Nadejda – Olivier Boile

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Quand Kay rencontre Gemmell, Anderson et Moorcock

nadejdaOlivier Boile est un auteur picard ayant vécu quelques temps près de Montpellier avant de revenir dans sa région d’origine. Nouvelliste de SFFF prolifique (il a une centaine de textes courts à son actif, dont certains réunis dans le recueil Sans donjon ni dragon) et couteau suisse de la littérature de genre (il est capable d’écrire à peu près tout ce que le domaine a à offrir, de l’uchronie à la SF en passant par le fantastique), il a publié deux romans relevant de la Fantasy humoristique, Medieval Superheroes et Les feux de l’armure. De mon côté, je l’ai découvert via Le rêve du pont Milvius, remarquable nouvelle uchronique présente dans l’anthologie antiqu’idées, dont elle constituait un des deux meilleurs textes, l’autre étant signé Lionel Davoust, excusez du peu ! Ça vous situe tout de suite le niveau ! J’avais, à l’époque, exprimé mon envie de découvrir plus de la prose de cet écrivain, et c’est désormais chose faite. Auteur qui, d’ailleurs, est un des plus fidèles abonnés de ce blog et un des commentateurs avec lesquels j’ai le plus de plaisir à échanger, ce qui, si vous connaissez la maison, ne m’aurait pas empêché de souligner les défauts de son roman s’il y en avait eu (sur le Culte, le copinage, on ne connait pas, et l’honnêteté envers le lecteur est une règle absolue). Mais bon, il se trouve que, des défauts, il y en a peu, donc le problème ne se posera pas.

Sans donjon ni dragon mettait déjà en scène des personnages historiques ou légendaires, et Nadejda, qui relève avant tout de la Fantasy Historique (mais pas que, comme nous allons le voir), fait de même. Plus intéressant encore, dans le dernier paragraphe de la postface, un passage que j’aurais quasiment pu écrire moi-même tant il m’enlève les mots de la bouche, Olivier Boile avoue sa lassitude de la Fantasy médiévale-fantastique exploitant les mythologies celtique et nordique, et explique donc avoir voulu proposer autre chose, à savoir un roman mêlant imaginaire et lieux ou personnages réels, se déroulant dans la Russie du début du onzième siècle, un temps où la vieille religion païenne est en train de laisser sa place au Christianisme. 

Genres, influences / ressemblances *

* Babooshka, Kate Bush, 1980.

Avant tout, Nadejda relève de la Fantasy Historique, canal euh… historique (par opposition au « canal Guy Gavriel Kay », qui se sert de certaines civilisations ayant réellement existé et d’événements réels pour modeler des histoires se passant dans des mondes secondaires / imaginaires). Le roman se déroule dans notre monde, en l’an 1015, dans ce que l’on appelait à l’époque la Russie (et qui correspondrait plutôt à l’Ukraine d’aujourd’hui : Moscou ne prendra de l’importance qu’un siècle et demi plus tard). Mais au-delà de cet « enrobage » ou cadre de base, il relève aussi de deux autres sous-genres de la Fantasy : l’Heroic et la Politique (et même, pour être tout à fait précis, de la Court Intrigue Fantasy, qui se concentre plus sur les manigances à l’intérieur d’une Cour royale que sur les luttes inter-royaumes). L’intrigue suit deux fils parallèles : dans l’un d’eux, deux héros vont se lancer dans une quête tout ce qu’il y a de personnelle, pour ne pas dire égoïste vu le contexte politique troublé (ce qui correspond aux codes de l’Heroic Fantasy); dans l’autre, après la mort du Grand-Prince de la Sainte Russie, nous suivons la lutte entre ses fils pour s’approprier le pouvoir suprême. Les deux sous-intrigues ne vont se croiser que tardivement dans le roman, quand les deux protagonistes principaux vont finir par prendre parti dans la querelle qui déchire leur nation.

Personnellement, à la fois le style (dont je reparlerai plus loin), l’aspect héroïque et ce monde qui est en plein changement de paradigme religieux, plus totalement dans le monde fantastique et païen ancien et pas encore tout à fait dans l’univers cartésien et chrétien, me rappelle ceux développés par David Gemmell dans certains de ses livres. De même, l’aspect très documenté de cette Fantasy Historique (la bibliographie fournie -dans les deux sens du terme- est, à cet égard, très éclairante. De plus, elle a le bon goût de citer les ouvrages de chez Osprey, ce qui ne peut que me séduire), ainsi que le soin apporté aux personnages, évoquent, eux, Guy Gavriel Kay (à ceci près que les éléments fantastiques sont nettement plus présents que chez le canadien). Enfin, la Nadejda qui donne son titre à l’ouvrage est (entre autres) une épée magique, dont certaines descriptions évoquent l’épée brisée de Poul Anderson (tout comme, d’ailleurs, l’univers au crépuscule du paganisme et à l’aube du Christianisme -au moins dans cette région du monde-) ou la Stormbringer de Michael Moorcock. Obsédant son propriétaire mais ne lui apportant que le malheur, passant de mains en mains tel un Anneau unique sous amphétamines, arme de toute beauté, comparée à une femme belle mais redoutable dans sa faculté à faire perdre toute raison à qui la désire, avide de la chaleur du sang, Nadejda tient autant des noirs artefacts précédemment cités que d’une Excalibur slave, parallèle avec l’épopée Arthurienne qu’on peut d’ailleurs étendre au Trente Preux qui sont en partie au centre du récit. Sauf que ceux là sont moins polis et chastes que leurs confrères Bretons  : Ilya est certes un Bogatyr (chevalier) adulé, mais aussi vu comme une brute colérique prompte à éviscérer. Quant à Erouslan, il donne au concept de « médiation » une définition hautement personnelle ! (une des scènes les plus marquantes du roman, à coup sûr).

Histoire d’évacuer une inévitable comparaison (deux auteurs français, deux livres sortis la même année), cette Fantasy slave là est sans commune mesure avec celle proposée par Estelle Faye dans Les seigneurs de Bohen : que ce soit sur le plan du degré de documentation visiblement beaucoup plus élevé chez Boile, de la solidité de l’intrigue et des personnages, du fait qu’il s’agisse d’une Fantasy Historique classique et non pas d’un monde secondaire (vaguement) inspiré par les peuples slaves et leurs contrées, le roman du picard est très différent de celui de sa consœur et, à mon sens, largement supérieur. Remarquez, au passage, que ces derniers temps, cette Fantasy slave monte en puissance (même si elle reste encore très confidentielle), avec le cycle Lays of Anuskaya de Bradley P. Beaulieu (le papa de Sharakhaï) également.

Enfin, pour terminer sur ce chapitre, nous avons ici affaire à de la vraie Fantasy Historique et pas à du Canada Dry façon Del Socorro, où les codes sociaux du XXe/XXIe siècle remplacent ceux de l’époque en dépit de toute logique. Ce qui renforce donc une haute impression d’authenticité, avant tout créée par les minutieuses recherches de l’auteur (la bibliographie est très conséquente) et par le fait, non négligeable que, comme il nous l’explique dans la postface, la quasi-totalité des personnages, y compris les plus secondaires, aient une existence réelle dans les textes russes anciens, qu’il s’agisse de documents historiques avérés (ceux relatifs à Iaroslav ou Vladimir, notamment) ou des bylines, cette poésie narrative héroïque slave qui fait, dans cet espace culturel, d’Ilya l’équivalent de ce qu’est Lancelot chez nous. On se rappellera d’ailleurs qu’un des plus célèbres bardes de l’Histoire, un slave de père varègue, Mikhaïl Jarlson, a fait mondialement connaître sa fameuse « byline Jean »  😀

Intrigue, personnages *

* Russia on ice, Porcupine Tree, 2000.

L’histoire démarre à Kiev, capitale de la Sainte Russie, en mars 1015. Alors que le Grand-Prince Vladimir Soleil-Clair (le Clovis russe, qui règne sur un territoire s’étendant de la Baltique à la Mer Noire) se meurt, et que, dans l’ombre, s’aiguisent les couteaux comme les appétits de ses héritiers, deux prisonniers sont relâchés, deux chevaliers auteurs de grands exploits : le vieil Ilya de Mourom, la cinquantaine, gloire du pays au très mauvais caractère, et le jeune Erouslan, qui s’est taillé une fulgurante et énorme renommée pendant les trois ans de captivité d’Ilya. Alors que ce dernier réclame à grands cris son équipement, il s’aperçoit que son épée magique bien-aimée, Nadejda, n’est pas présente dans l’arsenal princier. Il fait alors son Disiz la Peste (il pète les plombs), et commence à massacrer les gardes. Erouslan, qui est présent, décide de l’aider en entendant le nom de Nadejda, qui a, pour lui, une aussi grande importance, même si elle est de nature différente. Après cet épisode Prison Break, les deux nouveaux amis (aux relations orageuses, précisons-le) vont parcourir en tout sens le pays (jusqu’au bord de la Mer Noire où vivent de véritables Amazones et bien sûr les terribles Tatars), à la recherche du nouveau porteur de l’épée. On découvrira, au fur et à mesure du récit, la nature de la Nadejda de chacun, ainsi que son histoire (qui ne se dévoilera complètement… qu’à la dernière page !).

Ça, c’est pour le premier des deux fils narratifs. Le second concerne les luttes de pouvoir entre les princes Iaroslav et Sviatopolk (un beau salopard, qui a mis sa propre sœur dans son lit) pour s’approprier, pour l’un, et garder, pour l’autre, le trône (mal acquis, au passage) de Soleil Clair. Tout ça à coup de recrutement d’alliés (y compris les plus improbables) et d’assassinats des autres fistons de Vladimir. A travers les deux prétendants au titre de Grand-Prince, c’est aussi à la lutte entre Kiev (pour Sviatopolk) et Novgorod (pour Iaroslav) à laquelle nous assistons.

Les personnages sont très crédibles, multi-dimensionnels (particulièrement Erouslan) pour la plupart et invariablement intéressants. Un peu comme chez Kay, même les seconds ou troisièmes rôles sont vivants, ils ont leur propre petite histoire, ce ne sont pas des pantins dans un décor en carton-pâte (c’est particulièrement visible lorsque Ilya revient dans son village natal, par exemple). Mention spéciale à la reine « amazone » Zlatygorka et aux personnages féminins dans leur ensemble, qui sont intéressants tout en ayant un rôle et des attitudes crédibles (pour la plupart) dans le cadre de la société médiévale de la Sainte Russie. J’ai aussi été frappé par le sort de Goriaser et le côté torturé, complexe, d’Erouslan, qui déclare, dans une phrase que n’aurait pas reniée Glen Cook, « Il n’y a ni bons, ni méchants, uniquement des individus défendant leurs intérêts du moment ». S’il prend parti, ce n’est pas par intime conviction (au contraire d’Ilya), mais parce que l’opportunité se présente.

La seule critique que j’aurais à formuler à ce sujet (et c’est d’ailleurs la seule chose que je pourrais reprocher au roman dans son ensemble) est la multiplication des points de vue (pdv) : que ce soit pour quelques paragraphes, un seul chapitre ou un nombre plus conséquent, ce sont quinze pdv (dont celui d’un cheval !) qui sont adoptés. Chez quasiment tout autre auteur, j’aurais sans hésitation déclaré que c’était beaucoup trop, surtout pour un roman d’à peine 320 pages. Là, je dois dire que c’est plutôt bien passé chez moi, vu que ces changements s’opèrent avec fluidité et naturel, mais ce ne sera clairement pas le cas chez certaines autres catégories de lectrices et de lecteurs. L’impression dominante a été, chez moi, celle d’une narration dynamique (le personnage le plus à-propos au moment le plus juste) plus que d’un récit rendu trop lourd par ces multiples pdv.

Style

Lorsque j’ai lu Olivier Boile pour la première fois (avec la nouvelle Le rêve du pont Milvius), c’est plus la maîtrise des codes de l’uchronie et la maturité littéraire qui ont fait forte impression sur moi que le style proprement dit. En revanche, dès les premières pages de Nadejda, c’est ce dernier qui m’a frappé : j’y ai vu une parenté avec celui de David Gemmell que, comme énormément de gens, j’apprécie au plus haut point. A contre-courant d’une Fantasy française qui, trop souvent, abuse de l’abscons et du convoluté, Olivier Boile a, au contraire, la culture du mot juste, à la fois compréhensible par tous et le mieux adapté à l’image, la sensation ou l’idée qu’il veut faire passer. Pas de phrases torturées ou à rallonge, pas d’argot médiéval à outrance (il y a quelques termes propres au monde slave de l’époque, mais si faciles à déduire du contexte -ou faisant, pour quelques-uns, partie de la culture générale, comme Babouchka- que l’absence d’un glossaire ne se fait même pas sentir), plutôt un style fluide, musical, souvent poétique, basé sur des phrases courtes et un fort pouvoir évocateur. Du Gemmell, donc.

On trouvera aussi, chez lui, un sens du merveilleux qui ne dépareillerait pas chez Estelle Faye ou chez Gemmell, une façon de mêler à la Russie cartésienne du XIe siècle des éléments issus de ses mythes, de son folklore. L’opposition frontale entre villes évangélisées et campagnes où survit, presque comme avant, le bestiaire et l’occulte païen, évoque, une fois encore, le grand David (dans tous les sens du terme !) ou encore Marion Zimmer Bradley. Crépuscule d’un monde, aube d’un autre, glissement de paradigme religieux sur Kiev, on retrouve les thèmes développés par ces maîtres de la Fantasy. On croisera, ainsi, des Roussalka, des Vodianoï, un géant grand comme une montagne, l’esprit d’un fleuve, ainsi que divers artefacts magiques (épée, livre, amulette). Tout ça entrelacé avec la bien réelle mosaïque de peuples et de nations de l’époque, où Slaves et Varègues (scandinaves) côtoyaient Tatars et Polonais. Et le Merveilleux, le Miraculeux même, est présent jusqu’aux racines mêmes de l’aventure : on notera ainsi avec intérêt qu’Ilya n’a marché qu’à l’âge de… trente-trois ans, après une intervention divine, et que les eaux du fleuve s’écartent devant nos deux héros tels les flots de la Mer Rouge devant Moïse !

Bref, si je devais résumer l’écriture de l’auteur sur ce roman, j’emploierais élégante, évocatrice, fluide, directe, poétique, faisant la part belle au Merveilleux. Il a réalisé une combinaison très habile et plaisante d’éléments familiers, historiques, d’une part, et d’éléments fantastiques d’autre part. 

La fin, ah, la fin ! Certains l’ont trouvé trop abrupte, mais ce n’est pas mon cas. Par contre, j’ai trouvé que les deux derniers chapitres, et tout particulièrement les deux dernières pages, étaient magnifiques. J’avais déjà été frappé par la fin très soignée du Rêve du pont Milvius, mais là, c’est encore plus net. Elle me restera longtemps en mémoire !

Un mot sur l’édition

Je ne possède pas beaucoup de romans édités par Nestiveqnen (c’est seulement le second), mais je suis toujours frappé par la qualité du travail proposé par ce petit éditeur. De la superbe couverture à la qualité du papier (et sur ce point là, un très, très gros éditeur pourrait en prendre de la graine), en passant par la présence d’un Dramatis personæ et d’une superbe carte, rien ne manque (sauf un glossaire, qui n’est cependant, comme précisé plus haut, pas réellement indispensable) et tout est soigné. Mention spéciale aux en-têtes de chapitres, qui sont un « zoom » sur la partie de la carte couverte dans le chapitre en question. Une idée simple mais visuellement élégante et efficace pour permettre au lecteur de suivre ! Pour finir, rien à dire niveau relecture, c’est impeccablement fait.

En conclusion

Avec Nadejda, Olivier Boile a voulu s’affranchir du carcan de la Fantasy européenne médiévale exploitant le fonds mythologique celte et nordique, en nous proposant une Fantasy Historique slave. La première qualité de son roman est donc l’originalité, mais c’est loin d’être la seule ! On retiendra avant tout une grande authenticité, permise par une solide recherche bibliographique, ainsi qu’une écriture très agréable, très Gemellienne dans la forme comme dans le fond, qui montre une Russie au crépuscule du monde païen et à l’aube du Christianisme, où les villes évangélisées côtoient des campagnes où le surnaturel règne toujours en maître. A la fois, sous son emballage de Fantasy Historique, Fantasy héroïque et politique, ce livre nous propose une intrigue aussi soignée que ses personnages sont solides, complexes, multi-dimensionnels. On pensera à Guy Gavriel Kay, bien sûr, et à Gemmell, comme on l’a vu, mais aussi à Poul Anderson et Michael Moorcock, via l’épée au charme vénéneux et à la mortelle beauté qui donne son nom à l’ouvrage. Au final, ce bouquin pétri de qualités n’a peut-être qu’un seul défaut, la multiplicité des points de vue (quinze pour 320 pages, bien que certains ne soient adoptés que pour quelques paragraphes), ce qui pourra gêner certains types de lecteurs mais est pourtant très bien passé chez moi, pourtant assez peu fan d’un aussi grand nombre d’angles de vision d’habitude.

L’auteur déclare être déçu de ne pas lire plus de Fantasy inspirée par les civilisations précolombiennes, africaines ou asiatiques : outre le fait que je suis entièrement d’accord avec lui, je lui suggère, vu le talent déployé dans Nadejda, de se rappeler qu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même, et donc de me mettre en chantier un roman évoquant les Mayas, les Incas, le Songhaï ou les Khmers, et que ça saute !  😀

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce roman, je vous conseille la lecture des critiques suivantes : celle d’évasion imaginaire,

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22 réflexions sur “Nadejda – Olivier Boile

  1. Waouh! Très belle critique.
    J’attendais ton retour pour savoir si je ne serais pas déçue…. il y a peu de chance à la lecture de ce billet que ce soit le cas. Surtout quand je vois les comparaisons avec des auteurs qui m’impressionnent. En revanche, c’est à double tranchant, désormais je vais avoir des attentes importantes!!

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  2. J’avoue que j’appréhendais un peu cette critique, autant que je l’attendais avec une certaine impatience, car je sais d’une part que tes exigences de lecteur sont élevées et, d’autre part, que tu n’es effectivement pas du genre à faire dans le copinage… Là j’ai comme l’impression d’avoir sauté à travers un cerceau enflammé et de m’en être sorti sans une seule brûlure, avec les applaudissements du public en prime !
    Bref, je suis vraiment content que ce roman t’ait plu.
    Juste un détail au sujet de ta présentation de l’auteur : tes fiches ne sont plus à jour, car il se trouve que j’ai quitté le Sud depuis un peu plus d’un an pour retourner vivre dans ma région d’origine.
    Enfin, pour te répondre sur ta dernière remarque, il se trouve qu’après « Nadejda », je m’étais lancé dans un projet de fantasy inspirée de la mythologie mésoaméricaine, lequel n’est malheureusement pas allé bien loin… Ceci dit, le roman sur lequel je travaille actuellement (bon, ça fait près de deux ans que j’y suis mais je ne désespère de le terminer en 2018) a pour cadre l’Antiquité chinoise.

    Aimé par 1 personne

    • Ce sont surtout les fiches du site de Nestiveqnen qui ne sont plus à jour, je tire mes infos bios de la page consacrée à Nadejda 😉

      Dommage pour le projet mésoaméricain, mais par contre bonne nouvelle pour l’autre !

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  3. J’ai du relire ma propre critique d’antiqu’idées pour me rappeler de quoi parlait sa nouvelle, mais oui, maintenant je vois ! J’avais aimé en plus !

    Ta critique donne vachement envie, rien que le « Kay rencontre Gemmell » m’a interpelé et l’univers a l’air vraiment cool.

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  4. Je suis très tentée (en même temps à partir du moment ou tu fais un rapprochement avec Kay, je signe^^) ! Je connais l’auteur mais pas l’éditeur et j’étais donc passée à côté de cette sortie, merci !

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  5. Belle édition, travail soigné, de la fantasy qui sort des carcans habituels, ça me donne envie ! Et en plus le monsieur écrit bien, quoi demander de plus ? Pour peu que ça l’aide à écrire un autre bouquin de fantasy avec un univers tout aussi original, je signe aussi.

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  6. Excellente critique qui retranscrit exactement toutes les qualités de ce livre ( je rajouterai juste que sur la version papier je trouve que la petite dédicace de l’auteur au début du livre donne bien envie d’attaquer le roman) . Livre qui figure dans mon top 3 de l’année avec le cycle des poudres mages et le cycle malazéen (vivement la suite en français) , Sinon aurais tu repéré des choses sympa pour l’année prochaine en fantasy sortant un peu de l’ordinaire merci d’avance pour ta réponse.

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    • Merci !

      Les programmes de tous les éditeurs, anglo-saxons ou français, sont encore loin d’être disponibles entièrement pour 2018, mais dans ce qui est déjà connu, j’ai effectivement repéré quelques livres intéressants en Fantasy (liste évidemment non-exhaustive) :

      – Le tome 5 de The shadow campaigns de Django Wexler, l’autre cycle majeur de la Flintlock Fantasy avec les Poudremages (janvier).
      – La réédition de Tigane de Guy Gavriel Kay en français (janvier), qu’on ne présente plus.
      – The tangled lands de Paolo Bacigalupi et Tobias Buckell (février), où la magie a un impact environnemental.
      – L’empire du Léopard d’Emmanuel Chastellière (avril), de la Flintlock Fantasy à la française dans un cadre exotique (aztèque ? maya ?).
      – Blood of the gods de David Mealing (mai), le tome 2 d’un cycle de High Fantasy 2.0 / Flintlock, avec certains points communs avec le cycle Malazéen (des Ascendants et leurs machinations impactant la vie des mortels).
      – Wrath of empire de Brian McClellan, le second tome de la trilogie qui fait suite aux Poudremages (repoussé à mai).
      – Bloody Rose de Nicholas Eames (juillet), la suite de l’excellent Kings of the Wyld et de sa Fantasy épico-humoristique très Rock’n’roll.
      – et enfin les deux novellas suivantes du cycle Tensorate de Jy Yang (août), une Silkpunk Fantasy particulièrement novatrice.

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  7. Pingback: [Bilan] C’est 2018, je balance tout ! – Tanuki no monogatari

  8. Pingback: Bilan 2017, Perspectives 2018 | Le culte d'Apophis

  9. Je l’ajoute à ma liste d’achats !
    J’hésite de plus en plus à franchir le pas et à participer à des concours de nouvelles pour m’entraîner et proposer (enfin) de la fantasy s’inspirant de cultures géniales, mais totalement ignorées.

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  10. Pingback: Nadejda, la Fantasy russe à la française mise au goût du jour – Évasion Imaginaire

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