Mort et vie du sergent Trazom – Olivier Boile

Plein de qualités, mais…

Cette critique a été réalisée dans le cadre d’un service de presse fourni par les éditions Nestiveqnen et par l’auteur, que je remercie. 

trazomLes plus ancien(ne)s des aponautes s’en souviennent, je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises d’Olivier Boile (pour sa nouvelle Le rêve du pont Milvius et son roman Nadejda, sans compter que je possède son recueil Et tu la nommeras Kiev que je dois encore lire), écrivain français de grande qualité et à mon avis très injustement méconnu. Il se trouve que le 19 février 2021, Boile a sorti un nouvel ouvrage, Mort et vie du sergent Trazom, que l’on pourrait qualifier de recueil même si à mon avis, on ferait fausse route. En effet, il réunit le roman éponyme et une courte nouvelle, Il menait le chœur des cieux, qui ne se situe pas dans le même univers, ne relève pas du même genre littéraire, n’a en commun avec le roman que le personnage de Mozart et, pour tout dire, se révèle assez anecdotique, sans être en aucune façon mauvaise. C’est juste un bonus (à mon avis dispensable) à ce qui fait le vrai intérêt du bouquin, à savoir le roman.

Jusqu’ici, j’ai toujours été enchanté par la prose d’Olivier, et c’est donc en toute confiance que je me suis lancé dans cette lecture. Je dois cependant dire que j’en ressors avec un sentiment plus mitigé que dans les cas précédents. Mort et vie du sergent Trazom a de grandes qualités, mais il a aussi quelques défauts qui font que non seulement à titre personnel, il m’a moins séduit que Nadejda, mais que, plus préoccupant, il a des travers plus généraux propres, à mon humble avis, à le réserver à un lectorat de niche. Cela n’enlève toutefois rien, comme nous allons le voir, à l’immense valeur du style de l’auteur, ainsi qu’à son extraordinaire érudition : sur ce dernier plan, ce livre est, très clairement, un véritable monument !

Résumé général, point (et pièges) taxonomique(s)

Le résumé sur la quatrième de couverture est tout à fait clair sur un point : le roman relève à la fois de l’uchronie personnelle (si vous ne connaissez pas le genre de l’Uchronie et ses sous-genres, vous pouvez vous référer à mon article), dans le sens où Mozart, sous le pseudonyme de Trazom, s’est engagé dans l’armée autrichienne à la fin du XVIIIe siècle, où il est devenu sergent, mais aussi de l’uchronie Historique, parce que dans notre version du cours des événements, la Grande Armée (et sa dénomination est ici capitale) des Habsbourg n’a jamais conquis la partie européenne de l’empire Ottoman, ni repris sa capitale, Constantinople ! On croit donc savoir dans quel type de roman on s’engage, mais on se trompe. En effet, on s’aperçoit assez rapidement que non seulement le centre de gravité de la révolution industrielle s’est déplacé de l’Angleterre à l’Autriche et que le phénomène s’est déroulé avec plus d’un demi-siècle d’avance, mais aussi qu’il a entraîné, outre les avancées que nous avons connues (train, télégraphe, etc), d’autres que l’on qualifiera de rétrofuturistes, comme des automates (des « robots », si l’on veut) par exemple. Dès lors, surgit un aspect Steampunk que l’on n’attendait pas forcément, et qui peut gêner ceux qui, comme moi, ne sont guère adeptes de ce genre littéraire.

Mais ce n’est que la première des surprises taxonomiques que réserve ce roman : en effet, au tout début, on se dit « Ok, l’auteur a ajouté une composante rétrofuturiste à son uchronie Historique, la transformant en Steampunk ». Mais quand on avance un peu plus, on s’aperçoit que cette révolution industrielle et rétrofuturiste a en fait été catalysée par Georg Ernst Stahl, dont la théorie phlogistique est, dans cet univers, réelle (comme le dit avec une habile formule l’auteur, ces inventions ouvrent le siècle de la Lumière -technique, matérialiste-, et non pas, comme dans notre propre Histoire, des Lumières -intellectuelles, philosophiques, culturelles, artistiques-). Ce qui sort donc Mort et vie du sergent Trazom du champ du Steampunk pour le faire entrer dans celui de l’Uchronie de Fantasy.

À titre personnel, si j’ai l’esprit ouvert en matière de SFFF (il suffit de voir la variété de sous-genres balayés par les plus de 600 critiques sur ce blog), s’il y a bien une chose que je n’apprécie guère, c’est démarrer un livre en croyant qu’il relève d’un genre littéraire pour finir par m’apercevoir que ce n’est pas le cas. Surtout que dans le cas particulier du bouquin de Boile, je ne comprends guère l’intérêt ni de l’aspect Steampunk (il est plus anecdotique ou esthétique qu’autre chose, et son absence n’aurait rien enlevé à l’intrigue), ni, encore moins, celui de la phlogistique. Je veux dire, il y aurait eu bien d’autres manières de justifier le déplacement du centre spatial et temporel de la révolution industrielle que ce recours à une théorie aussi erronée que celle de l’éther luminifère… Si encore, l’aspect phlogistique du bouquin était plus mis en avant, cela aurait pu donner quelque chose d’intéressant (dans la lignée de livres de Fantasy comme Blackwing ou même Les hurleuses d’Adrien Tomas dont je vous parle dans le numéro 101 de Bifrost), mais là aussi, cet aspect n’est que vaguement mentionné et, fondamentalement, est tellement sous-exploité qu’il n’apporte rien, et que son absence aurait plus été un bien qu’un mal.

C’est d’autant plus dommage que comme d’habitude avec Olivier Boile, l’aspect Historique (j’y reviendrai) et uchronique est tout à fait remarquable : à part ce point de divergence (au sens qu’on donne à cette expression dans le registre littéraire uchronique) étrange, tout le reste est tissé de main de maître. L’œil averti captera, outre le plus évident (dans le genre : le capitaine Bonaparte exécuté pour conspiration, en 1816, par le roi Louis XVI, une Amérique dirigée, à la même époque, par le souverain anglais, etc, sans compter le destin de Mozart et Da Ponte, bien entendu), des tas de divergences avec notre propre version de l’Histoire, comme le sort de Potemkine, de Lord Byron, celui de van Beethoven, de Vivaldi, de diverses têtes couronnées autrichiennes, et j’en passe. Bref, tout ça pour dire que les surcouches Steampunk ET d’uchronie de Fantasy ne s’imposaient absolument pas, et que le roman aurait tout aussi bien (et à mon avis mieux) fonctionné sans elles.

Si je vous raconte tout cela, ce n’est pas pour critiquer ce que ce roman aurait dû (selon moi) être et qu’il n’est pas, mais bien pour avertir ceux d’entre vous qui sont intéressés par une uchronie « pure » et qui n’apprécient ni le mélange des genres, ni le Steampunk et encore moins l’uchronie de Fantasy de ce qu’il est bel et bien, et sur lequel la quatrième de couverture ne vous renseigne absolument pas, ce qui est, à mon avis, une erreur. Après, tout au contraire, pour ceux d’entre vous qui aiment l’esthétique Steampunk et les mélanges Historique / surnaturel (ou plutôt, ici, sortant de la science réelle), cet aspect du bouquin, peut, tout au contraire, constituer une force et pas un défaut.

Base de l’intrigue, structure

Le roman s’ouvre en Amérique, en 1816 : un certain Lorenzo Da Ponte (dans notre réalité le librettiste des trois plus grands opéras de Mozart), vénitien, ex-soldat autrichien, a refait sa vie dans le Nouveau Monde, et est devenu épicier. Il reçoit la visite d’un compatriote natif de la Sérénissime, Francesco Tartini, à qui il va raconter le destin de Mozart, sa mort lors du siège (victorieux) de Constantinople, qui a mis un terme à l’empire Ottoman, et surtout le processus qui a fait du célèbre musicien et compositeur un… soldat. Au passage, vous vous apercevrez rapidement qu’ayant évacué la France du jeu militaire et impérialiste (puisque la Révolution n’a pas eu lieu ou a été écrasée -l’auteur ne le précise pas- et que Bonaparte, simple capitaine, est de toute façon exécuté en 1816), Boile transpose l’épopée Napoléonienne dans le temps et l’espace (tout comme il a modifié le centre de gravité spatio-temporel de la Révolution Industrielle), donnant le rôle de notre beau pays à l’empire des Habsbourg (je le disais, il est très significatif que leur force militaire soit appelée La Grande Armée), l’opposant aux Turcs et aux Russes, et remplaçant les conquêtes du Corse par celles des Balkans et autres possessions européennes des Ottomans.

Il est aussi capital de remarquer que le titre n’a sûrement pas été choisi au hasard : il est bel et bien écrit Mort et vie et pas Vie et mort, nuance. De fait, après le prologue en 1816 (il y a quelques séquences, dont la fin, situées à cette époque, servant de fil rouge), Boile nous montre rapidement les circonstances de la mort de Trazom, avant de passer le reste du bouquin à nous expliquer comment il en est arrivé à être soldat et à périr sous les murs de Constantinople. Une solution logique aurait, dès lors, été de nous montrer pourquoi / comment il passait d’artiste à soldat, puis de nous montrer le cheminement de la Grande Armée des Habsbourg à travers les territoires Ottomans, avant de revenir à 1816 pour la conclusion. Pourtant, l’auteur n’a pas procédé de cette façon, choisissant une structure que charitablement, on va qualifier de, hum, « convolutée ». Manière polie de dire qu’il s’agit d’un beau bordel spatio-temporel  😀

En effet, Boile alterne plus ou moins (à part quelques séquences « fil rouge » en 1816) des chapitres situés avant l’incorporation de Mozart avec ceux où il est soldat. Le souci est que dans ce dernier cas, les événements ne sont pas relatés dans l’ordre chronologique, ce qui fait qu’à une séquence située à la fin de la campagne militaire peut succéder une autre qui a lieu antérieurement, ou inversement. Le résultat est que d’un chapitre à l’autre, on se balade dans l’espace (Autriche, Balkans, pays de l’Est, partie européenne de la Turquie, etc)… et dans le temps, des prémices de la guerre à sa conclusion, et même longtemps après en comptant les séquences américaines de la deuxième décennie du XIXe.

Ce chassé-croisé est le second facteur, avec le point taxonomique soulevé plus haut, qui m’a en partie sorti du récit, trop tortueux selon moi, et surtout inutilement tortueux : rien n’imposait une narration / structure aussi torturée. Je ne voudrais certainement pas donner l’impression de quelque chose d’illisible ou de non-maîtrisé par son auteur, car ce serait cruellement injuste et surtout faux : c’est juste qu’Olivier Boile est allé chercher (de mon point de vue, hein, on n’est pas forcé d’adhérer) midi à quatorze heures alors que là encore, ça n’apporte finalement pas grand-chose au bouquin. On a l’impression que tout l’édifice a été bâti pour ménager une des deux révélations de la fin, mais franchement, un des points clés du livre (la révolution industrielle précoce a détourné les gens des activités artistiques, qui n’intéressent plus personne, en faveur du matérialisme, du progrès technique, de la finance) était plus que suffisant pour expliquer pourquoi Mozart, pour survivre / par dépit, s’engage dans l’armée. J’en profite d’ailleurs pour dire qu’il y a quelques allusions à des thèmes sociétaux contemporains de notre monde bien réel qui m’ont parues lourdingues (et c’est encore pire dans la nouvelle, avec ses affreux nazis), alors que pour être honnête, un tel manque de subtilité est, pour moi, indigne de ce personnage, que je tiens en haute estime, qu’est Olivier Boile.

Du contre et du pour

Outre les points de structure et de taxonomie évoqués, le point majeur qui peut desservir ce roman est, à mon sens, qu’il est avant tout apte à plaire à une niche réduite du lectorat, ayant une forte affinité à la fois avec les grands compositeurs / poètes / musiciens / librettistes classiques (d’autres que Mozart ou Da Ponte sont évoqués ou croisés dans le récit), avec une période historique et une géopolitique bien précise (j’avoue que l’empire austro-hongrois, personnellement, m’inspire bien moins que d’autres nations ou civilisations dans l’immense canevas spatio-temporel Historique : ce n’est certainement pas un hasard si certaines périodes -Rome, la Seconde Guerre mondiale, la Guerre de Sécession, la Peste noire- sont ultra-majoritaires en uchronie, car elles ont le potentiel nécessaire pour séduire un vaste lectorat, au moins régional dans le cas du conflit américain), et avec deux milieux (artistique et militaire) qui ne passionneront clairement pas tout le monde. L’auteur avoue en postface tout son amour pour Mozart et tout ce qui tourne autour de lui (de la musique aux films), on sent qu’il s’est fait plaisir en rédigeant ce roman et la nouvelle qui l’accompagne, il a réalisé ça avec son brio habituel en matière d’uchronies, mais bon, si vous êtes comme moi et que vous préférez le rock et le métal progressif au Classique, comment dire… Sans compter que dans son genre, c’est épouvantablement, presque caricaturalement dystopique : l’exemple de notre monde bien réel prouve que l’art peut cohabiter sans trop de dommages avec le capitalisme et le matérialisme le plus débridés. Certes, c’est un trait courant en SFFF de forcer le trait pour mieux faire passer son message, mais il ne faut pas trop en demander non plus à sa lectrice ou à son lecteur en terme de suspension d’incrédulité…

Au chapitre des « ni pour ni contre », je citerais le fait que c’est extrêmement référencé : cela peut constituer un jeu pour le lecteur érudit (ou prompt, comme votre serviteur, a solliciter les services de la fée Wikipédia) de repérer tous les clins d’œil, les divergences, entre les personnages du roman et leurs contreparties Historiques, mais par contre, si vous voulez juste lire un bouquin dépaysant / d’aventure, on a un peu tendance à se noyer là-dedans. Sur ce plan, les autres textes de l’auteur m’ont clairement paru maintenir un bien meilleur équilibre.

Enfin, au chapitre des très, très gros points forts de Mort et vie du sergent Trazom, ceux qui devraient très clairement vous inciter à acheter et lire ce roman, on citera le style toujours aussi remarquable de Boile (c’est à la fois fluide, extrêmement agréable sur le plan de la musicalité des phrases et de leur style, riche mais pratiquement sans aucun de ces effets de manche que j’abhorre, d’habitude, dans l’école française) et surtout, surtout, mais alors SURTOUT, une incroyable (et je pèse mes mots) érudition Historique qui fait que sous nos yeux, cet empire d’Autriche, de Bohême et de Hongrie uchronique et sa campagne militaire prennent une vie tangible : c’est simple, on s’y croirait, notamment pour tout ce qui touche à une Vienne plus vraie que nature, où on a réellement l’impression de se balader, et aux personnages historiques. Je sais Olivier fort cultivé, mais j’imagine qu’en plus, l’écriture de ce roman a dû nécessiter des recherches bibliographiques étendues, voire des repérages sur place, tant on a ici affaire à une reconstitution ma-gis-tra-le.

Bref, en quelques mots : dans un style et avec une érudition remarquables, Olivier Boile transfère le centre de gravité de la Révolution Industrielle et de l’aventure militaire européenne Napoléonienne dans l’espace et le temps, donnant à l’Autriche les rôles respectifs de l’Angleterre et de la France, et faisant de Mozart, artiste déchu dans une Europe hypermatérialiste que l’art musical n’intéresse plus, un soldat qui tombera sous les murs de Constantinople. Il se complique toutefois la vie avec une structure inutilement tortueuse et des aspects taxonomiques qui ne s’imposaient pas et n’apportent rien au livre (sans compter qu’ils auraient dû être clairement signalés sur la quatrième de couverture). Roman doté de grandes qualités qui supplantent largement ses défauts (qui n’en seront, de plus, pas pour tout le monde), Mort et vie du sergent Trazom est cependant plus taillé pour plaire à un lectorat réduit (l’amateur de Classique, d’Histoire des empires centraux européens aux XVIIIe / XIXe siècles) qu’à séduire massivement le lectorat SFFF. Et c’est fort dommage, car Olivier Boile, finalement à l’image de son Mozart uchronique, est un grand artiste injustement méconnu. Espérons qu’il ne s’engage pas dans la Royale pour aller combattre l’Ottoman en mer Égée  😉

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce roman, je vous recommande la lecture des critiques suivantes : celle de , celle de ,

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13 réflexions sur “Mort et vie du sergent Trazom – Olivier Boile

  1. Je ne connaissais pas du tout cet auteur et cette critique m’interpelle énormément. Je vais peut-être plutôt commencer par Nadejda, dont le cadre m’attire plus, avant celui-ci. En plus ça me permettra de découvrir aussi cet éditeur que je vois malheureusement peu en librairie !

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    • C’est d’autant plus paradoxal qu’ils sont plus anciens (maison fondée fin… 1994) que d’autres maisons d’édition SFFF que l’on trouve pourtant sans problème en librairie, et qu’il y a des auteurs de premier plan qui ont publié chez eux : Dufour, Fazi, Ecken, Kloetzer, etc. C’est une bizarrerie que j’ai du mal à m’expliquer, personnellement.

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  2. C’est clair! Olivier mériterait d’être encore plus connu! Pour ma part, j’avais beaucoup aimé Et tu la nommeras Kiev, et j’ai prévu Nadejda dans le cadre du Challenge d’Ombrebones. Mort et vie du sergent Trazom est dans ma PAL également mais je n’ai pas prévu de le lire tout de suite. Peut-être à la fin de l’année.

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  3. Je ne connais ni l’auteur ni la maison d’édition mais quand tu décris le type de lectorat ciblé, j’ai l’impression d’en faire partie ! J’adore les arts et l’histoire européenne, j’adore l’uchronie et je n’ai aucun souci avec le steampunk.. Donc merci pour cette découverte ☺️

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  4. J’ai découvert Olivier par hasard avec le recueil Sans donjon ni dragon. C’était une lecture agréable, et j’ai passé un bon moment dessus. Je n’ai pas encore commencé ses autres titres.
    J’ai eu la chance de travailler avec lui sur une nouvelle dans le cadre de mon master en édition. C’est un réel plaisir de travailler avec un auteur comme lui !

    Votre critique m’intrigue, je vais sûrement me pencher sur cet ouvrage prochainement.

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  5. Un grand merci pour ta confiance et, une fois de plus, cette critique parfaitement étayée et argumentée, avec comme toujours ce côté « sévère mais juste » qui donne du poids aux reproches autant qu’aux éloges.
    Je sais que tu n’aimes pas trop quand les auteurs viennent mettre leur grain de sel (et je le comprends tout à fait !), je ne vais donc pas m’attarder. J’aurais juste, si tu me le permets, une petite question :
    Tu évoques des références pas très subtiles à des thèmes sociétaux contemporains, et tu n’es pas le premier à le faire suite à la lecture du roman… pourtant je n’arrive pas à voir de quoi il s’agit précisément. Aurais-tu un ou deux exemples pour éclairer ma lanterne ? Ça m’embête d’autant plus que c’est quelque chose que je déteste généralement dans les écrits des autres…

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    • Pour répondre à ta question, c’est, de mémoire (il y a eu plusieurs lectures entre celle de ton bouquin et la rédaction de sa critique), du type salauds de privilégiés / riches / financiers / patrons / incultes / et ainsi de suite, à une bonne demi-douzaine de reprises dans le recueil.

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        • Ah non, non, il y a des réflexions clairement anachroniques. Je me souviens d’un passage où tu mentionnes avec dédain les gens qui préfèrent des loisirs futiles / le matérialisme plutôt que la grande musique / poésie / opéra des Mozart, Da Ponte, Bach, Vivaldi et autres van Beethoven, et où je me suis fait la réflexion (et d’après ce que j’ai vu ailleurs, je ne suis pas le seul) qu’on jurerait qu’on parle des types qui en sortant du boulot, regardent C à vous / TPMP / Quotidien plutôt qu’un « truc sérieux ». Alors clairement, je n’ai aucune amitié pour ces émissions moi-même, mais bon je n’empêche pas les gens de les regarder, et l’allusion m’a parue complètement déplacée, à la fois parce qu’elle était, effectivement, anachronique, et surtout parce que les donneurs de leçons, en SFFF, j’ai une forte tendance à ne pas pouvoir les encadrer.

          Mais bon, comme tu l’as très justement remarqué, j’ai aussi beaucoup de mal (et c’est un doux euphémisme) avec les auteurs qui interviennent sur la critique de leur propre bouquin, donc on va arrêter là.

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