Dans ce neuvième épisode de la série des A-Files (des articles de fond consacrés aux grandes thématiques et éléments emblématiques de la SFFF), je vais traiter d’un groupe de romans très particuliers, sorte de sous-genre hautement exotique du Planet Opera dont, au moment où je rédige ces lignes, je suis en train d’écrire le Guide de lecture. En effet, certains auteurs, plutôt que d’imaginer une simple planète aux particularités intéressantes, sont allés beaucoup plus loin : ils se sont demandés ce que donnerait un univers, le nôtre ou un autre entièrement imaginaire, qui ne posséderait pas les mêmes lois physiques. Ainsi, par analogie avec le Planet Opera, j’ai imaginé le terme d’Universe Opera pour classer les livres concernés dans un sous-genre ou une thématique commune. Et puis je me suis rendu compte qu’on pouvait aller plus loin : dans certains cas, les lois de notre cosmos, qui sert de cadre à l’action, sont inchangées, mais grâce à une technologie avancée, les humains ou une autre race créent d’autres univers, tandis que dans d’autres œuvres, les humains (ou des aliens, peu importe) modifient les lois de leur cosmos (volontairement ou par accident), ce qui fait qu’on peut aussi classer les bouquins concernés dans un hypothétique Universe Opera. Je vous propose donc un mini-guide de lecture, accompagné d’un tour d’horizon des mécanismes mis en jeu.
Dans les mois qui viennent, je vous proposerai (au moins) deux autres « guides annexes » à celui du Planet Opera, un concernant les BDO (Big Dumb Objects) et l’autre les astéroïdes aménagés. Vous aurez aussi droit au deuxième volet de la liste de lecture de la SF à environnements exotiques. Au passage, vous pouvez retrouver les anciens épisodes de cette série d’articles de fond via cette page ou ce tag. Continuer à lire « The A(pophis)-Files – épisode 9 : Universe Opera ! »
Robert Heinlein (1907 – 1988) est considéré par le public anglo-saxon comme un des trois grands auteurs de l’âge d’or de la Science-Fiction, avec Asimov et Clarke. Pour autant, si, en France, même les gens qui ne sont pas adeptes de nos mauvais genres ont au moins entendu parler de ces deux derniers, Heinlein, lui, reste plus largement méconnu. Au mieux, on vous citera Starship Troopers, dont l’adaptation cinématographique est sans doute une des plus grandes trahisons de l’oeuvre originale de tous les temps.
Le monde de Satan est le quatrième (et avant-dernier) tome de La Hanse galactique, après
Steven Brust est un auteur américain d’origine hongroise (ce qui se retrouve dans le nom du héros du roman dont je vais vous parler : Vlad Taltos -Taltos étant un équivalent de shaman, personne dotée de pouvoirs surnaturels, en hongrois-), admirateur de Roger Zelazny, notamment dans sa manière de ne pas forcément séparer les codes de la fantasy de ceux de la SF, opinion qu’il met en application dans Jhereg, premier tome du vaste cycle Dragaeran. Si je prends une centaine d’entre vous, et que je vous demande de me citer au moins un cycle de SFF comptant au minimum une dizaine de romans (séries dérivées comprises), il est très probable qu’on me mentionne La roue du temps, Le livre des martyrs, Honor Harrington, voire même Polity, bref les plus connus soit en France, soit des gens qui suivent ce blog. L’oeuvre phare de Steven Brust, pourtant méconnue chez nous (seuls les quatre premiers tomes ont été traduits, et édités entre 2006 et 2009 par Mnemos puis Folio SF), s’inscrit au sein de la liste très fermée de ces sagas monumentales : elle compte quinze tomes au moment où je rédige ces lignes (dix-neuf sont prévus : un pour chacune des dix-sept maisons nobles de l’Empire sur lequel est centré l’histoire, un appelé Taltos, et un nommé en anglais Le contrat final), plus un cycle dérivé qui compte cinq romans de plus. Et même si ladite saga n’atteint pas tout à fait la popularité de certains des cycles prestigieux cités plus haut, elle reste massivement appréciée dans le monde anglo-saxon (plus de 13000 notes pour Jhereg sur Goodreads, ce qui est plus que pour 
Carole Johnstone est une autrice écossaise, qui a obtenu le British Fantasy Award de la meilleure nouvelle en 2014. Déjà publiée par une dizaine d’éditeurs, elle nous propose aujourd’hui gratuitement (en anglais) une novelette (ou nouvelle longue, dans la terminologie française) sur
Je vous ai déjà un peu parlé de Tobias S. Buckell dans une précédente
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Le 19 juin, sortira chez J’ai Lu, dans la collection « Nouveaux millénaires », un recueil contenant cinq nouvelles et une novelette (nouvelle longue, selon la terminologie française) signées Charlie Jane Anders. J’ai eu l’occasion de lire cette dernière en VO, et comme vous pourrez le constater si vous lisez
Walking to Aldebaran est le tout nouveau roman court signé Adrian Tchaikovsky, publié chez Solaris en ce 28 mai 2019. Tout comme le récent