Fleet of knives – Gareth L. Powell

Loin d’être dépourvu de défauts, mais vraiment très prenant !

fleet_of_knivesFleet of knives est le second tome de la trilogie Embers of war, après le roman éponyme. « Ah, encore un machin en VO, bon je vais faire autre chose… », se dit probablement une majorité d’entre vous. ALLLLLLLLLLLOOOOOOOOOOOOOOO ???!!! Fleet of knives est donc la suite de Embers of war, c’est-à-dire Braises de guerre, donc le bouquin qui sort en français chez Denoël / Lunes d’encre dans six semaines (je vous referai un rappel de sortie le moment venu, pas de panique). Aaaah, ça y est, j’ai récupéré l’attention de beaucoup plus de monde, là !

Son prédécesseur était un roman certes prévisible, certes très (trop ?) inspiré par Iain M. Banks, mais aussi et surtout fort bien écrit et franchement prenant. Ce tome 2 en garde les qualités, mais intensifie les défauts, tout en restant globalement toujours aussi agréable à lire. Au final, si le bilan reste relativement mitigé, je persiste à conseiller ce cycle pour qui aime les bons (New) Space Opera.

Avertissement : cette critique dévoile un point clef de la fin du tome 1 (il est impossible de faire autrement), donc sa lecture est à vos risques et périls si vous ne l’avez pas encore lu.

Situation

L’action se déroule six mois… euh enfin un an (l’auteur se contredit plusieurs fois), enfin bon quelques mois après la fin du tome précédent, quoi ! L’armada forte d’un million de vaisseaux qui était cachée dans la Galerie est en orbite autour de Camrose, tentant de décider de quelle façon elle va empêcher un nouveau conflit de l’importance de la Guerre de l’archipel. Ona Sudak est en prison, et sur le point d’être exécutée pour ses crimes de guerre. Trouble Dog (TD), son capitaine et son équipage (Alva, Preston et Nod) sont en congé sabbatique, le vaisseau ayant retrouvé une partie de son ancien armement.

Nous faisons la connaissance de Johnny Schultz, le capitaine du Lucy’s Ghost, et de son équipage. Ce vaisseau mi-marchand, mi-contrebandier, et re-mi-marchand derrière, se dirige actuellement vers le premier vaisseau colonisateur infraluminique des Amarantins… euh des Gubrus… enfin je veux dire des Nymtoq, un astéroïde aménagé en arche stellaire, dont la mission a échoué à cause de luttes internes, et qui a été récupéré plus tard par cette race extraterrestre aviaire (et placé sur une orbite galactique en faisant un mausolée et un symbole des dangers des temps héroïques de la conquête de l’espace). Johnny, pour renflouer les caisses, a décidé de l’aborder afin de voir ce qu’il peut y récupérer (au passage, vous remarquerez que ce thème de l’équipage de récupérateurs est très à la mode en SF ces derniers temps). Sauf que quasiment arrivé à destination, son astronef va se faire attaquer par une créature de l’Hypervide, un machin qui n’est même pas supposé exister, c’est vraiment ballot ! La moitié de son équipe meurt, et les autres n’ont qu’une seule solution : lancer un appel de détresse et s’abriter dans l’astéroïde. Sauf que quelque chose les a suivis et que l’affaire va tourner à Ripley vs Alien (ou à Cormac contre les Prador, plutôt), ou quasiment.

Un signal de détresse, donc… Et qui y répond, à ces signaux ? Bingo, la House of reclamation. Et vu que TD (non, pas Thomas Day…) est le plus proche vaisseau, c’est lui qui va être expédié sur place. De son côté, alors que Ona Sudak entend Hallowed be thy name de Iron Maiden en fond sonore (comprenez qu’elle est à quelques minutes de son exécution, quoi ! Au passage, la citation de Samuel Taylor Coleridge qui ouvre la seconde partie va rappeler bien des choses aux fans du groupe), des types habillés tout en noir débarquent, tuent tout le monde sauf elle, et lui permettent de s’évader, en faisant croire qu’elle a péri dans un crash. Il s’agit (SPOILER MINEUR) de soldats de la marine de la Conglomeration, qui disent que l’Armada extraterrestre l’a demandée personnellement. Lorsqu’elle se rend à leur bord, l’avatar en forme d’ours même pas inculte lui dit qu’ils l’ont choisie pour être leur référent. En effet, leurs concepteurs ont établi une sécurité, qui fait que sans l’aval d’une intelligence biologique, ils ne peuvent rien faire (ça évite les exterminations à la Fred Saberhagen). Et donc, Ona sera cette personne. Et elle va avoir du pain sur la planche, car les vaisseaux en forme de poignard ont conçu un plan prévisible pardon, audacieux, pour mettre fin à toute guerre !

Analyse et ressenti

L’influence de Banks est toujours aussi présente, et on sent bien que Powell a beaucoup médité sur ses Essaims d’Hégémonisation Agressive, notamment évoqués dans Excession. Il y a aussi un petit bout d’Alastair Reynolds, et surtout un gros bout d’Alien ou de toute SF où un équipage est confronté à une créature (enfin, une…) indicible alors qu’il explore un vaisseau crashé / à la dérive. J’ajoute que toute l’intrigue principale avec l’Armada était ultra-prévisible, et ce… dès la fin du tome précédent. Tout ceci cumulé fait que, surtout si vous avez lu les inspirateurs / beaucoup de SF, rien ne vous surprendra là-dedans. Attention, je ne vous dis certainement pas que vous allez vous ennuyer : l’écriture de Powell est toujours aussi efficace, fluide et agréable, et les pages se tournent toutes seules. C’est peut-être sans surprises, stéréotypé, mais ça reste rudement prenant et toujours agréable.

Et puis bon, l’auteur introduit un point qui, s’il est lui aussi assez classique, m’a toujours fasciné : il nous parle d’une zone de l’espace appelée l’Intrusion, où les lois physiques de notre univers et celles d’un… ailleurs semblent en compétition, ce qui fait qu’elles peuvent changer de façon radicale, imprévisible et violente. Et bizarrement, les vaisseaux de l’Armada semblent éviter ce secteur. Je suis d’autant plus satisfait que visiblement, cette région va être au centre du tome 3, et j’ai hâte d’en savoir plus à son sujet. De même, un des personnages est une fascinante, disons fusion, entre trois entités (vous verrez ça en lisant le bouquin), et là aussi j’ai beaucoup aimé (au passage, c’est bien sûr moins flagrant, mais en un sens, la nouvelle Ona est elle aussi un assemblage de trois versions, sur le plan psychologique, d’elle-même, à la fois composite et différente de Sudak et de Deal). Je reste également très intrigué par les Druffs, la race à laquelle appartient Nod, parce qu’un passage m’a fortement évoqué les cavaliers des Skrodes, avec toutes les conséquences que l’on imagine si mon hypothèse est bonne. Enfin, j’ai été fasciné par la conscience de ruche des vaisseaux de l’Armada, leur permettant de coordonner leurs actions ou de se donner des conseils tactiques sur des dizaines d’années-lumière de distance.

Par contre, point négatif conséquent, deux points de l’intrigue m’ont paru vraiment tirés par les cheveux : d’abord, on nous dit à plusieurs reprises qu’en gros, l’Armada fout la pétoche à tout le monde. Or, elle demande à voir Ona Sudak. Pourquoi, donc, l’armée à laquelle appartient cette dernière doit-elle tuer tout le monde dans sa prison pour organiser l’entrevue ? Pourquoi ne pas tout simplement demander aux autorités, en disant que sinon, les gros vaisseaux tout blancs vont faire leur Monsieur Zorg et être très, très désappointés ? Le deuxième point, qui, lui, a bien failli me sortir complètement du livre, est le coup de la perception des créatures de l’Hypervide, et de ce qu’elle implique, que ce soit pour l’Armada ou, à la fin, pour TD. Vu le degré élevé de biotechnologie qui est un passage obligé dans la création des IA (l’auteur précise qu’une « vraie » IA purement électronique est impossible, d’où le recours à un assemblage cybernétique mêlant composants organiques et artificiels), pourquoi ne pas avoir cloné ou créé par génie génétique les éléments en question ? J’avoue que là, j’y vois un gros souci de cohérence. Enfin, pour terminer sur le chapitre des défauts, l’auteur joue au disque rayé plusieurs fois (sur les effets de l’Hypervide sur les humains et sur l’éventualité d’une vie indigène, ainsi que sur l’Intrusion), et j’ai trouvé qu’il se débarrassait d’un personnage relativement important… non pas d’un trait de plume, ce serait un poil exagéré de dire ça, mais pas si loin tout de même.

Gros point fort par contre, les personnages, anciens ou nouveaux, restent toujours aussi sympathiques, et on en apprend encore plus sur leur passé et leur psychologie. Il y a un côté profondément chaleureux dans les relations nouées entre eux, vraiment réjouissant à lire. De plus, aucun personnage n’a une psychologie figée, mais dynamique, évolutive (surtout celles de TD, d’Ona et de Johnny), et multi-dimensionnelle (Alva a eu beau témoigner contre Sal dans le procès sur la mort de George, aucune d’entre elles n’en veut à l’autre pour autant), la marque, à mon sens, d’un solide écrivain. Signalons pour terminer que le mode de narration choisi reste le même que dans Embers of war : une alternance de nombreux courts chapitres (au passage, le 49 est un monument, que n’aurait pas renié le Général McAuliffe à Bastogne), montrant un seul point de vue à chaque fois, et avec une narration systématique à la première personne.

Enfin, sur le plan thématique, on reste sur des sujets identiques ou connexes par rapport au livre précédent du cycle : prix de la paix (une paix universelle doit-elle être établie au détriment de la liberté ?), façon de faire face aux pertes de compagnons d’armes (y compris à celles qu’on a soi-même causées) et de continuer à aller de l’avant, dilemmes moraux (combien de personnes est-il acceptable de tuer au nom du plus grand bien, pour en sauver bien plus ?), et ainsi de suite.

En conclusion

Ce second tome du cycle Braises de guerre (saga qui débarquera en français la seconde semaine d’avril) reprend les qualités et les défauts de son prédécesseur : écriture d’une fluidité remarquable, très agréable, personnages solides et sympathiques, Space Opera plus qu’honnête, mais aussi sans doute trop inspiré par quelques maîtres, au premier rang desquels se trouve (le regretté) Iain M. Banks et, sur ce tome en particulier, la saga Alien. On ajoutera que le scénario de ce tome 2 était prévisible dès la fin du 1, et qu’il comprend deux points pas forcément d’une logique folle. Pourtant, je persiste à conseiller ce roman et ce cycle, car tout compte fait, l’ensemble reste vraiment très agréable et un Space Opera qui, sans révolutionner le genre ou marquer l’émergence d’un nouveau maître (pas pour le moment, en tout cas), demeure tout à fait valable.

Niveau d’anglais : vraiment aucune difficulté.

Probabilité de traduction : acheté par Denoël / Lunes d’encre.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce roman, je vous recommande la lecture des critiques suivantes : celle de FeydRautha,

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15 réflexions sur “Fleet of knives – Gareth L. Powell

  1. Ping : Fleet of knives (Embers of war 2) – Gareth L. Powell – L'épaule d'Orion – blog de SF

  2. Merci pour la chronique… et plus spécialement pour l’intro qui m’a fait poursuivre la lecture. Car oui, je fais partie des lecteurs francophones incapables de lire en VO et qui ont tendance à zapper les chroniques de livres non parus en français (ne serait-ce que pour ne pas se sentir frustré de ne pas pouvoir lire un livre apparemment excellent !).
    Et ce que je vais voir en priorité c’est la partie « Probabilité de traduction »… malheureusement souvent pessimiste.

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    • Après, la probabilité de traduction est une estimation personnelle. En général, je tombe plutôt juste, mais il m’est arrivé de me tromper, dans un sens ou dans l’autre.

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  3. Je l’ai lu il y a quelques jours, sans attendre ta critique (ni celle de FeydRautha qui a dégainé plus vite que toi). Globalement d’accord avec ton article, y compris sur les défauts, mais comme toi ça ne va certainement pas m’empêcher de lire le troisième tome.

    Aux défauts que tu cites j’en ajouterais bien un : finalement le worldbuilding est assez pauvre; à part le fait que l’humanité est toujours divisée en factions belliqueuses (et certaines autres espèces aussi), on ne sait quasiment rien sur les raisons de ces conflits ni sur l’arrière-plan géopolitique et social – si ce n’est que, finalement, à part l’échelle, rien n’a tellement changé depuis le 21e siècle, y compris la psychologie des personnages humains (*), malgré l’énorme gap technologique qu’il y a entre notre époque et celle où se situe l’histoire de Fleet of Knives.
    Mais tout ça n’est pas très gênant si on se contente de le lire comme un roman d’aventures, centré sur les personnages (qui sont excellents et attachants) et leur évolution, et d’en apprécier le rythme et l’écriture. Bref, limite comme de la Soft-SF…
    (*) mais les chapitres où ce sont Trouble Dog ou surtout Nod qui parlent sont heureusement plus inventifs. Je dois dire que je me suis progressivement pris d’affection pour les Druffs, et que j’espère qu’on en saura plus sur eux dans le troisième tome…

    Un petit reproche sur ton article : même si beaucoup de choses sont prévisibles au bout de quelques courts chapitres (voire depuis la fin du tome 1) et qu’on devine assez vite que certains des évènements que tu décris vont se produire, je trouve que tu en dis trop sur l’intrigue pour ceux qui n’ont pas encore lu le bouquin.
    D’ailleurs c’est un reproche que j’aurais tendance à te faire de manière récurrente, et quand j’ai l’impression au vu des premiers paragraphes que je vais avoir envie de lire le livre dont tu parles, en général je saute directement à la conclusion pour éviter d’en apprendre trop… Quitte à relire ton article en entier après avoir fini le livre.
    Mais on ne peut pas tout avoir : ce défaut est la contrepartie de la richesse des critiques que tu rédiges, et dont l’intérêt serait sans-doute moindre si tu n’en disais pas autant…

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    • Je ne suis pas du tout d’accord. Mais alors pas du tout. Je ne gâcherais jamais les points-clefs ou les grosses surprises d’un bouquin, mais je ne vois pas comment on peut faire une analyse digne de ce nom sans évoquer certains points. En cela, je ne suis pas du tout dans l’optique « zéro spoilers » de certains, mais plutôt dans une perspective « zéro spoiler MAJEUR », ce qui est tout de même très différent. Ma priorité, c’est de faire une critique digne de ce nom. Pour le reste, je ne force personne à la lire, ou à la lire en entier.

      Maintenant, je m’aperçois que certains (je précise que je ne parle pas forcément de toi) cherchent à tout prix à me coller une étiquette de blogueur qui spoile (qui ne résiste pas aux faits, et sur laquelle je ne pense pas qu’une majorité de mon lectorat sera d’accord -à part Yogo, bien sûr-), et je me demande bien quel est l’intérêt de la manœuvre. Même si j’ai plus qu’une vague idée sur la question.

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      • Ce n’était pas du tout mon but, et tu as dû t’apercevoir que de manière générale j’apprécie beaucoup tes articles. Et je reconnais que ce n’est pas possible d’éviter d’évoquer certains points de l’intrigue ou du contexte quand on veut produire une critique aussi riche et aussi constructive que les tiennes (en tout cas j’en serais bien incapable).

        Dans le cas présent, ta perspective « zéro spoiler majeur » est bien respectée, même si tu évoques certains évènements que le lecteur de Fleet of Knives n’apprend normalement qu’au bout de quelques chapitres. Et comme je n’ai lu ta critique qu’après coup, j’ai peut-être extrapolé inconsciemment certaines des informations que tu donnes en fonction de la connaissance de l’intrigue que j’avais déjà.

        Mais pense quand-même au lecteur plus « naïf » que toi, auquel l’auteur (peut-être un peu naïvement lui aussi) a essayé de ménager quelques surprises, même téléphonées 😉
        Même quand tu annonces un spoiler mineur, ce n’est pas facile de ne pas lire la fin de la phrase… (n’y aurait-il pas une solution technique pour masquer un paragraphe en laissant la possibilité au lecteur de cliquer sur un bouton « spoiler » pour l’afficher ?)
        En l’occurrence, c’était évident que Powell n’allait pas laisser mourir Ona Sudak et qu’elle aurait un rôle important dans la suite de l’histoire, mais je dois dire que j’ai été surpris quand j’ai découvert lequel…

        Mais comme dit l’autre, la critique (la mienne) est aisée, mais l’art (le tien) est difficile… Sans rancune, j’espère ?

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        • Oui, bien sûr. Sinon, sur wordpress.com, la balise spoiler est (à ma connaissance) une extension, et celles-ci ne sont accessibles qu’avec le plan payant le plus élevé (plus de 200 $ / an). Donc malheureusement, il m’est impossible de l’employer.

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          • Tu devrais demander à tes lecteurs de se cotiser 🙂
            à 1 € chacun (ou plus pour ceux qui le souhaitent), ça devrait aller vite pour te permettre de bénéficier des extensions de wordpress… Et comme ça, plus personne ne pourra t’accuser d’être un « blogueur qui spoile ».

            PS : je n’étais pas au courant de cette polémique, sinon j’aurais évité de mettre les pieds dans le plat.

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          • Un moyen gratuit de protéger la lecture sans les balises spoiler, c’est écrire de la même couleur que ton fond. Il suffit au lecteur qui souhaite lire le passage de le sélectionner à la souris pour qu’il apparaisse (je ne sais pas si je suis claire ?)… même si à titre personnel, ça ne me gêne absolument pas dans tes articles 😉

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            • Oui, je connais cette technique, mais honnêtement, je trouve que visuellement parlant, ça gâche complètement les efforts de présentation que j’essaye de faire sur le blog. Ces espèces de « trous » de « non-texte » heurtent mon sens aigu de l’esthétique 😀

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