Retrograde – Peter Cawdron

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Mauvais de la première à la dernière page

retrograde_cawdron_VOPeter Cawdron est un auteur australien de Hard SF vivant à Brisbane. Retrograde est d’abord passé par le circuit de l’auto-édition en 2016 (sous le nom de Mars Endeavour), avant d’être publié par un éditeur traditionnel l’année suivante.

Je l’ai lu en version anglaise, mais sachez qu’il sera disponible en français au second semestre 2018. Et autant le dire tout de suite, ne gaspillez surtout pas votre argent dans ce livre, qui est bancal sur tous les plans et ce quasiment de la première à la dernière page. La volonté de surfer sur le succès de Seul sur Mars (sur les traces duquel il marche, au moins pendant une partie de l’intrigue) a sans doute été le moteur de l’acquisition des droits de cet ouvrage, mais si vous avez apprécié ce dernier roman / film, fuyez Retrograde, non seulement il ne lui arrive pas à la cheville mais en plus il propose un twist d’une rare idiotie, multiplie les maladresses et est dépourvu de la plus petite trace d’originalité. 

Genres, copies inspirations

Une bonne partie du bouquin évoque une version plus radicale de Seul sur Mars d’Andy Weir (c’est Cawdron lui-même qui le déclare dans la postface), où un groupe d’astronautes se retrouve dans une situation très difficile lorsqu’une guerre nucléaire se déclare sur Terre. Sauf que nous ne sommes pas du tout sur la même qualité, hein. Plus largement, ce bouquin reprend un concept littéralement usé jusqu’à la corde en SF, celui des astronautes en orbite dans une station / navette, dans une base lunaire / martienne ou revenant d’une expédition aux confins du système solaire qui assistent à la destruction de la Terre / de la civilisation et doivent tenter d’y survivre. Dans ce registre, les deux plus proches équivalents de Retrograde sont probablement un des textes des Chroniques Martiennes de Ray Bradbury ainsi que la nouvelle Si jamais je t’oublie, Ô Terre d’Arthur Clarke (influence majeure auto-proclamée de Cawdron), mais on peut aussi citer une légion d’autres œuvres, comme les différentes versions cinématographiques de La planète des singes ou encore la série Odyssey 5. Bref, rien de nouveau sous le soleil.

Et c’est encore plus sensible lorsqu’on découvre le twist dans l’intrigue : je ne peux pas vous dire de quoi il s’agit sans vous gâcher la surprise, mais plus encore que le thème précédent, celui-ci est de l’archi-, archi-, mais alors ARCHI-vu et revu. On peut juste dire (vu que ce n’est pas franchement un livre massivement lu en France, à mon avis -et c’est bien dommage-) qu’un point précis présente une forte ressemblance avec le twist final d’Homme-Plus de Frederik Pohl.

Soyons clair, un livre peut exploiter des thématiques qui ne sont pas originales dans une approche qui, elle, l’est, ou mélanger différents thèmes pour créer une fusion intéressante. De plus, même un livre qui est du déjà-vu peut être intéressant, si l’auteur a du talent et que son intrigue tient la route. Sauf que ce n’est pas du tout le cas ici : l’auteur est maladroit (et pourtant, il est supposé avoir du métier, puisque romans / novellas / nouvelles cumulés, il en est à plus de vingt textes), multiplie les erreurs et au final, accouche d’un livre soporifique. Plus grave, on sent une volonté évidente de surfer sur des œuvres porteuses, sans trop se casser la tête. Oh, certes, on va me répondre qu’il y a des recherches derrière l’aspect Hard-SF de ce roman, qui est d’ailleurs adoubé en postface par un scientifique travaillant chez Space X. Alors d’une part, il va être difficile de faire mieux, en terme de recherches préliminaires, que Kim Stanley Robinson (KSR) pour sa trilogie Martienne, et d’autre part, pour moi lorsqu’un auteur se sent obligé de dégainer une caution scientifique, c’est que quelque chose ne va pas (et c’est effectivement le cas).

Bon, je ne peux pas parler de certaines thématiques, donc parlons genres : c’est supposé être de la Hard-SF, mais honnêtement, jusqu’à quarante % du livre, on a du mal à y croire (après ce stade, oui, en revanche), tant ça évoque plutôt une (mauvaise) Soft-SF (voir plus loin). Il y a évidemment un aspect post-apocalyptique (l’intrigue est amorcée par une guerre nucléaire sur Terre, après tout) et Planet Opera, plus d’autres dont je ne vais pas parler et que vous découvrirez à la lecture (et ce sont d’ailleurs eux qui posent certains des plus gros problèmes dans ce roman !).

Univers, amorce de l’intrigue, narration *

* Fire on the horizon, Primal Fear, 2001.

Mars, futur relativement proche (quelques décennies). Une base a été construite, abritant 120 personnes en quatre modules, plus une serre centrale pour faire pousser la nourriture, le tout étant protégé des radiations dans un tunnel de lave (que ceux qui ont lu la trilogie martienne de KSR connaissent bien ; les autres devront attendre 83 % du roman pour que Cawdron daigne expliquer de quoi il s’agit…). Trois des modules abritent des équipes des principaux promoteurs du projet (appelé Mars Endeavour), à savoir les USA, la Chine et la Russie, tandis que le quatrième, baptisé « eurasiatique », est en réalité un fourre-tout rassemblant les autres pays (européens, japonais, indiens, etc).

Au tout début de l’intrigue, narrée selon le point de vue unique (je vais y revenir) de Liz, micro-paléobiologiste américaine, les colons (on signe pour dix ans) apprennent qu’une guerre nucléaire vient d’avoir lieu sur Terre : des villes comme Washington, New York, Chicago, Moscou ou Shanghai ont été atomisées, sans que le motif du déclenchement du conflit, l’identité des belligérants ou celle de la première nation à avoir tiré soient clairs à ce stade. Et très vite, la tension va monter, les réactions inter- et intra-culturelles aux événements étant très diverses…

J’ai un gros souci avec la narration : après les premiers 40 %, l’auteur casse systématiquement la dynamique du récit, ainsi que son côté techno-thriller, voire même horrifique par moment, en insérant de longues plages de déballage d’infos ou de flash-backs sur la période de l’entraînement des astronautes… en plein milieu de scènes à fort potentiel dramatique ! (quand ce n’est pas une interminable introspection…). Franchement, je n’arrive pas à comprendre comment un écrivain qui n’en est pas à son premier texte et comment l’éditeur ont pu laisser passer un truc pareil, tant il torpille un aspect thriller qui aurait pu donner un vrai intérêt à ce livre. Surtout que dans un nombre non négligeable de cas, l’info-dump en question… ne sert à rien ! Quel est l’intérêt de l’interminable passage sur la décompression, par exemple ? Tout le monde sait qu’à moins d’appuyer sur le bouton déclenchant la machine des Anciens (vous savez, celle qui génère une atmosphère respirable sur l’intégralité de la surface martienne en moins de dix secondes…), un terrien devient tout rouge, à les yeux et la tête qui gonfle, avant d’exploser, la preuve  😀

Un roman dépourvu de la moindre qualité, mais collectionnant les défauts

Vous le savez, sur ce blog, on vous parle des bouquins sans langue de bois, sans chercher à ménager la chèvre et le chou en disant « oui, ça ne m’a pas plu, mais je ne doute pas que ce roman trouvera son public ». Au bout d’un moment, quand c’est objectivement mauvais et que ce n’est pas qu’une question d’angle d’analyse ou de subjectivité, il faut dire les choses carrément. Et là, impossible de parler d’autre chose que d’une purge faisant, avec une constance presque admirable, en un sens (pervers), tout, mais alors vraiment tout de travers. Au passage, l’éditeur anglo-saxon a une lourde responsabilité dans l’affaire, car il y aurait eu beaucoup de travail à faire pour remettre ce roman d’aplomb (dans la limite de sa copie servile d’œuvres beaucoup plus connues), et visiblement, ça n’a pas été fait, ou en tout cas très mal. Vu les clichés qui se baladent dans l’intrigue, je ne pense pas qu’il y avait grand-chose de valeur à sauver, mais au moins on aurait pu avoir « juste » une oeuvre peu originale et passable, et pas un roman détestable par tout amateur de SFFF un minimum (vital) exigeant. Et d’ailleurs, puisqu’on en est là, l’éditeur français aurait pu, lui aussi, se dispenser de l’achat des droits de ce machin, alors qu’il y a des tonnes de romans de SFFF bien meilleurs qu’il aurait pu choisir de traduire.

Détaillons donc les erreurs et maladresses de l’auteur :

D’abord, le choix du point de vue unique : toute la thèse de la majorité de la première moitié est que les astronautes US, particulièrement leurs deux chefs (Connor et Harry), sont américano-centrés et sont des gros cons de nationalistes, alors que Liz prône le dépassement des frontières psychologiques héritées de la Terre et qu’on fasse face à la crise ensemble, comme des Martiens. Au passage, l’auteur exprime toute son admiration pour la sagesse des cultures orientales, et fait indirectement un procès en naïveté à son héroïne qui, selon Connor et Harry, projetterait ses conceptions utopistes sur des gens qui, précisément, n’ont pas forcément  la même façon de réagir à cette crise, particulièrement dans le contexte d’une guerre nucléaire où l’identité de l’assaillant demeure (au début) obscure. Compte tenu de tout cela, la solution évidente aurait donc été, au moins dans les premiers 40-60 % de l’intrigue, d’adopter au moins un point de vue par module / nationalité, histoire justement de nous faire voir, en fonction des différences culturelles, la façon de penser de chacun. C’est certes très partiellement fait, mais seulement via le point de vue forcément étriqué de Liz (d’autant plus -et c’est très clairement montré dans la seconde moitié- qu’elle se trompe complètement en jugeant certaines personnes). Moralité, le pdv unique est à la fois une erreur et un gros facteur d’appauvrissement de la narration. Surtout que bon, hein, j’avais envie de lui balancer des claques, à Liz, tant elle se comporte comme une écervelée. On ne dirait jamais une astronaute entraînée, franchement.

Deuxièmement, dans les premiers 40 %, ceux qui peuvent plus aisément être qualifiés de Soft- que de Hard-SF, le… j’allais dire sous-texte politique, mais sous- est clairement de trop, est d’une lourdeur assez effarante. Disons qu’il a le degré de subtilité de la réflexion politique ou sociétale d’un gamin de six ans ou d’un pilier de comptoir de café du commerce. Vous avez droit à tous les clichés, de l’ex-militaire forcément con à la scientifique qui est forcément dans le vrai, des patriotes assimilés à des fachos de nationalistes par opposition aux citoyens du monde (ici, Mars) privilégiant l’intérêt collectif et donc forcément vertueux, et j’en passe. Je le dis souvent, mais que je sois d’accord ou pas avec, les opinions politiques ou l’idéologie des auteurs, je m’en tamponne. La SF, francophone mais pas que, est en train d’être bouffée vivante par cette Soft-SF qui sert de tribune à certains, et moi, personnellement, j’en ai mais alors carrément ma claque. Je pensais y échapper en tapant dans de la Hard-SF, eh bien c’est raté. Qu’on nous fasse réfléchir en évoquant des thèmes sociaux, soit, c’est le propre et l’intérêt de la Soft-SF, mais pitié, pas de propagande, surtout aussi pataude et grossière. On dirait le sous-texte ajouté à 2010 (le film) par rapport au livre (où il n’existe évidemment pas), dans le même contexte de défiance entre astronautes russes et américains (plus les chinois et d’autres ici) forcés de cohabiter (difficilement) alors que la guerre nucléaire arrive. Et le tout croisé avec Seul sur Mars. Bonjour l’originalité !

Troisièmement, et c’est pour moi un des points les plus préoccupants, l’auteur se contredit à plusieurs reprises, d’une part, et met en scène des situations qui ne sont pas réalistes, d’autre part, ce qui est tout de même un comble dans un livre de Hard SF  ! Je vais donner deux exemples : à un moment, Liz doit aller à la recherche d’un vaisseau automatique de ravitaillement, et prend un rover, mais, contrairement à la procédure, ne vérifie pas physiquement les batteries, les réserves d’oxygène, etc, se fiant aux indications de l’ordinateur de bord. Sachant qu’un astronaute est un pilote de ligne puissance dix concernant le suivi maniaque des procédures, voilà qui me paraît hautement irréaliste. De toute façon, si on va par là, tout le comportement de Liz au début de l’intrigue est profondément irrationnel et ne correspond absolument pas à celui qu’un lecteur lambda attendra d’une astronaute. Et le pire est qu’elle considère que ce sont les deux chefs du module US qui, lorsqu’ils prônent la prudence, sont, eux, irrationnels ! Deuxième exemple de situations irréaliste : alors que l’auteur vient de nous balancer que les cailloux martiens sont tranchants comme des couteaux du fait d’une érosion par l’eau absente et d’une érosion éolienne très lente (j’ai des doutes, en fin connaisseur des objets tranchants, surtout sur la solidité du bordel, mais bon… Si c’est comme une lame céramique, c’est certes tranchant comme un rasoir, mais ça va s’effriter ou se briser au moindre choc), Liz, qui doit rejoindre un autre rover alors que sa réserve d’oxygène s’épuise, se débarrasse de son scaphandre externe, de ses gants et de ses bottes, pour ne garder que sa sous-combinaison et courir plus vite (en théorie, vu que l’auteur dément lui-même tout effet significatif). Vachement logique, hein… Et enfin, le clou du spectacle, l’auto-contradiction : Liz a eu les poumons endommagés, et l’auteur, par la voix du médecin Jianyu, précise qu’elle ne pourra pas faire d’efforts pendant une très longue période (et dès qu’elle essaye, elle est immédiatement essoufflée). Ce qui rend donc parfaitement logique le fait que, le lendemain, elle parcourt plusieurs kilomètres en scaphandre, puis court, et finit même par se battre ! Le directeur de collection anglo-saxon, le relecteur, les beta-lecteurs et compagnie, ils faisaient quoi au lieu de faire leur boulot, un Tetris ? Bref, tout ça cumulé, je me suis fait la réflexion que c’était bien beau de recracher tout ce qu’on avait appris sur Mars en faisant des recherches ou des interviews via de l’info-dump massif, mais que la Hard-SF (la bonne, du moins) impliquait aussi un réalisme qui fait parfois cruellement défaut ici.

Quatrièmement, le twist, l’explication de qui a déclenché la guerre nucléaire et surtout pourquoi, est d’une imbécillité pratiquement sans bornes (en plus d’être cliché à un point abominable et tellement sur-exploité en SF qu’on peut se demander quel était l’intérêt d’y revenir, surtout si c’était pour ne rien apporter de neuf : disons que c’est Seul sur Mars mélangé avec *censuré* : vous comprendrez si, malgré mes avertissements, vous lisez ce livre), et qu’au moins une des scènes qu’il déclenche (celle avec Jianyu), est… grotesque. Il n’y a pas d’autre mot. Je ne peux évidemment pas vous expliquer en quoi c’est risible sans spoiler horriblement, mais disons que la justification de la guerre implique un argument Brigitte Bardot hilarant, dans son genre, et que de toute façon, la tactique employée est hautement contre-productive. Une stratégie à la Homme-plus de Pohl, dans le secret et le feutré, aurait pu donner de bien meilleurs résultats et aboutir à un échec et mat pour l’autre camp avec une probabilité bien plus grande. Enfin, point également non négligeable, la transition entre les deux paradigmes (on ne sait pas qui a déclenché la guerre nucléaire et les autres événements / on sait), outre le fait qu’elle est hautement abrupte, est également franchement irréaliste : pour moi, les protagonistes devinent trop facilement l’identité de l’antagoniste, surtout étant donné, finalement, le peu de données à leur disposition.

Cinquièmement, je l’ai déjà évoqué, mais pour un texte aussi court (moins de 250 pages en VO), qu’est-ce qu’il y a comme longueurs, digressions, info-dump (loin d’être toujours pertinent) et autres passages cassant le rythme et allongeant inutilement ou artificiellement le texte. Alors que celui-ci, dégraissé à la dimension d’une novella, aurait pu avoir un certain impact, là le seul qu’on enregistre est celui de nos paupières qui tombent.

Enfin, concernant l’aspect martien et Hard-SF, on est très, très loin des références du genre : je n’ai jamais approché les sensations ressenties dans la trilogie Martienne (où on jurerait que KSR s’est rendu sur place), ai souvent eu un doute sur les points techniques ou scientifiques soulevés par l’auteur, et j’ai eu l’impression persistante qu’il se contentait de régurgiter le fruit de vagues recherches, sans compréhension profonde de ce dont il parlait (nous ne sommes clairement pas chez Zubrin !). Et puis, hein, si vous voulez lire de la Hard-SF australienne, allez voir du côté de chez Greg Egan, le niveau est stratosphériquement plus élevé !

En conclusion

Sorte de Seul sur Mars mettant en scène un groupe international d’astronautes coupés de la Terre lorsqu’une guerre nucléaire éclate, le tout combiné avec d’autres tropes science-fictifs tout aussi clichés ou pompés ailleurs dont je ne peux pas forcément parler sans divulgacher, Retrograde est un roman mauvais quasiment de sa première à sa dernière ligne. Réflexion ? Zéro. Originalité ? Zéro (la volonté de surfer sur la vague générée par Peter Weir est évidente). Frisson ? Zéro. Solidité ? Zéro. Et donc intérêt = zéro !

Narration pauvre, tension dramatique systématiquement (ou quasiment) torpillée par du déballage d’infos, des digressions ou de l’introspection, sous-texte politique extrêmement balourd, manque de réalisme (un comble pour de la soi-disant Hard-SF !), manque de cohérence (l’auteur est pris à plusieurs reprises en flagrant délit d’auto-contradiction), twist à 60 % du bouquin combinant l’ultra-cliché avec le crétinisme le plus absolu dans la justification de la chose ou de sa découverte hautement improbable par les protagonistes, longueurs, et j’en passe, vous pouvez vous dispenser sans regret de cet achat. On se demande d’ailleurs quel était l’intérêt d’en faire un des sept livres seulement traduits par son éditeur français cette année, tant des choix plus pertinents abondent littéralement. Mais évidemment, ils n’ont pas le potentiel médiatique et commercial d’un Seul sur Mars du pauvre ! Bref, histoire d’être constructif, si vous voulez lire de la (vraie) Hard-SF australienne, lisez Egan, si vous voulez lire de la (bonne) Hard-SF martienne, lisez Kim Stanley Robinson ou Andy Weir (voire Ben Bova ou d’autres), mais, si vous avez un minimum confiance en mon jugement (et je vous ai donné des tas d’arguments pour vous faire votre propre opinion), évitez vous cette purge, vous vous rendrez service !

 

32 réflexions sur “Retrograde – Peter Cawdron

  1. Liz qui se déshabille pour courir plus vite, on dirait une scène de film d’action, illogique mais permettant de montrer le torse viril de l’acteur / la poitrine de l’actrice ; je visualise très bien le truc ^^. (Enfin, je me marre mais c’est désespérant.)

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    • Disons qu’elle tombe la combi extérieure, gardant juste la sous-combi (très moulante, évidemment) alors qu’elle est exposée à l’atmosphère martienne (ou plutôt à sa quasi-absence). Mais oui, tu as raison on imagine très bien le plan gynécologique sur les appas de la dame si film il devait y avoir.

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  2. Je n’ai jamais entendu parler de ce livre avant de voir ta chronique. Après à l’époque de sa sortie je ne regardais pas trop les sorties et « buzz » en VO du coup j’ai surement du passer à coté.
    De toute façon le thème en lui même ne me tentait pas trop et même si ta critique avait été dithyrambique je ne pense pas que je l’aurais pris, et encore moins maintenant vu ce que tu en dis !

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    • C’est clair que pour une anglophone émérite comme toi, aller lire un roman aussi peu attractif n’aurait que peu de sens, tu n’as que l’embarras du choix pour trouver à la fois mieux et qui va plus te correspondre.

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  3. Et moi qui croyais avoir tout vu avec « Phobos »… J’espère que l’auteur a écrit de meilleurs textes, car celui-là m’a tout l’air d’être un roman INculte d’Apophis ! ^^

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    • Alors là, j’applaudis, roman INculte d’Apophis, c’est vraiment un coup de génie, et une idée à creuser : après tout, si je décerne des distinctions pour les romans cultes, pourquoi pas pour les plus mauvais, à fuir absolument ? ^^

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  4. Bon ben voilà un livre que je lirai pas!
    Je te rejoins entièrement sur au moins deux points. Un roman peut être bon e même très bon en faisant du recyclage et sans être très original du moment qu’il y a une intrigue chouette et des perso sympas.
    Comme toi, j’en ai un peu marre de lire des tribunes de positions politiques au lieu de m’éclater avec les romans.
    Bref, j’aime bien quand tu n’aimes pas un livre! 😉

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    • La prochaine lecture est déjà bien entamée et elle est très, très bonne pour le moment 😉 En même temps, ça m’a été chaudement recommandé par mon ami Renaud, donc il était hautement improbable que je sois déçu ^^

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  5. Un avis qui donne envie de lire découvrir Homme-plus de Pohl !
    Et mille merci pour « un terrien devient tout rouge, à les yeux et la tête qui gonfle, avant d’exploser, la preuve « 

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  6. Ouch, ça a l’air assez moyen si je comprends bien…
    Moi qui me précipite d’habitude sur tout ce qui concerne Mars (pas qu’en livres, le jeu Terraforming Mars notamment est fabuleux), et attendais impatiemment que tu aies fini ta lecture en cours de ce livre, je vais passer mon chemin : il y a largement assez d’arguments pour me refroidir. Pour une fois qu’un livre que tu as lu en VO va paraître en VF (comme tu le dis, et nous le montres par tes chroniques, il y aurait tellement de « bons » textes à traduire), c’est un mauvais choix, dommage.
    Bon, quand même, on peut connaître le fameux twist ? Parce que là, ça me donne presque envie de lire le bouquin pour savoir !

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  7. Je ne suis pas surpris que le bouquin n’ait pas évolué une fois repris par un éditeur. Ramasser un auto-édité qui a un peu de succès, c’est justement fait pour ne pas prendre de risque et avoir déjà un (ou plusieurs) bouquin clé en main. On travaille un peu pour refaire l’emballage (souvent assez craignos dans l’auto-édition) pour en faire un truc un peu plus pro. Et emballez, c’est pesé !
    L’éditeur qui a repris la série des 50 shades en papier n’a pas plus fait retravailler le texte. Et pourtant l’auteur a une écriture tellement navrante en anglais (même moi j’écrirai mieux que ça, direct dans la langue de Shakespeare) que la traduction française n’a pu qu’améliorer les choses.
    Là où je suis curieux, c’est de savoir qui de Gilles (Dumay) ou de Pascal (Godbillon) a fait l’acquisition de l’ouvrage pour Lunes d’encre. J’espère qu’ils n’ont pas payé ça cher.

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    • Je me suis également posé la question, à vrai dire. Même si la réponse me semble assez évidente. Je ne vois pas du tout Gilles Dumay choisir un texte aussi balourd.

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  8. Aïe. J’ai une méfiance naturelle sur tout roman qui se passe sur Mars. Il faut dire que Kim Stanley Robinson a un peu tué le match en ce qui me concerne. Il n’y a que Weir, dans un style très différent, qui a réussi à faire un truc sympa. Il faut avoir les reins solides pour s’attaquer au sujet après ça. C’est casse-gueule comme exercice.

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