L’œuf du dragon – Robert Forward

Commentaires 17 Par défaut

Chef d’oeuvre de Hard SF / worldbuilding / création d’alien pour les uns, à fuir pour les autres devant tant de faiblesse et d’aridité littéraire

dragon_s_egg_forwardRobert Forward (1932-2002) était un physicien américain (un pionnier dans la détection des ondes gravitationnelles), dont le travail tout ce qu’il y a de sérieux et réel, pour la NASA, l’US Air Force ou d’autres organismes prestigieux, semble relever de cette science-fiction qu’il finira par écrire en parallèle d’articles scientifiques : il a étudié la possibilité de réaliser concrètement une variante de l’ascenseur spatial, la propulsion par antimatière, le voyage dans le temps, la matière à masse négative, etc. Il a publié onze romans, relevant (logiquement) de la Hard SF, dont le plus connu est L’œuf du dragon, dont je vais vous parler aujourd’hui. Sorti en VO en 1980 (et titulaire du prix Locus – catégorie premier roman- 1981), ce texte a été traduit en France en 1984 puis est sorti en poche en 1990 (notez qu’il existe une suite, Starquake, qui, elle, n’a jamais été traduite). Premier livre de l’auteur (qui devait initialement être co-écrit avec Larry Niven, ce qui n’a au final pas pu se faire. Au passage, Forward remercie aussi Frank Drake, Hans Moravec et Freeman Dyson, excusez du peu !), il se révèle un coup de maître sur le plan du réalisme scientifique, de la construction de l’univers et de la race extraterrestre rencontrée par les humains, et surtout du Sense of wonder, et ceci pour une raison toute simple : les Cheela vivent… à la surface d’une étoile à neutrons !

Considéré comme un chef-d’oeuvre de la Hard SF dans la lignée de Mission Gravité de Hal Clement (c’est l’auteur lui-même qui établit la filiation dans l’appendice), on peut regretter que L’œuf du dragon et son auteur aient autant été oubliés aussi bien en France qu’aux USA : aujourd’hui, lorsqu’on parle de ce genre de Science-Fiction, bien peu sont ceux qui citent Forward comparé à Egan et autres Baxter ou Watts ; le roman n’a pas été réédité depuis près de trente ans en VF et n’existe pas sous forme électronique (sauf en VO -c’est d’ailleurs dans la langue de Shakespeare que je l’ai lu- : remarquez toutefois que sa suite n’est pas disponible sous cette forme même en anglais). Si on ajoute à ce lourd dossier à peu près la même situation (en pire : pas de version électronique du tout, même en VO, pas réédité depuis des lustres) pour son autre livre majeur, Le vol de la libellule (qui décrit de façon réaliste un voyage par vaisseau à voile solaire vers l’étoile de Barnard), on se retrouve devant un des pires cas d’abandon d’un auteur majeur dans un sous-genre donné. Il me semble que du côté de Saint Mammès, il y a une bande d’amateurs de Hard SF, enfin, je dis ça, hein, je dis rien…

Tout commence il y a un demi-million d’années, dans la constellation du Dragon. Une étoile massive passe à l’état de supernova et se transforme en étoile à neutrons qui… hein, quoi ? Une étoile à quoi, vous dîtes ? Pas de panique, allez hop, petit cours d’astrophysique !

Astrophysique 101 *

* Deceiver, Judas Priest, 1976.

Une étoile, comme tout dans l’univers, va naître, évoluer et mourir. La façon dont elle va le faire dépend de sa masse : une petite (moins de 10 fois la masse du Soleil) va gonfler démesurément, se refroidir (en surface, hein, parce que dans le noyau, c’est la fête, par contre), devenir plus rouge, puis finir par expulser tranquillement ses couches extérieures (qui forment ce que l’on appelle une nébuleuse planétaire -qui sont très belles-), laissant un « cadavre » appelé Naine blanche, de la taille de la Terre, très dense (une cuillère à café pèse des tonnes), chaud (100 000 K à la surface à la formation) mais peu lumineux. L’objet va se refroidir au cours d’un temps très, très long (au minimum un million de milliards d’années), pour donner ce que l’on appelle une Naine noire.

Si, par contre, l’étoile fait plus de 10 masses solaires, sa mort va être beaucoup plus spectaculaire : elle va commencer par imploser, avant que les couches extérieures ne rebondissent violemment sur le cœur, formant une explosion colossale appelée supernova. Dans cette phase, l’étoile peut émettre en un temps très court (des jours, voire des mois) autant d’énergie qu’elle n’en aurait fait pendant des milliards d’années, et, dans certains spectres (visible, neutrinos, etc), briller autant que l’ensemble des centaines de milliards d’étoiles de la galaxie qui l’accueille ! A la suite de cette phase, là aussi, un cadavre composé de son noyau est formé. Sa nature dépend de la quantité de matière (exprimée en masses solaires) restante : cela peut être une étoile à neutrons ou, pour les étoiles les plus massives (plus de 30 masses solaires), un Trou noir (la forme ultime de compression de la matière), si l’étoile à neutrons résultant de la supernova dépasse encore 3 masses solaires. Certains types de supernovae sont fondamentaux pour la formation d’étoiles de population I, de planètes, voire d’êtres vivants : c’est au moment de leur explosion que sont synthétisés tous les éléments plus lourds (dans la classification périodique) que le Fer.

Une étoile à neutrons, donc, est un objet encore plus dense qu’une naine blanche (une boite d’allumettes remplie de son matériau constitutif pèserait 3 milliards de tonnes), tellement que les électrons et les protons fusionnent pour donner des neutrons. Sa gravité est colossale (des millions de fois celle de la Terre), et son champ magnétique encore plus. L’objet est tellement compact qu’il concentre une masse supérieure à celle de notre Soleil dans une sphère d’à peine 10-20 Km de diamètre, en rotation rapide (plusieurs tours par seconde, minimum).

L’œuf du dragon

Bon, je recommence. Il y a 500 000 ans, dans la constellation du Dragon, à 50 années-lumière, une étoile massive se transforme en supernova, et laisse derrière elle une étoile à neutrons, qui, bien plus tard, sera surnommée par des astronomes chinois L’œuf du Dragon, ou plus simplement Œuf. La matière éjectée lors de sa formation l’a propulsée pile dans la direction du Soleil, à une vitesse telle qu’en l’an 2000, elle en est à 1/10e d’année-lumière. Mais sa faible luminosité et le fait que ses émissions électromagnétiques focalisées alignées dans l’axe de ses pôles ne pointent pas vers la Terre font qu’elle n’est détectée (par hasard) par une astronome française bossant à Pasadena qu’en 2020. Année où, comme c’est pratique, trololol, un monopôle magnétique (un machin théorique, encore jamais observé, qui porte une charge magnétique ponctuelle, au lieu des deux pôles opposés de nos banals aimants habituels) est découvert dans une mine du Nigéria, menant à des avancées révolutionnaires en matière, notamment, de Fusion nucléaire. Adoncques, hop, on monte une équipe, et en 2050, celle-ci, dirigée par le fiston de notre scientifique française, arrive aux alentours de l’Œuf, dans le vaisseau-arche Saint George, qui va lancer des sondes-robots qui vont se servir d’astéroïdes environnants et des fameux Monopôles magnétiques pour construire une zone où l’espace-temps est artificiellement aplati, devant protéger le vaisseau scientifique Tueur de dragon contre l’effroyable gravité de l’étoile à neutrons (en transformant les astéroïdes en objets faits de Monopolium, une matière presque aussi dense que le Neutronium).

Et c’est là que, pour le lecteur, un éventail sans fin de merveilles commence, car la vie existe sur l’étoile à neutrons : les Cheela sont des sortes de demi-coquilles de 0.5 mm de diamètre et d’épaisseur, mais pesant autant qu’un homme (environ 70 kg) du fait de la densité colossale de la matière qui les compose, et d’une température de près de 9000 K (contre 8200 pour la surface de leur monde, qu’ils ne perçoivent pas comme un soleil mort mais bel et bien comme une planète). Ce sont les descendants de formes de vie « végétales » (exploitant un gradient thermique et pas la photosynthèse), qui, par mutation, sont devenues mobiles et capables de former de nouveaux pseudopodes, voire « os » (les leurs sont des cristaux hyper-résistants) pour se déplacer ou manipuler les objets. Ils ont douze yeux pédonculés, ce qui fait qu’ils comptent en base douze. Leur système « génétique », à triple redondance pour tenir compte des contraintes de l’environnement, et surtout leur structure, à liaisons nucléaires et pas moléculaires, sont radicalement différents des nôtres. D’ailleurs, cette structure explique qu’ils vivent un million de fois plus vite que nous (du fait de la prédominance de l’interaction nucléaire forte)  : un Cheela a une espérance de vie maximale de 45 minutes, mais c’est pour lui l’équivalent d’une vie, de 85 ans à notre propre échelle. Les femelles pondent des œufs, et les yeux des Cheela perçoivent les UV et une partie du spectre des rayons X. Ils s’orientent grâce à un sens magnétique similaire à celui des oiseaux migrateurs.

Cette espèce vit dans un environnement proprement incroyable et inhumain, où l’atmosphère d’un demi-centimètre d’épaisseur est formée de Fer gazeux, où l’équivalent de l’Himalaya fait 10 cm de haut (en même temps, avec une gravité de surface de 67 milliards de G, hein…), où le monde fait un tour sur lui-même en 200 millisecondes, et où le champ magnétique local est si colossal (des millions de millions de Gauss) qu’on ne peut se déplacer facilement que dans la direction est-ouest et que vos propres noyaux atomiques sont déformés par sa puissance hors-norme !

Structure et intrigue *

* Stargazer, Rainbow, 1976.

Le livre est divisé, en gros, en cinq parties : un rapide prologue montrant la formation de Œuf (qui est quasiment un bout d’essai scientifique -même si, et l’auteur lui-même ne s’en cache pas, certains pourraient considérer tout le roman comme tel-), une petite partie se passant en 2020 et montrant sa découverte aux abords du Système solaire (partie très technique également, mais montrant les personnages humains les plus intéressants de tout le bouquin), une phase encore plus courte montrant le voyage à 2120 UA (Unités astronomiques, correspondant à la distance Terre-Soleil : 150 millions de Km) de la Terre, puis (pour l’essentiel) la journée du 20 juin 2050 (et je rappelle que 24 heures pour nous représentent près de 2740 ans à l’échelle des Cheela !), avant de terminer par un appendice technique très, très bien fait, donnant aux amateurs de Hard SF bien plus de détails, démontrant, s’il en était besoin, la solidité de l’univers et des Cheela.

Lors de cette journée fatidique, les humains, qui se placent en orbite et vont étudier l’étoile à neutrons, vont y détecter les signes de la présence d’une vie intelligente, puis communiquer avec elle et lui transmettre leurs connaissances scientifiques. Mais le paradoxe est que l’élève va dépasser le maître, le rythme de vie des Cheela leur permettant de surpasser les connaissances humaines avant de leur rendre visite dans leur propre version d’un vaisseau spatial, pour une rencontre brève (à l’échelle humaine) mais aux conséquences… vertigineuses.

Ce qui est extrêmement intéressant est le décalage entre le rythme de vie des deux civilisations, et la façon dont l’apparition des vaisseaux humains va tout changer : au tout début de l’histoire des Cheela, nous assistons aux premières grandes découvertes scientifiques, l’agriculture et les mathématiques. Un « volcan » (l’équivalent sur une étoile à neutrons, du moins) va forcer les Cheela évolués à chercher des terres plus sûres, entamant un voyage périlleux qui va les confronter à des bandes barbares, aux périls de leur environnement (ils sont forcés de voyager dans la direction « difficile », nord-sud, celle où leurs corps subissent une force qui cherche à les réorienter dans le sens des lignes du champ magnétique) et même à une zone en apparence infranchissable, où leur sens magnétique de l’orientation est brouillé (l’équivalent d’un océan, dans la dimension « obstacle à l’expansion », sur Terre, si vous voulez), avant d’atteindre la terre promise, où les plantes et le gibier sont abondants, où le ciel est clair de fumées volcaniques et où nul barbare n’est aux portes (comme dirait un de mes philosophes préférés, Patrick Rondat). Bref l’Amérique locale, quoi !

A partir de là, nous allons assister à l’évolution à la fois de la civilisation et de la science Cheela, et d’abord à l’émergence de la religion, car de ce nouvel endroit, on aperçoit notre Soleil, divinisé sous le nom de Bright (brillant, lumineux). Plus tard, lors de l’apparition de Tueur de dragon et de ses six satellites compensateurs gravitationnels en Monopolium, de nouveaux mythes apparaîtront. On assistera alors à la montée en puissance d’un grand empire (pseudo-romain) confronté aux invasions barbares, à l’apparition d’un prophète (qui, chose amusante, se fera tuer par la faute du clergé, pour qui il est devenu bien gênant lorsqu’il veut les empêcher de collecter des taxes. On remarquera d’ailleurs qu’il fait de la religion « à la Fondation« , en étant certain que ce qu’il prédit va arriver), aux changements de paradigme scientifique ou impulsés par le contact par flash laser avec les humains, à la montée en puissance d’une dictatrice qui, rendez-vous compte, est suffisamment perverse pour garder la trace de ses œufs et vouloir monter une dynastie héréditaire, et j’en passe, le tout culminant avec la brève rencontre entre vaisseau humain et Cheela, et les implications vertigineuses des données scientifiques que ces derniers fournissent à leurs bienfaiteurs humains, afin de rééquilibrer la balance entre les êtres venus du monde électronique et ceux régnant sur les, hum, royaumes neutroniques.

A vénérer ou à fuir, au choix

Alors soyons clairs, ce texte (et je dis bien : texte) est un des sommets de la Hard SF, c’est absolument incontestable. Outre le réalisme et le degré de précision des particularités de l’environnement extrême utilisé, l’espèce Cheela est décrite presque de A à Z, que ce soit dans le roman ou dans l’appendice technique. Sur ce dernier plan, un seul auteur s’est hissé à ce niveau (et à mon avis, même un petit peu plus), et c’est Stephen Baxter avec ses Xeelees (notamment dans Exultant, un des livres de Hard SF les plus fondamentaux de toute l’histoire de ce sous-genre). D’ailleurs, puisque je parle de ressemblances, on sent que Forward a influencé énormément de monde, d’Egan dans Dichronauts à Tchaikovsky avec Dans la toile du temps. On notera toutefois des clins d’œil de Forward à des œuvres antérieures à la sienne, comme dans la scène avec Quick-Mover, qui ressemble étrangement (et ce n’est évidemment pas un hasard) à celle où, chez Clarke, Guetteur de lune amorce le développement technologique et celui de la civilisation en employant un os comme arme (ici une dent).

Le problème est que si c’est didactique et que, à mon avis, c’est compréhensible par tous avec un peu d’efforts pour se racler la soupière, ça reste avant tout un essai déguisé en roman : les personnages humains sont extrêmement faibles (en même temps, ils ne sont clairement pas au centre du récit), l’écriture de la partie située en 2020 fait vieillotte, avec ses références à l’URSS et à une informatique antédiluvienne, celle de la partie Cheela relève du conte philosophique mais fait un peu naïve / simple / Young adult / bas de gamme (vous choisirez ce qui vous convient le mieux ; on notera toutefois un intéressant glissement de vocabulaire et vers un style plus abouti après le contact avec les humains -qui sont surnommés, de façon amusante, « the Slow Ones »-, ce qui me fait dire qu’on est moins sur de la maladresse -du moins, pas tout le temps- que sur quelque chose d’intentionnel, une sorte de passage, à l’échelle d’une civilisation, du stade d’enfant à celui d’adulte) et globalement, ce sera un peu sec pour certains lecteurs, notamment du fait de la discordance entre les rythmes de vie des deux civilisations, car l’écrasante majorité des personnages Cheela (à part le Léonard de Vinci local, Swift-Killer) disparaît à la vitesse de l’éclair, au bout de quelques paragraphes / pages. Difficile, pour le lecteur qui a besoin de s’attacher à un personnage, de se trouver un point d’ancrage, donc. Et dans le gros du roman, il y a certes une alternance entre le point de vue humain (très bref) et Cheela (qui forme l’écrasante majorité du texte) en permanence, mais les apparitions humaines sont si brèves que, là aussi, difficile de se trouver un point d’ancrage, même si, cette fois, les personnages restent évidemment les mêmes. On remarquera, au passage, le chassé-croisé amusant entre les deux parties (humaine et Cheela), certains événements mystérieux pour les uns étant expliqués par les actions des autres (et la partie humaine donnant lieu à une explication technique de phénomènes paraissant incompréhensibles pour les Cheela : des fois, ça fait presque « making of »).

Notez que certains n’ont jamais accroché à ce livre parce que pour eux, l’anthropomorphisme est trop grand : ils n’y voient qu’une allégorie de l’histoire humaine, de son développement scientifique et technique, dans un cadre certes inhabituel, mais qui aurait tout aussi bien pu être une banale planète, et regrettent que la civilisation Cheela ne soit pas plus « exotique ». Je ne suis que très, très partiellement d’accord avec ça : c’est oublier très vite les particularités de la direction est-ouest et nord-sud, la difficulté de l’ascension des montagnes du fait de la gravité colossale, tout ce qui tourne autour des œufs, du sexe (omniprésent), de la consommation des cadavres ou de l’absence de sommeil et de leurs conséquences sur la structure sociale ou le mode de vie, les contraintes technologiques imposées par une vitesse de libération égale à 1/4 de c, le fait qu’un astronaute doive pouvoir garder sa cohérence sans que l’absence de gravité ne disperse sa structure, etc. Donc aller dire que c’est juste une banale allégorie du développement cachée sous quelques oripeaux exotiques, je trouve cela extrêmement exagéré, pour ma part.

Bref, si vous aimez la Hard SF, que l’absence de qualité littéraire formelle ne vous dérange pas outre mesure, et que le Sense of wonder est ce que vous recherchez avant tout dans un livre de SF, celui-ci est pour vous, et vous allez le vénérer. Sinon, fuyez, pauvres fous !

La fin, ah, la fin ! Elle est vertigineuse, énorme, colossale. Sacrés Cheela !

En conclusion

Chef-d’oeuvre ultra-méconnu et presque oublié de Hard SF (tout comme son auteur), L’œuf du dragon montre l’évolution de la civilisation et de la technologie d’une race vivant… à la surface d’une étoile à neutrons (si, si), alors que celle-ci est influencée par l’apparition dans son ciel d’astronefs humains. Naviguant entre le conte philosophique et le quasi-essai scientifique, ce « roman » manquera de qualités littéraires pour certains (caractérisation faible, style assez pauvre, etc), se limitera à une bête allégorie des grandes découvertes, de la montée en puissance des grands empires ou des changements de paradigme (religieux, notamment) pour certains autres, mais provoquera un émerveillement sans bornes chez l’amateur de Hard SF, de Sense of wonder, d’environnements hautement exotiques / extrêmes et d’aliens où le créateur se racle un peu plus la soupière que pour accoucher d’un Ewok. En deux mots, selon votre profil de lecteur, ce sera à vénérer ou à fuir. Moi, je vénère !

(existe en français -difficilement trouvable-, mais au cas où, le niveau d’anglais est facile, et les termes scientifiques sont expliqués par l’auteur le plus souvent. Si vous voulez soutenir financièrement le blog via votre achat en VO, c’est par ici, merci !).

***

Retour à la page d’accueil

17 réflexions sur “L’œuf du dragon – Robert Forward

  1. Super critique, bravo, je sais pas comment tu fais ! Je suis rassuré de lire que le livre est assez accessible (c’est mieux pour quelqu’un qui débute dans le genre !), en voyant le profil de l’auteur j’avais peur que ce soit particulièrement difficile à lire. Pas sûr que les défauts comme l’absence de qualité littéraire soient rédhibitoires pour moi. J’ai vraiment hâte de lire en tout cas, normalement ce sera pour la semaine prochaine. 🙂

    Aimé par 1 personne

  2. Salut, belle critique pour ce ‘roman’ qui m’avait beaucoup plu à sa sortie chez Robert Laffont. Par contre, je confirme que les amis à qui j’en ai conseillé la lecture m’ont tous engueulé pour cette soupe ‘sciento-technique’ imbuvable. Certains m’ont même ostracisé un moment, après que j’aie réitéré avec le Vol de la Libellule. Il s’agit donc bien d’une Hard SF fan zone.
    J’ai réussi à me procurer Starquake en début de cette année et j’ai relu ces deux livres en vo avec grand plaisir. Ce second tome est à mon humble avis plus romanesque tout en nous réservant une fin encore une fois bluffante avec un nouvel ‘objet’ emprunté à la physique de pointe.
    Dans Starquake, l’intrigue est surtout cheelacentriste, les humains étant relégués en position de cousins retardés, voir encombrants.
    Pour ceux qui ont apprécié les Cheela dans l’Oeuf du Dragon, vous aimerez sans doutes sa suite.
    Par ailleurs, je trouve que les espèces aliens de Robert L. Forward sont particulièrement intéressantes, au point de vue physiologique du moins, pour le début des années 80. Qu’il s’agisse des Cheela ou des congénères de **Clair•Blanc•Siffleur** dans le Vol de la Libellule et ses quatre suites dont les trois premières sont en attente dans ma liste.
    Bonnes lectures.

    J'aime

  3. Les amateurs mammésiens de hard SF connaissent l’existence de « L’Œuf du dragon » ^^
    Et ils en partagent le ressenti : un roman excitant par certains aspects (la vie sur une étoile à neutrons, bon sang, si ça ne fait pas rêver, ça) et un peu foireux par d’autres aspects (les personnages humains, le style). La suite, « Starquake », m’a paru assez anodine (et agaçante avec des Cheela trop anthropomorphisés à mon goût). Mais ça mérite qu’on se penche sur la question…

    Aimé par 1 personne

    • Oui, je me doute qu’une confrérie d’experts de votre calibre connaît un tel classique ^^ Content de savoir que vous gardez l’idée dans un coin de votre tête, en tout cas 😉

      J'aime

  4. L’auteur apparaît dans cette vidéo, c’est à partir de la 39ème minute :

    Sinon ce fut pour moi une très bonne lecture, je n’ai pas été gêné par le style (je trouve au contraire que ça améliorait la fluidité de la lecture) et même si les personnages humains étaient assez inintéressants et creux (par contre ils ont tous plusieurs doctorats, attention ça rigole pas !) c’est l’histoire de la civilisation Cheela et son bouleversement au contact de l’Homme qui était le plus fascinant. Là j’attaque un autre livre de Hard SF méconnu, le Nuage noir de Fred Hoyle (une sacrée tête aussi celui-là) et après je ferai un petit détour par la Fantasy.

    Aimé par 1 personne

      • Merci ! En Fantasy j’ai quelques livres dans ma bibliothèque : Terremer (Le Guin), les deux premiers tomes des Dames du Lac (Bradley), Les habitants du mirage (Merritt), Le Tarnier de Gor (Norman), La Belgariade (5 tomes) (Eddings), Jirel de Joiry (Moore) et La Légende de Marche-Mort (Gemmell). Chopés dans des Cash Converters ou chez Emmaus pour pas cher, mais je ne sais pas trop par quoi commencer. La balance penche plutôt du côté de Terremer ou du Gemmell, mais ça fait partie de cycles et comme le second est le 7ème volume de Drenaï je ne suis pas sûr que ce soit bon de démarrer avec ça.

        J'aime

          • Merci du conseil, je commencerai donc par Terremer. 🙂 J’étais en train de lire l’article intitulé « Sous-genres majeurs de la Fantasy » et j’ai appris plein de choses intéressantes, la distinction entre Heroic et High Fantasy me paraît claire à saisir et la Dark Fantasy est un sous-genre qui pourrait vraiment de plaire (et que je creuserai assurément) !

            Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.