Un mélange de polar et de SF extrêmement convaincant
Il y a un peu plus d’un an et demi, est sorti dans la prestigieuse collection Lunes d’Encre, chez Denoël, un livre appelé La Ville dans le ciel, écrit par un des maîtres du roman noir écossais, Chris Brookmyre, qui signe ici une incursion dans une SF mâtinée de polar extrêmement convaincante. Ce livre, dont la sortie avait déjà été décalée, d’après ce que m’a expliqué le directeur de collection, à cause du Covid, a été publié en grand format à la rentrée littéraire 2021, et n’a malheureusement pas eu la carrière qu’il méritait, à mon sens du moins. Nombre modeste de critiques dans le fandom, couverture peut-être un peu trop insipide, concurrence trop forte, les raisons de ce retentissement décevant sont sans doute multiples, mais il n’en reste pas moins qu’ici, dans l’Apophisme, quand on pense qu’un bouquin mérite d’être lu, on ne lâche pas l’affaire et on reprend donc son bâton de pèlerin pour prêcher la bonne parole (surtout que cette fois, la couverture est de toute beauté 😀 ). Quitte à donner, pour cela, dans l’inédit, puisque c’est la première fois dans l’histoire du Culte que je fais le relais d’une sortie en version poche (qui aura lieu le 6 avril). C’est vous dire si je suis motivé pour réparer ce que je crois être une injustice (et non, je ne perçois pas de sous de la part de Denoël ou Folio SF, hein, même pas de SP-surprise-qui-font-plaisir-en-apparaissant-dans-la-BAL, c’est le jeu ma pauvre lucette).
Bref, si vous voulez en savoir plus sur ce roman, je vous invite à vous reporter à ma critique de la VO, où vous trouverez, qui plus est, des liens vers quelques chroniques de la VF grand format écrites par des blogopotes. Mais vraiment, lisez-le, c’est clairement au-dessus du lot (sans être le livre du siècle non plus) et ce serait dommage de passer à côté 😉
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En 2002-2003, Thomas Day collabore avec Ugo Bellagamba afin d’écrire à quatre mains deux romans, un long, Le double corps du roi, et un court, L’école des assassins. Ce dernier, visiblement très inspiré par les références manga, cinématographiques ou autres des deux auteurs (dont certaines sont d’ailleurs nommément citées dans le texte), est une œuvre post-cyberpunk où en 2047, de quasi-super-vilains créés par génie génétique, nanotechnologie, manipulation quantique, voire par un entraînement tiré des enseignements de ce même Miyamoto Musashi au centre de
* The sorcerer of Rhiannon, Leigh Brackett, 1942.
Le 6 octobre 2021, sortira chez J’ai Lu, dans la collection Nouveaux Millénaires, Récursion (avec un « é ») de Blake Crouch, traduction de… Recursion (avec un « e »), publié en anglais il y a un peu plus de deux ans. Mais si, vous savez, Blake Crouch, l’auteur de