Le fils de l’acier noir – Larry Correia

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Judge Dredd et Stormbringer chez les Hindous

correia_acier_noirLarry Correia est un écrivain californien de SFF, particulièrement connu en France pour son cycle du Grimnoir. Le fils de l’acier noir est le premier tome de la Saga du guerrier oublié (en VO ; en VF c’est juste « Le guerrier oublié »), dont les suites sont prévues en 2017 et 2018. Un mot sur la couverture : d’une part, l’Atalante nous propose quelque chose qui a une tout autre allure que celle de la VO, d’autre part, l’illustration claque au vent de la destruction tel un étendard funeste (ça pète, quoi !), et enfin, ça fait plaisir de voir une bande de passionnés envoyer paître certains prout-prout du sondage Babelio sur les littératures de l’imaginaire, qui traitent les couvertures de SFFF de « puériles » (comme si ces incultes sectaires allaient en acheter plus avec une première de couv’ « neutre » !). Bref, chers amis Nantais, continuez comme ça, les vrais passionnés demandent des couvertures aussi peu neutres que possible !

Mais revenons donc à nos moutons. Le fils de l’acier noir est une Sword & Sorcery à cadre exotique (inspiré par l’Inde), mettant en scène un équivalent Fantasy du Judge Dredd (ou de John Preston, protagoniste du film Equilibrium joué par Christian Bale) qui va voir sa vie chamboulée du jour au lendemain, lorsque ses repères et ses certitudes vont voler en éclats. Un héros qui manie une épée magique et intelligente en acier noir qui en rappelle fortement une autre. C’est noir, c’est brutal, c’est martial, et qu’est-ce que c’est bien ! Mais attention, c’est très loin de se réduire au combat d’un épéiste surpuissant contre les sorciers-assassins et les démons : il y a un vrai fond, fait à la fois d’un complot politique sur fond de préparation d’un génocide et d’une remise en cause parallèle d’un très, très rigide système de castes. Bref, voilà un livre qui a de quoi séduire bien au-delà du cercle (hélas restreint) des amateurs de Sword & Sorcery. 

Univers

Il s’agit d’un monde secondaire avec deux lunes et une dizaine de continents. A un point de son histoire, des démons ont été chassés du Ciel et ont débarqué, semant la destruction. L’Histoire est un peu confuse (et pour cause, elle a été sciemment effacée ou trafiquée), mais apparemment, un héros céleste aurait débarqué dans leur sillage, afin d’aider les hommes à les combattre. Il aurait uni les tribus et aurait donné des épées d’acier noir (un alliage magique) seules capables de causer des dommages significatifs au cuir épais et surnaturel des créatures. Mais l’Age des Rois n’a pas duré : il a été remplacé, un millénaire auparavant, par celui de la Loi. Sur le continent de Lok, un traité a été signé avec les démons : à eux l’océan, aux hommes les terres, et aucun des deux camps ne pénètre dans le domaine de l’autre. Même si quelques démons viennent mettre un peu d’ambiance sur le rivage de temps en temps. Mais bon, l’eau étant considérée comme impure, de toute façon seuls des Intouchables vivent près du rivage, donc peu importe qu’il y ait des morts, hein ? Notez qu’une conséquence intéressante de cet accord est que, du coup, le contact avec les autres continents a été complètement perdu : nul ne sait s’il y reste des hommes, ou si les démons y règnent en maîtres. Notez aussi que dans un contexte aussi inspiré par l’Inde, faire de l’eau (salée, mais pas que) un symbole d’impureté est tout de même un twist intéressant.

Depuis le début de l’ère de la Loi, il n’y a plus de rois, et les dieux sont regardés comme une superstition fortement découragée (à coup d’épée). Le système de castes mis en place est particulièrement rigide : aux deux extrémités, on trouve d’une part la « prime » caste (je vais reparler de ce terme plus loin), que je préfère personnellement appeler la caste d’élite (c’est plus élégant), et à l’autre, les Intouchables, qui n’ont pas un statut de personne mais de bien. Entre les deux, différentes autres castes (guerriers, ouvriers, etc), elles-mêmes divisées en sous-castes (mineurs, marchands, etc). Notez qu’il est possible d’être promu dans une subdivision supérieure à celle dans laquelle on est né, y compris dans celle d’élite.

Vu que la Loi est l’alpha et l’oméga sur le continent de Lok, et qu’il n’y a plus de rois, ce sont les Juges, ceux qui définissent, interprètent et appliquent la législation, qui ont le pouvoir suprême. Ils sont assistés par les Inquisiteurs (qui auraient fait la fierté de M. Torquemada), porteurs de masques qui ajoutent à leur aura sinistre, et surtout par les Protecteurs, un ordre de sortes de moines-soldats dotés, par un artefact appelé le Cœur de la montagne, de facultés très super-héroïques : force, endurance, vitesse, réflexes et constitution très, très supérieures à la moyenne, faculté de résister au poison et aux maladies, sens ultra-aiguisés.

Alors oui, la différence faite (à coups de termes choquants, intentionnels : par exemple, il est expliqué à un moment que même les esclaves sont au-dessus, dans la hiérarchie, des immondices sans-caste) entre hommes « purs » et « sous-hommes » Intouchables d’une part, et hommes normaux et ces Übermenschen que sont les Protecteurs d’autre part, peut faire croire (en cas de lecture au premier degré) à un livre aux relents peu ragoutants, mais Correia n’installe un système nauséabond que pour mieux le détruire (technique classique en SFFF) et le dénoncer.

Chaque membre d’une caste (sauf les Intouchables, qui sont condamnés à une -courte- vie de servitude) doit une « conscription » de vingt ans à sa Maison (vu qu’il n’y a plus de chef suprême, chaque « Châtellerie » -voir plus loin, une fois encore- contrôle une partie du territoire), après quoi il est libre de faire ce qui lui plaît (y compris de continuer à servir, d’ailleurs). Le rôle des Protecteurs est, outre de faire respecter la Loi et de mettre un terme (sanglant) aux guerres de grande envergure entre Maisons (des conflits limités en nombre d’hommes et en temps sont par contre autorisés), de repousser les (rares) incursions de démons sur le rivage.

Niveau univers, c’est très inspiré, à mon avis, par Judge Dredd, notamment au niveau des Protecteurs et du pouvoir attribué aux Juges, le tout dans un univers d’inspiration Indienne qui tranche très agréablement avec le médiéval-fantastique européen standard. Bref, pour moi, le contexte est une réussite.

Magie *

Black Blade, Blue Öyster Cult, 1980.

La magie est également assez originale : selon la description d’un personnage, il s’agit de particules invisibles à l’œil nu qui permettent de suspendre les lois de la Physique ou de modifier la réalité (boules de feu, transformations corporelles, etc). Jusqu’ici, rien de bien palpitant, me direz-vous. Sauf que… contrairement aux autres univers de Fantasy (l’écrasante majorité, du moins), l’homme ne semble pas capable de capter cette énergie lui-même (certains peuvent juste sentir sa présence). Il doit donc la puiser dans des substances capables de l’emmagasiner, et seules deux sont connues : la chair de démon, d’une part, et l’acier noir, d’autre part. Au passage, l’Inquisition et ses Chasseurs de sorcières mènent une traque impitoyable des utilisateurs de magie non-autorisés.

Je reviens sur les épées d’acier noir, dites ancestrales : jadis, elles étaient des centaines, alors qu’il n’en reste qu’une poignée aujourd’hui. Leur origine exacte reste sujette à conjectures (certains prétendent qu’elles ont été forgées à partir de la coque du vaisseau céleste qui a conduit le premier Roi sur terre -un peu comme dans le film Outlander : le dernier viking, avec James Caviezel-), mais ce qui est sûr, c’est que l’alliage dont elles sont faites a un tranchant redoutable et inaltérable, et emmagasine l’énergie magique. Elles sont intelligentes, et dotées d’un grand sens de l’Honneur. Si elles se sentent offensées par le comportement de leur Porteur (et le souci est qu’il est bien difficile de déterminer ce qui constitue une offense ou pas), elles s’auto-détruisent en centaines de fragments, qui sont très recherchés par les sorciers, donc, comme source de pouvoir.

La plus puissante de ces lames est Stormbringer pardon Angruvadal. En plus de la légendaire épée du Nécromancien de Melniboné, un modèle probable de cet artefact est celle de Vérité imaginée par Terry Goodkind (notamment via l’aspect « j’ai un sens d’araignée euh pardon surnaturel permettant de prévenir mon porteur du danger » et « j’ai en moi la mémoire des cinquante générations de porteurs précédents, ce qui fait que mon porteur actuel est, sur le plan tactique et de l’escrime, une bibliothèque / armée à lui tout seul »). Sans compter que toute cette histoire d’épées venues plus ou moins du ciel, télépathes, assoiffées de sang et dotées de facultés magiques ressemble quelque peu à Bloodlust, je trouve (lui-même inspiré par la saga de Moorcock, au passage).

Angruvadal, donc, est la plus prestigieuse des épées ancestrales, et par ailleurs l’artefact magique le plus puissant au monde. A la mort de son Porteur précédent, elle sélectionne elle-même le suivant. Tout homme qui tente de la manier sans sa bénédiction se voit « possédé » par l’arme et forcé de se blesser, se mutiler, voire se suicider, selon à quel point elle le juge indigne d’elle. Comme son nom le suggère, elle est attachée à la Maison Vadal, la plus renommée et puissante des Châtelleries.

J’ai trouvé ce système de magie à la fois assez original (sur le plan de la source de l’énergie qui alimente les sorts) et marquant, d’un autre côté, un hommage bienvenu à des sagas, livresques ou rôlistiques, que j’aime beaucoup.

Notez qu’on parle dans le livre d’une autre forme de « magie », émanant de l’île rebelle nommée Forteresse, mais le lecteur comprendra à demi-mot qu’il s’agit en fait de technologie de type poudre à canon et mousquets.

La Loi c’est moi ! *

Judge Dredd, 1995.

L’amorce de l’intrigue est (trompeusement) facile à résumer : un équivalent Fantasy du Judge Dredd, Ashok Vadal (qui, comme son nom l’indique, est le Porteur de la maison du même nom), est un Protecteur considéré comme l’épéiste le plus redoutable de tous les temps, et comme un être impitoyable dans son application à la lettre de la Loi. Il est d’ailleurs surnommé « Cœur-de-pierre ». En plus de son entraînement, de son talent inné pour le métier des armes, de sa totale incapacité à ressentir la peur, et des facultés qui lui sont données par le Cœur de la Montagne, il manie (comme si cela ne suffisait pas) la légendaire Angruvadal. Il est donc quasiment invincible. Un Protecteur normal peut affronter sans problème des dizaines d’hommes à lui tout seul, mais Ashok est encore un niveau au-dessus (voire deux), puisqu’il a déjà détruit des armées entières sans aide (il peut dès lors dire : cette pièce est désormais pacifiée). Sans compter la demi-douzaine de démons zigouillés. Au passage, la scène d’introduction est extrêmement spectaculaire, et met tout de suite dans l’ambiance (à la fois Sword & Sorcery et Hindoue).

Je vais rester très évasif sur l’intrigue, même si elle n’est pas bien difficile à imaginer vu les références cinématographiques qui ont visiblement servi de sources d’inspiration à l’auteur. Je vous dirais donc juste qu’Ashok va apprendre la vérité sur certains secrets, qui vont le conduire à changer peu à peu de comportement. Je précise aussi que l’intrigue est en fait à niveaux multiples : en plus de cette première trame, il y en a deux autres, un complot politique visant à renverser le gouvernement d’une part, et un autre arc tournant autour de la remise en cause du système de castes et même de l’Histoire officielle. L’intrigue est donc moins stéréotypée qu’on aurait pu le craindre, même si beaucoup de choses restent très convenues : la plupart des rebondissements se voient venir des centaines de pages à l’avance. Est-ce un défaut ? Pas vraiment, non. Il y a beaucoup d’intensité dans ce roman (en terme d’ambiance, de tension, plus que de rythme -bien qu’il n’y ait rien de péjoratif à dire à propos de ce dernier-), qui reste malgré cela très prenant.

Je reviens un instant sur le combat contre le système de castes : je ne m’y attendais pas forcément dans un roman de Sword & Sorcery aussi BRUTAL (car oui, c’est particulièrement violent, explicite et sanglant, je préfère prévenir -Boudicca, tu vas adorer !-), mais il y a un vrai aspect Fantasy of manners là-dedans. Alors certes, d’habitude, ce sous-genre concerne des héros ou héroïnes en « lutte » contre le système ou la tradition, mais de façon pacifique. La rébellion les armes à la main relève plutôt, pour moi, d’une sous-catégorie de la Fantasy politique, même si, ici, si elle est présente, elle l’est en parallèle avec une vraie lutte des personnages contre le système de castes sur un  plan idéologique, avant tout.

Si les personnages secondaires et les antagonistes sont plutôt convaincants (Omand, Devedas, Jagdish, Rada, Thera, Keta, Sikasso), ils sont complètement éclipsés par Ashok : cet hybride de Conan, Elric et Superman possède une personnalité assez complexe, tout à fait dans les codes de la Sword & Sorcery (et au passage, les passes d’armes contre démons et sorciers-assassins sont bien au rendez-vous, pas de souci !) en terme d’ambivalence (il est explicitement déclaré qu’il n’est pas maléfique, mais pas bon non plus, et qu’au final, il est ce qu’il est, plus une arme qu’un homme). C’est certes le tueur ultime, un salopard qui traite littéralement les castes inférieures comme de la bouse, les Intouchables comme des sous-hommes et les contrevenants à la Loi (LA LOIIIIIII !) comme la pire espèce de souillure engendrée par l’univers (ce qui se traduit en général par un rasage bien propre au niveau du col par Angruvadal), mais il est aussi un homme d’honneur, auquel le lecteur s’attache de plus en plus au fur et à mesure de l’avancée du livre. Malgré tout, ce personnage sera très polarisant, à la fois via son côté stéréotypé et son côté déshumanisé (initial), même si le lecteur aurait tort de ne pas chercher à voir comment il va évoluer, et surtout pourquoi. Je dois dire que l’auteur m’a à-demi surpris : je m’attendais à la façon dont Ashok allait changer, mais pas à la raison pour laquelle il allait le faire, que je n’avais pas vu venir (même si, après-coup, les signes étaient bel et bien là).

Au final, l’intrigue, complexe (avec ses arcs, points de vue et niveaux multiples) mais pas difficile à suivre, a du fond (notamment dans la dénonciation du système de castes, de la « république des juges », de l’Inquisition, du traficotage de l’Histoire, du génocide, etc) et est habilement construite : l’auteur recourt à un système de flash-backs (et pas forcément que pour Ashok, d’ailleurs) qui nous permettent de découvrir petit à petit le fin mot de l’histoire (au passage, même dans le présent, l’intrigue se déroule sur des années, avec parfois des ellipses de plusieurs mois). La fin est prévisible sur certains points, pas du tout sur un autre, et annonce une suite qui va être passionnante. En tout cas, j’ai personnellement passé un excellent moment, même si rien qu’avec le fait que nous ayons affaire à une Sword & Sorcery moderne, j’étais presque conquis d’avance  😀

Traduction et relecture

Il y a des choses à dire à la fois sur la traduction et sur la relecture. Concernant la première, je dois dire que deux points ultra-récurrents dans le récit m’ont profondément fait grincer des dents : d’abord, cette expression de « prime caste », qui, si elle n’est pas (à mon sens) fondamentalement incorrecte en français, me paraît cependant plus relever du calque que d’autre chose et sonne, en tout cas, de façon inélégante. Il aurait sans doute mieux valu parler de caste dirigeante, de caste d’élite, régnante ou autre. Ensuite, le terme de « Châtellerie » et de « Châtelain-e- » me dérange beaucoup lui aussi (surtout conjugué à l’utilisation de mots comme damoiselle, ribaude, sire, etc) : l’ambiance est assez fortement Hindoue, et ce vocabulaire me ramène tout droit à l’Europe médiévale, ce qui est d’ailleurs probablement ce que Larry Correia a essayé d’éviter à tout prix, histoire de se démarquer (au moins sur ce plan) du reste de la Fantasy (comme on l’a vu, sur d’autres plans, par contre, il donne lourdement dans le stéréotype). Je n’ai pas accès à la VO, mais j’ai de gros doutes sur le fait que le vocabulaire anglais utilisé fasse autant le yo-yo entre influences asiatiques et européennes. Bref, je pense qu’il y avait mieux à faire sur ce plan là de la part de la traductrice.

Et en parlant de peut mieux faire, je vais citer deux énormes fautes qui sont passées au travers du filet de cette dernière, du correcteur, du relecteur, des éventuels beta-lecteurs de la VF et du directeur de collection : « il put la bière » (p 275, au lieu de « pue ») et « qu’il meurt aujourd’hui ou demain, quelle différence ? » (p 417, au lieu de « meure »). Bref, l’erreur est humaine, nous sommes d’accord, mais disons qu’il y a une gradation dans ce qui persiste éventuellement dans la version finale payante, et que des erreurs de ce calibre ne devraient pas exister dans les ouvrages d’une maison aussi prestigieuse.

En conclusion

Cette Sword & Sorcery des temps modernes mélange à la fois des stéréotypes (que ce soit en terme de personnage principal ou d’une partie de l’intrigue) et de vraies nouveautés (sur le système de magie, notamment, sans parler de l’univers très Hindou qui tranche assez radicalement avec la Fantasy médiévale-fantastique européenne standard) en un cocktail à la fois sanglant, brutal, mais loin d’être dépourvu de fond, notamment via le combat de certains des protagonistes contre le rigide système de castes qui caractérise le continent de Lok. Si vous aimez Judge Dredd, Conan, Superman et la Stormbringer d’Elric le Nécromancien, et que vous voulez voir un personnage qui combine leurs traits, ce livre est pour vous ! Au final, l’ouvrage s’avère prenant et plein d’intensité, et c’est avec un grand plaisir que je lirai la suite.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce roman, je vous conseille la lecture des critiques suivantes: celle de Cédric Jeanneret (sur la VO), celle de Boudicca sur le Bibliocosme,

 

16 réflexions sur “Le fils de l’acier noir – Larry Correia

  1. Si il y a un point sur lequel je suis totalement en désaccord avec toi c’est sur la couverture.
    Je la vois sur un étal je ne regarde même pas le résumé tellement elle ne m’attire pas à cause de ses problèmes techniques.
    Le monstre au fond ne ressemble à rien et a une taille bien trop marquée pour être réaliste, le personnage semble mal intégré au feu (on dirait qu’il a été collé dans un mauvais montage photoshop) et il a un clair problème de perspective et de tailles. Du coup d’un coté purement techniquement ça ne me plait absolument pas xD (je précise que se sont mes gouts, avis strictement personnel)
    A la limite je préfère une couverture cliché mais bien faite que ça.
    (Je ne parle pas de la couverture VO, qui est cliché ET mal faite, du coup encore pire, j’avoue elle est vraiment moche/horrible/minable …)

    Pour ce qui est du livre je ne suis toujours pas décidée, je pense qu’il ne me déplairait pas (j’ai beaucoup aimé Elric) mais en même temps je vois tellement d’autres livres qui me tentent plus que celui la que ce n’est pas une priorité !
    Du coup je pense que j’attendais la sortie poche si elle arrive un jour ^^

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    • Il se trouve que le monstre tel qu’il est représenté est parfaitement cohérent avec la description qui en est faite dans le livre. Pour le reste, je ne suis pas graphiste, donc tout ce que je retiens est que l’illustration est à la fois évocatrice et en rapport direct avec une scène marquante du bouquin (et c’est loin d’être toujours le cas). Je te dirais juste que sur un pur plan technique, je remarque (et c’est assez rare) que l’épée a plutôt les bonnes proportions (pour une épée à une main-et-demi / Bâtarde), elle, ce qu’un nombre effrayant de graphistes semble incapable de réaliser.

      Si la couverture est un facteur bloquant pour toi (et elle l’est visiblement pour certains autres types de lecteurs, dans un sens ou dans l’autre), j’ai envie de dire que c’est ton droit, mais qu’à juger les bouquins sur le seul critère de l’illustration (qu’elle soit plaisante ou rédhibitoire à tes yeux, peu importe) sans forcément t’intéresser au contenu, tu vas passer à côté de bons romans (je ne parle pas obligatoirement de celui-ci, mais en général) et par contre lire des tas de bouses sur le plan littéraire, dont le seul mérite sera d’avoir une couv’ qui claque / qui correspond à tes goûts. Personnellement, une illustration esthétique est un plus, mais il ne me viendrait jamais à l’idée d’acheter un roman que je ne « sens » pas juste pour la couv’ ou au contraire de blacklister un livre qui a du potentiel juste parce qu’il a une couv’ de merde. Mais bon, chacun fait comme il veut, je ne juge pas.

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      • Je ne juge pas un livre uniquement pour sa couverture mais dans la multitude de livres qui existent je ne peux pas faire des recherches sur tous, impossible (en comptant le VO bien sur).
        Du coup il y a toujours une présélection qui est faite pour x raison et une des premières impression est donc celle de la couverture (avec l’éditeur, l’auteur ..). Si elle fait amateur (et pour moi la c’est un peu le cas, même si il y a bien pire, c’est sur), je pars sur une mauvaise première impression.
        Ça ne veut pas dire que je ne m’intéresserais jamais au livre mais je n’irais pas faire spécifiquement (sans autre raison) des recherches pour savoir si il peut me plaire, chose que je fais régulièrement pour d’autres. Après un ou 2 bon avis peuvent très facilement faire pencher la balance, même avec la pire des couvertures qui soit, on est d’accord.

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  3. Ah, du badaboum intelligent, c’est peut-être pour moi ça. J’ai magie brute qui traine quelque part, je dois toujours lire ça de Correia.

    Je trouve la couverture pas dégueu, le design du monstre est discutable mais s’il est comme ça dans le bouquin ça colle, la compo est efficace, la posture équilibrée, et ce rouge il pète la rétine. Et ouais, y’a un petit côté « in your face » à contre-courant qui n’est pas pour me déplaire.

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    • Il a des arguments pour te plaire, je pense. Ce n’est pas le meilleur roman de Fantasy de tous les temps, mais franchement ça tient la route et dans le genre « moi tout seul contre une armée », il se révèle assez jouissif. Les combats sont très immersifs, au passage.

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  4. Ayant lu Les Chroniques du Grimnoir avec plaisir, je ne vais ps avoir besoin d’une montagne d’arguments pour essayer ce roman. Je me demande si certains d’entre vous ont lu des Monster Hunter, qui rencontrent un certain succès également.

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  5. Pour ma part j’ai été un peu déçu. J’ai trouvé ça sympa, et je ne vois pas tellement de désaccord avec les choses que tu dis dans ta critique, mais en gros, j’en attendais davantage. La trilogie du Grimnoir m’avait beaucoup épaté, et comme en plus je préfère généralement la fantasy à épées à la fantasy uchronique, je pensais que ce Fils de l’Acier Noir allait vraiment tout déchirer^^ Or, c’est sympa, mais clairement pas au niveau de Magie brute à mon avis.
    L’univers est réussi, mais le système de magie très peu développé dans ce premier volume, on ne sait presque rien finalement. D’ailleurs, c’est quand même un tome très introductif, de manière plus générale. L’intrigue m’a semblé relativement pauvre et souvent trop prévisible, avec ces chapitres de comploteurs complotant qui ne m’ont pas excité plus que ça et que j’ai trouvés limite artificiels. Au début j’ai également été un peu déçu par les personnages (plus fades et moins fouillés que ceux du Grimnoir, de prime abord), mais finalement cet aspect va plutôt en s’améliorant au fil du roman. L’ambiance est bien aussi, que ce soit dans la tension de l’oppression/rigidité sociale (qu’on ressent assez bien) ou dans le côté spectaculaire des combats. Bref c’est pas mal, je peux pas dire, mais ça manque un peu de rebondissements plus forts et d’une présentation plus captivante de la magie (on sent qu’il y a plein de mystères à ce niveau-là, en plus, je pense qu’il aurait fallu nous donner juste un petit plus de pistes/indices dès le premier tome pour nous appâter).
    Sinon je te rejoins sur la relecture, pour un bouquin de l’Atalante, j’ai trouvé moi aussi qu’il y avait pas mal de fautes (parmi les rigolotes, en plus de celles que tu cites il y a un « saut d’eau » à un moment^^).

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    • Ce n’est pas plus mal, je trouve, que l’auteur garde de la matière à dévoiler dans les deux tomes suivants. C’est pareil, au niveau de l’origine et de la nature du contexte, je me demande si nous ne sommes pas en fait sur de la SF « camouflée », comme dans deux cycles assez récents que je vais éviter de citer pour ne pas spoiler ceux qui n’ont pas eu l’occasion de les lire. Je pense que nous risquons d’avoir des surprises dans la suite du cycle.

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      • Oui, je formule le même genre de soupçons, et j’espère que ça sera fait de manière intéressante si on a vu juste 🙂 Mais en effet, l’avantage pour les tomes suivants c’est qu’on peut déjà pressentir que de nombreuses révélations sont à venir.
        Une rapide recherche m’informe que tu n’as pas encore lu Magie brute, et que c’est prévu en 2020 😀 C’est loin, mais je peux déjà te dire que tu vas aimer!^^ Notamment pour l’aspect « guns & magic », spectaculaire et très bien foutu, même un cran au-dessus des Poudremages et de Dragon Blood selon moi.

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    • Tout dépend de l’affinité que tu as avec une Sword & Sorcery assez brutale, parce que le monde est tout de même largement différent de celui du Grimnoir.

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  6. Pingback: Comprendre les genres et sous-genres des littératures de l’imaginaire : partie 5 – Autres sous-genres de la Fantasy | Le culte d'Apophis

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