Apophis Box – Janvier 2022

apophis_box_1L’Apophis Box est une série d’articles… n’ayant pas de concept. Enfin presque. Bâtie sur le modèle des « box » cadeau, vous y trouverez à chaque fois trois contenus / sujets en rapport avec la SFFF, qui peuvent être identiques ou différents entre eux, et qui peuvent être identiques ou différents de ceux abordés dans la box du mois précédent. Pas de règle, pas de contraintes, mais l’envie de créer du plaisir, voire un peu d’excitation, à l’idée de découvrir le contenu de la nouvelle Box. Celle-ci est dévoilée au mitan du mois. Le but étant aussi de me permettre de publier des contenus trop brefs pour faire l’objet d’un des types d’articles habituellement proposés sur ce blog ou dérogeant à sa ligne éditoriale standard, et bien sûr de pouvoir réagir à une actualité, à un débat, sans être contraint par un concept rigide.

Vous pouvez retrouver les Apophis Box précédentes via ce tag.

Un blogueur : Yogo le Maki

Prenez un groupe de personnes (des amis, des collègues de travail, des camarades de promo en fac, les membres d’une même famille, etc). Lancez la conversation sur un sujet culturel (romans, films, séries, comics, mangas, musique, etc) quelconque, spécifiquement sur ses œuvres les plus emblématiques ET consensuelles. Si ces œuvres sont à la fois iconiques et le sont pour l’écrasante majorité des gens, la plupart des membres du groupe les aimera, même si cela peut être à des degrés divers. Pourtant, quelle que soit la taille du groupe et sa composition, quel que soit le domaine culturel abordé, il se trouvera toujours un membre pour dire, à contre-courant de tous les autres, que lui a détesté. Changez maintenant, dans la même catégorie (romans, films, BD, etc), de sous-genre d’œuvre et répétez l’expérience, avec le même groupe. Vous aurez à nouveau une personne qui ira à contre-courant des autres. Restez dans le même domaine culturel, mais cette fois prenez une troisième œuvre, unanimement ou presque considérée comme mauvaise. Là encore, vous aurez une personne dans le groupe qui, elle, aura, tout au contraire, adoré ce que tout le monde déteste. Pour le quatrième test, changez de domaine (passez des romans aux films, par exemple), et répétez l’expérience. Une fois encore, une personne au moins aura un avis totalement différent des autres.

Répétez encore et encore le processus jusqu’à avoir fait vingt tests en tout. Il est extrêmement improbable que celui qui va à contre-courant des autres soit toujours le même, et beaucoup plus fréquent qu’une personne soit en désaccord avec toutes les autres sur une oeuvre, un domaine culturel donné (voire un seul sous-genre), mais soit du même avis que les autres membres du groupe dans les autres cas. La plus grande probabilité est donc que sur les vingt tests, vous ayez vingt personnes différentes ayant un avis divergent. En revanche, si dans les vingt tests, vous avez à dix-huit reprises la même personne qui est en désaccord radical, qui a un avis complètement opposé à tous les autres (ou quasiment), il faut vous rendre à l’évidence : il y a un Maki parmi vous. Car comme chaque personne qui a consciencieusement lu son Asimov le sait, la Psychohistoire ne peut fonctionner que sur des êtres humains.

« Un quoi ? », me direz-vous ? Mais si, vous savez bien, les Maki, ou Lémuriens, ces bestioles de Madagascar avec des queues blanches et noires rayées, des yeux oranges, qui se déplacent en sautant ou en s’élançant, leur petit sur le dos, d’un arbre à l’autre, parce que marcher, c’est trop nul, quoi, c’est bon pour les petits pédestres. Il se trouve que le Maki est le surnom que s’est donné Yogo, blogueur de son état, qui tient un site qui, quelle surprise, est appelé, comme 1127 autres, « Les lectures de -insérez ici le nom du blogueur-« , donc ici les Lectures de Yogo… ah non, mince, Les lectures du Maki. Vous voyez, ça commence, dès le début il se démarque de la masse. Vous allez me demander quel est le rapport entre le Maki et mon introduction socio-anthropologique (de cuisine). C’est simple : Yogo n’est quasiment jamais d’accord avec les avis de TOUS les autres (ou quasiment). Vous adorez, il déteste, vous êtes très mitigé, il est dithyrambique. Pire que cela, vous publiez une critique très enthousiaste sur un roman que vous avez adoré, en commentaires, des dizaines de blogueuses, blogueurs ou « simples » lecteurs viennent partager ledit enthousiasme, et lui, invariablement, va débarquer pour asséner une variante de « J’ai détesté LOL ». Dans un recoin de mon esprit (dément), je le rapproche de ce membre bien connu de ma communauté MMORPG qui s’est lui-même surnommé « ruinthefun ».

Une telle attitude pourrait le rendre agaçant (on pourrait avoir envie d’appeler l’ambassade de Madagascar pour savoir si la chasse au lémurien est autorisée, et faire une expérience scientifique pour voir l’effet de la munition de 12.7 mm sur ces créatures). Pourtant, il n’en est rien, et ce pour plusieurs raisons. D’abord, et avant tout, parce que le bonhomme est fort sympathique, qu’il a ses convictions et qu’il les défend (ce que je respecte énormément), et qu’heureusement que nous ne sommes pas tous d’accord, sinon la blogo serait un endroit bien ennuyeux. C’est la diversité d’opinions et d’angles d’analyse qui fait la force de notre communauté, pas une unanimité quelconque. Ensuite, parce qu’il ne fait qu’exprimer son opinion (ce qui est son droit le plus absolu), et qu’on sent bien qu’il n’y a ni intention de troller ni malveillance chez lui, juste un peu de malice, éventuellement. Enfin, parce que c’est quelqu’un de fidèle : il commentera chacun de vos articles ou presque, il ne se détournera pas de vous quand d’autres blogueurs de son entourage auront jeté sur vous un anathème grotesque, parce que l’intérêt de la blogo est d’y tisser des liens, de s’ouvrir, pas de s’enfermer dans des clans en demandant à machin ou machine de se positionner contre Truc ou Bidule. Yogo est sur le Culte depuis les débuts, et il est toujours là. Des fois, oui, il est agaçant, mais il a aussi, et souvent, une parole d’une vraie et grande bienveillance, ce qui fait qu’on lui pardonne aisément de débarquer pour nous ruiner notre enthousiasme une fois de temps en temps.

Ah, et puis oui, sur un plan bassement matériel, le blog du Maki n’est certainement pas dépourvu d’intérêt : d’abord, ce sont des chroniques relativement brèves (pas autant que le très sympathique Post-it SFFF, toutefois) mais qui disent l’essentiel de ce qu’il y a à savoir sur un livre, un peu dans le style de l’excellent Xapur. Ensuite, vous y trouverez des chroniques de registres science-fictifs (Soft SF, notamment) qui ne sont que peu couverts sur le Culte, ce qui fait que c’est le genre de blog qui est complémentaire avec le mien. Enfin, le Maki est un hôte avenant, avec qui il est plaisant d’échanger en commentaires. Bref, un blog de plus très recommandable  😉

Ce livre n’est pas traduit, que fait l’édition française ?

Moi aussi, je sais faire mon ruinthefun, quand tous les 1-2 ans, je donne un grand coup de pied dans la fourmilière en demandant aux éditeurs pourquoi la traduction de tel cycle a été stoppée, pourquoi tel roman de référence dans le monde anglo-saxon n’est pas traduit alors que des camions entiers de romans bien plus mineurs débarquent sur les tables des libraires chaque mois, et ainsi de suite. Cf le dernier article de ce type en date. Mais justement, dans le dit article, j’ai complètement oublié un cas pourtant emblématique, et ne m’en suis rendu compte qu’en discutant avec l’un des aponautes en commentaires. Je veux bien entendu parler de Port of shadows de Glen Cook.

Si vous vous intéressez à la Dark Fantasy, voire à la Fantasy tout court, il est très probable que vous ayez au moins entendu parler d’un de ses cycles les plus emblématiques des quatre dernières décennies, à savoir celui de La compagnie noire. Alors que son auteur, Glen Cook, n’avait publié aucun roman situé dans cet univers depuis l’été… 2000, il a sorti, en septembre 2018, un livre appelé Port of shadows, qui, comme pour les bouquins du cycle d’Elric écrits par Moorcock bien après les autres, s’insère entre deux tomes existants, en l’occurrence les deux premiers, La compagnie noire et Le château noir. Et… rien. Si cette parution a bien entendu été discutée sur un forum très spécialisé comme celui d’Elbakin, elle n’a eu aucun retentissement en France, à un point tel que certains d’entre vous ne sont probablement même pas au courant qu’il y a un nouveau roman de la Compagnie noire (et un autre en projet). Quarante mois après sa parution en VO, la traduction de Port of shadows n’est ni sortie, ni même (à ma connaissance) annoncée. En d’autres temps, le fait qu’une sortie VO aussi majeure ne bénéficie pas d’une VF aurait causé un grand émoi. Aujourd’hui, tout le monde semble s’en foutre, à commencer par les maisons qui sont supposées avoir les droits de ce cycle. Car la rumeur dans la rue prétend avec insistance que l’une d’elles ne les possèderait plus, justement, ceci expliquant peut-être cela.

On a donc, UNE FOIS DE PLUS, envie de dire à l’édition française de revenir aux FONDAMENTAUX, et qu’il n’est pas concevable que des sorties de cette envergure soient ignorées alors que des livres soit bien plus mineurs, soit propres à séduire seulement un lectorat très, hum, « intellectuel » et surtout très réduit, sont traduits avec diligence et sans que la question ne se pose. Je me contrefiche de savoir qui a les droits (et si personne ne les a / ne les veut, que Leha ou Bragelonne s’en emparent), mais par pitié, qu’on arrête un peu le délire ! Imaginez un instant que Tolkien ou Robert Jordan soient encore de ce monde, qu’ils publient un nouveau roman situé dans leur univers fétiche, et qu’il ne soit pas traduit, et si peu médiatisé en France que la plupart des lecteurs de Fantasy ne soient même pas au courant de son existence ; eh bien Cook étant un peu le Tolkien / Jordan de la Dark Fantasy moderne, c’est exactement le cas dans lequel nous nous trouvons avec Port of shadows. Imaginerait-on un nouvel Elric non traduit ? Bien sûr que non ! Donc une fois encore, qu’on laisse à des éditeurs motivés le soin de traduire / rééditer ce qui DOIT l’être et que les autres continuent, en SF ou en Fantasy, à perdre des droits qu’ils ne méritent pas d’avoir.

Je ne lis pas en anglais, DONC je ne lis pas les critiques de romans en VO sur le Culte : quelques chiffres pour vous faire changer d’avis  😉

On me dit assez souvent (bien moins qu’il y a quelques années, mais ça arrive toujours) « je ne lis pas en anglais, donc je ne lis pas tes critiques de VO, parce que ça me frustre ». C’est négliger le fait qu’une partie de ce qui est critiqué à partir de la VO sur le Culte a été traduit plus tard, et que vous manquez donc une opportunité d’avoir un premier aperçu de certains romans des années avant tout le monde. Et ce, pour deux raisons : d’abord, comme me l’a dit un jour un acteur majeur du milieu, « Mais tu ne te rends pas compte du monde (sous-entendu des directeurs de collection) qui vient lire tes critiques de VO et faire son petit marché dedans ! » (ce qui, par ailleurs, est vrai de tous les blogueurs français lisant en anglais, même si le caractère éclectique de ce qui est critiqué sur le Culte en termes de genres et sous-genres de la SFFF lui donne, à ce niveau, une position pratiquement unique). Ensuite, je ne vais pas vous mentir, certaines critiques de VO sont en réalité des sorties d’embargo de fiches de lecture de manuscrits que tel ou tel éditeur m’a fait lire pour avoir mon avis dessus. DONC si le passage sur la probabilité de traduction est soit très évasif, soit très optimiste, c’est qu’une maison (voire plusieurs) a au moins envisagé favorablement le bouquin concerné, avant, éventuellement, que la chose ne soit considérée comme trop coûteuse / potentiellement pas assez rentable pour être réalisée.

Je me suis amusé à effectuer une petite expérience (et non, il n’y a pas de Maki dedans) : sur cette page du blog, est listé tout ce que j’ai critiqué en anglais. J’ai donc tout simplement compté tous les romans (et dans certains cas les novellae) qui y étaient listés dans chaque genre au total, et combien parmi eux avaient été traduits. Les résultats sont les suivants :

En Fantasy, sur 54 romans critiqués, 16 ont été traduits, annoncés ou je sais de source sûre que leurs droits ont été achetés, tandis que je peux personnellement vous assurer que 8 autres ont fait / font l’objet de l’attention d’au moins un éditeur (dans deux cas, l’éditeur était prêt à signer, mais la chose n’a pas pu se faire à cause de l’agent anglo-saxon). Moralité, 24 romans sur 54 (presque 45%) ont été traduits, sont en passe de l’être ou ont eu une vraie chance de l’être. Et donc, en ne lisant pas les critiques de VO (les miennes ou celles de Lianne, l’Ours Inculte, etc), vous vous privez de dizaines de chroniques de romans qui vont arriver dans les mois / années qui viennent ou qui sont représentatifs de ce que certains éditeurs, au moins, vont vous proposer prochainement / de ce qu’ils cherchent.

En SF, sur 74 romans ET novellae critiquées, 26 ont été traduits, 4 sont (de source sûre) dans les tuyaux mais n’ont pas été annoncés, et moi ou d’autres Lecteurs de ma connaissance avons donné un avis négatif ou positif mais qui n’a pas été suivi sur 4 autres. J’attire aussi votre attention sur le fait que la grande présence de critiques de Neal Asher fausse de façon non-négligeable le résultat. Quoi qu’il en soit, 40% des romans critiqués à partir de la VO / du manuscrit sur le Culte seront ensuite publiés en français. Là encore, c’est loin d’être négligeable.

En Fantastique / New Weird, sur 5 romans et novellae critiqués, 2 ont été traduits (40%, encore).

En Uchronie, sur 6 romans / novellae critiqués, 3 ont été traduits (soit 50%, cette fois).

En Steampunk et dérivés, sur 6 romans critiqués, 2 ont été traduits, le 3e a une très bonne chance de l’être, et les droits du 4e ont été achetés sans que la traduction ait été annoncée. Ce qui fait donc 66% de livres traduits ou achetés par l’édition française.

Après, si vous ne voulez vraiment pas vous frustrer en vous disant « Oui, si c’est chroniqué chez Apo, ça a DONC bien 50% de chances de débarquer en français, en moyenne » alors que ça ne va finalement PAS arriver en VF, je comprends aussi. Je veux juste attirer votre attention sur la chose suivante : le fait que vous ne lisiez pas en anglais ne signifie en rien que la lecture des critiques VO vous est inutile  😉

Goodie – Quelques couvertures anglo-saxonnes de plus

Vous pouvez cliquer sur chaque image pour en avoir une version agrandie dans un autre onglet :

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48 réflexions sur “Apophis Box – Janvier 2022

  1. C’est marrant parce qu’avec le Maki, on n’a pas du tout les mêmes goûts en Littérature de l’imaginaire mais j’aime bien lire quelques unes de ses chroniques car effectivement, il a souvent un avis à contre-courant. Pour les lectures en VO, tu as l’oeil ! C’est un bon score qui est traduit par la suite. J’ai connu P. Djeli Clark grâce à toi notamment.

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  2. Je suis parfois d’accord avec le maki… zut, est-ce que ça fait moi quelqu’un d’étrange aussi?
    J’aime beaucoup son blog également, j’apprécie les romans qu’il présente en général et j’aime son regard sur la littérature de l’imaginaire.

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  3. Je ne connaissais pas le blog du Maki, je me suis abonnée à son compte Facebook, comme ça j’irais faire un tour de temps en temps pour découvrir ses contenus.

    Lire des chroniques de livres en anglais ne me dérange pas. De toute façon, j’écoute énormément de booktubeurs de langue anglaise (Mike book’s review, Philip Chase, A book With Emily Fox, Peruse Project….). Du coup… je m’en fiche un peu d’être frustrée, même si je ne lis pas en anglais autant par manque de temps que par peur de ne pas y arriver (même si je lis beaucoup d’anglais pour le boulot). J’aime bien me tenir au courant de ce qui sort dans le genre, comment il évolue et qu’est-ce qui est susceptible d’arriver chez nous. Je fais mes petits pronostics dans mon coin…
    Et tes chroniques de ces livres sont particulièrement bien avec le niveau de langue et la probabilité de traduction.
    Continue comme ça !

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    • Merci ! Tu soulignes un point capital : se tenir au courant de ce qui se fait dans l’édition anglo-saxonne. C’est d’autant plus important que c’est loin de se transcrire dans l’édition française, soit tout court, soit rapidement. Par exemple, la Fantasy post-médiévale et / ou à poudre a mis des années pour traverser la Manche ou l’Atlantique. Sans compter que l’édition française est très focalisée sur certains sous-genres (la Soft SF par rapport à la Hard SF, par exemple), sans parler de ceux qui sont presque inexistants chez nous (il y a cent fois moins de SF militaire chez nous qu’aux USA).

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  4. Tu m’as fait mourir de rire sur le blog de Maki, ton intro dessus est géniale 😂. Du coup je vais aller fouiller son blog (que je ne connaissais pas)
    Pour la lecture en anglais c’est clairement toi qui m’a fait franchir le cap et je t’en serai éternellement reconnaissant (sans toi je n’aurai jamais lu The rage of dragon que j’ai absolument adoré ( j’ai nettement moins aimé le tome 2 ), et je n’aurai jamais lu John Gwynn qui est juste incroyable)

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  5. J’adore ta présentation du Maki 🤣 excellent ! Pour moi il est surtout celui grâce à qui je me suis réconciliée avec le format court. Il sera à jamais dans mon coeur pour cette raison 🥰 gratitude infinie à lui !
    Et je lis tes chroniques que ce soit en VO ou en VF parce que c’est toujours intéressant de base, j’adore tes analyses, puis je me dis qu’un jour ça me permettra d’avoir le déclic pour lire beaucoup beaucoup beaucoup plus en VO… Je ne désespère pas.
    Merci pour cette box 🐍💪

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  6. Bonjour,
    Je ne lis effectivement pas tes critiques de livres en Anglais, puisque je ne lis pas de romans dans cette langue.
    Mais comme tu as la gentillesse d’annoncer qu’un livre que tu as critiqué dans sa version vo va sortir prochainement en Français, et qu’en plus tu fournis directement le lien vers la critique… pourquoi le ferai je ?
    Donc c’est de ta faute… 🙂

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  7. J’ai tiqué sur les 1127 noms de blog mais comme tu as fini par un compliment (merci !), je passe l’éponge cette fois-ci 🙂
    Sinon, il est sympa Yogo (enfin, parfois !).
    Si ma PAL était moins conséquente et que j’étais moins fainéant, je me laisserai bien tenter par les avis du Culte (et de l’In-Culte) sur les livres en V.O. mais bon, un jour peut-être.
    Tu m’apprends qu’il y a un nouveau Glenn Cook (qui a donc 3 ans maintenant), moi qui vais relire et poursuivre la Compagnie Noire. Mais que font l’Atalante et J’Ai Lu ? Pas grand chose, visiblement (ils sont rhabillés pour l’hiver par ton article, en même temps c’est de saison).
    Pour finir, belle sélection de couvertures, la dernière m’a fait penser à la Patrouille du temps, et puis j’ai vu le nom de Poul Anderson, logique.
    Encore une belle Apobox !

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    • Je ne désespère pas de convaincre un jour l’Ours d’ouvrir un blog commun nommé « L’ours inculte d’Apophis » 😀

      Il faut que je finisse La compagnie noire moi aussi. Surtout qu’il ne me reste que le dernier tome en VF (qui traine dans ma PAL depuis des années, littéralement) et, donc, l’inédit en VO.

      Après, comme je le dis dans l’article, je me fiche un peu de la maison qui va reprendre en main la Compagnie, tant que c’est fait. Ce serait loin d’être le seul cycle majeur qui aurait changé de « propriétaire » ces derniers mois sans que la chose ne s’ébruite auprès du grand public.

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  8. Ah oui Port of Shadows. J’avais demandé aux deux éditeurs historique de la Compagnie noire si une traduction était prévue et force est de constater que seul le silence m’a répondu. Je sens que je vais finir par vraiment passer à la lecture en VO. C’est plus possible un moment…

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    • Je me tue à le dire. Surtout que c’est considérablement moins difficile que ce que les gens imaginent. Pour l’écrasante majorité des romans de SFFF, un niveau d’anglais 2e langue de lycée suffit amplement. Et si on lit en anglais dans d’autres domaines par ailleurs (jeu de rôle, contexte professionnel, lecture de sites internet en anglais, etc), c’est encore plus facile. Après, c’est sûr que les premières lectures ne seront pas forcément aisées, et seront surtout plus lentes qu’en français, mais plus on lit en VO, plus ça devient facile. Et puis outre la liberté de lire ce que tu veux et pas ce qu’on a choisi à ta place de traduire (avec des critères qui ne sont probablement pas les tiens), tu vas aussi y gagner beaucoup en termes financiers, surtout si tu lis en numérique. En moyenne, pour le prix d’une nouveauté en grand format VF, tu peux acheter 2-3 romans VO en format électronique.

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      • J’avoue que c’est ce côté lent qui me fait peur. J’arrive déjà à peine à me dégager le temps de lire 50p/j, lire en anglais risquerait d’allonger encore ça.
        Et l’aspect financier ne va que peu m’impacter, je ne lis que du format poche donc déjà le moins cher du marché.

        Par contre la liberté de lire ce que je veux est un très bon argument auquel je n’avais pas pensé !

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        • Eh bien écoute, je me suis amusé à vérifier dans ma propre liste d’achats à effectuer en VO et en version électronique, la plupart des romans sont moins chers que du poche, ou le deviennent quelques mois ou années après leur sortie. La majorité sont entre 2 et 7.5 euros. Et je parle là de romans pleine taille !

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  9. Présentation très réussie du blog du Maki : j’ai beaucoup ri. Et je suis bien d’accord avec toi pour ce qui est de ses choix : cette année, il m’a permis de découvrir pas mal de titres aux franges de la SFFF mais que j’ai adorés.
    Quant à la V.O., je fais partie de ceux qui n’osent pas franchir le pas, par peur de ne pas avoir le niveau. Et puis, ma P.A.L. est vraiment bien remplie en V.F., alors…

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    • Merci ! Oui, c’est sûr que sur ce plan là, vu que la lecture en VO fait littéralement exploser la quantité de livres intéressants accessibles, les PAL ont tendance à enfler démesurément.

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  10. Un grand merci Apo pour ce petit billet tout en vérité (et quelle présentation !!!). Je n’ai pas grande chose à ajouter sinon que je sais que je suis parfois (souvent) casse-c*** , mais je me soigne (enfin j’essaye !)

    Merci de nous donner de la visibilité. Tu es un sacré influenceur, mon nombre de vue à quadruplé sur la journée d’hier. J’espère que dans le lot 1 ou 2 reviendront faire un tour chez moi de temps en temps.

    Au plaisir de te lire, de partager, de commenter voire de t’agacer. 😉

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  11. je ne lis pas en vo et pourtant je me précipite chaque fois que tu chroniques dessus. Aurais tu un ouvrage à me conseiller pour commencer sachant que mon niveau est faible.

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  12. « Ensuite, je ne vais pas vous mentir, certaines critiques de VO sont en réalité des sorties d’embargo de fiches de lecture de manuscrits que tel ou tel éditeur m’a fait lire pour avoir mon avis dessus. DONC si le passage sur la probabilité de traduction est soit très évasif, soit très optimiste, c’est qu’une maison (voire plusieurs) a au moins envisagé favorablement le bouquin concerné, avant, éventuellement, que la chose ne soit considérée comme trop coûteuse / potentiellement pas assez rentable pour être réalisée. »
    Bon, après avoir lu ça, je suis allé relire les probabilités de traductions des livres en VO critiqués sur le Culte qui m’intéresse, pour essayer de lire entre les lignes et savoir ainsi si cela servait à quelque chose de continuer à attendre une éventuelle sortie en VF ou pas. Je lis bien l’anglais, mais tant qu’à faire, je préfère quand même une VF, surtout que certains livres sont déjà ardus en français (le Livre des Martyrs, pour ne citer que cet exemple). Et puis il y a cette idée de vouloir soutenir l’édition française, mais c’est assez déprimant quand cette volonté de soutient n’aboutit à rien.

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  13. Ce concept de box est franchement excellent. Habitué à lire tes articles, j’aime tout particulièrement ceux-là car on ne devine pas le sujet en découvrant le titre. Je les lis comme une petite friandise. Concernant la lecture en anglais, j’avais commencé avec Harry Potter (comme pas mal de monde je crois), puis Neil Gaiman et Arthur C Clarke. J’ai ensuite essayé d’autres lectures grâce à ton blog (Terms of enlistment par exemple, que tu conseillais pour lire en anglais justement). Après deux dizaines de livres, la lecture est devenue plus facile. Aujourd’hui je ne lis quasi que des livres en anglais. Si je dis ça, c’est pour donner le petit coup de motivation à ceux qui se tâtent. Ça vaut le coup de s’y mettre. Il faut un peu de persévérance, lire des livres de son niveau, et un jour on se rend compte qu’on a le même plaisir de lire en anglais qu’en français (même si je lis plus lentement). J’apprécie donc le fait que tu critiques régulièrement les sorties de romans anglophones.
    J’aime beaucoup le partage de couvertures que tu proposes, même si je me rends compte que si je partage beaucoup tes avis sur les romans, c’est moins le cas pour les couvertures 😊

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  14. Une chouette apophis box pour démarrer l’année, avec un blogueur que j’apprécie particulièrement, qui à une touche bien à lui.
    Je n’ai jamais vraiment essayé de lire en VO, mais pourquoi m’essayer sur une nouvelle pour voir, mais j’ai un doute quant à ma réussite !
    Merci pour le clin d’œil.

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    • Mais toi aussi tu as une touche bien à toi, et moi aussi je t’apprécie 😉 Honnêtement, la seul vrai obstacle à la lecture en VO est, pour la plupart des gens, plus psychologique que lié au niveau d’anglais. L’écrasante majorité des romans en anglais se lit assez facilement. Et plus on en lit, plus ça devient facile, c’est comme pour tout, c’est en forgeant etc.

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