L’œil d’Apophis – HS 5 – Toujours pas traduit, toujours pas réédité, que fait l’édition française ?

Eye_of_ApophisEn décembre 2018 et 2020, j’ai publié des articles mettant en lumière le fait que certains cycles ou romans mériteraient soit une traduction, soit une réédition. Douze mois de plus se sont écoulés, et si le cas de certains de ces livres est réglé (leur traduction a été annoncée, par exemple), celui de la plupart des autres reste identique. Il était d’autant plus temps de faire un point sur la situation que dans l’intervalle, d’autres livres de grande envergure se sont ajoutés à la liste. Enfin, dans cette édition 2021, je vais aussi dire un mot de livres qui ont été annoncés, parfois depuis longtemps, voire très longtemps… et que nous attendons toujours. Sans parler du fait qu’annoncer, puis publier effectivement, c’est bien, mais qu’il faut ensuite que la qualité de traduction et de correction suive. Et c’est loin d’être toujours le cas !

Alors certes, le Covid et les confinements sont passés par là, certes, il y a une incontestable surproduction, certes, les éditeurs ne peuvent pas tout traduire, certes, il y a parfois des questions épineuses de droits, oui, certaines fois le directeur de collection veut mais son supérieur ne veut pas, oui, certains livres sont peut-être dans les tuyaux mais les annonces n’ont pas été faites (pas à votre serviteur, en tout cas), certes, une partie de ces livres est toujours disponible d’occasion, certes, pour quelques-uns d’entre eux, le public (ou le libraire…) ne suivra peut-être pas, et certes, mes goûts (ou ceux des blogueuses et blogueurs sur la même longueur d’onde que moi) ne sont clairement pas ceux de nombre de maisons françaises, et si la qualité de certains cycles n’est mise en cause par personne, leur coût de traduction serait apparemment « prohibitif dans l’état actuel du lectorat SFFF ».

Certes. D’un autre côté, quand on voit ce que publient certaines des personnes nous sortant ce genre d’excuses, on est en droit de se dire que ça va, merci, il y a bien assez de Young Adult / de Fantasy initiatique / de Big Commercial Fantasy / de dystopies – post-apo / de SFFF militante / de SF « éblouichiante » (copyright Ours Inculte) pour que DE TEMPS EN TEMPS, on insère AUSSI dans le programme de parution un truc choisi pour ses qualités littéraires (oui, je sais, quelle drôle d’idée, hein) et pas parce qu’il coche les bonnes cases, qu’elles soient marketing ou autres.

Du Capitole…

Commençons par distribuer les bons points (version Apophis) :

Si je reprends ma liste de livres / cycles issue des éditions 2018 – 2020 de cet article, les traductions suivantes ont annoncées :

De plus, toujours dans la même liste, j’ai des raisons de penser que les livres ou cycles suivants ont une bonne chance d’être traduits, ou en tout cas que l’édition s’y intéresse nettement plus :

  • Vu que le Bélial’ a annoncé qu’il allait sortir, dans sa collection Une heure-lumière, la novella Thousandth Night, se passant dans le même univers que l’excellentissime House of suns, il est tout à fait possible que ledit roman soit traduit dans la foulée.
  • Après le succès des Oiseaux du temps d’Amal El Mohtar et Max Gladstone (un bouquin que j’ai lu en VO, abandonné en cours de route et détesté, mais passons…), il est possible que l’édition envisage d’un œil nouveau (et, on l’espère, meilleur) le cycle The Craft sequence de ce dernier, une des références, sinon LA référence de l’Arcanepunk / la Fantasy Industrielle. Même si honnêtement, j’y crois moyennement.
  • Si le cycle des Poudremages marche, il est possible que Leha s’intéresse non seulement à la deuxième trilogie se déroulant dans le même monde, mais aussi à la novella War Cry.
  • J’ai également (très) bon espoir que L’IA et son double de Scott Westerfeld soit réédité, et je sais qu’un directeur de collection a lu Inexistence de David Zindell et l’a aimé, même si je ne sais pas si sa réédition est envisagée.

On félicitera, au passage, le Bélial’ pour avoir assuré la tant attendue réédition de l’indispensable Vision Aveugle, qui était devenu très difficilement disponible, ainsi qu’Albin Michel Imaginaire qui, malgré des doutes transitoires sur la viabilité de la chose, a tout de même décidé de boucler le cycle d’Andrea Cort signé Adam-Troy Castro, avec un troisième tome intitulé La guerre des Marionnettes. Bravo à eux !

Voilà pour les bons points. Passons maintenant aux mauvais.

… à la Roche Tarpéienne…

Si certains éditeurs doivent être félicités pour enfin traduire ou rééditer tel ou tel roman ou cycle de référence, on peut, en revanche, s’interroger sur le comportement de certains autres. Je sais, de source sûre, que les droits de l’excellent Summerland d’Hannu Rajaniemi (sorti en juin… 2018) ont été achetés depuis un certain temps, mais pourtant, l’éditeur concerné n’a pas annoncé l’acquisition, ni la parution de la VF, et semble ne rien vouloir faire des droits… à part les posséder.

Signalons par ailleurs que nous avons assisté, ces dernières années, à l’apparition d’un certain nombre (pour ne pas dire un nombre certain) de nouveaux éditeurs indépendants, faisant fréquemment preuve de grandes ambitions mais se prenant trop souvent (mais pas toujours) rapidement le réel en pleine figure, ce qui mène ensuite à ce que les traductions (parfois) et les corrections (souvent) soient loin d’être optimales. Alors que ce soit clair, je ne dépense pas, pour ma part, une grosse vingtaine d’euros dans des romans mal corrigés, mal traduits et avec des notes éditoriales ou du traducteur apparentes, et je suis très loin d’être le seul dans ce cas.

L’Atalante rejoint, elle, le club des maisons abandonnant des cycles en cours, puisque visiblement, la lectrice ou le lecteur lisant uniquement en français peut faire son deuil des traductions des tomes 2 et 3 de La saga du guerrier oublié (clic) de Larry Correia, ainsi que des tomes 3 et 4 de La Cour d’Onyx de Marie Brennan. Comme d’habitude, l’éditeur va nous sortir el famoso « Malheureusement, ces livres n’ont pas rencontré leur public… », alors que dans les deux cas, il ne peut clairement s’en prendre qu’à lui-même si les romans concernés ne marchent pas : dans celui de La cour d’Onyx de Marie Brennan, je n’avais pas vu une telle unanimité contre des couvertures de SFFF depuis l’ère Paternoster (c’est dire !), et dans le cas du roman de Correia, auteur qui jouit pourtant d’un capital de sympathie non négligeable depuis la parution des Chroniques du Grimnoir, Le fils de l’acier noir est sorti de façon tellement confidentielle que même des blogueurs très au fait de l’actualité éditoriale n’en avaient pas entendu parler. Alors la lectrice / le lecteur moyen(ne)…

Chose étonnante, certains éditeurs sont à la fois à féliciter et à tancer. Si, si  😀

… Il n’y a qu’un pas ! 

Si on doit complimenter les éditions Leha pour assurer la traduction de très grands cycles (Le livre des Martyrs, Les poudremages, The faithful and the fallen, entre autres) dont des éditeurs plus anciens, plus prestigieux et financièrement plus solides n’ont pas voulu, on espère toutefois que les traductions seront à la hauteur des attentes. Traduire Erikson / Gwynne / McClellan / etc. c’est évidemment louable, les traduire correctement, c’est encore mieux. Donc pas d’hérésies du calibre des « yep » ou des « ouaip » qu’on trouve dans la VF de certains (c’est-à-dire, pour être clair, PAS ceux traduits par Emmanuel Chastellière…) tomes du Livre des Martyrs, merci !

On l’a vu, on peut également chaudement congratuler le Bélial’ pour rééditer (Vision Aveugle) ou traduire (Diaspora), peu à peu, les grands textes jusqu’ici négligés ou oubliés. Néanmoins, on peut aussi demander à M. Bélial quand il a l’intention de sortir la suite de La paille dans l’œil de Dieu ou les Diagrammes du vide, parce que ces livres sont annoncés dans la rubrique « à paraître » de chaque bouquin qu’il vend depuis… oh, plus que ça. Un mot d’explication serait vivement apprécié par pas mal de monde  😉

Il nous reste donc, dans les listes 2018 et 2020…

Et donc, si on enlève tout ce dont je viens de parler aux listes de romans / cycles à rééditer ou traduire d’urgence établies par mes soins en 2018 et 2020, il nous reste :

Mémoire – Mike McQuay

memoirePublié dans la prestigieuse collection Ailleurs et demain, ce roman n’a plus été réédité depuis sa sortie en poche en… 1994. Pour un livre aussi brillant (dans sa construction, son écriture, la profondeur de ses thématiques et de leur exploitation, la psychologie extrêmement fouillée de ses personnages) et à la morale aussi splendide (une sorte de Replay de Ken Grimwood, mais en beaucoup plus noir, sauf dans ses dernières phrases, tout simplement solaires et époustouflantes), c’est tout bonnement criminel. Se baladant entre un futur post-apocalyptique, le présent et l’époque Napoléonienne, ce roman est une expérience de lecture extrêmement marquante, dont j’ose espérer qu’elle sera remise à la disposition du plus grand nombre par une collection venant justement de sortir d’hibernation.

La critique détaillée est lisible ici.

Cycle Polity – Neal Asher

the_soldier_v2_asherParce que sa championne (Bénédicte Lombardo) est partie vers d’autres fonctions, et parce que ce qui a été traduit du vaste cycle Polity a très mal marché, l’édition française s’est désintéressée de Neal Asher. Quelle erreur ! Il faut avant tout savoir que Polity est composé de plusieurs sous-cycles et stand-alone, pour un total de dix-neuf (!) romans au moment où je rédige ces lignes, et qu’il y a donc un gisement de titres à exploiter qui n’existait peut-être pas à l’époque ; de plus, l’écriture de l’auteur est devenue d’une efficacité redoutable avec le temps, et son mélange de SF transhumaniste, Hard et militaire absolument impressionnant (pour ne pas dire orgasmique !) pour qui aime les contextes et scénarios ambitieux en science-fiction. On conseillera notamment le sous-cycle Rise of the Jain, qui peut être lu ou publié indépendamment du reste et dont le tome 1 est tout simplement magistral (ma chronique est à lire ici). Le fait que Polity soit dans son immense majorité inédit en français est une inconcevable anomalie en matière de New Space Opera : c’est comme si le cycle de Pandore, la Culture ou équivalent n’avaient jamais été traduits, ou en tout cas pas en totalité.

Cycle Tensorate – Jy Yang

black_tides_YangJy (qui se fait appeler Neon, désormais) Yang est pour moi une des plus grosses énigmes en matière de SFFF ces dernières années, sinon LA plus grosse. Créateur d’une tétralogie de novellae, le cycle Tensorate, combinant un univers très original, des personnages magnifiques, des thématiques très hautement progressistes et une émotion comme j’en ai rarement ressenti en SFFF, il a été nominé pour le Hugo et le Nebula… sans jamais les remporter. Alors que lorsqu’on voit certains des gagnant(e)s, il était largement au-dessus (de mon point de vue, du moins). Time Magazine a même placé le court roman The black tides of Heaven parmi les cent meilleurs du genre, c’est tout dire. Bref, grande qualité littéraire, monde sortant carrément des sentiers battus, très fort engagement LGBT (sans parler de couvertures incroyables, de vraies œuvres d’art), ce cycle avait tout pour 1/ être récompensé et 2/ être traduit en français (particulièrement dans, hum, une collection spécialisée dans les novellae, et pour laquelle il existe, dans la communauté Fantasy, une très forte demande pour qu’y figurent plus de livres relevant de ce genre). Et… rien. On espère donc que quelqu’un va se décider à lire les quatre bouquins et à enfin se rendre compte de ce à côté de quoi le lectorat français passe. Toutes les critiques sont disponibles sur ce blog, au cas où !

Trilogie Le prince du néant – R. Scott Bakker

autrefois_les_ténèbresLe problème, avec la trilogie de R. Scott Bakker, n’est pas de la traduire (encore que, elle fait partie d’un cycle beaucoup plus vaste, qui, lui, ne l’a jamais été), mais de la rééditer. En effet, ce monument de la Fantasy, du calibre, excusez du peu, du Livre des martyrs, à l’écriture (et la traduction) qui est une des plus fines et délectables qu’il m’ait jamais été donné de lire dans ce genre littéraire, à l’ambition démesurée, à l’univers très soigné, aux personnages inoubliables, est certes encore disponible d’occasion en version poche, mais parfois à des prix prohibitifs (jusqu’à 55 euros par tome). Bref, il est plus que temps de faire quelque chose.

Ma critique du tome 1 vous convaincra sans nul doute de l’intérêt considérable de ce cycle, probablement un des meilleurs mais aussi des plus exigeants disponibles en Fantasy.

Suprématie – Laurent McAllister

suprematie_mcallisterSuprématie est un roman  époustouflant, et il est à peine croyable qu’il soit aussi peu connu et reconnu. Il redéfinit tout : les unités de mesure (tout est exprimé en secondes et en fractions d’année-lumière), les origines de la colonisation spatiale (apparemment germaniques), et jusqu’aux méthodes par lesquelles une dictature galactique s’impose et fait régner la paix et l’amour (via le concept génial de « filtres de réalité »). Les personnages sont solides (leur historique, leur motivation et leur psychologie sont établis via une série de flash-backs très bien insérés par rapport aux séquences dans le présent), d’autant plus qu’ils ne sont pas tous humains : on retiendra les Dikkiks, « gardes du corps / enfants » d’Alcaino et surtout l’IA de la Nef de guerre, dont la psychologie et la structure sont si originales et prises en compte dans l’intrigue qu’on ne reverra quelque chose de ce niveau qu’en 2016, avec la sortie de Latium. Et que dire de la longue et hallucinante séquence de l’attaque au centre de l’intrigue (qui exploite très bien le concept de boucle temporelle), ou des trouvailles comme cette espèce qui « collectionne » les séquences génétiques d’autres races afin d’augmenter ses capacités (griffes, sacs à venin, groupes musculaires générant des décharges bioélectriques, cœur auxiliaire, etc) ?

En commentaires de mon article de 2020, Stéphane Marsan en personne expliquait que les ventes ont été trop faibles pour supporter le coût d’une réimpression, et encourageait un éditeur poche à en acquérir les droits. Aucun ne s’est manifesté, pas plus que certains des concurrents de Bragelonne, dans le catalogue desquels ce bouquin pourrait pourtant parfaitement trouver sa place. Ceci, bien sûr, sans compter qu’avec les changements qui ont eu lieu chez Bragelonne lui-même, la nouvelle direction pourrait vouloir jeter un second coup d’œil sur Suprématie !

A gathering of ravens – Scott Oden

gathering_ravens_odenIl y a trois ans, paraissait A gathering of ravens de Scott Oden, un roman incroyable qui, en bidouillant les mythologies scandinave et celte, se débrouillait pour caser des orcs dans le monde réel (par opposition à un monde secondaire classique de Fantasy). Traversé par des scènes à la puissance évocatrice peu commune, porté par un antihéros absolument extrême (qui balance des claques à sa compagne de voyage, impensable !) et par une volonté jouissive d’envoyer bouler le politiquement correct et le Hopepunk pour qu’ils retournent en couinant à la soirée de l’ambassadeur, ce bouquin, qui avait pourtant un défenseur de poids, en la personne de Patrice Louinet, n’a cependant toujours pas trouvé preneur dans l’édition française, malgré le fait qu’à ma connaissance, au moins un éditeur s’est intéressé de près à son cas. Et d’ailleurs, toujours dans les commentaires de mon article de 2020, Stéphane Marsan indiquait qu’il allait y jeter un second coup d’œil. Où en est le dossier chez Bragelonne, depuis la réorganisation de l’organigramme de cet éditeur ? Une traduction est-elle envisagée ?

Pour en savoir plus sur ce roman, ma critique complète est à votre disposition.

Never Die – Rob J. Hayes

never_dieIl y auto-édité et auto-édité, et dans ce domaine, des auteurs comme Rob J. Hayes sont clairement le haut du panier. Car son roman Never die, qui commence comme une Wuxia Fantasy sympa mais sans plus, réserve une série d’énormes surprises à la fin, qui remettent tout le reste du texte en perspective. Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus, voilà quelle était la conclusion de ma critique ; cette fantasy asiatique (et à poudre !) part d’un postulat très original : un petit garçon a reçu d’un dieu psychopompe le pouvoir de ramener à la vie des héros morts, afin de l’aider à renverser le tyran qui opprime l’équivalent d’une Chine très fantastique dans un monde imaginaire. Seul problème : tous ceux qu’il veut recruter ne sont pas morts, ce qui fait qu’il va d’abord falloir les occire avant de les ramener à la vie ! Voilà une Fantasy portée par des personnages hautement attachants et intrigants (tout comme l’est la base de l’intrigue), et qui, jusqu’à la bataille finale, paraît sympathique mais un peu linéaire et faite d’une succession de combats et de pas grand-chose d’autre. Pourtant, ne vous y trompez pas, rien n’y a été fait au hasard, et la fin, extraordinaire, et basée sur une série de révélations fracassantes, remet tout cela en perspective. De distrayant mais sans plus, le roman prend alors une tout autre dimension, et se révèle dès lors plus que recommandable pour qui aime ce sentiment de « ah, ce salaud d’auteur m’a bien eu ! » et les révélations finales fracassantes. Ajoutons que l’originalité de Never Die (fantasy non-européenne, à poudre, dont les héros ont été ramenés à la vie) le rend de toute façon fort attrayant pour qui cherche un livre qui sort radicalement des sentiers battus de la sempiternelle Fantasy d’inspiration européenne, médiévale, et des élus désignés par une prophétie.

Près de trois ans se sont écoulés depuis la sortie de ce roman, et que s’est-il passé ? Rien. Ah si, des paquets de Fantasy iniatique, de Young Adult, de Fantasy à capuche, de High Fantasy d’un manichéisme grotesque et de médiéval-fantastique d’inspiration européenne. Et j’en passe. Et publier quelque chose d’ORIGINAL, c’est possible ?

Toujours pas traduit, toujours pas réédité : la sélection 2021 !

Pour clore mon coup de pied annuel dans la fourmilière, je vais vous proposer une sélection de sept autres romans / cycles qui nécessiteraient une traduction / réédition urgente. Deux autres auraient pu (dû) s’y greffer, mais mon petit doigt me dit que les VF devraient débarquer d’ici quelque temps  😉

L’aube de la nuit – Peter Hamilton

Commençons, donc, par demander à Ailleurs & Demain (qui a publié ce roman en grand format), Pocket (qui s’est occupé de l’édition poche) et à Bragelonne (qui publie tous les autres Peter Hamilton) où en est la réédition de L’aube de la nuit, chef-d’œuvre de Peter Hamilton, un roman unique (même si les anglo-saxons le considèrent comme une trilogie banale, il ne l’est pas plus que Le seigneur des anneaux) tellement imposant qu’il a été découpé en six tomes (grand format), voire sept (édition poche) en VF. Si vous croyez connaître l’auteur parce que vous avez lu tout le reste, détrompez-vous, on ne peut pas prétendre appréhender la portée de son œuvre sans en avoir lu la pièce maîtresse. Des vaisseaux vivants et télépathes, les âmes des morts qui reviennent et possèdent les vivants grâce à une brèche dimensionnelle, une bombe tueuse de mondes, Al Capone avec des armes nucléaires, que demander de plus à un bouquin de SFFF, franchement ? On ose donc espérer qu’un des TROIS éditeurs est en train de faire le nécessaire pour mettre un terme à cette situation grotesque !

Eifelheim – Michael J. Flynn

Puisque nous évoquons Ailleurs & Demain, et que nous parlions, plus haut, de couvertures si abominables qu’elles torpillent le roman qu’elles illustrent (n’importe quel libraire vous le dira, la couverture détermine 50% des ventes), intéressons-nous donc au cas d’Eifelheim de Michael J. Flynn. Livre aussi original qu’excellent, ce titre a fait un flop en grand format en partie à cause d’une couverture, évidemment signée Jackie Paternoster, d’une rare laideur, même selon ses standards. Alors que très sincèrement, quand on s’intéresse au contenu, on s’aperçoit qu’il n’a rien à envier à certains des bouquins les plus prestigieux d’une collection pourtant mythique. Même si il faut tout de même avouer que c’est le genre de chef-d’œuvre qui ne plaira pas forcément à tout le monde. Ma critique vous apprendra d’ailleurs tout ce qu’il y a à savoir sur lui.

Avec une campagne de distribution de SP / une communication vigoureuse et une couverture signée Aurélien Police (par exemple), Eifelheim aurait pourtant tout pour convaincre un bien plus large public que lors de sa première carrière, notamment du fait de son message d’ouverture et de tolérance.

Cycle Vlad Taltos – Steven Brust

JheregLe cycle de Vlad Taltos (du nom du protagoniste) est une énorme saga comptant une vingtaine de romans (franchement courts selon les standards actuels), qui sont des précurseurs de la Dark Fantasy moderne et de la Fantasy à capuche : publié en 1983, le premier tome, Jhereg, est antérieur à la Compagnie noire de Glen Cook et bien entendu aux romans de Joe Abercrombie, qui utilisera plus tard lui aussi un mélange dark / humour, bien qu’assez différent. Ce côté précurseur se double d’une immense popularité chez les anglo-saxons (il y a plus de… 13 000 notes pour Jhereg sur Goodreads !), d’une écriture très fluide et plaisante, pleine d’humour, et de personnages éminemment attachants. Les livres s’inscrivent aussi dans un monde passionnant, où le surnaturel est omniprésent, où des manipulations génétiques se font par la magie, où on se téléporte comme on prend le métro chez nous et où même la mort peut n’être qu’une contrariété passagère.

Les quatre premiers tomes ont été traduits par Mnémos (de 2005 à 2007) puis repris en poche par Folio SF (en 2008-2009), avant que le cycle ne soit abandonné, faute de ventes suffisantes, probablement. On imagine toutefois qu’aujourd’hui, le Trône de fer version télévisée étant passé par là, un cycle de Dark Fantasy formé de romans courts, faciles et plaisants à lire pourrait avoir un tout autre retentissement qu’à l’époque (même s’il est vrai que la tendance actuelle est plus aux romans lisibles de façon isolée). Ou, pourquoi pas, vu la taille réduite des romans, qu’ils pourraient, comme dans l’édition US, être proposés dans des recueils en comprenant plusieurs à la fois. À vue de nez, les trois premiers, par exemple, doivent peser autant qu’un gros Bragelonne ou AMI. Car il est pour le moins curieux, dommage, pour ne pas dire parfois inacceptable que des cycles de référence dans le monde anglo-saxon, comme celui de Brust ou de R. Scott Bakker que j’évoquais plus haut, ne soient pas disponibles en entier / plus disponibles en français. Sans compter qu’à l’heure où la Fantasy est de plus en plus politisée et la SF de plus en plus « éblouichiante » (copyright Ours Inculte), des petits romans sympas et sans prise de tête seraient plus que bienvenus !

Sidewise in time – Murray Leinster

sidewise_in_timeLe nom de Murray Leinster ne dira rien à 99% du lectorat SF de 2021, et pourtant, c’était un auteur de génie, qui a inventé nombre de concepts qui sont, par la suite, devenus courants dans ce genre littéraire. Ce qui serait déjà admirable si on ne prenait pas, de plus, en compte l’époque à laquelle l’auteur a créé lesdits concepts : il imagine les mondes parallèles en… 1934, le traducteur universel en 1945 et, aussi sidérant que cela puisse paraître, un équivalent d’internet en 1946 ! Et il se trouve justement que le texte fondateur du premier de ces trois thèmes, Sidewise in time, n’a jamais été traduit en français, aussi incroyable que cela puisse paraître. Et pourtant, à part quelques défauts (des dialogues qui sonnent peu naturels, un méchant caricatural), dont certains sont plus propres à l’époque (les années Trente) qu’autre chose, ce texte est tout à fait bluffant et parfaitement digne de lecture en 2021+, et ce d’autant plus qu’il tient une place fondamentale (c’est le cas de le dire) dans l’Histoire de la Science-Fiction.

Pour vous en convaincre, je vous invite d’ailleurs à lire la critique complète que je lui ai consacrée. En espérant qu’une maison d’édition française daigne enfin se pencher sur son cas ! (Vous admirerez, au passage, la couverture très Nimitz, retour vers l’enfer ou The Philadelphia Experiment de la dernière édition en anglais en date).

The House of Styx – Derek Künsken

house_of-styx_kunskenThe house of Styx est le troisième roman de Derek Künsken. Il se déroule dans le même univers que Le magicien quantique, mais 250 ans auparavant (il peut donc se lire de façon indépendante). Il n’en constitue, ainsi, pas la suite (qui est Le jardin quantique), mais, comme ce dernier roman, a pour but (entre autres) de préciser la géopolitique jusqu’ici très floue de cet univers. En effet, dans Le magicien quantique, diverses nations interstellaires d’origine terrienne étaient évoquées (les Vénusiens, les Banques, etc), dont certaines avec des fondamentaux assez étonnants (comme la fleur de lys qui servait de symbole aux dits vénusiens), mais sans que l’auteur n’ait forcément le temps, dans un aussi petit roman, ni l’envie, d’entrer dans les détails, concentré qu’il était sur son Ocean’s Eleven de l’espace. Un des buts primordiaux de The house of Styx (premier tome d’un cycle, Venus Ascendant) est de réparer cette lacune, en vous en apprenant plus sur les Banques et surtout, surtout, sur les Vénusiens, puisque tout le roman se passe sur l’étoile du berger.

Ce premier aspect est déjà intéressant pour qui a aimé l’univers du Magicien quantique, mais The house of Styx a des arguments à faire valoir pour un public bien plus large que cela : en effet, c’est non seulement le meilleur Planet Opera consacré à Vénus jamais écrit, à mon sens (supérieur au roman du même nom de Ben Bova), mais je pense même sincèrement que c’est un des romans Planet Opera en général les plus importants écrits depuis la trilogie martienne de Kim Stanley Robinson. Et clairement, tout comme pour ce dernier cycle, lorsqu’on parlera de la colonisation de Vénus en SF, il y aura un avant et un après The house of Styx. Enfin, pour celles et ceux que Le magicien quantique ou Vénus laisseraient plutôt froids, la dernière production de Künsken a un autre argument de poids à faire valoir : ce roman est exceptionnellement inclusif, puisqu’il comprend, excusez du peu, un personnage atteint du syndrome de Down, un deuxième ayant un problème d’identité de genre, et un troisième gay. Bref, il a bien des arguments à faire valoir en faveur d’une hypothétique traduction, que ce soit chez AMI (qui publie les autres romans de l’auteur)… ou ailleurs !

Pour en savoir plus à son sujet, je vous invite à lire ma critique complète.

Crossings – Alex Landragin

Crossings_LandraginCrossings est à la fois le premier ET le deuxième roman d’Alex Landragin, et… Comment ? Un roman n’est pas un chat de Schrödinger, il ne peut pas être à la fois le premier et le second d’un écrivain ? Eh bien si, et ma critique complète vous détaillera la structure extrêmement particulière de cet ouvrage qui, pour résumer, peut se lire dans deux sens de lecture différents, celui, classique, allant de la première à la dernière page, et un autre, qui, pour faire une analogie cinématographique, remonte le film d’une façon complètement différente, vous montrant les mêmes scènes mais dans un ordre qui n’est pas celui de la lecture standard. On pourrait croire au gadget, alors qu’en fait, les deux expériences de lecture sont largement dissemblables. C’est même un livre qu’il faudrait lire deux fois, une fois dans chaque sens, pour en prendre la pleine mesure ! Et je ne parle pas de l’aspect ludique et du potentiel marketing de la chose…

Mais sa structure assez originale et en tout cas hautement inhabituelle est loin d’être le seul voire même le principal intérêt de ce roman : si la maîtrise d’une narration aussi ambitieuse est déjà bluffante pour un écrivain qui signe ici son premier texte de fiction, que dire d’un style d’une virtuosité admirable (nombre de passages sont à la limite de l’envoûtant), d’atmosphères remarquablement rendues, de l’utilisation de personnages et de décors historiques qui démontre sans conteste une exceptionnelle érudition, et d’une protagoniste absolument inoubliable ? Bref, la combinaison de son originalité, son côté ludique et interactif, sa qualité, son érudition Historique, le côté « Histoire Secrète » de la vie de personnages réels, la façon dont des personnages et des événements imaginaires se combinent harmonieusement avec d’autres qui sont tout à fait réels, sa romance poignante (même pour quelqu’un qui est en grande partie insensible à ce registre littéraire comme votre serviteur) et le fait qu’il demande à son lecteur de se racler un minimum la soupière pour pouvoir comprendre la fin (ou plutôt les fins), fait que Crossings est, à mon sens, un très grand livre. On peut, dès lors, s’étonner du fait que seize mois après sa sortie en VO, sa traduction ne semble toujours pas à l’ordre du jour. Alors, frileuse, l’édition française ?

The Oppenheimer alternative – Robert J. Sawyer

oppenheimer_alternativeIl y a un an et demi, Robert J. Sawyer a publié (en VO) un roman que l’on peut qualifier de phénoménal : The Oppenheimer alternative. Comme son nom l’indique, il est centré sur Robert Oppenheimer, le physicien qui a coordonné le Projet Manhattan, que nous allons suivre de 1936 à sa mort, en 1967. Une grande partie du livre (et particulièrement ses trente premiers %) a donc une véritable dimension biographique / de roman Historique. Mais le livre de Sawyer est bien plus que cela : il prend, à partir de ces fameux 30%, une dimension uchronique (il y a alternative dans le titre, après tout…), et sa dimension SF ne fait que grandir au fur et à mesure que l’on avance. On peut même dire que mettant en vedette des protagonistes qui sont tous des personnages bien réels, et qui sont à l’écrasante majorité des scientifiques de grand renom (Oppenheimer, Szilard, Teller, Einstein, Feynman, Von Neumann, Gödel, etc), The Oppenheimer alternative est un peu le roman ultime d’une certaine conception ou branche de la Hard SF.

On sort de sa lecture sidéré par la qualité, l’audace et la façon dont genres et sous-genres ont été habilement mélangés pour donner un roman qui a dû demander une quantité phénoménale de travail préparatoire. Si vous vous intéressez à l’histoire de la création puis du contrôle des armes atomiques, à celle des grands physiciens du XXe siècle, à certains des grands thèmes sociaux des années trente à soixante, et que vous souhaitez voir un mélange de roman Historique, de SF et d’uchronie de très haute volée, ne faites pas, si vous lisez la langue de Shakespeare, comme l’édition française, ne passez pas à côté de The Oppenheimer alternative, c’est un authentique chef-d’œuvre ! Toutefois, l’espoir reste permis : le prochain Christopher Nolan étant lui aussi centré sur « Oppie », on se doute bien qu’une maison ou une autre va vouloir profiter de l’opportunité, non ?

Pour en savoir plus sur ce roman, c’est par ici !

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Si vous souhaitez exprimer aux éditeurs votre envie de voir tel ou tel roman ou cycle réédité ou traduit, vos commentaires sont plus que bienvenus (ne vous inquiétez pas s’ils n’apparaissent pas immédiatement, c’est normal, la prévisualisation est activée). Si vous avez lu certains de ces livres, défendez-les, la persévérance paye, parfois.

Sur ce, chers aponautes, je m’en vais festoyer pour mon anniversaire (le quarante-septième), à tel point que si Billy Joel me croise, il va se plaindre que je suis un gros débauché :

Ah, et puis j’ai failli oublier : tiens, voilà ta mouche, Merteuil.

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109 réflexions sur “L’œil d’Apophis – HS 5 – Toujours pas traduit, toujours pas réédité, que fait l’édition française ?

  1. Oh, je peux en remettre une couche sur les greatcoats ? 😀

    Je comprends pas que personne ne s’intéresse à Green Bone Saga de Fonda Lee, elle a quand même gagné le World fantasy award…

    J’attends aussi de voir les McClellan et Gwynne de Leha, mais j’achèterai ne serait-ce que pour soutenir l’initiative.

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      • Oui je me suis permis, mais j’ai pas lu grand chose de ta nouvelle sélection à part le Scott Oden qui m’a pas marqué tant que ça (sans être désagréable).

        J’ai toujours Never Die en PAL, si il me plaît j’achèterai la série en papier parce que les couvs défoncent

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          • Ils ont quelques gros illustrateurs qui ont l’air de surtout bosser en auto-edition, Felix Ortiz, John Anthony di Giovanni, etc…

            Bizarrement quand ça passe en édition classique on dirait qu’ils se lâchent moins sur le côté illustratif pur, sûrement pour des aspects design et marketing

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  2. Je ne lis pas en anglais donc je n’ai pas de saga à soutenir mais ça ne m’empêche pas de trouver ton article intéressant. Ça me fait me rendre compte que la question des traductions a une toute autre dimension pour le lectorat bilingue. D’ailleurs j’ai vu que l’ours parlait de Greatcoats, j’avais acheté le tome 1 en numérique mais quand j’ai su que la suite ne viendrait jamais je ne me suis pas lancée dedans.. Alors que c’est le genre d’histoire que j’adore. Je suis fan du bon cape et d’épée mais on en trouve pas tant que ça dans l’imaginaire. Bragelonne sont des spécialistes de l’abandon et hélas ce ne sont pas les seuls…espérons que la nouvelle direction changera les choses. En attendant de le savoir je vais continuer de donner ma confiance à d’autres.

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    • Clairement, côté traductions, des gens comme l’Ours Inculte ou moi nous battons pour vous qui ne lisez pas en anglais, vu que de notre côté, que ce soit traduit ou pas ne nous empêchera pas de le lire.

      En cape & épée imaginaire, outre les Greatcoats, effectivement, tu as (entre autres) Jaworski ou une trilogie (entièrement traduite) de Dave Duncan dont le premier tome n’est pas mal du tout (ce qui me fait penser qu’il faudra que je lise la suite un jour…) :

      L’insigne du Chancelier – Dave Duncan

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    • Pour ça il faut publier moins et le faire bien.
      Il faut pas oublier que Bragelonne occupe l’espace pour éviter que le groupe Penguin Random House s’installe en France. Et curieusement c’est un mauvais calcul. PRH est bien implanté en Espagne, Italie et Allemagne mais la situation est meilleure que chez nous. L’implantation du groupe anglo-saxon entrainerait une réaction de Hachette et une reconquête du marché des maisons de la presse, ce qui ferait que tout le monde serait gagnant ( parce que les maisons de la presse sont délaissées par les éditeurs SFFF depuis presque 20 ans. Bragelonne a créé Milady pour s’implanter dans la grande distribution. Bref les maisons de la presse ont été longtemps au cœur de l’écosystème et aujourd’hui sont réduites à la portion congrue).

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  3. Merci pour cet article super intéressant et parfaitement rédigé. Me concernant, autant je ‘peux’ comprendre les abandons par certaines ME qui ne peuvent jouir de leur place dans le monde de l’édition, autant je pardonne moins quand il s’agit de maison importante et qui n’ont que faire du lecteur. 7
    Cela me freine fortement lors de mes achats de premiers volets car je me demande à chaque fois si j’aurais la suite en ma possession et à l’inverse, je me dis que si personne ne tente, les ventes ne décolleront pas et aucune sens sera laissée à cette série. C’est assez paradoxal et parfois épuisant 😉

    Concernant les éditions Leha que j’ai découvert cette année, je suis impatient de retrouver James Islington et d’enfin découvrir la saga John Gwynne qui me tente énormément !

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    • J’ai parfois l’impression (et ce dans le cas d’au moins deux maisons) que le « ça ne se vend pas, on arrête la traduction des tomes restants » sert surtout à occulter le fait qu’il y a eu un changement de ligne éditoriale radical depuis que la décision d’amorcer la traduction du cycle a été prise, et que celui-ci ne cadre plus du tout avec la nouvelle vision.

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  4. Je suis rassuré de ne pas être le seul a attendre depuis des ANNÉES la suite de La paille dans l’œil de Dieu. J’espère qu’à force d’en remettre une couche Le Bélial’ passera à l’action !
    La non traduction des Neal Asher me laisse sans voix. Son univers semble présenter suffisamment de points communs avec celui de la Culture pour qu’on lui laisse une deuxième chance.
    Au titre des doléances j’ajouterai les romans de Ben Bova. Si des éditeurs passent par ici…

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    • La non traduction d’Elizabeth Bear me laisse aussi sans voix d’ailleurs parmi les trucs incompréhensibles. Une copine traductrice me faisait remarquer qu’on lui faisait traduire de la merde et que plein de bouquins sympas n’étaient pas traduits.
      Mais au pays ou les coucous du new adult et de la bit lit font leur nid en SFFF et commencent à bien pousser les oisillons hors du nid, donc on est mal. Il va falloir gueuler à un moment ou un autre.

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  5. Et pour élargir le débat à l’ensemble de la sphère SFFF le problème semble identique à celui des éditeurs BD. Pour ne citer que les plus brillantes, Hombre, Adamson, Salamandre, l’Encyclomerveille, ont été mystérieusement interrompues ou ne sont plus disponibles.

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  6. Merci pour cette liste, espèrons que cela porte auprès des éditeurs !
    Je suis aussi mortifié par la non poursuite de la traduction en français du cycle « Sanctuaire », de David Weber, qui est tout à fait au niveau de ses autres livres et dont la traduction a cessé au 3e tome.

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    • Ce serait étonnant, tant les éditeurs, anglo-saxons comme francophones, sont devenus frileux envers les cycles, surtout les gros, et privilégient désormais les romans uniques. Dans une interview vidéo donnée récemment au Bélial’, Adrian Tchaikovsky expliquait qu’aujourd’hui, il serait incapable de publier sa décalogie Shadows of the Apt, parce que personne ne voudrait d’une saga aussi grosse.

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  7. Je vais en rajouter une couche, ce n’est pas la liste de tous les cycles abandonnées mais simplement celle de ceux dont je possède les premiers tomes (sic) :
    La dague et la fortune Daniel Hanover
    Renégat Miles Cameron
    Le Voyage du Chathrand Redick
    Les Royaumes des marches Tad Williams
    La Pierre souveraine Weiss et Hickman
    La Campagne Des Ombres Wexler
    Le régiment perdu William Forstchen
    Psaumes d’Isaak Ken Scholes

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    • Je plussoie carrément pour La dague et la fortune (tout à fait excellent) et encore plus pour le cycle La campagne des ombres. Même si, pour ce dernier, un éventuel gros succès des Poudremages chez Leha pourrait ouvrir bien des portes.

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  8. On va croiser les doigts, on n’est jamais à l’abris d’une bonne surprise comme ce fut le cas pour le codex Alera de Butcher ou Le Livre Malazéen des glorieux défunts d’Erikson. Ces listes, c’est tout autant un appel du pied aux maisons d’édition qu’un avertissement aux potentiels acheteurs. De mon coté, j’essaye de ne plus me faire avoir… Je dis ça avec Le guerrier oublié bien en évidence dans ma bibliothèque, snif.

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    • Pour le Codex Alera, je pense que chez Bragelonne, ils en avaient marre de devoir répondre à la question dix fois par semaine, donc ils ont fini par le faire pour avoir la paix 😀

      Pour le Livre des martyrs / Malazéen, c’était une façon pour Leha de faire un gros coup pour marquer les esprits dès le lancement de la maison. Mais clairement, on peut les féliciter d’avoir eu l’audace de relancer la traduction et d’aller au-delà du tome 2, et surtout d’avoir mené le projet à bien. Traduire une décalogie de mastodontes pareils, qui font chacun 1 à 2 fois la taille d’un gros Bragelonne, il fallait le faire.

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  9. Quand on voit les classiques (notamment britanniques) qui ne sont pas traduits :
    – La trilogie Confluence de Paul J MacAuley (je suis toujours partant pour du livre univers)
    – Les romans de John Meaney et notamment son cycle de Nulapeiron
    – Les romans d’Eric Brown toujours inédits chez nous.

    Du côté de la fantasy j’attends qu’on nous traduise Chris Willrich, John R Fultz, qu’on termine aussi les romans de James Enge. Qu’on réédite l’Année de notre guerre de Steph Swainson et qu’on nous propose les suite. Et aussi Matthew Hughes ( là c’est le vancien pratiquant qui parle).

    Et on ne parle même pas des petites parles made in España ( Rodolfo Martinez, Rafael Marin, Victor Conde, Elia Barcelo) ou made in Italia ( Donato Altomare, Claudio Chilemi ou encore Dario Tognani).
    Il suffit de se renseigner un peu pour voir qu’il y a des trucs qui mériteraient qu’on s’y intéresse. Et je ne parle même pas de la fantasy chinoise qui a l’air très intéressante ( mais bon on a raté le coche de la fantasy japonaise il y a dix ans malgré la tentative de publier Guin Saga).

    Et encore je ne dis pas tout.

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    • Je plussoie vigoureusement pour la SFFF hors-sphère anglo-saxonne. En plus des exemples que tu cites, je pense qu’il doit y avoir des choses intéressantes dans certains pays de l’Est également (en plus de la Pologne et de la Russie). Après, le problème peut être, selon la langue, de trouver une traductrice ou une traducteur compétent dans le domaine spécifique de la SFFF. Pour l’espagnol ou l’italien, ça doit pouvoir se trouver, pour certaines autres langues, j’imagine que ce doit être nettement plus hardcore.

      Et même en SFFF francophone, quelqu’un me faisait récemment remarquer que ce serait sympa de mettre en avant celle venant du Maghreb.

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  10. Le dernier opus de Zelazny n’a jamais été traduit. La suite de la Laverie a été traduite par des fans. Pas un roman de Varley entre Golden Globe et Irontown Blues. Je ne connaîtrai jamais la fin de la Guerre Tranquille ni celle du cycle d’Ys d’Anderson…

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    • Le cycle d’Ys ce n’est pas si sûr, il me semble que le Bélial’ (ou au moins un de ses traducteurs) était intéressé il y a quelques années mais qu’il y avait un facteur bloquant (une question de droits, probablement).

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  11. Merci pour cet alléchant article, c’est toujours un réel plaisir !
    J’en profite pour demander si quelqu’un aurait des infos concernant une éventuelle traduction du pas tout jeune The boat of a million years de Poul ANDERSON, chouettes aventures à travers les siècles qui n’ont jamais été traduites ! Comme ces dernières années il y a eu celles de la Hanse Galactique, je me dis que, peut-être…

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  12. Salut, tout d’abord BON et JOYEUX ANNIVERSAIRE !! avec plein de livres à lire 🙂

    Encore un article remarquable de ta part !

    Je vais juste raconter une petite histoire.
    Je suis bénévole à ma bibilothèque communale. Je discute avec la responsable départementale qui gère l’ensemble des petites bibliothèques de commune gérées par des bénévoles.

    Je cherche des pistes quand je mourrai pour savoir quoi faire de ma collection de bouquins de SF et donner des pistes ainsi à la famille. Je possède Baaker, le cycle de l’Aube de la nuit en AD etc Bref pas mal de ce que tu cites en attente de réédition.

    Sa réponse a été claire. Pour nous, un livre qui n’est pas une nouveauté ne nous intéresse pas. Qu’est ce une nouveauté , un livre qui a moins de deux ans. Nos lecteurs veulent lire que des nouveautés…
    Je lui signale que je possède des ouvrages épuisés non réédités à des prix qui grimpent ..

    Elle m’a répondu : là, cela intéresse les collectionneurs donc (différent d’un lecteur de biblio ? passons).Sinon reste Emmaus…

    Donc franchement le jour où je meurs, passez quelque temps après à l’Emmaus près de chez moi 🙂

    Pour les traductions, je peux que plussoie Cush La non traduction des Neal Asher me laisse sans voix. Son univers semble présenter suffisamment de points communs avec celui de la Culture pour qu’on lui laisse une deuxième chance.

    J’ai découvert quelques ouvrages de cet auteur, impressionnant…

    J’en avais parlé aussi sur le forum de Bélial mais marre d’acheter des livres plein pot dont au final quelques années plus tard, je n’aurai jamais la fin… et je ne lis pas en anglais ou autres.

    Donc je patiente, tant que Dieu, Bouddha, Allah, etc me prêtent vie… mais c’est un cercle vicieux. Si je n’achète pas le premier, peu de ventes et les éditeurs ne publieront pas la suite…
    Bref, on tourne en rond…mais je ne compte plus les bouquins donnés à Emmaus faute de fin.
    Après tout, j’ai bien attendu 20 ans pour lire enfin le manga Lone Wolf and Cub en intégralité VF.

    Sans compter aussi les problèmes et les qualités des traductions, coquilles et consorts qui sont de pire en pire quelque soit l’éditeur, la littérature visée etc.. A ce sujet, j’ai donc décliné le livre des Martyrs. On attendra une réédition avec correctifs ou nouvelle traduction…..

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      • Pour préciser, c’est un sentiment partagé par toutes les biblio qui n’acceptent plus de bouquins sauf nouveautés et encore… Reste en dons Emmaus qui accepte encore les livres et je crois le Secours Catholique.
        Le mieux est d’en faire don à des amis mais dans ce cas, prévoir des consignes que tu laisses à ta famille. Ce que j’ai fait pour ma part.
        Pour chaque livre, j’ai indiqué quoi en faire…..cela m’a occupé un petit moment (environ 2000 bouquins chez moi..)

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          • Pas tant que cela , il y a beaucoup de copier/coller.
            j’ai 2000 bouquins en tout (SF + autres littératures). Mes parents on a du gérer 15 000 à leur mort. Et là aucune saisie, même Emmaus était impressionné quand je les ai amenés….on s’est bien sur servi au passage. Je n’oublie pas que c’est mon père qui m’a fait découvrir à la SF en 1983 par A la poursuite des Slans et bien sur Fahrenheit 451. Il me faisait lire aussi les Fictions qu’il achetait.

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  13. C’est vrai qu’il y a cette histoire de traduction du yeah argotique et militaire par ouaip dans le livre des Martyrs. On en avait parlé sur le forum Elbakin et j’avais conseillé de traduire par oui da. Mais il trouvait que ça claquait pas assez.

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    • Au bout d’un moment, ils faut qu’ils se rendent compte, chez Leha, que tu ne peux pas d’un côté ameuter tout le fandom en leur parlant d’un truc exceptionnel, et de l’autre laisser passer des « yep » et des « ouaip » dans la traduction. De l’argot militaire, il y en a aussi dans d’autres œuvres (la Compagnie noire, par exemple), je ne me souviens ni de yep ni de ouaip toutes les deux pages. Ouaip, encore, ça me fait grincer des dents mais ça peut, avec beaucoup de bonne volonté, passer, mais yep, franchement… Surtout que c’est donner le bâton pour se faire battre, alors que personne n’aurait tiqué pour des ouais ! 😉

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  14. Totalement d’accord pour le cycle Vlad Taltos: une bonne lecture divertissante, avec des tomes indépendants.
    Je rajouterai la reprise des Garrett, détective privé de Glen Cook qui mériterait une reprise poche, vu les prix en occasion des grands formats.

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      • Comment cela , un inédit de la Compagnie Noire ??? J’ai raté un truc ?
        Entre parenthèse, carton rouge pour la reliure d’Atalante. Acheté les bouquins lors de leurs sorties. Stockage à l’abri de la lumière (pas la bibliothèque de France mais pas loin ) et bien je n’ose plus les relire sinon je me retrouve avec les feuilles volantes dans les mains.

        Pour Leha et le livre des martyrs , pas mieux que ton dernier commentaire à ce sujet. Je ne suis pas une vache à lait, j’attendrais une traduction revisitée avant de passer au tiroir caisse……surtout vu le nombre de volumes.

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        • Si, si, il y a un roman inédit qui s’appelle Port of shadows, qui s’insère entre La compagnie noire et Le château noir, et qui est paru en septembre… 2018. A l’échelle de la Dark Fantasy, c’est un peu comme si, en High Fantasy, Tolkien était vivant, qu’il avait sorti un roman annexe au Seigneur des anneaux, et que personne ne le traduisait. C’est même pire que ça, en fait : qu’on en parle tellement peu en France que les gens ne soient pas au courant de son existence même. Tu vois un peu où on en est…

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  15. Incroyable, mais je crois que j’ai acheté il y a 6 mois un des derniers exemplaires français de Suprématie (il a été noté indisponible peu de temps après), voir le dernier. D’ailleurs, s’ils le rééditent, faudrait penser à changer de papier et à améliorer la reliure, d’un qualité exécrable. En tout cas, merci Apo pour le conseil.
    Sinon, j’aurais rajouté Schismatrice de Bruce Sterling à ta liste : indisponible depuis des années alors que j’aimerais bien le lire. Ça craint.
    Merci encore Apo pour ces morsures de rappel !

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  16. Pour les instrumentalités de la nuit, si le quatrième tome n’a jamais été traduit, le dernier, n’a lui, jamais été écrit. Et l’on tombe sur un autre problème, les cycles abandonnés en cours de route, comme Le Bouclier des étoiles de Weiss et Hickman… Peut-être un sujet pour un prochain article ? 🙂

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  17. Merci pour cet article.

    Au passage je rêve d’une réédition (retraduction ?) du cycle de Fondation d’Asimov (et pourquoi pas du cycle des Robots).

    Avec la sortie de la série, j’avais imaginé des belles éditions à l’image de la réédition en cours de Dune qui est très classe.

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  18. Eh bien un joyeux anniversaire pour commencer ! 🙂

    Je serais très intéressée par Crossings d’Alex Landragin, ça à l’air absolument génialissime comme expérience de lecture !

    J’espère aussi que Suprématie de LAURENT MCALLISTER sera réédité en poche et en ebook. Tu m’as donné très envie de le lire !

    Pour ce qui est des séries abandonnées : c’est la mode sur les services VOD aussi… pour des raisons totalement obscures, les suites d’excellentes séries ont été annulées. Pour finir, on se retrouve avec un catalogue de m*rdes qui, certes, intéresse beaucoup de monde mais qui n’enrichit nullement la culture cinématographique (on binge watche et on oublie). C’est pareil pour les livres d’après ce que tu écris. C’est lassant pour qui cherche un peu de qualité, un peu de complexité et un peu de nouveauté (soyons fous).

    Quand je lis un livre ou que je regarde une série / un film j’ai envie d’être marquée, transportée, changée par l’expérience. J’ai envie que de nouvelles questions naissent dans ma tête. J’ai envie de voir les choses sous un angle neuf. Mais je veux aussi être divertie, touchée, amusée, surprise.

    Bref, je veux de la qua-li-té : moins mais meilleur ! Mais est-ce que les médias de diffusions comprennent celà ? Beaucoup ne comprennent que la stratégie qui consiste à plaire au plus grand nombre mais qui a pour conséquence d’uniformiser l’offre. Et nous, on nous oublie. Snif.

    Heureusement qu’il existe déjà sur le marché du livre pléthore d’ouvrages de qualité et je te remercie vivement de me les faire découvrir sur ton blog dont la lecture est tout à fait délectable.

    Ma liste de lecture est incroyable longue grâce à ton livre et à ton blog et je suis bien certaine de ne jamais m’ennuyer !

    Merci pour ton travail de qualité. J’insiste bien sur « qualité » : je suis sensible aux efforts faits pour la mise en page, la sincérité, l’orthographe, la grammaire, l’aspect didactique etc. Tu partages tes connaissances d’une manière altruiste et bienveillante. Tout ici est impeccable, agréable et certainement pas pompeux ou prétentieux et ne me donne pas l’impression de ne rien y connaître si je ne suis pas de ton avis à propos d’un roman.

    Encore bon anniversaire à toi !!

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  19. D’abord bon anniversaire.
    Excellent article qui montre, démontre, l’incohérence parfois (on vas être gentils) de l’édition.
    Ne lisant pas l’anglais, je vais me contenter d’aller de ma légère liste en français.
    Je rajouterais à ta liste C.J Cherryh (qui a fait les beaux jours d’Opta et de J’ai lu), disparue corps et âme, ainsi que Tanith Lee. Demain la jungle de Michael G. Coney qui depuis sa publication chez Opta n’est plus visible.
    Plus généralement il n’y a plus le fond de catalogue qu’il y avait dans les années 80.90. Lorsque l’on regarde un bon de commande J’ai lu ou Pocket (pour ne prendre qu’eux) ça s’est sacrement restreint.
    Pour finir, il y a un cycle que j’aimerais que l’on reprenne la traduction. Cela vas faire hurler certains mais moi je me marrais bien, c’est le cycle de Gor de John Norman.

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    • Je ne sais pas trop. Le confinement de 2020 a décalé pas mal de sorties (Pascal Godbillon m’expliquait récemment que La ville dans le ciel aurait dû sortir bien plus tôt sans toutes ces péripéties), donc je garde un petit espoir pour le Yoon Ha Lee. Pour Dominion of the fallen, par contre, je suis d’accord, le dernier tome ne sera probablement jamais traduit.

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  20. Bonsoir, si tu cherches des idées pour 2022…
    CHERRYH Carolyn Janice tous les romans récenys
    JORDAN Zack The last human
    KLOOS Marko Frontlines, book 1 : Terms of Enlistment
    LEE Yoon Ha 3 – Revenant Gun
    LOSTETTER Marina J. Activation Degradation
    MAMMAY Michael 1 Planetside ; 2: Spaceside
    MARUSEK David The Wedding Album
    McCARTHY Wil The Queendom of Sol : 2 The Wellstone, 3 Lost in Transmission, 4 To Crush the Moon
    NIVEN Larry et POURNELLE Jerry The Gripping Hand
    PANSHIN Alexei T3 Masque World
    POWELL Gareth L. 3 – Light of Impossible Stars
    REYNOLDS Alastair House of suns
    SPOOR Ryk E. Challenges of the Deep
    TCHAIKOVSKY Adrian Bear Head
    ASHER Neal Prador Moon et plusieurs suites
    ASARO Catherine Saga de l’empire Skolien non traduits
    HUFF Tanya Série La Confédération t 4 à 7
    McDEVITT Jack Cycle Alex Benedict (en) A Talent for War
    MOON Elizabeth Série Suiza et Serrano : Change of Command ; Against the Odds
    REYNOLDS Alastair House of suns
    RUSCH Kristine Kathryn Les experts récupérateurs t3 à 15
    TRAVISS Karen Les Guerres wess’har, Tomes 4 à 6
    WILLIAMS Walter Jon Série La Chute de l’empire Shaa 2 The Sundering 3 Conventions of War
    WILLIAMS Walter Jon suite Majistral : 2 – House of Shards

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    • Alors The gripping hand, les romans de Polity et House of suns sont cités dans l’article, tu peux oublier The last human, les Wil McCarthy et toute la SF militaire (Kloos, Mammay, etc), ils ne seront jamais traduits, le Marusek est prévu en UHL, il me semble, le Powell est (normalement) déjà dans les tuyaux chez Denoël, Spoor, aucune chance, Tchaikovsky, il y a des chances, tout le reste, peut-être.

      Après, le but de ce genre d’article est de se concentrer sur les cycles / romans à traduire ou rééditer en priorité. Et pour ça, il faut limiter le nombre d’oeuvres mises en lumière en-dessous d’un certain nombre, pour ne pas les noyer dans la masse. Et surtout, ne pas les noyer dans une masse de choses qui n’ont aucune chance d’être lancées / relancées.

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      • Tout ce qui est SF militaire peu de chance à cause de la trop forte politisation d’une partie du milieu SFF français.
        D’autant qu’il y a de bons trucs aussi. Mais bon ceux qui aiment la SF militaire se faisant régulièrement traiter de fachos, ça aide pas. Et le pire c’est que quelques auteurs francophones qui en écrivent là aussi ne sont pas publiés. Il faudrait peut être arrêter de tout tremper dans la politique, à un moment ça devient malsain.

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        • D’une part, le tome 3 est sorti (en VO) depuis presque 5 ans (et le 2 en VF depuis 3-4 ans, de mémoire), donc si ça avait dû se faire, ce serait le cas depuis longtemps. En plus, le tome 4 est sorti (en VO) depuis 6 mois, donc ça mettrait encore plus de pression à l’éditeur s’il avait encore la moindre intention de sortir Challenge of the deeps.

          D’autre part, il faut bien réaliser que l’Atalante de 2021-2022 n’a plus grand-chose à voir avec celle de l’époque de la VF de Grand Central Arena : la ligne éditoriale est très nettement orientée SFFF « intelligente » et / ou engagée (pour ne pas dire militante), donc le Space Op’ à l’ancienne comme celui de Spoor ne cadre pas avec ça.

          Enfin, j’ai un vague souvenir d’une conversation avec un de leurs directeurs de collection, à l’époque où j’avais des relations beaucoup plus étroites avec eux, et de mémoire, ça n’avait pas non plus marché du feu de dieu. D’où l’écart entre les VF des T1 et 2, alors que la VO du 2 était disponible depuis des lustres.

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  21. Je suis assez triste d’apprendre que la saga de Marie Brennan ne verra pas sa suite en français. Après Les mémoires de Lady Trent, j’avais vraiment envie d’en découvrir plus…. malgré ces couvertures absolument immondes.
    Je vois partout sur les chaines anglo-saxones la saga de Fonda Lee, donc j’espère qu’elle finira par arriver chez nous.
    Je viens de terminer le tome 3 de la saga Anno Dracula et là encore, on m’a dit que Bragelonne ne sortirait jamais la suite. Pareil pour Dresden Files de Jim Butcher…
    Il y a encore beaucoup à faire…

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    • Oui, c’est clair, il y a encore beaucoup à faire. Il n’y a qu’à voir les commentaires de ce fil, en plus des cycles / romans cités dans l’article, les aponautes en ont cité des dizaines d’autres, littéralement.

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  22. Merci pour ce point sur les traductions/rééditions qu’on attend depuis des lustres !
    Côté traduction, je fais partie de celles qui peuvent lire en VO, mais j’avoue préférer la VF pour une raison toute simple : lire en anglais me fatigue davantage et comme je lis surtout le soir, par confort, je préfère la VF.
    Je reste très frustrée par l’Atalante qui n’a jamais traduit le dernier tome de Magie Ex Libris (3 tomes traduits sur 4, franchement pour *un* tome restant, ils auraient pu faire l’effort !).
    J’attends aussi la série Tensorate, car honnêtement elle m’attire beaucoup mais je crains de passer complètement à côté des subtilités du texte dans sa VO.
    Enfin, à part Immortel qui a connu un triste destin avec la fermeture de la ME qui l’a traduite, je désespère de voir Catheryne Valente traduite un jour chez nous. Certes, sa prose riche n’est pas tout public, mais bon sang, quelle originalité et quelle maîtrise ! Son dytpique The Orphan’s Tales est un bijou, et je n’ai pas été déçue par ses autres titres (Palimpsest, Deathless = Immortel). Comfort Me with Apples, son dernier paru, qui reprend Barbe-Bleue et Blanche Neige de façon originale, a l’air très bien aussi.
    En tant que bibliothécaire aussi, je dois dire que l’abandon de traduction d’une série en cours de route est rageant : on a dépensé du budget dans une série qui ne sera jamais complète, or le budget, en bibliothèque municipale, c’est limité.
    (j’ai vu passer des commentaires au sujet des dons : la raison pour laquelle on n’accepte pas de titres de plus de deux ans est toute simple : comme on achète de nouveaux livres tous les ans, mais que les étagères ne sont pas extensibles, on doit faire régulièrement du tri. Les classiques étant souvent réédités, on les garde/rachète, mais sinon on a plusieurs critères pour notre tri (intérêt du livre dans l’histoire du genre ; taux de rotation ; état physique ; etc). Accepter des livres en don ne nous arrange donc pas vraiment dans le sens où on finit par manquer de place et devoir aussi trier ^^ »)

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  23. Hello, je rejoins ce qui a été dit en matière de cycle abandonnés en cours de route par les éditeurs français :
    – Le prince du néant dont on a peu de chances de lire la tétralogie suivant le 1er cycle alors que moi c’est une des meilleurs saga jamais sorties.
    – La dague et la fortune Daniel Hanover
    – Renégat Miles Cameron
    – Le Voyage du Chathrand Redick : un peu young adult mais très bien écrit
    – Les Royaumes des marches Tad Williams
    – The Last King of Osten Ard (le second cycle d’Osten Ard) de Tad Williams. Le premier cycle est pour moi un monument de la high fantasy et il me semble qu’il avait bien fonctionné en France pourtant aucun éditeur ne se lance sur la suite. J’avoue ne pas comprendre.
    – Bobby Dollar toujours de Tad Williams: le premier tome avait été publié par les éditions Fetjaine mais il n’y avait aucune que les ventes fonctionnent avec une couverture horrible et aucune campagne de marketing.
    – Les livres de la Génèse de Brian Stableford : les éditions Rivages Fantasy avait publiées les 2 premiers tomes de cette excellente trilogie. Je rêve depuis 25 ans qu’un éditeur re-publie ce cycle.

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    • Oui, c’est vraiment dommage pour La dague et la fortune, car c’est un très bon cycle (l’aspect économique / financier de l’univers est hallucinant, notamment). Sans parler du Prince du néant, évidemment : c’est ahurissant qu’un cycle pareil ne soit pas réédité en permanence.

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    • Curieux cela car pour le prince du néant, je n’ai vraiment pas accroché et pourtant lu l’intégralité. Mais c’est un cycle que je n’ai pas gardé…. cela ne m’a pas donné envie de lire la suite..
      Rénégat en sachant que je n’ai pas eu la fin, même pas commencé et un peu dégouté sur ce coup au vu des critiques.
      Pour Stableford, je rejoins Cold,.. pour ma part, cela fait 20 ans que j’attends le dernier volume en J’ai Lu. Le pire, il a a été traduit mais le traducteur m’a dit que l’éditeur avait donné une fin de non recevoir pour son travail….On verra si j’arrive ce cycle avant ma mort….

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  24. Merci pour ce très intéressant article, je l’ai lu rapidement dans mon bus mais je le relirai plus attentivement au calme!

    En lisant les commentaires et tes réponses, j’espère que l’Atalante ne va pas cesser de traduire l’Honorverse parce que c’est trop militaire par rapport à leur ligne éditoriale actuelle…

    Concernant les livres traduits, édités une première fois mais jamais réédités, est-ce que les éditeurs les laissent en vente au moins pour le format électronique ou bien que même pas? Je suis loin d’être un expert mais à partir du moment où ils proposent la vente de livres au format électronique, est-ce que ça leur coûte quelque chose d’y maintenir des livres plus édités en papier?

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    • En général, quand je parle sur le Culte de livres qui ne sont pas réédités, il n’y a tout simplement pas de version électronique (légale). Mais tu as raison, il doit forcément exister des cas de romans dont la version papier est épuisée mais où il existe une version électronique. Le souci étant que l’impression à la demande est peu développée en France, car potentiellement, cette option pourrait, dans ce cas, pallier au problème.

      Pour ma part, je t’avoue que s’il n’y a pas de version papier en neuf, je cherche une version électronique, puis, s’il n’y en a pas, de l’occasion, puis, si pas dispo ou trop onéreuse, une version électronique en VO, et enfin, en dernier recours, une version papier en anglais, d’occasion s’il le faut. En procédant de cette façon, il est extrêmement rare que je ne trouve pas un livre qui m’intéresse (même si ça arrive). Après, cela nécessite de 1/ lire sous forme électronique et 2/ en anglais, et tout le monde ne fait pas l’un ou l’autre et encore moins l’un et l’autre.

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      • Pour ma part je lis déjà depuis au format électronique depuis plusieurs années suite au problème physique lié à l’expansion hors de contrôle de ma bibliothèque dans l’espace tridimensionnel fini de mon appartement. Ca devient franchement avantageux pour les classiques de la littérature, libres de droits depuis belle lurette, et j’ai même pu totalement redécouvrir Sherlock Holmes dont le seul livre présent dans la bibliothèque paternelle ne m’avait vraiment pas fait une forte impression lorsque je l’avais lu dans mon adolescence. Normal, puisque grâce à cette relecture il s’est avéré que ce tome au format poche aux éditions du Masque était en réalité honteusement caviardé, à tel point que je pense que certaines nouvelles perdaient la moitié de leur longueur et en arrivaient à un stade où l’enquête et ses péripéties n’existait simplement plus, Holmes ayant toutes les réponses instantanément et quasiment par magie une fois le cas exposé par son client. Je n’aurai pas de mots assez dur pour ce genre de méthode éditoriale qui ne visait sans doute qu’à caser un maximum de nouvelles dans un volume minimum, quitte à réaliser un massacre total.

        Quand à l’anglais j’avoue que j’en lis déjà beaucoup de technique/scientifique pour mon travail, ainsi que les jeux de rôle lorsque ceux-ci sont anglophones à la base (par choix personnel, les soucis de jeux jamais traduits ou abandonnés en cours de route étant encore pire qu’en littérature), je n’ai jamais eu le courage de m’y mettre pour de la littérature.

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  25. J’aimerai également préciser Apophis que la ligne éditoriale de certaines maisons me déçoit énormément. Je pense plus particulièrement aux éditions Fleuve.
    J’étais un grand fan de la collection « rendez-vous ailleurs ». J’y ai découvert Greg Keyes, R. S. Bakker, Sam Sykes, Chris Wooding, Daniel Hanover… Depuis qu’ils sont passés à la collection Outrefleuve, c’est quasiment mort. En 2021 Fantasy et SF confondus ils ont sorti 5 livres. C’est triste.

    Dans une moindre mesure, les sorties Fantasy de l’Atalante ne sont plus trop emballantes. A part des rééditions de Guy Gabriel Kay, Orson Scott Card et Javier Negrete il n’y a pas grand chose à se mettre sous la dent.

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        • Je suis plus au courant des ordres de grandeur de ventes en SF qu’en Fantasy, mais ces dernières années, les plus grosses ventes ont été en Fantasy et pas en SF : Trône de fer, Sorceleur, probablement La roue du temps en ce moment, etc. Même si, de mémoire, le marché Fantasy (adulte, du moins) est globalement moins florissant qu’il ne l’était il y a 20 ans. Après, les baisses des ventes en général sont dues, pour moi, au fait que la transition YA – adulte se fait mal (voire pas du tout), que les lignes éditoriales sont avant tout orientées vers des livres intellectuels et engagés, ce qui fait que la SFFF d’aventure est, la plupart du temps, négligée, et surtout au fait que si les gens adorent la SFFF en séries / films, ils n’en lisent cependant pas. Tout le paradoxe est que la SFFF n’a jamais été aussi présente dans la culture, mais que les ventes n’ont jamais été aussi misérables.

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  26. Il y a comme un paradoxe avec l’édition SFFF que j’ai du mal à comprendre…
    D’un coté, en format livre, on assiste à une baisse du lectorat et les maisons d’éditions deviennent frileuses, du moins certaines, et arrêtent des séries en cours ou les rééditions, particulièrement en SF militaire.
    D’un autre côté on une littérature BD qui foisonnent en SFFF avec des cartons monumentaux comme UWI et UW2 (de la SF militaire, tiens donc !), La Quête de l’oiseau tu temps réédité chaque année depuis 15 ans, Le grand mort, etc. Pour ces BD on parle en centaines de milliers de vente par série.
    Il s’agit du même univers mais selon le support les sorts seraient très différents. C’est d’autant plus incompréhensible qu’il s’agit du même lectorat, au moins en grande partie. Et qu’on ne me parle pas du prix, puisque le coût d’une BD, 15€ en moyenne, se situe exactement entre celui d’un format poche 8/12€ et d’un grand format 20/25€.
    En outre la génération, dont je fais partie, qui a grandit avec les Marvel, les livres dont vous êtes le héros et Donjons et Dragons (dans l’ordre que vous voulez), en gros les 40/50 ans, a désormais un salaire qui permet de s’acheter des livres SFFF sans trop de problème.
    Comprenne qui pourra.

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    • Tu as mis le doigt sur le paradoxe de notre époque : la SFFF est reine sur le plan culturel, elle cartonne en séries, films, et, donc, en BD, mais ça ne « ruissèle » pas sur les romans. Il faut dire que vu la ligne éditoriale de plus en plus orientée vers des romans « intelligents », le lectorat potentiel ne retrouve pas ce qu’il a trouvé en séries, films et BD, et donc retourne y chercher sa dose d’aventure plutôt que dans des bouquins allant du soporifique à l’abscons, quand il ne s’agit pas de pamphlets pro-ceci ou anti-cela.

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      • Merci pour ces réflexions très intéressantes! Sais-tu si cet état de fait est propre au marché francophone et si le marché anglophone est totalement différent, ou si c’est globalement pareil?

        Je suppose que l’échelle totalement différente de ventes d’un roman en français ou en anglais peut également jouer un grand rôle dans la question.

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        • Rien à voir, en effet. Les tailles des lectorats sont totalement différentes, à la fois à cause d’une population américaine plus importante en valeur absolue et surtout d’une part bien plus grande d’anglo-saxons lisant de la SFFF. Aux USA, tu peux lire de la SF, de la Fantasy ou des comics en étant adulte, personne ne va te regarder de haut en te disant qu’il serait temps que tu laisses tomber tes lectures d’ados et que tu te mettes à la « vraie » littérature. Ce n’est pas là bas non plus que certains livres relevant pourtant de la SFFF vont être planqués dans des collections de littérature blanche, avec des quatrièmes de couverture usant d’un luxe de circonvolutions et de circonlocutions pour éviter d’imprimer des mots comme « science-fiction » ou « uchronie ».

          Donc plus de population + part plus importante de cette population susceptible de lire de la SFFF = meilleures ventes. Sans compter, bien sûr, que là bas, il y en a pour tous les goûts, de la SFFF d’aventure, de réflexion, mêlant les deux, politisée ou non, à droite ou à gauche, et j’en passe. Chez nous, c’est beaucoup plus restreint car très orienté politiquement et par les goûts d’un grand nombre de directeurs de collection. Des « les lecteurs français n’ont pas besoin de lire ça », j’en ai vu passer un paquet au fil des années.

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          • Je me demande souvent ce que le public aime réellement ou pas, et ce dont on décide pour lui qu’il n’aime pas, voire ce qu’il n’aura jamais l’idée de lire parce que le consensus des milieux intellectuels est qu’il s’agit d’un sous-genre au mieux puéril, au pire suspect d’idées fascisantes.

            Par exemple la novella, format qui était réputé invendable en français et qui marche pourtant très bien au Bélial’. (à relativiser, il me semble que dans ce cas « très bien » c’est quelques milliers d’exemplaires)

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            • Le problème est que beaucoup de gens se sont mis en tête qu’ils n’aimaient pas tel ou tel sous-genre ou format… sans en avoir lu, parce que tel ou tel gourou de la SFFF leur a expliqué, à un moment, que c’était de la merde. Quand Une heure-lumière est apparue, les gens se sont aperçus que le format semi-court avait son charme ; quand on leur conseille des recueils de nouvelles de qualité, ils s’aperçoivent que finalement, ils aiment bien les nouvelles ; quand on leur dit de lire le 1er tome d’Honor Harrington pour se faire leur propre opinion sur la SF militaire, la plupart déclarent non seulement que ça ne correspond pas au tableau que certains leur avait dépeint, mais qu’en plus, c’est vachement bien, finalement.

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  27. Article intéressant. C’est vrai que la traduction est tout un sujet…
    Personnellement je lis l’anglais mais je n’aime pas avoir du non-anglophone dans ma bibliothèque. Je suis donc contraint à utiliser ma liseuse quand c’est possible, mais ne pas posséder l’objet dans ma bibliothèque me frustre…

    Notamment quelques Greg Bear qui ne seront jamais traduits. Et d’autres romans type « SF biologique » qui semblent être étrangement boudés en France.

    J’ai découvert aussi que Swan Song (McCammon) allait être édité chez Monsieur Toussaint Louverture dans un futur lointain. Je ne connaissais pas cet éditeur mais il m’a l’air plus ou moins bizarre. Quelqu’un a un retour dessus ?

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  28. Merci pour cette très-très bonne nouvelle concernant Andréa Cort sur l’édition du chapitre final !
    Même si le directeur de publication laisse entendre que c’est le moins bon des trois, j’aimerai bien me faire mon propre avis !
    Et oui ! heureusement qu’Exoglyphe nous a traduit et édité les 4 volumes suivants de la laverie et qu’ils viennent de terminer la traduction, en attendant l’édition, des volumes 5 & 6 des Princes-marchands, Charles Stross renait en France grâce à eux.
    Sinon, moi, j’aimerais bien que Bragelonne reprenne les aventures steampunk de Burton & Swinburne de Mark Hoder.
    Mais bon, j’ai peu d’espoir, vu que leur branche BD nous a laissé en plan sur « Rex Mundi » au bout de 4 volumes sur six…
    Les éditeurs devrait se pencher sur des fin de cycle en petit tirage, et en pré-commande, pourquoi pas ? afin de permettre au lecteur d’aller au bout de l’œuvre sur laquelle ils ont jeté leur dévolu… Non ?

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    • J’en suis à un point où les pratiques de l’édition SFFF française, BD ou romans, me sortent carrément par les yeux, à vrai dire. Surtout quand je vois des maisons qui se font un fric monstrueux avec certaines franchises et qui viennent ensuite pleurer misère parce qu’elles n’auraient pas les moyens de réimprimer / finir de traduire ou publier certaines autres.

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  29. Merci pour cet article pleins d’infos !
    Cela fait longtemps que je me tâte sur le cycle The Craft sequence en VO, si il pouvait arriver chez nous un jour, ce serait top mais comme tu l’avait déjà fait remarquer, plus un bouquin est vieux moins il a de chances d’être déterrer pour une traduction ….
    En cela, j’ai été ( comme beaucoup, je pense ) surpris des choix de cycles ( bons mais pas forcément récents ) de Léha éditions. Par contre, je dois quand même dire que le prix de leurs livres calme vite les envies. Probablement justifiable, le prix des Erikson (en moyenne 27€/ tome) m’a toujours empêché de m’y lancer, et ce malgré l’envie de soutenir ce genre d’initiative. Heureusement, il y a les poches bientôt.
    Je finis les Gwynne en VO et je donnerais peut être leurs chances à d’autre cycles.
    Petite parenthèse, j’avais un jour manifesté sur le forum Bragelonne que je ne comprenais pas le changement de couverture d’une VO à une VF, souvent pour passer de classe à moche. L’intérêt commerciale m’échappe sur ce coup là …

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    • Honnêtement, je ne suis pas ce que l’on pourrait appeler un ardent supporter de Leha, mais pour le coup, vu que certains tomes sont autour des 1000 pages, 27 euros ne me semblent pas exagérés. Certains des Honor Harrington en version physique grand format sont d’une taille équivalente, et l’Atalante les coupait en deux volumes d’environ 22 euros CHACUN. Donc comparativement, les Erikson sont bon marché.
      Pour les couvertures, soit c’est une question de droits, soit de goûts du côté de la maison d’édition française. Mais c’est vrai que souvent, on ne comprend pas le passage d’une illustration très esthétique à une autre qui l’est beaucoup moins. Dieu merci, d’après ce que j’ai vu, Leha va garder les couvertures de la VO pour les Poudremages, parce que celles-là sont vraiment incroyables. L’illustrateur a un talent énorme pour donner vie aux personnages.

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  30. Un autre série que j’aimerais voir arriver chez nous, c’est le cycle Legends of the first empire de Mickael J. Sullivan. Les notes sur Goodreads donnent bien envie et on a dejà eu le droit à certains de ses romans chez Bragelonne avec Les révélations de Riyria. On ne sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher.

    Je ne crois pas l’avoir vu dans l’article mais je pense que AMI mérite aussi un bon point pour la sortie des Maitres enlumineurs ! (même si le roman a déjà eu une très bonne pub ). Je crois qu’ils ont aussi achetés les droits du cycle Divine cities du même auteur.

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    • Oui, ils les ont achetés. Et pour Sullivan, ça fait un moment que je me dis que je devrais m’y intéresser. Il faut vraiment allonger l’orbite de la Terre et faire passer les journées à 48 heures 😀

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  31. Ping : Apophis Box – Janvier 2022 | Le culte d'Apophis

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