Classique, prévisible, mais particulièrement bien réalisé et très prenant
Cette critique a été réalisée dans le cadre d’un service de presse fourni par Albin Michel Imaginaire : merci à l’éditeur et à Gilles Dumay !
Le 2 juin 2021, paraîtra La troisième griffe de Dieu, second tome du cycle Andrea Cort, après le très bon Émissaires des morts (clic et clic). Comme ce dernier, il s’agit en fait d’un recueil qui comprend, outre le roman éponyme, une novelette, Un coup de poignard, qui se place entre les romans 2 et 3. Ce qui est amusant, c’est que si, sur certains points, ma critique de ce second tome pourrait être identique à celle de son prédécesseur (en terme de prévisibilité, principalement, mais aussi de qualité globale), j’ai, cette fois, eu une impression complètement inverse sur un plan précis : autant, dans le recueil Émissaires des morts, j’avais trouvé qu’Adam-Troy Castro était plus pertinent dans la forme courte que dans la longue, autant là j’ai eu un sentiment totalement opposé, ayant trouvé le roman La troisième griffe de Dieu proprement dit à la fois très maîtrisé et très réussi, mais m’interrogeant, par contre, sur l’utilité de la nouvelle Un coup de poignard, que j’ai trouvée assez anecdotique (elle sert apparemment à introduire un personnage récurrent dans une demi-douzaine d’autres textes courts de l’auteur).
Précision importante : Castro fait un rappel, (très habilement) intégré au texte, des événements relatés dans le roman et les nouvelles précédentes, ce qui fait que théoriquement, vous pourriez presque lire ce tome 2 de façon isolée. Mais (parce qu’il y en a un, et un gros) vous y perdriez une partie de ce qui fait l’intérêt du nouveau bouquin, à savoir mesurer l’évolution psychologique et sociale considérable de Cort. Je vous conseille donc vraiment de lire l’intégralité du cycle, et dans l’ordre. Continuer à lire « La troisième griffe de Dieu – Adam-Troy Castro »
Le 9 juin 2021, paraîtra dans la collection Lunes d’encre des éditions Denoël le très attendu Dans les profondeurs du temps, suite de l’excellent
S’il n’a pas l’aura des plus grands livres ou cycles de van Vogt, La guerre contre le Rull est tout de même considéré comme une de ses œuvres importantes. Comme l’écrasante majorité des publications de l’auteur dans les années cinquante, ce n’est pas un roman à proprement parler mais un fix-up (terme et concept inventés par l’auteur), l’assemblage de six nouvelles initialement indépendantes publiées entre 1940 et 1950, avec l’ajout de matériel pour faire le lien entre elles (les chapitres 5 et 20) et donner à l’ensemble un minimum de cohérence. Même si les coutures se voient parfois franchement, le résultat est cependant bien plus honorable que dans d’autres ouvrages de l’auteur, comme Quête sans fin, par exemple. Le principal défaut de cet assemblage est ici sa répétitivité : plusieurs des nouvelles mettent en scène soit le héros, soit un de ses antagonistes, soit le héros et l’un d’eux, qui se retrouvent échoués sur une planète hostile et n’ont souvent pas d’autre choix, pour survivre, que de coopérer avec leur pire ennemi.
J.S. Dewes est une autrice américaine, dont The last watch est à la fois le premier roman (mais la dame a un background dans l’écriture pour l’audiovisuel, apparemment) et le tome inaugural d’un cycle appelé The Divide. Le tome 2 arrive d’ailleurs très, très vite, puisque alors que The last watch n’est sorti que le 20 avril 2021, sa suite, The exiled fleet, débarquera dès le 17 août !
En cinq ans d’existence, la collection Une heure-lumière (UHL) du Bélial’ a connu ce que l’on pourrait appeler un triomphe critique et commercial, lançant un vrai engouement pour la forme (semi-)courte dans l’édition française, puisqu’un certain nombre d’autres maisons se sont découvert un, hum, intérêt soudain pour ce format. Pourtant, il y manquait quelque chose : les textes à fort sense of wonder y étaient vraiment très rares (on peut citer
Comme lors de chaque printemps pour la quatrième année consécutive, Neal Asher débarque sur Le culte d’Apophis. Et ce d’autant plus que l’actualité du britannique est chargée : depuis que la crise sanitaire a commencé, il a sorti un recueil de nouvelles (logiquement nommé Lockdown Tales), dont je devrais vous parler d’ici quelque temps, s’apprête à publier un standalone situé dans l’univers de la Polity (
L’anthologie Apophienne est une série d’articles sur le même format que
Après une pause en 2020 due à ce satané Covid, la publication du cycle Braises de guerre reprend chez Denoël, dans la prestigieuse collection Lunes d’encre, puisque le 14 avril 2021, paraîtra le second tome, L’armada de marbre, qui fait suite à
Le 3 mars 2021, sortira (si Covid le veut) Un souvenir nommé empire, première partie d’un diptyque signé « Arkady Martine », en réalité AnnaLinden Weller (un jour, il faudra m’expliquer quel est, en 2021, l’intérêt de ce genre de manœuvre, mais passons…). Couronné par le prestigieux prix Hugo (édition 2020), auréolé des louanges d’Ann Leckie (d’ailleurs inspiratrice de l’autrice), comparé à l’œuvre de cette dernière, de John Le Carré et même à celle de Iain M. Banks, et objet d’une hype considérable générée par ses éditeurs, aussi bien anglo-saxons que français (le camarade Eliroff a distribué massivement des épreuves non corrigées de l’ouvrage, accompagnées de plusieurs autres livres et goodies, à toute la blogosphère -sauf votre serviteur, évidemment-), sur le papier ce roman a tout du chef-d’œuvre incontournable. Sauf que pour l’avoir lu à sa sortie anglo-saxonne, le tableau que moi je vais vous en brosser est nettement moins flatteur. Un point est tout à fait juste, par contre : cela ressemble effectivement à du Ann Leckie, dans sa capacité à remplacer sans problème n’importe quel somnifère et à concourir dans la catégorie du prix Hugo le plus immérité de l’histoire de cette récompense (alors que de 2015 à 2019 inclus, la barre avait été bien redressée à ce niveau).