Les chiens de Tindalos – Frank Belknap Long

Hard Weird

chiens_de_tindalosFrank Belknap Long (1901-1994) était un écrivain américain de Fantastique, de Weird, d’Horreur, de SF, un scénariste de comics (consacrés à Superman, Green Lantern et Captain Marvel) et poète. Une de ses nouvelles, publiée en 1921, est remarquée par H.P. Lovecraft, et les deux hommes développent une amitié (et une correspondance faramineuse, comprenant un millier de lettres, dont certaines longues de plus de… 80 pages manuscrites) à partir de 1922, qui se poursuivra jusqu’à la mort du gentleman de Providence, en 1937. Long écrira d’ailleurs une biographie de son ami en 1975. Il faisait partie de la garde rapprochée de Lovecraft, étant comme lui membre du Kalem Club (un cercle littéraire ainsi nommé car tous ses membres avaient des initiales comprenant K, L ou M) et du groupe d’auteurs (dont faisaient partie Bloch, Derleth, Howard, Kuttner, C.A. Smith et d’autres encore) qui correspondaient régulièrement, cherchant à améliorer et influençant le travail des autres.

Évidemment, pareille amitié et proximité ne pouvait rester sans conséquence sur le plan littéraire, et Long peut ainsi revendiquer l’honneur d’être le premier écrivain autre que Lovecraft a avoir écrit un texte s’inscrivant dans le « mythe » de Cthulhu. Outre la création du Grand Ancien (catégorie d’êtres similaires à Cthulhu lui-même, c’est-à-dire des extraterrestres immensément puissants, considérés et adorés comme des dieux mais qui n’en sont pas au sens que l’on donne à ce terme pour des entités comme Nyarlathotep ou Yog-Sothoth, par exemple) Chaugnar Faugn, l’ajout le plus capital de Long au mythe est constitué par les Chiens de Tindalos, qui donnent leur nom au recueil dont je vais vous parler aujourd’hui (publié en 1946 par Arkham House), et qui ont par la suite été ré-employés par d’autres auteurs lovecraftiens, comme Ramsey Campbell, Lin Carter ou Brian Lumley.

Ce recueil se compose de six nouvelles, d’une novella de 92 pages (L’horreur venue des collines), d’un fragment du Necronomicon (si, si !) et de quatre poèmes, dont un consacré à Lovecraft en personne. Quatre des nouvelles et tous les poèmes sont inédits, les traductions des autres textes ayant été révisées. L’ensemble est très ramassé, moins de 240 pages au compteur, parfois très aérées.

Comme à mon habitude sur ce blog, je vais vous donner un bref résumé de chaque nouvelle (ainsi qu’un avis synthétique sur les poèmes), avant de synthétiser mon sentiment sur l’ensemble du recueil.

Si vous êtes intéressé(e) par les Lovecrafteries, je vous rappelle que vous pouvez retrouver toutes celles mentionnées sur le blog sous ce tag.

Les nouvelles *

* Invasion, Haken, 2020.

Elles sont au nombre de six, plus une novella. Contrairement à ce que l’on aurait pu penser, le texte éponyme est loin d’être le plus conséquent, puisqu’il ne fait qu’une vingtaine de pages (la majorité des nouvelles en font une grosse quinzaine). Je vous présente ici les nouvelles dans l’ordre dans lequel elles se trouvent dans le recueil, qui se trouve être l’ordre de parution en VO (qui s’étend de 1928 à 1984). Ce qui est d’ailleurs une fort mauvaise idée de la part de Mnemos, puisqu’il aurait été bien plus pertinent de faire suivre Les chiens de Tindalos par Le passage vers l’éternité, et que la nouvelle Les mangeurs de cerveaux se place avant L’envahisseur des profondeurs

Les mangeuses venues de l’espace

Frank (visiblement un avatar de l’auteur) et son ami Howard (une évidente allégorie de Lovecraft en personne), un écrivain d’imaginaire, sont dans la maison de campagne du premier quand un étrange brouillard tombe sur la région. Howard cherche à surpasser les grands écrivains d’Horreur (dont il analyse, au passage, les caractéristiques) qui, selon lui, s’attachent trop à décrire une horreur banale, gore. Lui veut créer la créature ultime, sans forme ni couleur, venue de l’espace, voire de dimensions inconnaissables (bref faire de l’Horreur cosmique). C’est alors que déboule un des voisins de Frank, très agité, qui décrit l’assaut dont il aurait été victime dans un bois voisin par une créature s’attaquant aux cerveaux. Il finit par s’enfuir, puis des cris affreux retentissent précisément en direction dudit bois. N’écoutant que leur courage, Frank et Howard vont tenter de secourir le malheureux…

Vu par un lecteur de 2020, ce texte (le second plus long du recueil, avec ses quarante pages) a quelque chose d’un mélange de la nouvelle Brume de Stephen King et de La couleur tombée du ciel de Lovecraft, sans atteindre la qualité d’aucune des deux. L’atmosphère, d’angoisse puis peu à peu de terreur absolue, est vraiment très bien rendue, le style est plaisant, mais à partir de la scène dans la barque et jusqu’à la fin, certaines explications sont trop floues pour pleinement convaincre. À ce titre, la conclusion est d’ailleurs aussi étrange que quasiment incompréhensible. Mais peu importe la destination, puisque c’est le voyage (dans l’Indicible) qui compte, et de ce point de vue là, cette nouvelle est plutôt réussie.

Les chiens de Tindalos

Chalmers, un écrivain spécialisé dans l’occulte, demande à son ami Frank de lui prêter assistance. En effet, il a une théorie (qui ressemble d’ailleurs fortement à certaines conceptions scientifiques actuelles) selon laquelle l’écoulement du Temps n’est qu’une illusion, ce qui fait que le passé, le présent et le futur coexisteraient en fait en même temps, dans une quatrième dimension de l’espace pour nous impénétrable. En clair, ni le passé ni le futur ne nous seraient inaccessible si nous pouvions arpenter cette dimension comme nous parcourons les trois autres. Et il se trouve que grâce à sa redécouverte d’une drogue des mystiques chinois, ainsi que ses connaissances modernes en géométrie (sachez, si vous n’êtes pas féru de sciences, que celle-ci, que ce soit au niveau de la courbure de l’univers, de sa forme -cf Luminet ou Lisi – ou de celle de ce que l’on appelle un espace de Calabi-Yau, a effectivement une importance cruciale en Cosmologie moderne), il se pense capable de parcourir à sa guise ce nouvel espace. Il va y découvrir qu’en plus de nos formes de vie, qui vivent dans les courbes du « temps », existent aussi des êtres qui prospèrent dans ses angles, et attirer l’attention des indicibles Chiens de Tindalos !

N’y allons pas par quatre chemins, ce texte prodigieux mérite tout à fait sa prestigieuse réputation, et justifie clairement à lui seul l’achat et la lecture de ce recueil. En effet totalement Lovecraftien, il use d’une plume raffinée pour créer un sentiment indicible tout à fait digne non seulement des écrits du Maître, mais plus que cela, sans doute de certaines de ses meilleures productions elles-mêmes ! Notons toutefois que quelque part, Long l’a construit à l’inverse de ce qu’aurait fait Lovecraft, qui aurait probablement commencé par les deux articles de journaux de la fin avant d’expliquer les événements ayant conduit à cette conclusion.

L’horreur venue des collines

Algernon (^^) Harris est le nouveau conservateur d’un musée de Manhattan. Sous sa gestion vigoureuse, des hommes ont été envoyés aux quatre coins de la planète à la recherche d’objets devant alimenter ses vastes collections. L’un d’eux, Clark Ulman, ramène d’un lointain plateau asiatique la statue du dieu-« éléphant » Chaugnar Faugn, ainsi que des mutilations du visage si affreuses qu’il les cache en permanence avec une écharpe. Il va raconter son histoire à son patron, avant de décéder d’une horrible manière. Et ce ne sera que le début d’une série de morts plus indicibles les unes que les autres, une terreur antédiluvienne étant lâchée dans la New York des années trente !

Avec ses 92 pages, ce texte (initialement traduit par Jean-Daniel Brèque) est, et de loin, le plus long du recueil. Il est centré sur l’autre ajout d’importance (même si beaucoup moins connu, finalement, que les Chiens) de Frank Belknap Long à la cosmogonie Lovecraftienne, à savoir Chaugnar Faugn. On remarquera d’ailleurs avec intérêt que la fin de cette novella constitue une preuve incontestable que cette créature est un Grand Ancien et pas un dieu comme Nyarlathotep ou Yog-Sothoth. Il est certes adoré (ou plutôt craint et apaisé : A.E. van Vogt disait de façon tranchante mais non dépourvue de pertinence que l’essence de la religion ne réside pas dans la vénération d’une quelconque déité, mais dans la peur) comme une divinité, mais au sens strict, il s’agit d’une créature d’un monde matériel, même si sa localisation et ses caractéristiques ne sont pas celles du nôtre (où il peut tout de même se projeter). On remarquera d’ailleurs un point à double tranchant du récit : Long s’étend longuement sur la façon dont une civilisation peut percevoir ses déités, sur la perception du temps dans le cadre de la Relativité, sur la façon dont des êtres ou des objets formés de plus de dimensions que nous pourraient être perçus ou se projeter dans notre propre univers à trois dimensions d’espace ; d’un côté, c’est très intéressant, et j’aurais même l’audace de dire qu’on peut presque qualifier, dans cette novella, la prose de Long de Hard Weird, Hard ou High Lovecraftery, par analogie à la Hard SF. Là où Lovecraft suggère une connexion entre géométrie (au sens donné à cette discipline en cosmologie) et sorcellerie, Long l’explique, la détaille. Seulement voilà, c’est vaguement abscons et surtout très, très long (tout comme le passage dans l’Antiquité romaine). Cela nuit clairement au rythme d’un récit qui est déjà trop long pour le peu, finalement, qu’il a à raconter en terme d’intrigue à proprement parler.

Il y a un passage qui m’a frappé : en gros, à un moment, tout le monde, des témoins aux policiers en passant par le médecin-légiste, s’entend pour édulcorer les vrais événements, pour jeter un voile pudique sur des faits qui ne cadrent en aucun cas avec les connaissances scientifiques admises, pour donner à l’indicible une apparence aussi fausse que fragile de rationalité ordinaire, banale, rassurante. Pourquoi ? Pour ne pas faire le jeu des (je cite) « spiritualistes », ne pas émettre une hypothèse que le bureau du procureur désapprouverait, pour ne pas donner du grain à moudre à la presse à sensation. Tout ceci m’a rappelé, de façon frappante, la façon dont les faits réels sont édulcorés pour des raisons similaires dans une novella très postérieure, à savoir La ballade de Black Tom de Victor LaValle.

Au final, sans être mauvais, ce texte, trop long, trop mal rythmé, vaudra surtout pour ses éléments de worldbuilding Lovecraftiens. 

L’envahisseur des profondeurs

Le professeur Williamson broie du noir sur une plage alors qu’il vient juste de ruiner sa réputation en émettant une théorie jugée complètement farfelue : selon lui, une vie aux bases biochimiques autres, prodigieusement ancienne, se cacherait dans les profondeurs terrestres et océaniques, et enlèverait à l’occasion les infortunés humains qui croiseraient sa route. Alors qu’un jeune homme qui admire le scientifique l’observe, au loin, cette théorie va recevoir une confirmation aussi brutale que spectaculaire… puis explosive !

Je n’ai guère trouvé d’intérêt à cette nouvelle, qui utilise le même genre de théories sur les formes de vie de la Terre ultra-primitive, ultra-chaude, que la précédente. Elle est trop courte, trop stéréotypée et manque trop de profondeur pour convaincre.

Les mangeurs de cerveaux

L’anthropologue et archéologue Stephen Williamson est en mer quand… Comment ? Oui, c’est le même que dans la nouvelle précédente (la fin ne laisse aucun doute sur ce point). Et oui, il aurait été bien plus pertinent d’inverser l’ordre des deux textes. Mais bon, passons. Le navire de Williamson, donc, croise la route d’une chaloupe dans laquelle se trouvent sept cadavres horriblement mutilés. On y découvre également un journal de bord qui glace d’effroi l’érudit : une terreur indicible serait sur ses traces !

Ce texte reprend les thèses de Lovecraft ainsi que celles développées par Long dans les nouvelles précédentes : l’Homme n’est pas le seul être intelligent au monde, et d’autres réalités empiètent sur la nôtre. Il n’y a pas qu’un seul océan (en l’occurrence le Pacifique), mais plusieurs, qui coexistent au sein du même espace, dans différentes dimensions. Rappelez-vous du générique de Sliders, sauf qu’ici on ne parle pas de Terres parallèles, mais de mondes extraterrestres.

La dimension Lovecraftienne est très intéressante, car les créatures au centre du récit évoquent en même temps les caractéristiques de deux des races du Maître, dont la moins connue des deux va d’ailleurs être bientôt remise à l’honneur dans un texte à paraître dans la collection Une heure-lumière chez le Belial’. Mais nous en reparlerons.

Petite remarque anecdotique mais tout de même pas si inintéressante à signaler : avec cette nouvelle, on confirme que chez Long, l’apparition de l’Indicible est invariablement précédée d’un bourdonnement sourd, alors que chez Lovecraft, elle est plutôt associée à des sons aigus (flûtes, hululements, cris stridents, etc).

En fin de compte, j’ai trouvé qu’il s’agissait d’un fort bon texte (sans doute le meilleur du recueil après Les chiens de Tindalos), très bien écrit (et la traduction est remarquable).

Sombre éveil

En vacances sur la côte de Nouvelle-Angleterre, le narrateur fait la connaissance d’une ravissante veuve, Helen, et de ses deux jeunes enfants. Alors qu’une tempête a rejeté une épave sur le rivage, le petit garçon, John, trouve un étrange objet dans le sable, puis, saisi d’une compulsion soudaine, se jette à l’eau. Une fois sauvé, on a toutes les peines du monde à lui faire lâcher l’indicible relique…

Cette nouvelle, qui n’est pas sans évoquer le danger associé à ramasser les saloperies qui traînent sur la playa chez Clark Ashton Smith, a surtout une puissante dimension intertextuelle et métafictionnelle Lovecraftienne : si nombre de textes de ce recueil ont une évidente parenté avec l’univers du Maître, Sombre éveil est le seul qui cite nommément certaines de ses déités : Yog-Sothoth, Shub-Niggurath, Apo… euh, non rien. Et bien plus que ça, étant donné qu’il date de 1980, il cite carrément le bien réel écrivain H.P. Lovecraft ! 

J’ai trouvé ce texte prévisible mais fort correct, avec une très bonne gestion de la montée de l’angoisse et de la terreur (surtout à la fin). Et l’hommage de Long à son ami est touchant.

Le passage vers l’éternité

Thomas Granville, un veuf matériellement très à l’aise, peut s’occuper à plein temps de ses recherches sur l’expansion de la conscience. Il rencontre cependant une jeune femme qui se révélera être l’assistante de son oncle, qui, lui, conduit des recherches sur la transcendance du temps. Un domaine dans lequel on ne s’aventure pas sans attirer le regard de ses gardiens : les Chiens de Tindalos !

Alors que la nouvelle éponyme du recueil date de 1929, celle-ci, qui met à nouveau en scène les créatures, est parue en… 1984. Soyons clairs : elle n’en a pas l’intérêt, part un peu dans tous les sens, et est, au final, dispensable.

Autres textes

Je n’ai trouvé aucun intérêt au fragment du Necronomicon ni aux deux premiers poèmes, mais en revanche Lorsque Chaugnar s’éveillera a son « charme » Lovecraftien, et H.P. Lovecraft est une belle ode au Maître en même temps qu’une touchante déclaration d’amitié. Mais bon clairement, l’intérêt du recueil ne réside certainement pas dans cette partie !

Avis général

Le recueil s’avère inégal (ils le sont presque tous, me direz-vous), mais très clairement, la nouvelle éponyme est très largement au-dessus des autres, et justifie probablement à elle seule l’achat de l’ouvrage pour l’amateur hardcore de Lovecrafteries. Le reste, en revanche, s’avère au mieux agréable et sympathique, mais le plus souvent dispensable, sauf aux plus complétistes desdits amateurs de Lovecrafteries (comme votre serviteur) ou aux joueurs de L’appel de Cthulhu cherchant à voir les créations de Smith (le Grand Ancien Chaugnar Faugn et les Chiens de Tindalos) en action. On remarquera que Long est en moyenne plus « gore » que Lovecraft (même si sur certains textes précis, le Maître en est capable lui aussi, évidemment), que, pour autant, il s’inscrit au moins autant que lui dans le registre de l’Horreur cosmique (avec notamment des explications cosmologiques et physiques détaillées -plus que chez le natif de Providence- qui me feraient presque parler de « High Lovecraftery »), mais que, différence majeure, dans au moins la moitié des cas, les protagonistes ne finissent ni morts, ni fous, ni transformés en bestioles ! Sur le plan stylistique, les textes sont inégaux, mais au meilleur de sa forme, Long n’a pas grand-chose à envier à Lovecraft sur le plan des tournures de phrase susceptibles de créer angoisse ou vertige cosmique, même si, sur le plan des intrigues et des univers, le professeur bat le disciple à plate couture, et que sa propre puissance évocatrice reste inégalable (on en parle encore un siècle après ou quasiment !). On admirera l’hommage persistant rendu, dans une des nouvelles et un poème, par l’auteur à son ami, auquel il a survécu pendant de nombreuses décennies.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce recueil, je vous conseille la lecture des critiques suivantes: celle de Célindanaé sur Au pays des Cave Trolls,

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11 réflexions sur “Les chiens de Tindalos – Frank Belknap Long

  1. Bonjour Apophis,

    Petite question qui n’a pas de rapport direct avec Les chiens de Tindalos : comme tu mentionnes les auteurs qui imitent Lovecraft, as-tu lu les nouvelles lovecraftiennes de Robert Howard ?

    Je n’ai jamais lu Lovecraft (dans un futur lointain) ni aucun texte de ce style hormis « La ballade de Black Tom » (que j’avais beaucoup aimé) et j’ai trouvé les « Lovecrafteries » de Howard assez mauvaises hors Patrice Louinet a l’air de dire qu’elles sont considérées comme les meilleures après celles du Maître par les fans. Qu’en penses-tu ?

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    • Bonsoir,
      je n’ai pas eu l’occasion de les lire, je me garderai donc d’émettre une opinion au sujet des déclarations de Patrice Louinet. Mais à vue de nez, moi j’aurais plutôt parlé de Thomas Ligotti, voire Caitlin R. Kiernan.

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  2. Euh, je ne pense pas avoir jamais dit ça. La seule nouvelle lovecraftienne de Howard qui soit considérée par la plupart des amateurs de Lovecraft comme excellente est « La Pierre Noire » (« The Black Stone »). Je ne connais personne, moi inclus, qui pense beaucoup de bien des purs pastiches lovecraftiens de Howard à l’exception de cette nouvelle. P. Louinet

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    • @ P. Louinet : Bonsoir. Effectivement ma mémoire me joue des tours, votre remarque ne concernait que « La Pierre Noire ». Ceci dit cela ne change pas le sens de ma question : est-ce qu’elle est effectivement considérée par les fans de Lovecraft comme une des (voire) la meilleure des nouvelles écrites par d’autres auteurs ? C’est pour savoir si, dans la mesure où je n’ai pas aimé « La Pierre Noire », il est utile que je me penche sur d’autres lovecrafteries (comme celles présentées ici) ou si je vais aussi peu apprécier (l’horreur étant loin d’être mon genre de prédilection.

      @Apophis : merci pour cette réponse. Mais, du coup, comme tu sembles avoir adoré « Les Chiens de Tindalos », la nouvelle se classe comment par rapport à celles des deux auteurs que tu as cité ?

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      • Difficile de répondre, ça dépend des textes. Certaines Lovecrafteries de Kiernan, par exemple, sont supérieures à la nouvelle Les chiens de Tindalos, d’autres (Black Helicopters, par exemple) inférieures. Mais globalement, je dirais que c’est tout de même un peu en dessous du texte moyen de l’autrice et encore inférieur à du Ligotti. Mais je te dirais aussi que si tu n’as jamais lu Lovecraft lui-même, il faut impérativement commencer par son oeuvre, et pas par celles de Long, Howard, Kiernan ou Ligotti.

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    • Il y a de bons textes mais pas mal de « bof ». L’avantage, c’est que c’est vite lu et pas trop cher. Après, tu peux attendre d’autres avis, peut-être que d’autres seront plus enthousiastes que moi.

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  3. Je ne suis pas gros fan de F.B. Long, perso. Pour revenir sur « La Pierre Noire », ce n’est pas vraiment un pastiche de Lovecraft, puisque la patte de Howard y est très évidente. La nouvelle est en tout cas vraiment appréciée des lovecraftiens en général, même si je suis bien incapable de dire ce que sont « les lovecraftiens en général »…

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  4. Agréablement surpris par ce recueil, de mon côté. Une autre façon de plonger dans l’univers de Lovecraft. Bon, je prends la plupart du temps les aspects horrifiques au second degré, presque ironique, mais c’est peut-être pour ne pas me cacher sous le lit en pleurant (arf!).
    Mes impressions diffèrent des tiennes, j’ai bien aimé Passage vers l’Éternité par exemple, par l’écho qu’elle renvoie de Tindalos à cinquante ans de distance.

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