Time’s children – D.B. Jackson

Un mélange d’éléments très classiques et d’autres plus novateurs, pour un résultat assez unique

time_s_children_jacksonD.B. Jackson est le pseudonyme de David B. Coe, écrivain américain de Fantasy (jusqu’ici principalement épique, urbaine et Historique -voire Historique / Urbaine, à la Marie Brennan-) auteur d’une vingtaine de romans (traduits dans une douzaine de langues, excusez du peu !), dont certains publiés chez Tor (un gage de qualité, à mon sens). Sa nouvelle trilogie, The Islevale Cycle, explore des territoires à la fois nouveaux pour lui et probablement pour une grosse partie de ses lecteurs (nous allons en reparler). Le tome 1, Time’s Children, est sorti en début de mois, le second, Time’s Demon, est prévu pour mai 2019, tandis que le travail sur le troisième, Time’s Assassin, a déjà commencé.

Mais laissez-moi vous résumer ce roman inaugural : un jeune homme doit voyager dans le temps parce que la nation qu’il sert est en train de perdre une guerre sur deux fronts. En remontant quatorze années en arrière, il doit apaiser certaines tensions et faire en sorte que le conflit n’éclate jamais. Malheureusement, sa mission échoue, et l’Histoire est réécrite, générant une uchronie dystopique du monde tel qu’il le connaissait. Coincé dans le passé parce que l’appareil qui lui permet de voyager dans le temps a été endommagé, il se retrouve, en plus, avec une compagne de voyage bien encombrante sur les bras. Vous êtes probablement en train de vous dire : « Mouais, du Time Opera classique, rien de nouveau sous le soleil ! ». Sauf que, cher lecteur, tu es parti sur une hypothèse erronée, car il ne s’agit pas de SF… mais de Fantasy ! 

Univers

Islevale est, comme son nom le suggère, un monde entièrement (du moins pour la partie qui est au centre de ce tome 1) constitué d’îles de diverses tailles, un peu comme dans le fameux Terremer d’Ursula Le Guin (J’en profite, au passage, pour signaler la présence d’une carte et d’un glossaire des termes propres à cet univers à la fin). Sauf qu’il y a une GROSSE différence entre les deux : nous avons ici affaire à une Gunpowder Fantasy et pas à du médiéval-fantastique classique. Ce qui revient à dire qu’on se bat autant au mousquet ou au pistolet qu’à l’épée et au couteau, et que les navires ont des canons. Ce qui me conduit à parler d’un point qui me paraît très important : ce roman, avec son cadre post-médiéval et peut-être surtout son recyclage d’éléments traditionnellement associés à la SF, coche une bonne partie des cases qui définiront très probablement la Fantasy des années 2020 et plus. Clairement, au niveau des nouveaux auteurs (et des romans qui tiennent le plus la route), la Fantasy antique / médiévale est en perte de vitesse, tout comme le cadre européen, et de plus en plus de livres exploitent des tropes (post-apocalyptiques, voyage dans le temps, donc, etc) qui relevaient jusque là de la science-fiction. Je ne vous dis pas que la Fantasy à grand-papa va disparaître du jour au lendemain, mais clairement, elle va devoir apprendre à coexister avec des formes plus novatrices du genre.

Mais revenons à nos moutons : dans ce cadre formé d’îles, et une intrigue dont le vrai point de départ est un voyage dans le temps, il… Comment ? Archipel et déplacement temporel, ça vous rappelle Le seigneur des isles ? (NDLR : critique écrite sur ton particulièrement humoristique, et donc très populaire, des débuts -héroïques- de l’Apophisme). Ah mais non, je vous rassure tout de suite, rien à voir. Enfin si, mais là c’est un bon livre, hein, pas une cale pour table branlante ou un combustible pour cheminée.

Qu’est-ce que je disais ? Ah oui. Time’s children s’inscrit aussi dans les évolutions récentes du genre sur un autre plan : s’il y a bien des races non-humaines, elles n’ont cependant strictement rien à voir avec les elfes ou les nains, complètement absents. Il y a par contre tout un écosystème de « démons » (même si, comme ils le disent eux-mêmes, le terme n’est pas vraiment exact), qu’ils soient des eaux, des brumes, de la magie ou (surtout) du temps, ces derniers ayant un rôle majeur à jouer dans l’intrigue. Personnellement, j’ai trouvé qu’on était quelque part entre le Génie des légendes arabes / les Sandestins Vanciens / les pactes avec le Diable médiévaux (dans le sens où lorsque vous passez un accord avec eux, vous avez tout intérêt à faire attention aux termes, faute de quoi vous aurez de gros ennuis) et certaines créatures chez Moorcock. Quoi qu’il en soit, ces races très surnaturelles sont un changement très exotique et agréable par rapport à la énième copie servile de Tolkien. On remarquera aussi que leurs rapports avec les humains sont essentiellement basés sur la prédation, qu’il s’agisse de les tuer ou, pour les Tirribin (les démons du temps), de leur « voler leurs années ».

On notera une géopolitique assez travaillée et relativement complexe, sans bien entendu atteindre la complexité des références du genre, Trône de fer ou Trilogie de l’Empire (de Feist / Wurts) en tête.

Système de magie *

* Ten years gone, Led Zeppelin, 1975.

Alors là accrochez-vous, c’est du lourd. Là aussi, comme vu de plus en plus souvent ces dernières années, la magie ne s’articule pas autour de toute une variété de sorts qu’un magicien peut lancer selon ses besoins, mais plutôt autour d’un pouvoir unique (enfin… non, rien) et très spécialisé auquel le « magicien » a accès, plus dans un esprit super-héroïque, finalement, que Gandalfien. On a vu ça récemment, par exemple, chez McClellan ou chez Craddock. Ces pouvoirs sont groupés en différentes spécialités : les Travelers pour tout ce qui concerne le déplacement (je vais y revenir), les Seers pour la vision des avenirs possibles / la capacité de distinguer la vérité du mensonge / la mémoire absolue, les Healers pour le soin (pas via la chirurgie classique, mais via la magie) et les Binders, qui fabriquent des objets dont les Travelers ont besoin pour utiliser leur pouvoir (nous allons en reparler ; les Seers, eux, ont besoin d’un alcool très addictif appelé Tincture pour exercer le leur -coucou l’épice de Dune !-).

Les Travelers sont subdivisés en trois sous-catégories : les Kitty Pride… euh pardon Crossers peuvent traverser les murs (à l’aide d’un instrument appelé Aperture créé par les Binders), les Spanners peuvent se déplacer dans l’espace (à l’aide d’un Sextant) et enfin, et ce ce qui va nous intéresser le plus, les Walkers peuvent voyager… dans le temps (grâce à un Chronofor qui ressemble à une montre à gousset). Dans tous les cas, il y a d’importantes limitations à ces pouvoirs : 1/ vous ne pouvez vous déplacer que tout seul, et seulement nu (coucou Terminator…), ce qui signifie donc ni vêtements, ni armes, ni compagnons de voyage ; 2/ si vous n’avez pas l’instrument correspondant à votre art (Chronofor pour un Walker, par exemple), ou s’il est endommagé, vous êtes coincé là où vous êtes.

Les Walkers ont une grosse limitation supplémentaire : chaque fois qu’ils se déplacent dans le temps, que ce soit pour aller dans le passé ou en revenir, ils vieillissent du nombre de jours correspondant. Par exemple, si vous remontez en arrière d’un mois, lorsque vous reviendrez à votre époque de départ, vous serez plus vieux de deux mois : il vous en aura coûté un mois de vie pour aller en arrière, plus un autre pour en revenir. On comprend donc aisément qu’il existe une règle très stricte autorisant les Walkers à briser le contrat les liant à leurs employeurs (des rois ou de grands nobles, le plus souvent) si ces derniers exigent un déplacement de plus d’un an.

Tous ces types de magiciens sont formés dans une école, où, outre leur art magique spécifique, on leur enseigne aussi le maniement des armes (épée, pistolet, mousquet, etc) ainsi que l’étiquette, la diplomatie, l’Histoire, la théologie, la stratégie, les sciences, etc. En effet, leur place privilégiée en tant que conseillers ou ministres de grands personnages fait qu’ils se doivent de maîtriser ces disciplines à la perfection.

Days of future past (Base de l’intrigue) *

* Child in time, Deep Purple, 1970.

Après un bref flashforward (et on se rend compte à la fin de ce tome 1 que cet aperçu du futur du protagoniste est très lointain -plus loin que les événements décrits dans ce roman inaugural de la trilogie, en tout cas-), l’intrigue démarre en l’an 647 du calendrier local. Tobias, qui vient juste de fêter ses quinze ans, est envoyé par le Dumbledore local dans une cour lointaine, qui a spécifiquement demandé un Walker. et vu qu’il est le seul à être en formation à ce moment… Il fait donc ses adieux à ses deux copines, l’humaine (Mara) et la démone (Droë), et s’embarque sur un fier navire, où il est dragouillé par la capitaine badass, qui lui propose même de l’engager et lui promet de voir du pays. Bien sûr, il refuse, se rend chez son nouveau souverain, qui lui explique que comme un gros buzzard, il s’est lancé dans une guerre sur deux fronts, dont un qui concerne la nation la plus puissante et la plus agressive d’Islevale. Il a donc fait appel à un Walker pour retourner en arrière et donner à son ancienne version les conseils qui permettront de désamorcer les tensions et d’éviter cette guerre qui est sur le point d’être perdue. Jusqu’ici, le but paraît noble, et il l’est, à un « petit » détail près : il faut en effet remonter quatorze ans en arrière pour accomplir la mission !

Alors normalement, il y en a parmi vous au moins un ou deux qui 1/ ne roupillent pas et 2/ lisent réellement les critiques au lieu de juste cliquer sur « J’aime » ou de se contenter de ce qui est mis en gras. Ceux là auront donc compris que s’il mène sa mission à son terme, Tobias, qui a quinze ans, en aura vingt-neuf en arrivant en l’an 633, et quarante-trois lorsqu’il reviendra en 647. On imagine donc aisément que son nouveau souverain ne lui impose pas ce terrible sacrifice, que le jeune homme finit cependant par accepter du fait de son sens du devoir. On remarquera d’ailleurs qu’avec la famille, cette thématique du sacrifice est centrale dans ce livre. 

Comme vous vous en doutez, tout ne va évidemment pas se passer comme prévu : non seulement la mission de Tobias va échouer d’une façon radicale, mais son Chronofor va être endommagé, ce qui lui interdit à la fois de retourner à son époque mais aussi d’aller plus loin en arrière pour réparer les dégâts. Très classiquement, les conséquences désastreuses de ce voyage dans le temps vont donner lieu, en 647, à une uchronie, une version alternative de l’Histoire, cette dernière étant réécrite. Mais deux personnages vont s’en rendre compte et monter une expédition de secours, si j’ose dire !

Alors je vais rester très discret à propos de la suite, sinon pour vous dire qu’en plus du reste, Tobias va se retrouver contraint de voyager avec une compagne très… encombrante (ceux qui veulent un indice sur sa nature peuvent lire cette autre critique, à leurs risques et périls).

Je signale qu’outre les deux points de vue (pdv) majoritaires (Tobias et Mara), d’autres sont aussi adoptés de façon minoritaire, parfois même pour un seul chapitre, voire moins (Orzili, Elinor, Droë). Attention, les deux principaux n’alternent pas de façon régulière : un des deux pdv peut disparaître pendant plusieurs chapitres avant de revenir et de faire à son tour disparaître l’autre pendant au moins autant de temps.

Du novateur et du très classique, du bon et du moins bon

Bien que globalement, on ait affaire à de la Dark Fantasy (je vais y revenir), le roman a un certain aspect initiatique, mais très bien fait et assez novateur (les étudiants de l’école de Treyvinis étant entraînés depuis leur plus jeune âge, on nous évite l’aspect gourdasse qui ne connaît rien à rien. Et d’ailleurs, on nous évite aussi en grande partie la phase d’apprentissage elle-même, passage d’habitude incontournable dans toute histoire de Fantasy mettant en scène une école). En effet, lorsqu’il arrive en 633, Tobias a beau avoir un âge physiologique de 29 ans, il n’en reste pas moins que dans sa tête, il en a toujours 15. Comme en plus, il doit en gros sauver le monde, on imagine aisément que s’adapter à de telles responsabilités et à une vie d’adulte n’est pas évident, mais est, de fait, assez intéressant pour le lecteur. De plus, même au début, dans la partie se passant dans « l’école de magie », si on n’échappe pas à 2-3 trucs qu’on imaginerait plus volontiers dans de la High Fantasy, voire du Young Adult, l’auteur se maintient toujours sur une ligne étroite le séparant du gnan-gnan, et chaque fois que je sentais mes sourcils se hausser, D.B. Jackson me sortait une scène bien solide pour me rassurer. Ce qui a d’ailleurs une conséquence intéressante : c’est taillé pour plaire à un large public, qu’il soit adepte des formes les plus nuancées ou novatrices de fantasy ou du classique coming-of-age.

Je le disais, mais il ne faut pas vous y tromper, nous sommes clairement sur de la Dark Fantasy, à la fois sur le côté explicite de la chose (à un stade, Tobias est horriblement torturé, dans une scène qui s’étire tout de même pas mal) et peut-être surtout sur l’absence de manichéisme des personnages, sur leur côté complexe et pluri-dimensionnel. L’antagoniste principal est un impitoyable assassin, mais cela ne l’empêche pas de vouer un amour particulièrement profond à son épouse, qui, elle aussi, va devoir payer un terrible prix pour répondre à l’appel de son propre roi (j’ai même été étonné de voir à quel point je prenais ces deux là en sympathie, alors qu’ils bossent pour l’ennemi. Mais bon, il faut dire que j’ai une lourde tendance à préférer les méchants aux gentils. Il n’y a qu’à voir mon pseudonyme). De même, Tobias n’hésite pas une seconde à tuer un adolescent qui menace la liberté de sa compagne de voyage, et dans l’ensemble, il attaque sans états d’âme quiconque se met entre lui et son but. On notera toutefois que malgré ce côté non-manichéen et parfois sombre, il s’agit d’un roman profondément humain et chaleureux (où l’humour, c’est à signaler, est certes occasionnel, mais bel et bien présent), notamment du fait de la nature de l’encombrante compagne de voyage de Tobias.

Au début, j’ai cru que certaines scènes étaient peu utiles et qu’il y avait des longueurs, mais je me suis aperçu plus tard qu’en fait, il n’y avait strictement rien de fait au hasard ou pour rien / pas grand-chose, et que tout (ou quasiment) avait une réelle utilité. On pourra juste, à la rigueur, dire que la partie consacrée à Mara est un poil longue (et encore…), s’agacer des 2283 occurrences de « the wee one » ou trouver que Tobias est un protagoniste un peu passif (qui subit les événements plus qu’il n’en est vraiment acteur), même si ses quinze ans d’âge mental et la disproportion de moyens dont disposent ses ennemis expliquent bien des choses (et puis ça change de l’élu de la Fantasy à prophéties ou du héros surpuissant à la Conan). En tout cas, c’est globalement très correctement rythmé, et il y a quelques passages assez haletants. Si vraiment, on cherche la petite bête, on pourra éventuellement déplorer des descriptions assez souvent un peu trop poussées (à la Da Rosa).

Ce que j’ai particulièrement apprécié est la façon de s’emparer de codes très classiques, pour ne pas dire cent fois vus (comme la réflexion sur l’éthique de manipuler le cours de l’Histoire, même pour une noble cause), du Time Opera en SF, et d’en faire quelque chose de neuf, notamment avec ces déplacements temporels qui ajoutent de l’âge aux Walkers, ainsi qu’avec les Tirribin, les démons du Temps. Même moi, qui ai lu une quantité conséquente d’histoires de voyage dans le temps en Science-Fiction, ne me suis pas senti blasé, tout simplement du fait de l’inclusion de ces tropes dans de la Fantasy (premier point, même si du déplacement temporel dans autre chose que de la SF, ce n’est pas tout à fait du jamais-vu) et tout particulièrement dans de la Fantasy à poudre (deuxième point). Car le point-clef de ce livre est probablement là : si c’était de la SF, ce serait banal, oui mais voilà, c’est de la Fantasy !

Je ne sais pas trop quel attrait ça peut avoir pour un lecteur de SF pur et dur qui ne lit jamais de Fantasy d’habitude, parce qu’il reste tout de même quelques vagues relents un peu « gentille histoire d’amour / familiale » là-dedans, malgré les tortures, la dyschronie, etc, mais par contre, je suis certain d’une chose : le profil de lecteur inverse, à savoir la personne qui lit de la Fantasy mais pas de SF (ou très peu, des textes mineurs, du YA, etc), risque de trouver ça à la fois novateur et intéressant. Surtout que ça évite un écueil potentiellement majeur : en général, les histoires de voyage dans le temps ont la réputation d’être difficiles à comprendre pour un néophyte, ce qui n’est absolument pas le cas ici. L’auteur explique méthodiquement et de façon limpide les mécanismes mis en jeu et les conséquences des événements, ce qui fait qu’il faut vraiment avoir huit ans (et encore…) ou y mettre une extraordinaire mauvaise volonté pour se sentir perdu là-dedans.

La fin est à la fois très prévisible pour trois des personnages et augure de choses fascinantes pour un quatrième. Je lirai sans aucun doute les tome suivant, ayant pris un sincère plaisir à parcourir celui-là.

En conclusion

Time’s children pourrait « juste » ressembler à un roman d’apprentissage se déroulant dans un cadre à la Terremer et recyclant les codes de la SF de voyage dans le temps dans de la Fantasy. Sauf que dans les trois cas, il y a de gros changements par rapport au modèle : certes, il y a un aspect apprentissage, mais c’est incontestablement de la Dark Fantasy et pas de la High ; certes, Islevale est un monde formé d’îles, avec une école des « magiciens » qui rappelle Roke, mais dans ce contexte là, lesdits mages s’entraînent au maniement du mousquet et les navires sont bardés de canons ; certes, il y a un déplacement temporel et la création d’une dyschronie (uchronie dystopique), mais on voyage essentiellement grâce à la magie (plus l’aide d’un objet enchanté) et surtout, on vieillit d’autant d’années qu’on en parcourt, ce qui pose des limites qui n’existent pas en SF, où le voyage se fait via une machine ! Au final, tout ça mis bout à bout, on se retrouve avec une Fantasy qui combine de façon harmonieuse des aspects classiques propres à rassurer la frange la plus traditionaliste du lectorat avec d’autres qui formeront probablement l’ossature d’une partie de la Fantasy des années 2020 : technologie postmédiévale, recyclage de codes de la SF, races non-humaines s’écartant des stéréotypes Tolkieniens, etc. A la fois noir et étonnamment chaleureux et humain, classique et novateur, ce roman se lit avec plaisir, et c’est avec impatience que j’attends le tome 2, qui doit sortir l’année prochaine.

Niveau d’anglais : globalement moyen.

Probabilité de traduction : à mon avis non-négligeable. C’est tout simplement trop novateur, tout en étant rassurant, par son côté roman d’apprentissage, pour le public traditionaliste, pour ne pas attirer l’attention d’au moins un éditeur français.

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17 réflexions sur “Time’s children – D.B. Jackson

    • Je te confirme que c’est vraiment très sympathique, même si ça contient des moments assez noirs. Mais les personnages sont très attachants, et leur relation entre eux l’est aussi. Ce qui est malheureusement un point dont je ne pouvais pas parler en détails dans la critique sans spoiler horriblement.

      Aimé par 1 personne

  1. Ouais, j’aime bien quand tu fais des appâts pour voir ceux qui lisent vraiment XD

    Celui-là a l’air sympa, faut juste voir comment est géré l’aspect « torture » qui peux vraiment me refroidir (coucou Terry Goodkind)

    T’as enchainé les articles en cette fin de semaine, dis donc.

    Aimé par 1 personne

    • J’aime beaucoup ces appâts aussi 😀

      La scène de torture est relativement hardcore, mais globalement c’est plus un roman profondément humain qu’autre chose.

      J’avais du retard dans l’écriture des critiques, sur les trois il y a deux romans lus il y a plusieurs semaines. Et vu que je vais être bien occupé dans les quinze jours qui viennent, j’ai préféré me mettre à jour.

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  2. Pas sûr que ça soit vraiment ma tasse de thé mais pourquoi pas. J’ai lu il y a longtemps sa série La couronne des sept royaumes et j’en garde un bon souvenir. (et je n’ai pas dormi non plus ! ;-p )

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  3. J’adore le mélange des genres à ce point : voyage temporel, fantasy à poudre, dark fantasy… tout ce qu’il me faut. Hâte de voir quel éditeur se lancera là-dedans.

    P.S. : par contre, même en ayant tout bien lu (enfin, je crois), j’ai peur d’avoir loupé quelque chose : quand le voyage temporel a lieu, puisque le Walker ne peut se déplacer que tout nu sans aucun outil, comment emmène-t-il l’instrument qui permet le voyage retour ?

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  4. AHhhh! Merci pour tes choix musicaux. J’adore les Guns et Deep Purple étant un de mes groupes préférés. Et Child of time sans doute un des morceaux les plus écoutés à la maison (même si j’ai un gros faible pour Soldier of fortune).
    Revenons à ce roman qui m’intrigue et qui me tente bien. Je pense attendre une éventuelle traduction, cependant.
    Hormis le voyage dans le temps qui n’est pas forcément mon levier narratif adoré (je trouve rarement des choses très convaincantes), le mélange des autres genres est vraiment séduisant. Et même si roman d’apprentissage il y a, tu le présentes de manière à ce qu’il me paraisse à la fois digeste et intéressant. Donc, c’est tout bon!

    Aimé par 1 personne

    • J’écoute beaucoup de Led Zeppelin et de Kansas en ce moment, donc ça se reflète dans l’illustration musicale des articles, forcément.

      Pour une éventuelle traduction, je n’ai aucune info, mais je pense que c’est suffisamment intéressant pour que nos directeurs de collection y jettent un coup d’œil.

      Ah, tu me connais, le roman d’apprentissage, je ne peux pas blairer ça, d’habitude, mais là, c’est effectivement très digeste.

      Aimé par 1 personne

  5. Ping : Quatre cavaliers pour conclure Octobre 2018 – Albédo

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