagnes) où ils se terrent depuis. Jadis unis sous la bannière d’un roi unique, celui de Ténébral, ils se sont depuis divisés en une multitude de royaumes et de baronnies rivales. Cependant, le descendant de ce souverain unique garde un statut particulier (plus honorifique qu’autre chose, cependant), et est appelé Haut-Roi. Sauf que le fiston et héritier de celui qui porte actuellement ce titre, Nathair, fils d’Aquilus, a bien l’intention de refaire de cette position autre chose qu’une vague charge traditionnelle : il veut unifier, de gré ou de force, tous les royaumes en un Empire qui, alors que la prophétie va se réaliser (nombreux sont les signes en ce sens), sera à même de combattre efficacement les serviteurs de Lucifer (non, pas Morningstar), pardon, Asroth. Pour tout dire, il se prend même pour le messie, le « Bright Star » / étoile brillante…

Nous allons donc suivre différents personnages, qu’il se mettent à son service, s’opposent à lui… ou soient simple fils de forgeron. Simple ? Pas si sûr !

Au passage, vous remarquerez que les géants ne sont pas si courants que ça en romans de Fantasy : les elfes, les nains, les orques, ça oui (bien qu’on puisse discuter de la place des races fantastiques -surtout les « traditionnelles » héritées de Tolkien- dans la Fantasy moderne, ce que nous ferons dans le prochain numéro des A-Files), mais les géants, pas vraiment, sauf en tant que monstre à combattre à la rigueur. A part dans le cycle du Guerrier de Mars de Moorcock, j’ai un peu de peine à me souvenir d’une autre saga où une civilisation de ce type a un rôle d’envergure dans le monde ou l’intrigue.

Mais bon, dans l’ensemble, si l’univers est sympa (avec une atmosphère très agréable, c’est à signaler), ça reste plutôt basique niveau world- et surtout magic-building (on est très loin des Sanderson, Weeks et compagnie) : cet aspect là ne sera donc pas un point fort (mais clairement pas un point faible non plus) du roman.

Personnages, narration

Nous l’avons vu, il y a un grand nombre de personnages principaux et secondaires, avec une demi-douzaine de points de vue (dont deux nettement plus fréquents que les autres, ceux de Corban et Veradis). Alors soyons clair, ce n’est pas juste pour imiter servilement le Trône de Fer, mais pour montrer ce qui se passe dans les différents camps qui vont s’opposer, que ce soit « juste » sur le plan politique ou sur celui, bien plus élevé et typique de la High Fantasy, du combat du Bien contre le Mal. A ce sujet, l’auteur opère d’ailleurs un twist très intéressant aux codes de cette dernière : disons que deux des personnages sont persuadés de servir le Bien, alors que, consciemment ou non (pour l’un des deux, la question se pose, pour l’autre, elle est tranchée : ce n’est pas volontaire), ils servent probablement le camp d’en face… J’ai vraiment hâte de voir comment cela va se décanter dans le tome 2, d’ailleurs.

L’auteur est clairement un maître en matière de personnages : pourquoi ? La réponse est simple. Dans ma conception de l’écriture, un mauvais écrivain n’est même pas capable de créer un personnage autre que mono-dimensionnel ; un correct lui donne déjà plus d’épaisseur et de nuances ; un bon prend également soin de lui donner des relations avec d’autres protagonistes et antagonistes, ainsi que de faire évoluer sa psychologie et / ou lesdites relations, sans figer définitivement tout cela une fois le livre ou le cycle commencé ; enfin, un grand écrivain fait tout ce qui précède, ET rend ces personnages vivants, leur donne une âme, une voix propre, et peut-être surtout nous fait ressentir, voire même vivre intensément, ce qu’ils éprouvent ou ce qui leur arrive. John Gwynne atteint ce niveau là : dans une sorte d’improbable fusion entre Kay et Gemmell, il donne une épaisseur aux figurants, une âme aux seconds rôles, une vie aux personnages de premier plan. Dire qu’on s’attache à eux, terme souvent galvaudé, est très en-dessous de la vérité, notamment pour Corban. Je ne suis pas trop fan des héros adolescents et de leur parcours initiatique (ici dans la voie du guerrier), mais là, je dois dire que j’étais à fond dedans. De plus, l’évolution de certains personnages, le fait qu’ils ne soient pas figés dans leurs convictions, loyautés ou relations, est extrêmement agréable, surtout dans le cadre d’une High Fantasy où, d’habitude, les absolus immuables et dogmatiques règnent en maîtres : je pense à Vonn et à Camlin, tout particulièrement.

Gwynne a déclaré avoir voulu faire de la fantasy épique mais centrée sur les personnages, et le moins qu’on puisse dire est qu’il a parfaitement tenu ses engagements : ils sont un des gros points forts de son roman.

Ce qui me conduit à parler de la narration : à la moindre scène d’envergure, ayant une tension dramatique potentielle, épique ou de combat, le talent de Gwynne explose littéralement : c’est ex-tra-or-di-nai-re-ment immersif. Là aussi, je crois qu’à part à l’époque de mon adolescence, il y a une trentaine d’années, j’ai vraiment rarement été aussi immergé dans les scènes d’un roman de Fantasy. Oh, certes, j’ai lu d’excellents livres depuis, mais l’intérêt était plus intellectuel qu’au fond des tripes, si vous voyez ce que je veux dire, à part quelques rares exceptions comme la fin magistrale du tome 2 du cycle Malazéen (avec le sort de Coltaine) ou celle du tome 3 des Poudremages. Mais là… j’ai fait un vrai saut dans le temps, et je me suis retrouvé à la fin des années 80, lisant un Elric ou un Prince d’Ambre, à fond dedans.

Bref, l’auteur, surtout pour un premier roman, déploie un art du conteur consommé, égalant d’emblée les plus illustres références, dont David Gemmell. Il y a beaucoup de prétendants à la succession de ce dernier dans le cœur de millions de fans, mais là je crois que nous avons trouvé l’élu.

Quelques petits défauts tout de même

Comme j’ai une réputation de… comment disent-ils, déjà ? Ah oui, ergoteur à maintenir, je vais tout de même émettre quelques bémols pour tempérer le concert de louanges qui précède. Premier point, et non des moindres, le premier quart est très, très lent à démarrer (et on parle tout de même de plus de 150 pages), tout simplement parce que l’auteur installe la situation, l’univers, les personnages et l’intrigue. De plus, le nombre de points de vue et de personnages peut faire peur, surtout à ceux qui ont les pdv multiples en horreur (il y en a) ou à ceux qui n’ont pas apprécié le Trône de fer pour la taille de ses tomes, ses chapitres modestes et les variations incessantes de pdv. C’est avec ce genre de livre que je me félicite de ne jamais abandonner un roman en cours de route : si je l’avais fait dans le premier quart, j’aurais jugé celui-ci plutôt mauvais et n’aurait pas trop compris le quasi-culte qu’il semble générer. Mais vu que j’ai continué, je me suis aperçu que dès 26% ou quasiment, l’intérêt commence à monter franchement (une fois les pièces en place sur l’échiquier), et que plus on avance, plus c’est passionnant et prenant, avec un nouveau gros coup d’accélérateur vers 76 %.

Bref, vous faites ce que vous voulez de votre côté, mais je suis sincèrement persuadé qu’un roman se juge dans sa globalité, pas sur un bout plus ou moins gros. Je suis d’ailleurs plus ou moins convaincu que, outre la similitude avec des auteurs plus prestigieux (c’est du « sous-machin ou bidule » : si on va par là, Latium de Lucazeau est du sous-Simmons / Banks, ça ne l’empêche pas d’être 1/ un très bon roman et 2/ un succès d’édition comme on en voit désormais rarement en SFFF), ce démarrage lent peut être un des facteurs qui explique pourquoi un truc aussi percutant n’a jamais été traduit en France, alors que le cycle a démarré en… 2012.

Second défaut : une grosse prévisibilité. Les retournements de situation ou révélations se voient venir des centaines de pages à l’avance, et ne surprendront donc personne. Si la narration n’était pas aussi puissante et immersive, cela aurait pu être un problème assez majeur, mais là, franchement il n’en est rien, même chez quelqu’un qui aime être surpris comme moi.

Autre défaut plus mineur : une propension particulièrement élevée chez l’auteur à faire de ses personnages masculins des types rabaissés  par / qui ont un problème avec leur père (Nathair), un ou plusieurs membres de leur famille (Evnis, Kastell, Conall) ou même par un simple caïd de cour d’école du même patelin (Corban). La première fois, c’est intéressant, la quatrième beaucoup moins, car la thématique de la trahison du père, par exemple, est récurrente.

Enfin, signalons l’occurrence élevée de certains termes, qui là aussi peut agacer lorsque c’est la trentième en cent pages : citons lad-lass-grunted-grinned-da-mam-break your fast. Étrange contraste, parfois, entre la narration très immersive de l’auteur et un niveau occasionnel de langage bien plus basique. Synonymes, synonymes : nul doute qu’une éventuelle traduction corrigera aisément ce petit point de crispation !

Mais bon, à part à la rigueur les pdv et le nombre de persos (si VF il doit y avoir, un dramatis personæ sera indispensable), vraiment rien de rédhibitoire, surtout si vous aimez Gemmell ou ce style de roman mélangeant épique et intime en un tout harmonieux.

En conclusion

Tome introductif d’une tétralogie de beaux pavés, Malice réalise une sorte d’impossible mélange entre éléments de structure ou de style propres à Tolkien, G.R.R. Martin ou (surtout) Gemmell (dont John Gwynne est à mon avis un sérieux prétendant au titre d’héritier), entre épique et intime. High Fantasy à fort aspect politique, écrite dans un style, un univers, une narration et une atmosphère évoquant fortement la première moitié du cycle Rigante de David Gemmell, cette histoire brille particulièrement sur deux plans, à savoir une immersion extraordinaire et des personnages inoubliables. On appréciera la place laissée à une civilisation de géants (ce qui ne court pas les rues en Fantasy) dans ce monde, ainsi qu’un certain twist aux codes de la High Fantasy lorsque deux des personnages croient servir le bien alors que le lecteur, lui, a des doutes. Quoi qu’il en soit, Malice est un premier roman absolument impressionnant, ouvrant un cycle dont chaque tome est réputé meilleur que le précédent (si,si). C’est donc avec un grand plaisir que je lirai la suite. Car ce roman, c’est pour moi un Retour vers le futur : ce sont les sensations et l’immersion d’un Elric, des Princes d’Ambre ou du Seigneur des anneaux, mais à 43 ans, pas à 10-15 ! Inutile de dire que cela ne m’arrive pas tous les quatre matins, blasé, inévitablement, que je suis après pas loin de 35 ans de lectures SFFF…

Niveau d’anglais : facile.

Probabilité de traduction : il est incompréhensible qu’un livre aussi coup-de-poing n’ait jamais été traduit. Espérons que la multiplication des critiques (celle de l’Ours Inculte, puis la mienne, et probablement celles de Lutin ou Lianne dans les mois à venir) sonne un tonitruant réveil chez les endormis !

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce roman, je vous conseille la lecture des critiques suivantes : celle de l’Ours inculte, celle de Lianne sur De livres en livres,

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25 réflexions sur “Malice – John Gwynne

  1. Déjà ça commence mal vu que je n’aime ni Gemmell ni Martin (les deux étant pour l’instant bannis de mes lectures et de ma bibliothèque xD)

    Bon j’avoue que ma hantise de Gemmell date de mon adolescence ou j’ai fais une grosse surdose de son genre et que je ne pouvais plus le voir en peinture. Je ne lui ai pas encore redonné sa chance en tant qu’adulte, depuis que j’ai repris la lecture il y a 8 ans environ. Donc je suis bien plus ouverte à son sujet que je ne l’étais il y a une 15ène d’années, et je pense sérieusement lui redonner sa chance un de ces jours, histoire de me faire une vrai idée de ce que j’en pense maintenant.
    Et Martin c’est la série tv que je n’aime pas, je ne suis vraiment pas fan de ce qu’ils en ont fait, alors qu’avant qu’elle sorte je lisais les livres sans le moindre souci et j’étais à jour dedans. Du coup je n’ai jamais repris et j’ai donc un tome de retard mais aucune envie de le lire pour l’instant.

    Bref, tout ça pour dire, que j’ai le premier tome de cette série mais à force de voir trainer des noms qui me donnent des frissons je suis de plus en plus frileuse à l’idée de le lire, ce qui est l’effet inverse de ce que j’avais imaginé au départ.

    Mais je l’ai quand même programmé pour cette année, je pense que je vais même me poser une date bien précise histoire de ne pas le repousser à l’infini parce que malgré tout je suis persuadé qu’il peut me plaire (et j’adore les princes d’ambre, donc si ça donne le même effet immersif c’est le pied)

    Je précise que je n’ai pas lu ta chronique en détail, juste les points surlignés et l’intro et la conclusion, histoire de me faire ma propre idée sans idées préconçues ! (surtout si je le lis rapidement)

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    • Honnêtement, l’aspect Martin est léger et le rendu global profondément différent du Trône de fer. Pour Gemmell, la différence fondamentale tient dans le genre, High et pas Heroic Fantasy. Mais honnêtement, il faut vraiment te faire ta propre opinion, et ne pas faire comme moi, laisser tomber ce livre ou repousser sans cesse sa lecture, parce que je suis persuadé qu’en faisant ça, on passe à côté d’un très bon roman / cycle.

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    • C’est rigolo moi aussi j’étais fan de Martin sur les 3 premiers tomes du trône de fer, et après ça, que ce soit le livre ou la série, j’ai trouvé que ça devenait un peu pourri. Les saisons/tomes 4 et 5 sont des purges pour moi, tout le monde souffre, personne n’arrive à rien, c’est sadique et trop « mécanique ».

      Pour ma part (je sais pas si Apophis sera d’accord), quand je parle d’héritage de Gemmell ici, c’est pas tant dans les thèmes ou le genre, mais plus dans « l’humanité » des personnages. C’est un des rares auteurs qui me fait ressentir tant de force et d’attachement dans ses héros, parfois avec la petite larme qui va bien (foutu Jaim Grymauch), ou le frisson d’intensité de scènes prenantes.

      Et j’ai ressenti ça chez Gwynne, comme chez De Castell, ou Eames, mais à part eux c’est très très rare.

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  2. V’là une bien belle chronique (comme d’hab quoi) sur un très bon bouquin. Je suis content qu’il t’ait plu !

    Je me suis posé la question du « pourquoi Bragelonne s’est pas jeté dessus, en bons défenseurs de Gemmellitudes ? », peut-être qu’ils savaient pas à quel endroit couper le livre pour en faire deux tomes 😀

    Valour est aussi bon, tout en se débarrassant du démarrage poussif donc ça se lit encore plus vite. Je pense que je vais lire les 3 et 4 avant la fin de ce trimestre.

    J’ai pas été trop dérangé par le côté prévisible, mais ça c’est tout moi, si je suis immergé dedans je suis un vrai gamin, je vois rien venir héhé.

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    • Merci 😉

      Ah ben si c’est pour ça que Bragelonne ne l’a pas sorti (et je me suis longuement posé la question moi aussi, surtout si c’était pour sortir des bouses comme Godblind à la place, hein), vu le nombre de cliffhangers qu’il y a dans l’histoire, ça ne doit pas franchement être compliqué de le couper à la moitié de la VO, les occasions de le faire doivent abonder.

      Je vais essayer de lire au moins le tome 2 cette année, même si vu la taille des bestiaux, il va falloir que je pousse les murs du programme de lecture ou que je repousse encore les bouquins d’Honor Harrington qui me restent à lire (ce que je fais depuis deux ans…).

      Concernant le côté prévisible, je le signale pour ceux que ça peut gêner, mais sinon perso comme je le précise j’étais tellement plongé dedans que même si j’ai tout vu venir, ça n’a pas diminué l’impact des scènes en question pour autant.

      Bref, merci pour m’avoir convaincu de lire ce livre 😉

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  3. John Gwynne est vraiment l’auteur à suivre beaucoup parlent de son cycle qui est très bien noté sur goodreads . En tout cas j’ai déjà les quatre livres et Time of dread donc quand j’aurais fini le cycle des démons de Peter v Brett ( les deux derniers) je me jette dessus lol. Très bonne chronique comme d’habitude j’adore lire ton blog.

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      • Le cycle des démons a été mon premier achat numérique je l’avais en promo à 1 euro ( le premier tome) et comme j’hésitais si j’allais aimé a si bas prix tu te dis ça ne fait pas de mal. Si je te dis que j’ai lu plus de quatre heures à peine j’ai eu l’ebook je suis rentrée dans l’histoire de suite. Je trouve l’histoire originale je doute vu tes lectures que tu n’aimespas cette histoire. Je te le conseille vivement. Je viens de finir oathbringer de Brandon sanderson et je peux dire seulement que je ne m’en remets pas et qu’il va encore gagné un David Gemmell award lol

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  4. Merci pour cette critique très complète et éclairante 🙂
    J’avais quelques réserve sur cette série (l’engouement général ayant la mauvaise habitude d’élever mes attentes – et de me décevoir) mais les qualités/défauts que tu soulignes en font définitivement un roman qui devrait me plaire. Hop, dans la liste !

    (Il faut vraiment que je creuse Sanderson, Elantris ne m’ayant pas convaincue. Vivement que je lise les Fils de Brume)

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  5. Comme nous avons effectivement des goûts assez similaires je ne doute pas que ce roman là me plaira 🙂 Je le note donc, et comme je me suis imposée le défi de lire au moins un livre en VO cette année, peut-être que je vais me lancer d’ici peu (après avoir lu au préalable quelques textes plus court tout de même^^)

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  6. En cours de lecture chez moi : pour l’instant j’adore moi aussi, pour les mêmes raisons. (Au passage, merci pour le caractère pas du tout « spoilant » de tes critiques, ça n’a l’air de rien comme ça mais quand j’y réfléchis ça m’apparaît comme un tour de force que je ne me verrais pas réaliser.) Gros plaisir de lecture, donc, écrit avec une assurance et une maîtrise assez étonnantes pour un premier roman. Que l’ours inculte soit mille fois gratté derrière les oreilles pour cette découverte !

    « les elfes, les nains, les orques, ça oui (bien qu’on puisse discuter de la place des races fantastiques -surtout les « traditionnelles » héritées de Tolkien- dans la Fantasy moderne, ce que nous ferons dans le prochain numéro des A-Files) »

    Inutile de dire que j’attends ce numéro des A-Files avec impatience 🙂 Et je suis bien content de constater que tu sembles d’ores et déjà vouloir remettre en question l’increvable cliché selon lequel les races tolkieniennes seraient omniprésentes dans les romans de fantasy, alors qu’elles sont objectivement ultra-minoritaires (ou simplement minoritaires dans le cadre de la high). J’aurais plein de choses à dire à ce propos, mais autant attendre ton article pour commenter à ce moment-là ^^

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  7. C’était inutile d’insister autant….. J’étais déjà convaincue de le nécessité de le lire! 😉
    En plus tu mentionnes le Maître, ou plutôt les Maîtres, quoi de plus pour me convaincre définitivement ? Je suis d’accord avec toi qu’une belle écriture, ce n’est pas uniquement des phrases poétiques. Gemmel est exceptionnel avec son vocabulaire et sa phrasé pour nous plonger dans son monde. C’est une question de rythme et de précision dans le choix du mot.
    J’espère qu’ils finiront par traduire ces petites pépites, même si je commence à avoir des doutes sérieux sur les lignes éditoriales.
    Moi, je suis très souvent d’accord avec toi, c’est toi qui ne l’est pas aussi souvent que moi! LOL! Sorry, je sors…. 😉

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    • Oui, c’est tout à fait là que réside le talent de Gemmell : la précision dans le choix du mot, celui qui, sans faire m’as-tu-lu, générera pile la bonne image ou émotion dans l’esprit du lecteur. Et là est, pour moi, la vraie belle et bonne écriture.

      Je pense que l’espoir est permis pour une traduction, à terme.

      Non, non, c’est pas faux en fait 😀

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  8. J’ai du retard dans la lecture de tes chroniques, mais comme toujours, tu sais comment donner envie de lire les romans que tu présentes ! Pour celui-ci, cela ne sera pas encore pour tout de suite, mon niveau en anglais n’étant pas encore assez bon, je pense. Mais j’ai mis en pratique ma résolution de commencer les lectures en anglais (sur du jeunesse, pour l’instant). 😉

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  9. Ping : Malice, La maîtrise des codes - L'ours inculte

  10. Merci pour la critique, et surtout pour avoir clairement indiqué que le début était à dépasser. Je vous ai fais confiance, et j’ai bien fait, j’attaque désormais Ruin, et c’est vraiment de très bonne qualité. Mais les 200-250 premières pages de malice furent une purge, un style plutôt mauvais (je venais de finir « gagner la guerre » c’est peut être pour ca), des poncifs de la fantasy, etc.. J’ai failli abandonner plusieurs fois. Et puis c’est passé, et la fin a été terminée en une soirée.

    Aimé par 1 personne

    • C’est bien pour cela que je n’abandonne quasiment jamais un livre : pour moi, ils doivent se juger de A à Z, pas sur un bout qui peut ne pas être représentatif du tout (dans un sens ou dans l’autre) de leur qualité globale (ou de son absence).

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