Apophis Box – Juillet 2022

apophis_box_1L’Apophis Box est une série d’articles… n’ayant pas de concept. Enfin presque. Bâtie sur le modèle des « box » cadeau, vous y trouverez à chaque fois trois contenus / sujets en rapport avec la SFFF, qui peuvent être identiques ou différents entre eux, et qui peuvent être identiques ou différents de ceux abordés dans la box du mois précédent. Pas de règle, pas de contraintes, mais l’envie de créer du plaisir, voire un peu d’excitation, à l’idée de découvrir le contenu de la nouvelle Box. Celle-ci est dévoilée au début ou au mitan du mois. Le but étant aussi de me permettre de publier des contenus trop brefs pour faire l’objet d’un des types d’articles habituellement proposés sur ce blog ou dérogeant à sa ligne éditoriale standard, et bien sûr de pouvoir réagir à une actualité, à un débat, sans être contraint par un concept rigide.

Vous pouvez retrouver les Apophis Box précédentes via ce tag.

Trois joyaux cachés du catalogue de : Bragelonne

Le problème avec la surproduction qui dure déjà depuis bien des années est que littéralement, une sortie en chasse une autre sur les tables des libraires (il semblerait toutefois que cette année, tous genres confondus, la rentrée littéraire doive être plus raisonnable, en nombre de parutions). Certains d’entre eux, des blogueurs comme votre serviteur (via L’Œil d’Apophis), voire les éditeurs eux-mêmes (l’opération 10 ans, 10 romans, 10 euros, notamment) tentent de faire (re)vivre les titres les plus anciens, mais l’attrait pour la nouveauté des lecteurs comme des critiques (il ne faut pas se mentir, pour un blogueur, une chronique d’une nouveauté attirera le plus souvent -mais pas toujours- plus de monde que celle d’un bouquin sorti il y a dix ans ou plus) fait que souvent, c’est peine perdue. Conséquence intéressante, le catalogue de la plupart des éditeurs comprend des titres dont (plus) personne ne parle et qui, pourtant, sont tout à fait intéressants. La présente et nouvelle rubrique de l’Apophis Box va tenter de débroussailler tout ça, en allant explorer lesdits catalogues et en en ressortant une sélection de trois titres oubliés et / ou peu connus mais qui, pourtant, ont tout de joyaux. Nous débuterons aujourd’hui par Bragelonne, et plus spécifiquement par leurs publications SF qui, ces dernières années, sont énormément montées en puissance, ce qui paradoxalement, a d’autant plus fait oublier que même bien avant cela, leur catalogue recelait déjà quelques perles parmi les inédits (sans parler des rééditions de classiques).

envoyés_williams_dixCommençons par Les Envoyés (sorti en France en 2008) de Sean Williams et Shane Dix, deux auteurs australiens. Il s’agit du premier tome d’une trilogie, Orphelins de la Terre, dont le dernier roman, Heirs of Earth, n’a, hélas, jamais été traduit, et dont le tome 2, avec sa narration très éclatée, est un peu confus et pas au même niveau (sans être mauvais, toutefois). Vous allez donc vous demander pourquoi je vous recommande cette lecture, surtout si vous n’êtes pas anglophone et ne pouvez donc pas lire l’intégralité du cycle via la VO. La réponse est simple : Les Envoyés a un concept de base et une exécution tout à fait bluffants. Les auteurs partent du postulat suivant : étant donné qu’il est techniquement impossible d’envoyer vers d’autres systèmes solaires de gros vaisseaux avec de vrais êtres humains dedans, et que dépasser la vitesse de la lumière n’est pas une option, on construit des astronefs de la taille d’un bus, et on met dedans des copies digitalisées d’esprits humains vivant en réalité simulée. A l’arrivée, la nanotechnologie leur reconstitue des corps, et le tour est joué. On copie l’état mental de plusieurs dizaines de spécialistes en tout genre, on en met une demi-douzaine dans les ordinateurs de chaque vaisseau, et on lance ces derniers vers des centaines de planètes extrasolaires. Simple, peu coûteux et efficace, une véritable conquête spatiale « à la chaîne ».

Seul « petit » problème : les copies se dégradent ou développent des problèmes psychologiques (pour ne pas dire psychiatriques), ce qui mène à une première série de mésaventures. Et tout se complique lorsque une de ces expéditions tombe sur des IA extraterrestres, surnommées « les Cadeaux », qui disposent d’une technologie incroyablement avancée, et l’offrent, comme leur nom l’indique, aux humains. Dont un vaisseau supraluminique permettant aux explorateurs de rentrer sur Terre en quelques jours ou d’aller voir sur place le statut des autres expéditions. Sauf que… les Cadeaux sont-ils trop polis pour être honnêtes ? Sont-ils seuls dans l’univers, ou une troisième espèce existe-t-elle ? Et la Terre est-elle toujours la même, ou les vaillants astronautes vont-ils trouver un incompréhensible monde posthumain à leur arrivée ? Ce premier tome est absolument époustouflant à de multiples niveaux : le concept de base, bien sûr, mais aussi la psychologie des protagonistes (qui joue un rôle très important dans l’intrigue), le côté mystérieux des Cadeaux et incompréhensible de la Singularité, et j’en passe.

suprematie_mcallisterParlons maintenant de Suprématie, roman signé Laurent McAllister (en fait un pseudonyme commun pour deux auteurs canadiens, Yves Meynard et Jean-Louis Trudel), qui explore les thématiques, certes cent fois vues, de la vengeance, de la lutte contre un oppresseur d’ampleur galactique, de l’attaque désespérée contre une position imprenable, et de la boucle temporelle. Sauf que… tout ça a été fait avec une rare intelligence. On pose d’entrée le fait que l’histoire va se concentrer sur un amas d’étoiles, et que le reste de la Voie Lactée ne sera pas affecté par l’issue des événements, quelle qu’elle soit. La Suprématie, car tel est son nom, continuera à dominer la galaxie. Mais peut-être qu’Alcaino, ancien Suprémate vouant une haine farouche à son ex-nation, pourra, à l’aide de la dernière Nef de Guerre (traduisez : vaisseau géant et surpuissant) de l’Amas, mettre un terme, au moins local, au moins temporaire, à la tyrannie, rendre, pour une fois, les coups, après le massacre de trop. Et pour cela, il met au point un plan incroyablement audacieux, basé sur une application inédite du phénomène de boucle temporelle.

Suprématie est un roman époustouflant (sorti en 2009), et il est à peine croyable qu’il soit aussi peu connu et reconnu. Il redéfinit tout : les unités de mesure (tout est exprimé en secondes et en fractions d’année-lumière), les origines de la colonisation spatiale (apparemment germaniques), et jusqu’aux méthodes par lesquelles une dictature galactique s’impose et fait régner la paix et l’amour (via le concept génial de « filtres de réalité » -une sorte d’algorithme de réseau social qui éditerait en permanence ce que vous percevez pour que vous n’en retiriez que la « bonne » version, conforme aux intérêts du Régime). Les personnages sont solides (leur historique, leur motivation et leur psychologie sont établis via une série de flash-backs très bien insérés par rapport aux séquences dans le présent), d’autant plus qu’ils ne sont pas tous humains : on retiendra les Dikkiks, « gardes du corps / enfants » d’Alcaino et surtout l’IA de la Nef de guerre, dont la psychologie et la structure sont si originales et intégrées dans l’intrigue qu’on ne reverra quelque chose de ce niveau qu’en 2016, avec la sortie de Latium (voir plus loin). Et que dire de la longue et hallucinante séquence de l’attaque au centre de l’intrigue (qui exploite très bien le concept de boucle temporelle), ou des trouvailles comme cette espèce qui « collectionne » les séquences génétiques d’autres races afin d’augmenter ses capacités (griffes, sacs à venin, groupes musculaires générant des décharges bioélectriques, cœur auxiliaire, etc.) ?

Bref, si vous arrivez à mettre la main dessus, n’hésitez pas, ce roman a bien plus de qualités que de défauts, et propose une relecture inégalée des concepts de boucle temporelle et de contrôle cybernétique des citoyens d’une dictature (plus une psychologie et une « immunologie IA » -vous comprendrez en lisant le roman- très solides).

reconstitué_wiiliamsTerminons notre sélection de quelques joyaux cachés du catalogue SF de Bragelonne par Reconstitué de ce même Sean Williams qui a co-écrit Les Envoyés, dont je parlais plus haut. Il vous propose cette fois quelque chose de complètement différent, un polar Postcyberpunk dans lequel un tueur en série s’amuse à torturer et tuer des copies de ses victimes (sans jamais toucher aux originaux), dont l’ancienne collègue et petite amie du protagoniste. Et il se trouve que certains pensent que ce meurtrier, surnommé le Réplicateur, ne serait lui-même qu’une copie du héros… En effet, dans cet univers situé dans un futur proche, la téléportation est une réalité de tous les jours, et à partir du moment où vous disposez des données informatiques permettant de reconstituer votre corps et votre esprit (ou pire, ceux d’autres personnes) à l’autre bout du téléporteur, beaucoup de choses deviennent possibles…

Il n’y a qu’un mot pour qualifier ce one-shot : époustouflant. L’ambiance polar, l’enquête très bien menée, la profondeur des réflexions (est-ce que tuer une copie constitue un meurtre ?), le rythme des révélations, et surtout l’exploitation inégalée des possibilités de la téléportation en font un must-read pour tout amateur de SF (C’est très, très loin de s’arrêter au fait de pouvoir transférer instantanément les gens d’un point A à un point B). Comme quoi, l’Australie de la SF ne se réduit pas à Greg Egan !

Présentez-vous, présentez-vous ! BONJOUR, JE SUIS UN VAISSEAU DE 2 MILLIARDS DE TONNES ! *

* inspiré par le discours de motivation, devenu légendaire, d’un capitaine d’équipe / entraîneur de Rugby.

Si vous lisez de la SF, vous avez probablement déjà croisé des robots, des Intelligences Artificielles, des cyborgs, des véhicules capables de se piloter tout seuls, etc. Il est toutefois probable que ces engins soient d’une taille relativement modeste : le véhicule, par exemple, pourra être une voiture, un hélicoptère, un tank ou une sonde d’exploration, selon le contexte, civil ou militaire. Il est aussi probable qu’il soit sagement confiné aux limites de la surface ou de l’atmosphère d’une planète, à celles d’un système stellaire, ou, dans le cas d’une sonde, qu’il suive un plan préprogrammé à une vitesse modeste. Il existe toutefois des contextes science-fictifs où d’énormes vaisseaux interstellaires, voire intergalactiques, sont pilotés par des IA, voire des cyborgs. Et parfois, ils sont même un élément capital, voire caractéristique, de ces univers. En voici quelques exemples !

excession_banksSi, quand on pense « IA », c’est le cycle des Cantos de Dan Simmons qui vient immédiatement à l’esprit du connaisseur, en revanche, quand on évoque des vaisseaux-qui-sont-aussi-des-IA, outre le HAL 9000 du 2001 d’Arthur C. Clarke, c’est le nom de Iain M. Banks et de son fameux cycle de la Culture qui s’impose. Je ne vais pas entrer dans les détails, puisque j’ai écrit un Guide de lecture à son sujet. Sinon pour préciser que si c’est spécifiquement l’aspect « vaisseau IA » qui vous intéresse, au sein du cycle, ce sont Excession et Les Enfers virtuels qui sont à lire en priorité.

Quand on parle de la Culture, sa contrepartie du côté Hard SF et militaire de la Force, à savoir l’énorme cycle Polity de Neal Asher, n’est jamais bien loin. Et à vrai dire, le natif de l’Essex est souvent allé bien plus loin que le regretté écossais, notamment en créant une version beaucoup plus avancée de la légendaire classe Abominator de Banks dans The Warship. Les deux auteurs sont clairement à lire, mais, d’une façon générale, si Banks privilégie l’humour (souvent, mais pas toujours) au niveau de ses vaisseaux intelligents (il y a un très beau passage martial vers la fin d’Excession), Asher est beaucoup plus dans l’épique, l’action et le sérieux, voire la dramaturgie.

latium_1Lorsqu’on évoque Banks et Simmons, et que l’on parle d’auteurs français, il est évidemment impossible de ne pas citer leur héritier spirituel (leur digne héritier, n’est-ce pas, pas un quelconque épigone sans envergure), à savoir Romain Lucazeau. Son premier roman, le diptyque Latium (dont j’espère VRAIMENT qu’il fera un jour l’objet d’une présuite / d’un antépisode se concentrant sur son aspect romain et uchronique, parce que le peu qui nous en est montré lors de la formation militaire d’Othon dans l’équivalent du RTH-ECMO de Simmons est un passage complètement fascinant du volume 2), met lui aussi en scène des IA qui ont été enchâssées dans des vaisseaux colossaux (plusieurs dizaines de kilomètres de long, des milliers de milliards de tonnes) appelés les Nefs. Dans un genre très différent de Banks ou d’Asher, le livre de Romain Lucazeau est tout aussi intéressant et valable que les leurs, sur cet aspect astronautique ou d’autres. Et à vrai dire, sur celui, spécifique, de la psychologie des IA (installées dans un astronef ou pas), il n’est égalé ou dépassé que par quelques références, comme Suprématie dont nous parlions plus haut ou le superbe L’IA et son double de Scott Westerfeld (traduit avec brio par le sanguinaire… enfin je veux bien sûr dire le magistral Pierre-Paul Durastanti, à qui il convient de rendre hommage -pour éviter de pourrir dans les eaux d’un quelconque port corse-).

tea_masterLes exemples précédents se concentrent sur des IA « classiques », d’origine électronique ou assimilée, servant de cerveau à des navires interstellaires Toutefois, certains univers de SF placent des cyborgs, c’est-à-dire des assemblages d’éléments mécaniques et organiques, dans cette position. Dans l’univers du Vaisseau qui chantait d’Anne McCaffrey, les enfants nés avec des handicaps physiques mais à l’intelligence leur permettant de valider certains tests peuvent être cybernétiquement greffés dans des astronefs, leur servent de dispositif de contrôle vivant et intelligent-conscient. Aliette de Bodard part d’un principe similaire même si pas tout à fait identique dans son univers Xuya (qui partage avec celui de Lucazeau ou celui de la novella En regardant pousser les arbres de Peter Hamilton la caractéristique d’être un contexte futuriste et spatial issu d’une Uchronie dont le point de divergence se situe des siècles, voire des millénaires en arrière) : ici, les enfants sont spécifiquement conçus par des scientifiques, mis au monde et élevés par une mère-porteuse avant d’être greffés au vaisseau. On remarquera que comme chez Lucazeau ou chez Asher, l’influence de Banks est visible : on ne le répètera jamais assez, l’écossais a été un écrivain de science-fiction FONDAMENTAL des 3-4 dernières décennies, et la Culture est à lire ab-so-lu-ment.

Graine d’Irréalité : l’Empire Songhaï

À la base, l’Empire Songhaï est une nation africaine peu connue sous nos latitudes, qui a existé entre les XVe et XVIe siècles, s’étendant sur une partie du Niger, du Mali et du Nigéria actuels (plus de détails sur wikipedia). J’en ai entendu parler pour la première fois en lisant l’excellent Tombouctou à l’heure du Lion de Robert Silverberg, une uchronie où il est une des grandes puissances mondiales. De même, dans Alternate Earths, supplément uchronique pour le Jeu de rôle GURPS, un des univers décrits, Ezcalli, montre un Songhaï devenu la plus grande puissance d’Afrique, avec des colonies en Espagne et au Brésil, et le dernier bastion du Christianisme dans un monde dominé par les Aztèques et les Mongols. En effet, ces derniers ayant conquis l’Afrique Romaine (dernier territoire de l’Empire), ses habitants ont fui vers le sud, donc vers le Mali. Au passage, même si vous ne pratiquez pas le JdR et / ou GURPS, les deux Alternate Earths sont une mine d’or de contextes uchroniques détaillés et crédibles, minutieusement décrits (plus de très courtes -un paragraphe- Reality Seeds dont je me suis inspiré pour les présentes Graines d’Irréalité). Outre le site de Steve Jackson Games, on les trouve facilement (apparemment en impression à la demande) sur l’Amazone, pour un prix unitaire égal à celui d’un roman grand format. Si vous lisez l’anglais et que vous aimez l’Uchronie, c’est un achat que vous ne regretterez pas !

Si le Songhaï a une importance non négligeable dans les uchronies précitées, ce n’est pas un hasard : nœud d’un fructueux commerce transsaharien et important centre du savoir et de la culture via Tombouctou, cette nation avait de sérieux atouts pour jouer un rôle plus important et en tout cas plus pérenne dans l’Histoire qu’elle ne l’a fait. Il doit donc être possible d’imaginer des scénarios uchroniques dans lesquels elle a, cette fois, une importance capitale. Cela peut aller de l’improbable (ce sont des pêcheurs du Songhaï, poussés vers la haute mer par un grain soudain, qui découvrent les Amériques, plus spécifiquement le Brésil : le commerce transatlantique -sud- fait de l’Empire la première puissance mondiale) au plus élaboré : par exemple, des romains chassés par les Vandales lors de la conquête de l’Afrique du Nord, ou bien souhaitant continuer à pratiquer leur Christianisme nicéen, peuvent tenter la traversée du Sahara et parvenir jusqu’au Mali. Tout comme il a existé une culture gallo- ou britto-romaine, une civilisation syncrétique pourrait voir le jour. Avec les apports du système militaire romain (et la puissance d’une foi chrétienne), le Songhaï pourrait, dans les décennies ou les siècles suivants, résister plus efficacement à ses concurrents locaux ou à des envahisseurs / colonisateurs venus d’Europe ou d’Afrique du Nord, et se tailler un empire plus vaste, devenant au pire une grande puissance africaine, voire une grande puissance mondiale.

Un autre scénario connexe (et à mon avis très intéressant)  consiste en une fuite des Vandales, cette fois, lors de la conquête de l’Afrique du Nord par Bélisaire en 534. Un royaume mêlant cultures Vandale et Songhaï serait d’autant plus pertinent que contrairement à l’image que l’on pouvait avoir d’eux, ces germains étaient de grands promoteurs de la science et du savoir, ce qui fait qu’avec leurs apports, le rôle de Tombouctou pourrait être encore augmenté. Enfin, une dernière piste de réflexion peut être donnée par le faisceau d’uchronies que je vous ai présenté dans Pharsale, 48 av. J.-C., premier numéro de Dans la spirale uchronique, sorte de « Super-graine d’Irréalité ». Dans cette réalité, le territoire correspondant au Songhaï est une colonie de l’Africa Pompeiana, qui peut se rebeller ou bien devenir indépendant à la chute de l’empire romain méridional (par exemple sous les coups de l’Empire Antonin décrit dans le même scénario). Influencé par des décennies, voire des siècles de culture romaine, notamment militaire, il peut se lancer à son tour dans la conquête et la colonisation, devenant un rival ou un allié des Antonins, voire allant jusqu’à les conquérir, et colonisant, d’un autre côté, l’Amérique du sud et le sud de l’Afrique, peut-être jusqu’au Cap. Scénario passionnant, non ?

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10 réflexions sur “Apophis Box – Juillet 2022

  1. J’avais lu Suprématie à sa sortie et j’avais beaucoup aimé. Je n’en ai plus trop de souvenirs, tu achèves de me convaincre de le relire. Ah la classe Abominator et son légendaire En Dehors Des Contraintes Morales Habituelles ! Tiens lui aussi il faudra que je le relise. A l’exception d’Une forme de guerre les IA sont généralement mes personnages favoris dans le cycle de la culture.

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    • J’aurais tendance à être d’accord, même s’il y a quelques personnages organiques, humains ou non, assez marquants dans le cycle de la Culture également. Ne serait-ce que les Affronteurs, Anaplian dans Trames, Zakalwe dans L’usage des armes, Horza dans Une forme de guerre ou encore Quilan dans Le Sens du vent. Mais c’est vrai que j’ai tout de même une préférence pour En Dehors Des Contraintes Morales Habituelles, Substance Grise, Service Couchettes, Eclat d’Acier, Tue-Temps ou les autres 😉

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  2. Juste un commentaire inutile en passant : « une chronique d’une nouveauté attirera le plus souvent -mais pas toujours- plus de monde que celle d’un bouquin sorti il y a dix ans ou plus. » Cela dépend du titre et de l’auteur, bien sûr, mais je constate plutôt l’inverse sur mon blog. Les classiques parlent souvent plus aux lecteurs que les nouvelles sorties.

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    • Il y a l’effet Madeleine de Proust, souvent. Si tu chroniques un roman considéré comme un classique par les spécialistes de la SF mais peu lu / connu par le grand public, pas certain que ça marche autant. Après, ça dépend de l’aura du chroniqueur, aussi : s’il est considéré comme un expert pointu du domaine, les gens vont lire les articles concernés dans l’espoir de découvrir une œuvre majeure qu’ils ne connaissaient pas.

      En plus, ça dépend beaucoup du blog concerné. Les articles qui fonctionnent (en termes de fréquentation) chez les uns peuvent se planter chez les autres, et inversement. C’est ce que les personnes qui veulent se lancer dans un blog ou qui veulent augmenter leur fréquentation ne comprennent pas, souvent : il n’y a pas de recette type ou miracle. Ce qui marche chez les uns ne marche pas toujours chez les autres, ou tout le temps, ou pour tous les genres de la SFFF. La règle, c’est qu’il n’y en a aucune, en fait. CHAOS FOREVER !

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  3. J’aime bien que tu explores les titres plus anciens des catalogues. C’est vrai que c’est assez rare 😅 et c’est dommage. Je parlais il n’y a pas longtemps justement de la durée de vie d’un livre qui est extrêmement courte en partie à cause de cette surproduction.
    Quant à tes idées d’uchronie, c’est toujours aussi passionnant !

    Aimé par 1 personne

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