A memory called empire – Arkady Martine

Le somnifère « Ann Leckie » est désormais disponible en médicament générique ! 

empire_martineArkady Martine est… eh bien en fait rien du tout. C’est juste le pseudonyme du Dr AnnaLinden Weller, historienne spécialisée dans tout ce qui concerne l’empire Byzantin. A memory called empire est à la fois son premier roman et la première partie d’un diptyque (le second volet s’appellera A desolation called peace). À lire le personnel de son éditeur ou ses propres déclarations, on se prend à rêver devant les références évoquées, de John Le Carré à Iain M. Banks et Ann Leckie. On évoque aussi un roman nerveusement rythmé, « un livre vraiment spécial », et on nous assène même un « à qui ne plairait-il pas ? » (la phrase qu’aucun directeur de collection sain d’esprit ne devrait jamais employer). Eh bien ma bonne dame, je lève la main. Et j’ajoute que parler d’un rythme haletant pour ce bouquin est tout de même osé. Et puis tant qu’on y est, il faut arrêter d’invoquer l’héritage de Banks à tout bout de champ, surtout que le plus souvent, ça concerne comme par hasard la publication la plus médiocre de l’année (dans le genre de celle là), vous savez, celle qui ramasse tous les prix prestigieux (comme celle-ci).  Donc vous laissez Iain reposer en paix, merci.

Bon, mais est-ce que, au moins, ça ressemble à l’autre référence SF évoquée avec le plus d’insistance, à savoir Ann Leckie ? Tout à fait. C’est aussi soporifique, avec en plus un style parfois lourd, confus, voire les deux. Et question originalité, c’est autant pompé sur d’autres que l’oeuvre de l’inspiratrice. Il est d’ailleurs étrange de voir Leckie copier Banks, et Martine copier Leckie. Bref, je déconseille : fan de Banks, passe ton chemin, il n’y a rien de valable pour toi ici. Et vu à quel point la lecture de cette oeuvre a été un calvaire, je ne lirai pas la suite : je me suis déjà infligé l’intégralité de la trilogie de l’Ancillaire, donc niveau masochisme, j’ai déjà donné, merci. 

Martine dans l’espace

L’univers est relativement simple à résumer, et l’intrigue se déroule plusieurs millénaires dans le futur (mais est-ce le nôtre ?) : d’un côté, nous avons les Stations, un groupement de dix… stations orbitant dans un secteur dépourvu de planètes habitables (au passage, cette partie du contexte rappelle fortement le cycle Alliance-Union de C.J. Cherryh) mais riche en ressources minières. La principale est Lsel, 30 000 habitants. Cet État démocratique (dirigé par un conseil représentant les départements centraux dans la vie des habitants : pilotes, mineurs, Héritage -liés aux lignées d’imago : voir plus loin-, hydroponiques, etc) a pour particularité de contrôler deux portes spatiales qui sont un passage obligé pour les autres puissances (une sorte de détroit de Malacca). Car, dans cet univers, on ne dispose pas d’hyperpropulseur monté sur son vaisseau, on voyage instantanément (?) via une porte (apparemment : l’auteure ne s’étend pas du tout sur le sujet -ni sur quasiment aucun objet relevant de la quincaillerie SF, à l’exception des implants-imago dont nous reparlerons plus loin-) sur des distances interstellaires, et on traverse la distance séparant deux portes situées dans le même système solaire à vitesse infraluminique.

Le « petit » souci est l’Imperium Teixcalaan, qui comprend un bon quart de la galaxie (au passage, il est intéressant de noter que malgré une nette influence aztéco-romaine, ni la Terre, ni la Voie Lactée, ni rien qui se rattache à notre monde réel n’est jamais évoqué, ce qui fait que je ne pense pas que nous soyons sur une uchronie futuriste à la Latium) et s’étend de façon agressive. Pas de façon militaire depuis quelques décennies, mais en imposant des protectorats et autres serments de féauté. Lsel y a jusqu’ici échappé, se rendant utile via la fourniture de métaux stratégiques et d’informations (ainsi qu’un accès à ses Portes aux vaisseaux militaires de l’empire), mais le vent pourrait bien tourner.

La particularité secrète de Lsel et des autres Stations est qu’on y a mis au point les implants-imago, permettant de transmettre la « mémoire vivante » des membres d’une profession à leurs successeurs, en clair un ensemble de souvenirs, de compétences et de réflexes automatiques pouvant leur être utiles dans leur pratique quotidienne. Par exemple, pour un diplomate, savoir instinctivement quoi dire, comment, si une révérence est appropriée et comment l’exécuter, etc. Durant sa vie, un habitant des stations a un implant, qui enregistre sa personnalité et ses expériences : on opère des sauvegardes régulières, et, après sa mort, les données recueillies sont transférées à un jeune membre de la même profession (pilote, diplomate, etc) jugé compatible. Après une période d’intégration, une nouvelle personnalité émerge, une sorte de composite ou d’alliage formé pour l’essentiel de l’hôte mais aussi des expériences du ou des imago stockés dans l’implant (le processus est compilatoire, pas itératif). Car, de fil en aiguille, ce sont une quinzaine de générations d’imagos qui peuvent former la personnalité composite de l’hôte actuel. Il y a dix mille lignées d’imago actuellement dans les Stations.

Les sciences biologiques sont assez avancées : dans les Stations, on ne porte pas son bébé soi-même, il se développe dans un utérus artificiel pour ne pas gaspiller de ressources ou de temps de travail. Dans l’empire, votre enfant peut être un clone partiel de vous (on en croise deux dans le roman : un à 90%, un à 40%).

Martine chez les aztèques

L’intrigue démarre quand un vaisseau de l’empire débarque près de Lsel en exigeant d’embarquer un nouvel ambassadeur, et-plus-vite-que-ça ! Ce qui pose immédiatement une question : qu’est devenu l’ancien, en poste depuis vingt ans ? Mort (assassiné ? Ayant eu un accident ? De mort naturelle ?), emprisonné, disgracié ? Le capitaine refuse de répondre. On désigne donc la jeune Mahit, diplomate xénophile passionnée par la culture de « l’empire des poètes », comme on l’appelle, depuis son plus jeune âge, pour se rendre sur la Cité, la planète capitale de l’imperium (une sorte de Trantor du pauvre, où seule la moitié du monde est recouverte par des structures urbaines). Seul souci : l’imago de l’ancien ambassadeur, Yskandr, est une vieille sauvegarde datant de son dernier retour au pays, il y a… quinze ans, et la phase d’intégration entre les deux n’a pas eu le temps de se faire correctement (trois mois au lieu de un an ou plus). La mission de Mahit est de préserver l’indépendance des Stations coûte que coûte, et de découvrir ce qui est arrivé à son prédécesseur, avec l’aide d’une sauvegarde-Imago datant d’il y a quinze ans de ce dernier (d’où le trope, répandu en SF, du héros qui enquête sur sa propre mort -cf Hypérion, par exemple-).

Petit spoiler (mais nécessaire pour la suite de mon analyse, et intervenant de toute façon au bout de quelque chose comme vingt pages, donc inutile de sortir le calibre douze) : lorsque Mahit débarque, on la conduit à la morgue, où le cadavre d’Yskandr (version physique), apparemment décédé d’un, hum, « choc anaphylactique dû à une allergie alimentaire jusqu’ici inconnue », lui est montré. Et là, Yskandr-imago, dans l’implant cérébral de Mahit, pète littéralement un câble, et grille tous les circuits. Du coup, la jeune femme, qui ne croit pas à la thèse de l’accident, doit enquêter sans son aide, juste assistée par son attaché culturel local (Three Seagrass) et un de ses amis (le fantasque Twelve Azalea). J’en profite pour signaler, au passage, que les personnages sont, à mon sens, un des rares points forts du livre (particulièrement Nineteen Adze).

Et elle s’aperçoit vite que l’empire est beaucoup moins stable qu’on le pense : le souverain, Six Direction (heureusement que l’auteure a choisi 6 et pas 1…) est âgé et malade, un des trois co-héritiers impériaux (Thirty Larkspur) qu’il a désigné lorgne sur le trône, et le général One Lightning (les noms sont très aztèques, au passage, tout comme d’autres points -l’apparence, le jeu de Tlachtli ou les sacrifices, par exemple-, mais avec une touche de modernité : on a par exemple un « six helicopter ») s’apprête à franchir le Rubicon local à la tête de ses Légions pour se faire élire calife à la place du calife par acclamation, alors qu’une insurrection touche le système d’Odile et que l’IA qui gère la Cité se comporte de façon étrange, le tout dans un contexte d’attentats terroristes. L’inspiration romaine (interdiction de la Cité aux troupes, Cité assimilée à l’empire, lui-même assimilé au « monde », autres humains -et extraterrestres- que ceux de l’empire automatiquement appelé Barbares et traités comme tels, menace diffuse -ici alien- au-delà du limes, titre de Patricien, etc) est parfaitement nette. Et le pire est que Mahit découvre avec horreur que, par compromission avec une belle noble de l’entourage impérial (Nineteen Adze) ou par calcul, Yskandr a dévoilé l’existence du plus grand secret de Lsel, à savoir l’existence des machines-imago !

Martine à la bibliothèque

À ce stade, l’inspiration tirée de chez Ann Leckie doit déjà vous sauter aux yeux : portes spatiales, civilisation modelée sur les romains avec une touche exotique (plutôt hindoue chez Leckie, aztèque ici), caractérisée par son raffinement (chez Martine, l’obsession pour le thé est remplacée par celle pour la poésie, omniprésente dans l’empire : concours oratoires au palais impérial, vers utilisés pour la propagande, les chansons populaires et même la sécurité des messages -comme un « code »-), personnage ayant des implants cybernétiques dans le cerveau jouant un rôle clef dans l’intrigue et la narration, protagoniste impliqué dans un complot politique de grande envergure, et j’en passe.

L’inspiration Banksienne est plus diffuse : on retrouve la forte sympathie pour une autre culture (^^) manifestée par l’ambassadeur qui est au centre du récit (comme dans L’Homme des jeux) ou la seconde voix dans la tête du personnage central stockée dans son implant (comme dans Le sens du vent). On retrouve aussi un certain humour dans les relations entre les protagonistes, mais bon, clairement, si vous avez lu les deux auteurs, vous en arriverez à la même conclusion que moi, à savoir que Martine a plus fait du Leckie que du Banks (et je dirais même : la partie de Leckie qui n’était pas ou peu influencée par l’écossais -si, si, il y en a-).

Attention toutefois, car un point capital de la construction de l’univers et de l’intrigue sort d’ailleurs : toute cette histoire de lignées-imago évoque très, très fortement les Trills de Star Trek : Deep Space Nine. Il suffit d’ailleurs de lire la description de ces derniers pour s’en rendre compte, je cite « Le Trill fusionné bénéficiait d’une personnalité nouvelle issue de la synthèse des deux êtres, et disposait de la mémoire et des compétences des hôtes précédents du symbiote ». Remplacez « symbiote organique » par « implant imago », et c’est exactement la même chose.

Martine à la cellule de soutien psychologique

Alors clairement, malgré le fait que le bouquin se réclame de Leckie (dont j’ai détesté la lecture et dont je ne comprendrai jamais comment elle a pu avoir autant de prix) et ait été adoubé par elle, je suis parti sans préjugé, et le début était tout à fait honnête. Sauf que ça a très rapidement déraillé, et ce sur plusieurs points : d’abord, il y a un très gros problème de maintien de l’intérêt du lecteur. A écouter les gens de chez Tor / Pan Macmillan, ce serait « vigoureusement rythmé ». Si on considère que toute l’intrigue de cette première partie du diptyque s’étend sur à peine une semaine et qu’il se passe un certain nombre d’événements, oui, pourquoi pas. Le problème tient à la façon dont ce qui se passe est raconté : il y a beaucoup, beaucoup, mais alors BEAUCOUP trop d’introspection, de bla-bla, de délayage, et le lecteur (moi, en tout cas) finit avec une impression persistante que la moindre scène s’étire désespérément en longueur. Il faut vraiment être motivé pour continuer à lire ce livre une fois qu’on commence à avoir cette impression, car le peu de scènes intéressantes (ou plutôt racontées d’une façon intéressante) est noyé dans des centaines de pages absolument soporifiques, flirtant, qui plus est, parfois avec le gan-gnan, surtout dans le dernier quart (partie pourtant paradoxalement nettement plus intéressante).

Autre souci : c’est bien beau de se réclamer de John Le Carré, de la SF ou des thrillers politiques, mais encore faut-il se hisser à la hauteur de ses aînés. Et je suis désolé, mais ce n’est pas le cas : tout est désespérément prévisible, convenu, sans surprise aucune et pratiquement sans tension dramatique. Sans compter que dans le côté mi-espionnage mené par une diplomate (et ses deux compères, fonctionnaires au Ministère de l’Information impérial -comprenez : renseignement, propagande, etc-), mi-intrigues de cour byzantines / complot à ramifications politico-scientifiques (où la révélation que Machin a vendu les secrets de la technologie X à Truc sert à ce dernier à éjecter Bidule du pouvoir), il y a un côté naïf qui fait qu’on est loin de Le Carré ou d’une référence comme Le cardinal du Kremlin de Tom Clancy. L’analogie entre les mystérieux extraterrestres et les barbares aux frontières est transparente, et la police « robotisée » (déshumanisée) et sans visage prête plus à sourire devant tant de clichés et un discours politique aux résonances tout ce qu’il y a de modernes d’une balourdise sidérante (je cite « Ce qui est étranger est dangereux, même si cela vient juste d’une partie éloignée de l’empire. On se protège de ce qui est étranger, barbare, en le civilisant, et l’empire ne civilise quelque chose, ne le rend Teixcalaanli, que par la force ») qu’à jouer aux laudateurs d’un soi-disant roman d’exception, comme le fait Tor / Pan Macmillan.

Autre gros point noir pour moi, l’élément-clef, à savoir l’implant imago, ne tient pas la route, tout simplement parce que l’auteure a tendance à se contredire entre ce qu’elle dit être / ne pas être cette technologie sur le plan théorique et la façon dont elle s’en sert concrètement, pour faire d’Yskandr un vrai personnage et pas juste une base de données vivante. De plus Mahit va récupérer au bout d’une grosse partie du livre un accès à certaines informations d’une façon qui m’a parue bien peu réaliste, personnellement. Pour être complet sur le sujet, j’ajoute que les questionnements générés sur ce qui fait l’identité d’une personne (ou bien les dialogues intérieurs entre plusieurs personnages situés dans la même boite crânienne) ont été déjà vus, et en bien mieux, chez d’autres (voyez Mémoire par exemple, ou bien évidemment Le sens du vent de Banks), donc ce n’est probablement pas là que le vieux routard de la SF trouvera de l’intérêt à ce roman.

Enfin, j’ajouterais que j’ai trouvé le style de l’auteure souvent un peu pénible, avec des phrases assez lourdes, voire confuses. C’est particulièrement sensible lorsque Yskandr se joint à nouveau à la conversation interne de Mahit. On mentionnera aussi une utilisation relativement abusive et parfois même hasardeuse de l’italique.

Je dirais aussi, mais c’est assez personnel, que Martine m’a pratiquement autant fatigué avec sa poésie, ses subtilités linguistiques et compagnie que Leckie avec son thé, ses services à thé, sa cérémonie du thé, etc.

Au final, nous avons donc un univers et une intrigue qui avaient du potentiel, mais qui, trop inspirés par Leckie (sans atteindre tout à fait le niveau phénoménal d’ennui que cette dernière peut inspirer), et développés par une auteure qui, visiblement (et malgré les déclarations de son éditeur), n’est pas encore au point (notamment dans sa capacité à maintenir l’attention du lecteur, à développer des rebondissements non-prévisibles ou à assurer un minimum de cohérence à son discours) ne le réalisent pas. On pourrait aussi parler d’un travail éditorial très mal réalisé, tant il aurait fallu tailler dans le bla-bla pour mieux faire ressortir ce qui était important et / ou intéressant (et il y en a).

Martine à la déchetterie

Adoubé par Ann Leckie, inspiré par elle, le roman d’Arkady Martine (son premier, et le tome inaugural d’un diptyque) projette une jeune diplomate, dont l’implant lui servant de base de données (pour simplifier) est défectueux, au cœur d’un empire romano-aztèque de l’espace (ou du moins inspiré par ces civilisations : je précise qu’a priori, il ne s’agit pas d’une uchronie à la Latium), cet « empire des poètes » qu’elle admire depuis toujours. Outre le patronage de Leckie, l’oeuvre invoque aussi John Le Carré et l’héritage de Iain M. Banks, mais autant dire que si, effectivement, elle ressemble à la première (aussi bien dans l’univers que dans l’ennui profond provoqué), on est bien loin des seconds. Terriblement verbeux et plat, souvent doté d’un style lourd ou de phrases un peu torturées, parfois un peu naïf ou complètement irréaliste (quand l’auteur ne s’auto-contredit pas plus ou moins -sur la technologie des implants-), nous avons en réalité affaire, malgré les déclarations ronflantes de son éditeur anglo-saxon, à une oeuvre sans originalité, sans aucun doute à retravailler, et de bien peu d’intérêt, littéraire ou science-fictif, dont je ne lirai pas la suite.

Niveau d’anglais : pas vraiment difficile, mais le style parfois assez lourd rend la lecture par moments relativement pénible.

Probabilité de traduction : faible.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce roman, je vous conseille la lecture des critiques suivantes : celle de Blackwolf,

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27 réflexions sur “A memory called empire – Arkady Martine

      • Évidemment, mais comme il est indiqué dans la suite de l’article, Ann Leckie ne fait pas franchement partie des références apophiennes… ;P
        PS : Elle s’est mise à la dark fantasy, ça m’a l’air de la même trempe : des bonnes critiques mais un taux d’originalité qui met le cafard. Je ne sais pas si c’est moi, mais j’ai l’impression que le grim & gritty a vraiment du mal à se renouveler sauf chez les maîtres du genre…

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    • Oui, pareil. Je n’ai rien contre à petite dose parce que ça ajoute de la profondeur à la psychologie du personnage, mais le problème de beaucoup d’auteurs est qu’ils ne savent pas doser.

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  1. J’ai l’impression qu’il y a en ce moment la volonté chez certains auteurs ou autrices anglo-saxons de créer une SF diplomatique par réaction à la SF militaire (j’ai vu qu’un autre auteur Drew Williams fait des romans avec des diplomates et des espions dans l’espace aussi). Je me demande s’il n’y a pas quelque chose qui est en train de naître là. Trop tôt pour le dire. Mais ce serait quand même une bonne chose face à une SF militaire étouffante et parfois assez problèmatique. Il y a de la bonne SF militaire. Mais dans une société comme la nôtre focaliser sur les solutions violentes, ça pose quand même des questions sur la manière dont l’humanité se voit. C’est pour ça que si un contre courant focalisant sur les solutions non violentes se met en place, c’est quand même une bouffée d’air frais.

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    • Moi je veux bien qu’une SF diplomatique prenne de l’ampleur, mais encore faut-il que ce soit fait avec un minimum d’habileté littéraire. Ce qui, à mon sens, n’est pas du tout le cas ici.

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