2001 – L’odyssée de l’espace – Arthur C. Clarke

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Ainsi parlait Apophis (ce livre tu liras !)

2001Bon, bon, bon, j’étais parti pour vous parler de 2001 et 2010 de Clarke dans le neuvième numéro de l’œil d’Apophis (pas le suivant, celui d’après), mais finalement j’y ai jeté à nouveau plus qu’un vague coup d’œil (^^) ces derniers jours et j’ai préféré vous proposer des critiques complètes (celle de 2010 suivra dans quelques jours). Car si, paradoxalement, Clarke et le film de Kubrick sont très connus, combien d’entre vous ont lu 2001 ? Pas grand-monde, j’en mettrais ma main au feu… D’ailleurs, ledit film, s’il est reconnu comme un chef-d’oeuvre du cinéma (de SF, mais pas que), a paradoxalement probablement fait beaucoup de mal au roman, qui a été développé en parallèle (et qui présente d’ailleurs quelques différences avec sa contrepartie, ainsi qu’avec sa propre suite, 2010) à partir d’une nouvelle antérieure, La sentinelle (où le Monolithe est remplacé par une pyramide). Les gens qui ont tenté le visionnage en sont, pour beaucoup, ressortis dubitatifs, tant le début et la fin de l’intrigue ont pu leur paraître obscurs. Ayant lu le livre avant, pour ma part j’ai pu apprécier le film à sa juste valeur. D’ailleurs, 2001 a une place vraiment à part dans mes lectures, puisque c’est le premier livre de science-fiction que j’ai lu (suivi de 2010 et de Fondation, excusez du peu !) lorsque j’avais environ dix ans. Et même trente-trois ans plus tard, cela reste pour moi un des meilleurs. Mais laissez-moi vous expliquer pourquoi.

Intrigue

Pour un livre qui a « l’odyssée de l’espace » dans son titre, le début est plutôt déstabilisant. En effet, il nous montre des hommes-singes vivant en Afrique il y a… 3 millions d’années ! Après nous avoir présenté la vie quotidienne, faite de famine, de lutte avec une bande d’hommes-singes rivaux et de la menace constante des prédateurs (un léopard) contre lesquels notre très lointain ancêtre est épouvantablement mal armé (pas de crocs, de griffes, de cornes, pas de Kalach, de Schwarzy, de couteau Rambo, rien, on vous dit…), l’auteur fait basculer le récit dans une tout autre dimension : une nuit, il y a des lumières étranges dans le ciel, et le lendemain matin, un Monolithe noir, visiblement artificiel et d’une perfection géométrique absolue, est apparu près de la caverne de la bande de Guetteur de lune, que nous suivons. Le lecteur comprend très rapidement qu’il s’agit d’une intelligence (de quelle nature ? venue d’où ? Dans quel but ?) envoyée tester les possibilités physiques et mentales de la créature, qu’elle soumet à tout un tas de tests et autres sondages mentaux. Et puis…

Nous tournons une page, et boum, nous avons fait un saut de trois millions d’années dans le futur, à la fin du XXe siècle. Mais pas tout à fait le nôtre, cependant. Rédigé dans les années soixante, avant même le premier alunissage, le roman imagine une conquête spatiale bien plus vigoureuse que celle qui a eu lieu dans la réalité, ainsi qu’une URSS qui se porte très bien en cette année 1999, merci pour elle. Certains appellent cela une « uchronie à posteriori », c’est-à-dire un livre conçu comme une Anticipation et qui est, avec le passage du temps au-delà de l’année qu’il décrit, devenu, de fait et pas par intention, une forme d’uchronie. Wikipédia appelle ça des « histoires qui se déroulent dans un futur qui est maintenant le passé » (pour les anglophones, voir cette page), une formule (Future now past) que j’aime beaucoup.

Nous faisons la connaissance du Docteur Heywood Floyd, ponte du Conseil national de l’Astronautique, qui se rend en urgence sur la Lune, qui abrite les bases de différentes nations. On le suit ainsi à Cap Canaveral, sur une énorme station orbitale de transit, pendant le vol vers la Lune, puis sur celle-ci. Clarke est un scientifique de renom (il est à l’origine du concept du satellite géostationnaire, rien de moins !) et un ponte de la Hard-SF, et cela se voit, même si, je m’empresse de le préciser, l’aspect technique est très, très digeste dans ce livre. Je vous rappelle que j’avais dix ans quand je l’ai lu.

Malgré les questions pressantes qui lui sont posées, que ce soit par les journalistes ou des russes sur la station spatiale, à propos de ces rumeurs d’une épidémie et d’un confinement (y compris au niveau des communications) de la base américaine lunaire de Clavius, Floyd reste muet. et pour cause… En réalité, il n’y a pas d’épidémie, mais une découverte qui pourrait tout changer. On a détecté un énorme champ magnétique dont la source était souterraine, et lorsqu’on a creusé, on a mis au jour un étrange Monolithe noir, à la perfection géométrique inhumaine, d’évidence artificiel, complètement impénétrable à la technologie moderne, et dont on a établi avec une absolue certitude qu’il était enfoui là depuis… trois millions d’années. Floyd se rend sur le site, alors que la clarté du soleil va, pour la première fois depuis tout ce temps, toucher la surface noire de l’artefact. Et puis…

Nouveau saut dans le temps. En l’an 2001, un vaisseau spatial (Explorateur I, rebaptisé Discovery dans 2010 et les autres romans du cycle) est en route vers Saturne (Jupiter dans la suite du cycle et dans le film) pour en étudier l’environnement. Trois membres d’équipage, des scientifiques, sont en hibernation, tandis que deux astronautes, Frank Poole et Dave Bowman, assurent la bonne marche de l’astronef, assistés par l’IA du bord (CARL 9000, puis HAL 9000 dans les autres romans : c’est par ce nom là que je vais l’appeler dans la suite de ma critique, parce que c’est celui sous lequel l’engin est le plus connu. Même par sa « cousine » Siri, c’est tout dire !). HAL qui va commencer à avoir un comportement un peu bizarre, jusqu’à ce que…

Quelques semaines plus tard, Discovery atteint sa destination, et découvre quelque chose d’étrange sur un des satellites de la planète. Prenant un des modules autonomes du vaisseau, un des astronautes s’en approche, et c’est alors que…

Bon, moi je voulais spoiler comme un porc et tout balancer, mais c’est là que j’ai entendu une voix distinguée me dire  » désolé Apo, j’ai bien peur de ne pas pouvoir (te laisser) faire ça « . La webcam avait pris une inquiétante lueur rouge, j’ai préféré m’abstenir !

Thématiques, personnages

Là par contre, plus sérieusement, histoire de faire une analyse digne de ce nom, je vais spoiler. Donc si vous ne souhaitez vraiment rien savoir avant votre lecture, passez directement à la conclusion.

Outre l’aspect Hard SF, outre l’anticipation d’une conquête spatiale qui, à l’époque lointaine de la rédaction de ce livre, était encore dans l’avenir (pas d’alunissage, pas d’exploration des géantes gazeuses, etc), les thématiques centrales de 2001 sont le premier contact, bien sûr, l’évolution, du pré- au post-humain, sur trois millions d’années, et, finalement peut-être surtout, l’intelligence artificielle. L’idée intéressante de la première des trois est d’avoir fait de l’alien une espèce postphysique (le cheminement vers cet état étant d’ailleurs très bien expliqué dans le cycle), sans forme, sans aspect. Ce n’est pas spécialement inédit ou rare en SF (cf Jack Finney, Robert Heinlein, Robert Silverberg, John Wyndham et bien entendu Lovecraft), mais c’est ici employé fort à propos. Et ce d’autant plus que l’humain n’a pas affaire à l’alien lui-même, du moins dans un premier temps, mais à ses serviteurs, ses Intelligences Artificielles. De même, l’idée de la race aînée guidant les premiers pas d’une autre, beaucoup plus primitive, a été intensément exploitée, y compris par des gens qui se sont inspirés de Clarke (selon toute probabilité) comme David Brin, mais là encore, elle est utilisée avec une rare pertinence, avec un grand impact. Car le vrai trait de génie est d’avoir fait opérer la première étape de cette « élévation » dans un passé inimaginablement lointain, la vraie nuit des temps.

C’est, d’ailleurs, un des éléments qui, à la lecture de ce cycle, crée ce sentiment d’émerveillement teinté de sidération, voire d’effroi, qu’on appelle le Sense of wonder. La bonne Hard SF joue avec des échelles temporelles et spatiales démesurées, nous montrant sans détours la grandeur (dans tous les sens du terme) de notre univers. C’est ce que, outre Clarke, quelqu’un comme Stephen Baxter, par exemple, a très bien compris, lui qui a publié une immense fresque consacrée à la vie passée, présente et future sur Terre, sur des centaines de millions d’années, le magistral Évolution. Mais le SoW ne s’arrête pas là, puisque Clarke, en plus de nous montrer les beautés mais aussi (et peut-être surtout) les périls de l’exploration de l’univers physique, nous projette dans un très inhumain espace postphysique, nous confronte à une technologie qui dépasse de très loin l’expérience humaine (songez à la durée de vie de ces machines que sont les monolithes) et, évidemment, au choc de la Singularité (terme qui ne sera popularisé que plus tard), en la personne de HAL.

Je reviens un instant sur l’atmosphère qui se dégage de l’exploration spatiale telle que vue par Clarke : certes, elle est génératrice de merveilleux, mais aussi de peur. L’espace est, clairement, un milieu noir, froid, hostile, dangereux, ne pardonnant pas la moindre erreur. On est très loin de cette SF détestable qui, dans la lignée de Star Wars, annihile totalement l’immensité des gouffres spatiaux séparant les planètes et les étoiles, nie l’aspect angoissant et dangereux de ces mornes golfes. C’est pourquoi, à titre personnel, j’ai un profond respect pour ces films qui maintiennent cette idée, cette ambiance, que la galaxie ne se traverse pas en un après-midi, que l’immensité théorique de l’espace-temps n’est pas, en pratique, un inconvénient mineur et passager, qu’on ne travaille pas dans les étoiles, qu’on ne s’y bat pas ou n’y vit pas comme sur une planète accueillante, paisible et ensoleillée. Qu’on me donne plus de Alien, de Outland, de 2001, et moins de SF Disney ou Besson ! Tiens, même Gravity, film creux s’il en est, est, en revanche, bien plus respectable sur ce point précis, c’est tout dire !

Mais je digresse. Revenons aux IA : de HAL au Monolithe, elles sont, elles aussi, au cœur de l’univers du roman et de son intrigue. Et plus que leur émergence, c’est la psychose du premier des deux qui est, évidemment, intéressante (Au passage, il faudra pas mal de temps, que ce soit en livres ou en films, pour retrouver cet aspect psychanalytique de l’IA, par exemple dans Latium de Romain Lucazeau). Même si ce n’est pas forcément évident de prime abord, 2001 s’inscrit, en effet, dans le registre de la SF d’Horreur, puisqu’il montre deux astronautes, coincés entre un minuscule environnement clos et sous le contrôle quasi-total de la machine d’une part, et les immensités mortelles de l’espace de l’autre, à la merci de la folie (qui trouvera d’ailleurs une explication logique dans 2010) meurtrière de l’ordinateur qui, à bord, gère tout, et est presque aussi omniscient que Big Brother (rappelez-vous de la lecture sur les lèvres…). Et que dire de l’isolement, tel que nul homme n’en a jamais vécu avant lui, de Bowman alors qu’il demeure seul en route vers le but de la mission, et bien sûr de la terrifiante (mais néanmoins transcendante) expérience qu’il vit à la fin du livre ?

Bref, histoire d’être un minimum synthétique, 2001 est un livre de SF extrêmement riche, qui, en quelques centaines de pages (2 à 300 selon les éditions, à peine), balaie, outre un immense intervalle temporel, de nombreux sous-genres / thématiques de la SF (Hard SF, anticipation, premier contact, IA, posthumanisme, etc). Sans oublier que, contrairement à ce qu’on peut parfois lire, il n’oublie pas les personnages en route (même s’ils ne sont probablement pas aussi développés que dans 2010, plus chaleureux de ce point de vue) : Bowman, bien sûr, dont on vit la situation absolument unique et terrifiante, mais aussi HAL et même… le Monolithe. Sans oublier Guetteur de lune, l’homme-singe ! Vous connaissez beaucoup de romans dont certains des personnages principaux sont un anthropoïde, une dalle noire et une lumière rouge sur une caméra ?

Attention, si le roman vous donne bien plus de clefs que le film, la fin pourra vous frustrer : pas de panique, tout vous sera expliqué dans 2010, qui est donc, à mon sens, une lecture indispensable. Sachez donc que même si le diptyque n’est pas formé de gros livres, et que le style de Clarke est fluide, si vous signez pour l’un, vous signez presque à coup sûr pour l’autre. Car ce roman n’est pas tout à fait comme les autres : il répond, et de façon vertigineuse, à ces grandes questions que sont « d’où venons-nous ? », « qui est notre créateur ? », « une existence après la fin de la vie physique est-elle possible ? ». Il nous montre l’arrière du décor de notre univers, ses mécanismes cachés. Tel G’Kar, il nous montre que l’Homme, malgré le fait qu’il se pense au centre du monde, n’est qu’une fourmi contemplant, sans vraiment comprendre à quel point ces titans sont immensément plus grands et intelligents qu’elle, les vraies civilisations au cœur du cosmos.

En conclusion

2001, qui mérite bien son titre d' »odyssée de l’espace », aurait pu également prendre celui « d’odyssée de l’espèce« , une des ses thématiques principales étant l’évolution depuis la pré- jusqu’à la post-humanité. Mais ce n’est pas la seule : dans ce monument de la Hard SF (inhabituellement accessible, c’est à retenir), on explore aussi celles de l’IA, de l’exploration spatiale, et bien sûr du premier contact et des relations parrain-filleul entre espèces étrangères, et ce bien avant David Brin. Faisant la part belle à un Sense of wonder qui mélange parfaitement les merveilles et les dangers de l’espace, bien loin de la mauvaise SF, ce roman est traversé par un souffle vertigineux, une vision grandiose, une ambition démentielle. En un nombre de pages ridicule par rapport aux standards actuels, Clarke bâtit une fresque monumentale, des personnages inoubliables (dont les moindres ne sont ni HAL, ni le Monolithe !), un livre incontournable pour tout amateur de SF qui se respecte. On louera aussi, dans le registre des merveilles astronomiques comme dans celui de l’hostilité des gouffres de l’espace, le talent de la plume de l’auteur, et celui de son traducteur. J’ai commencé la SF par ce roman, et avec plus de trente ans de recul, je me dis qu’à part Hypérion quelques années plus tard, je n’aurais pas pu commencer par mieux.

Pour aller plus loin 

Retrouvez également la critique de 2010 sur Le culte d’Apophis.

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce roman, je vous conseille la lecture des critiques suivantes : celle de Terasthilde sur La croisée des chemins, celle de Lorhkan, de Xapur,

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56 réflexions sur “2001 – L’odyssée de l’espace – Arthur C. Clarke

  1. J’ai toute la série relié en un seul bouquin. Avec en prime du contenu inédit (comme dans un film Blu-Ray). 🙂 Mais ce n’est pas le genre d’histoires qui m’intéresse. Je vais lire en premier, L’Invisible Alliance, de Jimmy Guieu. Pour 2001-3001 Les Odyssées de L’espace, j’ai eu le loisir de payer ce que je voulais pour avoir ce livre. C’est pas rien, ça! 🙂
    De ce que j’ai compris de 2001, le roman a été écrit à partir du scénario de Clarke et Kubrick.

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  2. C’est bon, c’est bon, je vais le lire, rho…
    Il est sur les étagères de ma PàL depuis plus de quatre ans, mais je crois qu’il s’y plait bien et ne veut pas en sortir ^^. (C’est marrant comme il y a des petits livres qui nous semble bien plus insurmontables que des grosses briquasses, parfois.) Mais je vais me mettre au défi de le lire cette année, même si je doute d’être aussi enthousiaste que toi.

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      • Non pas spécialement, c’est surtout que la vieille-SF-classique-dans-l’espace, ça ne me fait pas sauter au plafond, en général. Mais si ça se trouve, ça fera comme les Asimov : j’ai toujours du mal à me décider à les ouvrir mais au final j’aime beaucoup.

        (Après, si tu parlais des thématiques développées dans le paragraphe dédié, suivant ton conseil je n’ai pas voulu le lire, donc j’peux pas te dire ^^.)

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  3. Pingback: 2001 : l’Odyssée de l’espace | La Croisée des Chemins

  4. J’avais commencé le livre et je dois dire que c’est vrai qu’il est différent du film, mais pour ainsi dire mieux. Je ne vais pas te parler de 2061 et de 3001 étant donné que tu les as déjà évoqués dans d’autres commentaires, mais je ferais remarquer qu’il y a aussi eu un film de 2010… Qu’est-ce qu’il vaut ?

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    • Le livre part sur une base différente du film : Clarke voulait donner des explications, Kubrick rester à dessein cryptique.

      Le film 2010 n’est évidemment pas du même niveau que celui consacré à 2001, mais Peter Hyams est loin d’être un manchot (on lui doit notamment Capricorn one et Outland) et son long-métrage est plus qu’honnête. Et puis il y a le casting, bien sûr, ainsi que des effets spéciaux pas vilains pour l’époque (mais des décors -pour la plupart- dégueulasses). A noter que le film est plus noir que le roman sur certains côtés (menace de guerre nucléaire, relations tendues avec les russes, le cas de Max) et plus optimiste sur d’autres (notamment sur la relation de Floyd avec sa deuxième femme). Mais franchement, son visionnage n’est vraiment pas une perte de temps, même si le livre donne beaucoup plus d’explications (et ajoute l’arc avec Tsien).

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  5. J’avais vu le film et je n’avais pas pipé grand chose et en lisant le livre quelques années plus tard, j’ai compris pas mal de chose et du coup j’ai repris le film et les 2 étroitement liés sont à couper le souffle. (Je ne savais pas que le livre et le film avait été écrit en même temps. Merci !)

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  6. Je dois faire partie des rares personnes à n’avoir lu que le livre : le film est tellement longuet que je n’ai jamais réussi à dépasser le premier tiers ^^;
    Mais je rejoins complétement ce que tu décortiques du roman, c’est un grand classique SF à avoir lu !

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    • Absolument, et ce d’autant plus qu’il est accessible à tout le monde, même aux gosses d’une dizaine d’années comme je l’étais ! Pour moi, c’est un exploit presque unique d’avoir combiné une telle profondeur avec ce côté facile à lire.

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  7. Bon, bon.
    Je me demandais si pour la lecture de L’odyssée du temps, je ne devais pas relire L’odyssée de l’espace (au moins 2001)… Il faut dire que j’ai lu le livre et vu le film, il y a un paquet de temps et je n’ai rien compris alors. Enfin, il y avait HAL qui me foutait les jetons. Comme toi, je devais avoir une dizaine d’année, et je n’ai pas apprécié à sa juste valeur. Depuis, je n’ai jamais tenté de me refaire l’un ou l’autre.
    Je crois que je vais corriger cela, puisque tu nous y invite si élégamment (et puis il y a l’œil rouge des webcams qui pourrait se réveiller – partout).

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  8. J’ai lu le roman avant de voir le film pour ma part, et c’est sûr que ça m’a bien aidé à comprendre le film ! C’est un beau roman dans mon souvenir, je suis un peu moins fan des suites par contre (sur la fin ça devient un peu moins bon).

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  9. Je n’ai pas lu tous les développements de ta critique, j’ai préféré m’arrêter au moment où tu préviens que tu vas spolier sans vergogne, sait-on jamais… Ayant moyennement apprécié « La cité et les astres » et pas du tout aimé « Rendez-vous avec Rama » (du moins la centaine de pages que j’ai lues avant de jeter l’éponge), peut-être devrais-je laisser une dernière chance à Clarke avec « 2001 » ?

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    • 2001 est le chef-d’oeuvre de Clarke, et un classique de la SF. Pour moi, il est très au-dessus de Rama, qui est pourtant un de ses romans les plus primés.

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      • « Ce livre tu liras » : j’entends la voix du dieu Apophis résonner dans ma tête… Après le fiasco de « Rama » je m’étais promis de ne plus me pencher sur l’œuvre de Clarke (il y a tant d’autres auteurs de SF à découvrir !), mais je note tout de même celui-ci, tu m’as convaincu.

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        • Je suis d’accord sur le fait que Rama est frustrant, mais jeter toute l’oeuvre de Clarke pour un roman, c’est juste une hérésie tant c’est un auteur fondamental en SF, Hard mais pas que.

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  10. C’est une heureuse coïncidence, que tu fasses cette critique maintenant, car je viens tout juste de me l’acheter. Donc bien sûr, je n’ai lu que les parties sans spoil, mais je reviendrai lire le reste quand j’aurais lu le livre. N’ayant pas vu le film, je suis totalement ignorante de l’histoire, et c’est tant mieux. 🙂 Je dois avouer que j’avais commencé à le regarder, il y a peut-être 25 ans, mais j’avais abandonné au bout d’environ 20 mn, m’ennuyant profondément. Mais j’étais très jeune, et puis les romans sont toujours mieux que les films, c’est bien connus, donc je ne pense pas que je m’ennuierai avec cette lecture. Et puisque tu dis que c’est un chef-d’oeuvre, très accessible de surcroît, je te fais confiance. 😉
    Au fait, je me suis commandé les 3 premiers tomes des Nouvelles au fil du temps, de Silverberg, et j’ai eu la surprise de recevoir 3 tomes totalement cohérents au niveau des couvertures. J’ai lu a donc bien renouvelé les couvertures des 3 tomes, et pas seulement du 2e, comme cela apparaissait sur Amazon. Par contre, malgré mes recherches, impossible de trouver le tome 4 nulle part.

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  11. Un grand souvenir, comme à peu près tout ce que j’ai lu de Clarke (c’est à dire peu de choses mais j’ai pris ma claque à chaque fois).
    Il faut que je me remette à lire cet auteur que j’adore, il est en effet l’un des rares à mélanger hard-SF et une sorte de poésie science-fictionnelle faisant aisément naître le sense of wonder dans la tête du lecteur. Un grand Monsieur !

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  12. Merci pour cet article, je connaissais le livre de nom mais n’avais jamais eu l’occasion de me pencher dessus avec plus de profondeur. Ton article donne envie de le lire, c’est certain !

    Par ailleurs, quand je lis le début du scénario, avec l’histoire de la forme noire, cela m’a beaucoup fait penser à la série « L »Odyssée du Temps,  » écrit par Stephen Baxter et…. Arthur C. Clarke.
    Mais tu dois déjà connaître : https://limaginaria.wordpress.com/2015/08/03/arthur-c-clarke-et-stephen-baxter-loeil-du-temps/

    J’avais trouvé la trilogie intéressante dans ses idées, bien qu’un peu décevante sur le dernier tome.

    Bonne journée =)

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  13. Tout à fait d’accord avec toi, c’est un livre fascinant, il faudra d’ailleurs que je le relise pour mieux comprendre toutes les subtilités. L’ordinateur Hal et le mystère autour d’une civilisation extraterrestre élusive m’ont beaucoup plu.

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  14. Je confirme que ce petit livre est un chef d’oeuvre du même niveau que le film (développé en parallèle). Sur les références absolues avec Hyperion tu as oublié Dune quand-même :). J’ai lu pas mal de SF, souvent déçu et je dois dire que tout ce qu’a fait le grand Clark est bon. Je dirais qu’avec 2001, Dune, Hyperion La horde du contrevent et les guerriers du silence on a un super-top de la SF absolue.

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    • Sauf que, étant bien moins attiré par la Soft-SF que par le New Space Opera ou la Hard-SF, je ne placerais pas Dune dans mes références absolues. C’est, certes, une référence, mais bien moins, pour moi, que d’autres livres. Et de toute façon, je ne suis même pas persuadé que ce soit le meilleur de ce qu’Herbert ait fait. Le plus connu, oui, le meilleur, pas sûr. J’ai par exemple préféré Destination vide et La ruche d’Hellstrom à Dune, personnellement (même s’il y a là-dedans des personnages -Gurney Halleck, Duncan Idaho- ou des concepts -le Bene Gesserit, les Navigateurs- que je vénère).

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      • Je dirais que c’est surtout l’univers et les concepts fondateurs de Dune qui ont influencé tellement et sont restés dans le bagage collectif. Surtout que la traduction de la moche édition argentée illustrée par Siudmak ne devait pas être grandiose.

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    • Le livre est très utile si on a apprécié le film, car le premier donne des clés de décodage qui ne sont pas présentes dans le second, qui a été à dessein conçu par Kubrick comme cryptique.

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  15. En fait, j’avais commencé à regarder le film mais j’ai trouvé cela tellement surréaliste que j’ai arrêté. Du coup, le roman est aussi bizarre?

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  16. Pingback: 2010 – Odyssée deux – Arthur C. Clarke | Le culte d'Apophis

    • La SFFF est un domaine tellement vaste qu’il est impossible d’avoir tout lu (ou vu). Moi-même, il y a des classiques (surtout en Fantasy) que je n’ai jamais eu l’occasion de lire (mais j’y travaille ^^).

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  17. Pingback: Janvier 2018, comme un appel à la lecture – Albédo

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