Espace connu – Intégrale – Larry Niven

Histoire du futur, certes, mais surtout du lointain passé !

Une version modifiée de cette critique est parue dans le numéro 97 de Bifrost. Vous pouvez retrouver toutes mes recensions publiées dans le magazine sous ce tag. Je vous rappelle aussi (parce qu’un aponaute me l’a demandé) que le Bifrost 101, comprenant une traduction d’Hannu Rajaniemi et un article bibliographique consacré à Dan Simmons rédigés par votre serviteur, sort aujourd’hui. 

espace_connu_nivenAprès l’intégrale du cycle de L’anneau-monde, Mnémos propose un second omnibus regroupant cette fois les trois romans majeurs (Le monde des Ptavvs et Protecteur dans des traductions révisées et l’inédit Un cadeau de la Terre) se déroulant dans le même univers, mais à une époque antérieure, celle de la colonisation du système solaire puis des étoiles proches, et du Premier Contact avec des races étrangères. Le premier de ces romans montre qu’une statue d’origine inconnue retrouvée au fond de l’océan est en fait un Thrint, un extraterrestre échoué sur Terre depuis deux milliards d’années. Sa libération de sa stase temporelle donnera lieu à une course effrénée vers Neptune, où il veut retrouver un amplificateur télépathique qui lui servira à dominer la race humaine tout entière. On y apprend aussi les origines de la plupart des formes de vie galactiques. Continuer à lire « Espace connu – Intégrale – Larry Niven »

Le crépuscule de la Hanse – Poul Anderson

Tombe la Longue Nuit

crépuscule_hanseLe crépuscule de la Hanse est le cinquième et dernier tome du cycle de La Hanse galactique, après Le prince-marchand, Aux comptoirs du cosmosLes coureurs d’étoiles et Le monde de Satan. La superbe couverture est toujours signée par Nicolas Fructus, et représente un des personnages les plus emblématiques de cet univers, la Cynthienne Chee Lan. Outre un avant-propos signé par Jean-Daniel Brèque, le traducteur, l’ouvrage comprend le roman éponyme, suivi d’un court essai de Poul Anderson lui-même, datant de 1979, où il parle des Histoires du futur en général et de la genèse de la sienne en particulier (et qui permet de prendre la mesure de l’influence d’Hal Clement -dont je vous ai parlé dans mon Guide du Planet Opera -et de certaines similitudes avec Fondation, notamment une conception cyclique de l’Histoire -même si les interrègnes sont ici incomparablement moins longs).

Les romans de ce cycle (dont j’ai entendu parler pour la première fois en 1990, en lisant GURPS Espace) ont été mon petit bonheur de chaque année depuis la parution du premier, en 2016. Ils combinent en effet énormément de choses que j’apprécie : des personnages hauts en couleur, un style / une traduction virtuoses leur faisant adopter un langage fleuri et imagé, un worldbuilding de compétition, des mondes et des êtres exotiques, des protagonistes qui n’ont l’air de rien mais réussissent à blouser les antagonistes en étant plus malins et rusés qu’eux, l’histoire non plus d’une équipe, d’un équipage, mais bel et bien d’une fraternité qui transcende les espèces, les sexes, les âges. Je ne vous mentirai pas, cet ultime tome est celui qui m’a le moins séduit, non pas parce qu’il serait moins abouti que les autres, mais parce que, décrivant le début de la fin d’une civilisation, d’une époque, d’une ère pleine de promesses et d’aventures, son ton est nettement différent de celui de tous les autres, y compris Le monde de Satan qui commençait déjà à s’engager dans cette voie. On y retrouve certes quelques coups d’éclat linguistiques et roublards de van Rijn, mais le propos est ici nettement plus mélancolique au mieux, voire parfois franchement grave. Malgré tout, l’adieu à nos héros est digne d’être lu, ne serait-ce que pour le plaisir de passer quelques ultimes heures en leur compagnie. Continuer à lire « Le crépuscule de la Hanse – Poul Anderson »

Apophis Box – Janvier 2021

apophis_box_1L’Apophis Box est une série d’articles… n’ayant pas de concept. Enfin presque. Bâtie sur le modèle des « box » cadeau, vous y trouverez à chaque fois trois contenus / sujets en rapport avec la SFFF, qui peuvent être identiques ou différents entre eux, et qui peuvent être identiques ou différents de ceux abordés dans la box du mois précédent. Pas de règle, pas de contraintes, mais l’envie de créer du plaisir, voire un peu d’excitation, à l’idée de découvrir le contenu de la nouvelle Box. Celle-ci est dévoilée le 15 du mois (environ, hein, c’est pas une science exacte 😀 ). Le but étant aussi de me permettre de publier des contenus trop brefs pour faire l’objet d’un des types d’articles habituellement proposés sur ce blog ou dérogeant à sa ligne éditoriale standard, et bien sûr de pouvoir réagir à une actualité, à un débat, sans être contraint par un concept rigide.

Vous pouvez retrouver les Apophis Box précédentes via ce tag. Continuer à lire « Apophis Box – Janvier 2021 »

Seven of infinities – Aliette de Bodard

Un Arsène Lupin féminin dans un empire vietnamien de l’espace !

seven_of_infinities_kindleLes aponautes les plus anciens s’en souviennent peut-être, je vous ai parlé, il y a deux ans et demi, de l’univers Xuya de l’autrice Aliette de Bodard, un contexte de space opera inspiré non pas par la civilisation occidentale mais par la vietnamienne, et comprenant une trentaine de textes courts, essentiellement des nouvelles mais aussi plusieurs novellae, dont The tea master and the detective (à la critique duquel je vous invite à vous référer pour connaître les fondamentaux de cet univers) et The citadel of weeping pearls. Le 31 octobre 2020, est sorti le tout nouveau court roman s’inscrivant dans Xuya, Seven of infinities, d’abord dans une édition papier limitée (et signée), superbe mais au prix prohibitif (35.60 euros !), avant, heureusement, que cette novella ne sorte en version électronique (à un tarif plus de dix fois inférieur !), avec une couverture différente, qui plus est, le 9 décembre 2020. C’est évidemment dans cette dernière version que je l’ai lu.

Si The tea master and the detective était une évidente transposition de Sherlock Holmes dans l’univers Xuya, Seven of infinities utilise le même procédé, mais pour Arsène Lupin cette fois (c’est déjà assez clair à la lecture du texte, mais la fin des remerciements ôte tout doute éventuel sur ce point). Ce qui n’est d’ailleurs qu’une des nombreuses réutilisations de mécanismes déjà abordés dans les autres novellae qui font que cette fois-ci, le texte n’a pas vraiment fonctionné sur moi, sans pour autant que je puisse le qualifier de mauvais. Ces fameux remerciements montrent d’ailleurs qu’un nombre tout à fait ahurissant de bonnes fées aux noms connus se sont penchées sur son berceau. Continuer à lire « Seven of infinities – Aliette de Bodard »

Panthéon Apophien – épisode 4

cropped-apophis-ra_symbolSur ce blog, certains romans sont distingués par un tag prestigieux (si, si) : (roman) culte d’Apophis, qui représente une combinaison de coup de cœur hautement subjectif et surtout de ce que je pense être, objectivement, le meilleur de ce que les littératures de l’imaginaire ont à offrir. À la base, le tag a été attribué aux livres lus après la fondation du Culte, le 5 janvier 2016. Mais au fil des années, certains aponautes m’ont posé la question : et donc, quels sont les (romans) cultes d’Apophis lus avant cette date ? Eh bien la série dont fait partie le présent article, Panthéon Apophien, a précisément pour but de vous parler des cultes avant le Culte, entre 1985 et fin 2015. Chaque article vous présentera trois romans ou cycles, retraçant également en parallèle de façon plus ou moins chronologique (c’est loin, tout ça…) ce qu’a été mon parcours personnel de lecteur de SFFF et mon état d’esprit de l’époque.

Vous pouvez retrouver tous les autres articles de cette série sous ce tag ou sur cette page. Les romans cultes d’Apophis, pré- ou post-2016, sont listés sous cet autre tag. Continuer à lire « Panthéon Apophien – épisode 4 »

Incandescence – Greg Egan

Un immense chef-d’œuvre de (Hard) SF… hélas pour lui !

incandescence_eganJe vous ai récemment parlé du cycle de l’Amalgame de Greg Egan, qui se compose de trois nouvelles, Riding the crocodile (qui sortira en français en 2021 dans la collection Une heure-lumière du Belial’), Gloire (déjà disponible en VF, mais chez Bragelonne cette fois) et Hot Rock, ainsi que d’un roman (qui est l’objet du présent article), Incandescence. Précisons tout de suite que la lecture préalable de Riding the crocodile est très vivement conseillée avant d’attaquer ce livre, à la fois parce que Egan ne s’embarrasse pas trop à décrire l’Amalgame, la meta-civilisation qui a colonisé tout le disque de la Voie Lactée, mais aussi parce que les protagonistes et événements de cette nouvelle sont mentionnés à plusieurs reprises. Je vous encourage d’ailleurs à relire ma critique de Riding, puisque je vais considérer que les fondamentaux de l’univers de l’Amalgame sont connus dans le reste de cet article.

Très clairement, Incandescence est un immense chef-d’œuvre, de Hard SF, bien entendu, mais plus généralement de la Science-Fiction dans son ensemble. Mais (parce qu’il y en a un, et un gros) quand je vois que beaucoup de lectrices et de lecteurs ont eu du mal avec l’aspect scientifique de Diaspora, pourtant, de mon point de vue, nettement plus aisé que celui d’Incandescence, je suis pessimiste pour ce qui est de sa capacité à se vendre massivement s’il était traduit en français. Je ne dirais pas tout à fait qu’Incandescence est un essai scientifique déguisé en roman comme peut l’être L’œuf du dragon de Robert Forward (bien que les deux romans présentent de troublantes ressemblances sur certains plans), car même s’il y a de ça (Egan avait visiblement pour but de s’amuser à décrire la découverte de la Relativité et à faire joujou avec des objets astronomiques extrêmes), il y a aussi une vraie ambition romanesque, et même en lisant les passages les plus scientifiquement ardus en diagonale, il est tout à fait possible d’apprécier le cœur de l’intrigue. Surtout que ce roman répond à la grande question posée dans les trois autres textes du cycle de l’Amalgame, à savoir la nature exacte de l’Aloof, la mutique civilisation qui contrôle la partie centrale de la galaxie et en interdit en grande partie l’accès. Et que je peux vous dire que des romans de ce calibre là, on n’en lit certainement pas tous les jours tant il est incroyablement ambitieux. C’est là qu’on se rend compte qu’il y a eu un complet changement chez Egan ces dernières années, car ses productions récentes, plus orientées thématiques sociétales ou « light » Hard SF, ne sont absolument pas représentatives de cette époque, branche ou phase de sa bibliographie (c’est d’ailleurs là qu’on se rend compte de l’immense gâchis qu’est Perihelion summer, notamment, qui aurait pu boxer dans la même catégorie). Méfiance, donc, Incandescence n’est certainement pas Cérès et Vesta ou Zendegi, et est beaucoup plus exigeant. Continuer à lire « Incandescence – Greg Egan »

L’œil d’Apophis – Hors-série 4 – Toujours pas traduit, toujours pas réédité, que fait l’édition française ?

Eye_of_ApophisIl y a deux ans, j’ai publié un Hors-série de l’œil d’Apophis mettant en lumière le fait que certains cycles ou romans mériteraient soit une traduction, soit une réédition. Il ne s’agissait d’ailleurs que de quelques exemples parmi d’autres, comme cet article publié sur l’excellent blog « Chut ! Maman lit… » vous en convaincra. Vingt-quatre mois ont passé, et parmi ma liste de sept romans ou cycles, je sais que l’un d’entre eux sera traduit (je ne vous dirai pas lequel, par respect pour ceux qui ont partagé l’info avec moi), deux pourraient bien être traduits ou réédités (par le même éditeur), un a été examiné par une autre maison mais rejeté (en raison du coût très important de la traduction), et je fais du lobbying intense pour les trois autres, sans succès pour le moment. Bref, le résultat n’est guère brillant. Et il l’est encore moins quand vous réaliserez que le sujet du présent article est de vous présenter dix autres cycles / livres qui mériteraient aussi une réédition ou une traduction.

Certes, les deux confinements sont passés par là, certes, les éditeurs ne peuvent pas tout traduire, certes, il y a parfois des questions épineuses de droits, certes, des fois le directeur de collection veut mais son supérieur ne veut pas, certes, certains livres sont peut-être dans les tuyaux mais les annonces n’ont pas été faites (pas à moi, en tout cas), certes, une partie de ces livres est toujours disponible d’occasion, certes, pour quelques-uns d’entre eux, le public (ou le libraire…) ne suivra peut-être pas, et certes, mes goûts (ou ceux des blogueuses et blogueurs sur la même longueur d’onde que moi) ne sont clairement pas ceux de nombre de maisons françaises, et si la qualité de certains cycles n’est mise en cause par personne, leur coût de traduction serait apparemment « prohibitif dans l’état actuel du lectorat SFFF ». Certes. Mais bon, vous voulez qu’on parle de Leha et du Livre des martyrs ? Comme le dit le Special Air Service britannique, « Qui ose gagne ».

Vous pourriez vous étonner de l’absence de certains titres (surtout si vous suivez de près et depuis longtemps ce blog), mais je suis au courant de certaines rééditions / traductions à venir prochainement, aussi était-il inutile de les mentionner. Continuer à lire « L’œil d’Apophis – Hors-série 4 – Toujours pas traduit, toujours pas réédité, que fait l’édition française ? »

The rush’s edge – Ginger Smith

The Expanse 2063 : Dark Angel the Blade Runner, par Becky Chambers

rush_s_edgeGinger Smith est une autrice américaine, dont The rush’s edge est le premier roman (et bien que cela ne soit pas explicitement signalé, le tome inaugural d’un cycle). Comme je le disais récemment, une tendance naturelle chez les nouveaux écrivains est de rendre hommage aux univers de SFFF qui les ont influencés, ce qui fait que très souvent, leur œuvre inaugurale peut être décrite comme un mélange plus ou moins réussi du bouquin X, de la série Y ou du film Z. Eh bien ici, on est en plein dedans : nous suivons l’équipage d’un vaisseau récupérateur (un motif particulièrement récurrent dans le New Space Opera -NSO- récent, avec celui du casse à la Ocean’s Eleven) qui ressemble de façon suspecte à celui du Rossinante dans The Expanse, équipage qui comprend notamment un ex-soldat génétiquement modifié (comme dans Dark Angel), incubé in vitro (comme dans Space 2063) dont la durée de vie est sévèrement limitée (comme dans Blade Runner). Il y a d’autres éléments, bien sûr, mais absolument rien n’est original, même si cela ne signifie pas que c’est mal fait, juste extrêmement classique. Si on ajoute à cela un ton un poil trop mièvre (il y a un puissant arrière-goût de Becky Chambers) et des personnages très sympathiques mais sans être non plus très mémorables, on obtient un roman qui ne restera probablement pas dans les annales des experts en NSO, mais (et c’est là que ça devient intéressant) qui, dans la combinaison de son accessibilité, de son humanité et du nombre non négligeable de tropes qu’il brasse, peut constituer une très bonne lecture pour un débutant, voire même une manière de s’initier à la SF.

Bref, c’est un roman parfaitement recommandable, mais probablement pas à tous les profils de lectrices et de lecteurs de SF. Je dois avouer avoir lu la fin un peu en diagonale, je ne suis pas certain de lire la suite, mais cela n’a en rien été un calvaire non plus, et je suis persuadé que cela peut être une lecture fort agréable pour certains d’entre vous. Sans compter que quel que soit le profil de lectrice ou de lecteur, sur le plan des thématiques, c’est en revanche souvent très pertinent, même si un certain côté florianesque dessert un peu la chose. Continuer à lire « The rush’s edge – Ginger Smith »

Anthologie Apophienne – épisode 10

Eye_of_ApophisL’anthologie Apophienne est une série d’articles sur le même format que L’œil d’Apophis (présentation de trois textes dans chaque numéro), mais ayant pour but de parler de tout ce qui relève de la forme courte et que je vous conseille de lire / qui m’a marqué / qui a une importance dans l’Histoire de la SFFF, plutôt que de vous faire découvrir des romans (forme longue) injustement oubliés. Si l’on suit la nomenclature anglo-saxonne, je traiterai aussi bien de nouvelles que de novellas (romans courts) ou de novelettes (nouvelles longues), qui sont entre les deux en terme de nombre de signes. Histoire de ne pas pénaliser ceux d’entre vous qui ne lisent pas en anglais, il n’y aura pas plus d’un texte en VO (non traduit) par numéro, sauf épisode thématique spécial. Et comme vous ne suivez pas tous le blog depuis la même durée, je ne m’interdis absolument pas de remettre d’anciennes critiques en avant, comme je le fais déjà dans L’œil d’Apophis.

Dans ce dixième épisode, nous allons parler, comme souvent dans l’Anthologie Apophienne, d’un texte de Lovecraft (même si celui-ci est assez particulier), mais aussi de Hard SF et de la nouvelle qui, excusez du peu, a lancé la carrière de Dan Simmons ! Sachez que vous pouvez, par ailleurs, retrouver les anciens épisodes de cette série d’articles sur cette page ou via ce tag. Continuer à lire « Anthologie Apophienne – épisode 10 »

Le Janissaire – Olivier Bérenval

La justice du Janissaire

janissaire_bérenvalOlivier Bérenval est un auteur de SF français dont Le Janissaire est le troisième roman. Il se déroule dans le même univers que le second, Nemrod, mais peut se lire de façon tout à fait indépendante et sans aucune connaissance de ce dernier (ce qui était mon cas). Si vous suivez ce blog depuis un moment, vous savez que je suis nettement plus porté vers la Science-Fiction anglo-saxonne que francophone, mais pourtant, il arrive que je trouve dans cette dernière des autrices et des auteurs de grande qualité, les Genefort, Lehman, Lucazeau et autre Pleynet. Ce sont les avis positifs de certains de mes camarades de la blogosphère qui m’ont incité à lire Le janissaire (je signale aussi une couverture de toute beauté), et je dois dire que je n’ai pas de motif majeur de me plaindre de cette lecture, même si j’ai eu quelques points de crispation.

Comme beaucoup d’auteurs de SF (qui tiennent la route…), Bérenval est un fan et un connaisseur du genre, et comme l’écrasante majorité de ceux qui sont encore en début de carrière, il a tendance à rendre hommage aux écrivains qui l’ont inspiré. C’était déjà apparemment le cas dans Nemrod, et c’est également le cas ici. Pour autant, son univers a sa propre personnalité et une atmosphère assez unique et fort agréable. La preuve qu’on peut s’inspirer d’une autre œuvre sans donner dans la copie servile et sans âme ! Continuer à lire « Le Janissaire – Olivier Bérenval »