The tangled lands – Paolo Bacigalupi / Tobias S. Buckell

Une fantasy alliant un solide fond (principalement écologiste) avec une forme à la fois exotique et sombre 

tangled_lands_bacigalupiContrairement aux apparences, The tangled lands n’est pas tout à fait un roman écrit à quatre mains par Paolo Bacigalupi et Tobias S. Buckell, mais plutôt un fix-up de (longues) nouvelles situées dans le même monde, partageant certains personnages, mentionnant des événements communs, mais pouvant, à part ça, se lire de façon indépendante, même si, lues à la suite, elles forment aussi une seule histoire de la ville de Khaim. Sur ces quatre textes, deux ont déjà été publiés (isolément et dans un recueil -audio- commun nommé The Alchemist and The Executioness), The alchemist de Bacigalupi (traduit chez nous sous le nom L’alchimiste de Khaim) et The Executioness de Buckell, tandis que les deux autres sont inédits (vous trouverez en fin de critique une liste complète de liens vous permettant de faire un tri là-dedans, en VO et en VF).

Les préoccupations écologistes de Bacigalupi sont bien connues, bien que s’exerçant d’habitude dans un registre SF. Ici, elles sont transposées dans un monde secondaire et un contexte de Fantasy, où l’usage de la magie provoque la pousse d’une ronce empoisonnée qui finit par chasser les gens de leurs champs, de leurs mines et de leurs cités, créant des colonnes de réfugiés « climatiques », en quelque sorte. Et lorsqu’on sait que n’importe qui peut potentiellement utiliser la magie et que l’interdiction théorique de l’employer édictée par les autorités est en fait assez peu suivie…

Je vais maintenant examiner chacun des quatre textes, vous en faire un résumé, vous donner un avis individuel dessus, avant d’émettre une critique générale sur ce recueil. Mais d’abord, un petit point sur l’univers.

Univers

L’univers commun aux quatre textes est un monde secondaire relevant de la Silk Road Fantasy, la Fantasy de la route de la soie (ici remplacée par celle des épices), c’est à dire avec une inspiration se baladant quelque part entre l’Arabie / la Perse (notamment du fait de l’évocation de tapis volants ou de jardins suspendus) et surtout l’Inde (noms de villes comme Jhandpara ou Junpavati, clairement plus hindous qu’arabes, nombreuses divinités ayant de multiples têtes / visages ou bras, dieu éléphant).

Le point capital à retenir est que l’usage du moindre sort relâche dans l’air une forme d’énergie capable de fertiliser les graines d’une ronce aux épines puissamment soporifiques (dans le genre sommeil éternel…), ET que la pousse de ladite plante se fait à distance de l’endroit où le sort a été incanté. L’usage de la magie étant très répandu (contrairement à la plupart des univers de Fantasy, où il est réservé à une poignée d’érudits et / ou de personnes ayant un don rare), on comprend que pour éviter un désastre environnemental (difficile d’aller exploiter une mine, une parcelle de terre ou de parcourir une route lorsqu’elle est transformée en jungle empoisonnée), on ait eu recours à des mesures radicales : interdiction (sous peine de mort) de son emploi, mise en place d’équipes (avec travail obligatoire) chargées de couper ou brûler la saloperie qui, hélas, a une croissance explosive et une résistance surnaturelle (au gel, notamment). Peine perdue, hélas, le mal gagnant sans cesse du terrain, des territoires nordiques aux rivages de la mer. Les cités, champs et exploitations humaines sont abandonnées les uns après les autres, et les réfugiés sont légion. Et ce d’autant plus que les pillards Paikans, des extrémistes anti-magie, attaquent les villes « infectées ».

The Alchemist (L’alchimiste de Khaim) – Paolo Bacigalupi

Nous faisons la connaissance de Jeoz, un alchimiste de la cité de Khaim, jadis une ville modeste de l’empire qui a vu sa population et son importance augmenter de façon exponentielle et au fur et à mesure que les autres centres urbains étaient attaqués par les Paikans ou abandonnés. Malgré les risques encourus, l’alchimiste fait usage de la sorcellerie pour soigner sa petite fille, Jiala, dont les poumons sont malades. En parallèle, depuis quinze ans, il expérimente un dispositif alchimique, le Balanthast, supposé cramer la plante jusqu’à la racine et empêcher la repousse. Alors qu’il est au bord de la ruine, et contre toute attente, il réussit enfin à le faire fonctionner, avec des résultats spectaculaires. Il s’empresse d’aller présenter sa trouvaille au Maire et à l’Archimage local (le seul autorisé légalement à pratiquer la magie -et quelle magie !-), ce qui s’avérera être une lourde erreur, les deux potentats en faisant un usage auquel il ne s’attendait pas !

Cet excellent texte, narré à la première personne, allie une écriture très agréable, un monde brossé à grands traits mais fascinant, ainsi qu’un sous-texte écologique et politique très solide. Il interroge, via cette allégorie de la ronce, notre je-m’en-foutisme en matière d’écologie (un sort lancé fait pousser la ronce chez le voisin, voire cent kilomètres plus loin, après tout, mais pas chez soi), et via le Balanthast, la responsabilité des scientifiques de ne pas fournir béatement n’importe quelle invention aux politiques (ou aux militaires), sans réfléchir à ce que ces derniers pourraient en faire. Et de fait, il interroge aussi sur les monopoles d’État et la façon de les conserver à tout prix. Bref, cette fantasy post-apocalyptique et écologiste est en tout point brillante.

The Executioness – Tobias S. Buckell

Comme annoncé, ce second texte peut se lire soit de façon indépendante, soit dans la continuité du précédent. On y suit Tana, la fille d’un des bourreaux de Khaim, ceux qui font appliquer la sanglante répression anti-magie décidée par le Maire et l’archimage Scacz. Alors que le vieil homme est mourant, elle doit revêtir sa cagoule et manier sa hache pour mener à bien une exécution à sa place. Mais pendant ce temps, les pillards Paikans attaquent la Petite Khaim, le bidonville qui s’est créé pour accueillir les réfugiés (surtout ceux d’Alacan) de l’autre côté de la rivière Sulong. Lorsqu’elle revient chez elle, son père est mourant, son mari décédé, et ses deux fils ont été pris comme captifs par les assaillants. Armée seulement de sa hache et de son courage, elle va alors se lancer à leur poursuite pour finir, après de nombreuses péripéties, par devenir un chef rebelle sous le nom de l’Exécutrice.

Je me demandais ce que pouvait donner le texte d’un écrivain beaucoup moins connu après celui, de très haut niveau, de Bacigalupi, et franchement, je n’ai été déçu ni sur la forme (le texte est très rythmé, plein de rebondissements), ni, surtout, sur la forme. On y découvre un autre pan de cet univers, quittant Khaim pour parcourir la route côtière des épices (équivalent de celle de la soie dans ce monde) au sein de la Caravane Éternelle. Et surtout, on en apprend beaucoup plus sur la cité de Paika et ses habitants, qui sont des intégristes anti-magie suivant « The Way » (la Voie, le Chemin, la Manière) avec autant de fanatisme que leurs équivalents d’Al-Qaïda (qui signifie « la base », ce qui est du même ordre d’idée). Le cœur de cette philosophie est la compréhension que « l’île qui est notre monde est tout ce qui existe » : en clair, on ne peut pas laisser les gens employer impunément la magie, même pour des sorts mineurs, car à chaque fois, cela fertilise les graines du Roncier quelque part, y compris (et surtout, en fait) à des centaines de kilomètres de là. Comme les gens sont incapables de s’auto-discipliner, pour sauver le monde il faut d’une certaine façon le détruire : tuer les adultes (via des raids appelés « abattages », c’est tout dire) et capturer les enfants afin que leurs esprits malléables puissent être endoctrinés, reconstruits, afin de suivre la Voie, donc ne plus utiliser la magie. Il s’agit donc clairement d’une allégorie du fait que la Terre est notre seul foyer et que nous avons tout intérêt à en prendre soin, via une politique environnementale responsable.

En plus du fanatisme et de l’écologie, ce texte interroge aussi les cycles sans fin de vengeance dans lesquels sont bloqués certains peuples en lutte les uns contre les autres depuis longtemps, et a également une dimension féministe affirmée : les hommes n’y font pas attention aux femmes, qu’ils pensent incapables de se battre (ce qui s’avérera être une lourde erreur), et l’auteur souligne très justement que même lorsque ces dernières ne combattent pas en première ligne, leur rôle dans les grandes victoires militaires n’est jamais mentionné dans les livres d’Histoire, alors qu’il est réel (épouse qui accepte que son mari parte à la guerre, rôle de soutien logistique et médical, etc). Le changement de paradigme militaire, le pouvoir égalisateur des mousquets (plus besoin de géants capables de porter de lourdes armes et armures, même une femme peut tuer facilement) est aussi évoqué. Enfin, Tobias Buckell se moque gentiment du téléphone arabe : son Exécutrice est supposée avoir tué quatre Paikans à elle seule, puis quarante, puis toute une armée !

Au final, voilà un texte qui allie une forme fort agréable à un fond solide (féminisme, intégrisme, écologie), et qui n’a pas vraiment à rougir face à celui de Paolo Bacigalupi. Signalons également sa fin très réussie.

The children of Khaim – Paolo Bacigalupi

Nous suivons deux adolescents, Mop et sa petite sœur Rain, des réfugiés d’Alacan, membres d’une jadis puissante famille marchande, qui ont été recueillis, après la mort de leurs parents et la ruine de leur cité, par une relation d’affaires de leur père, le marchand d’épices Teoz. Ils vivent donc désormais à Khaim, et pour pouvoir survivre, travaillent sur le front de coupe du Roncier. La fillette, inexpérimentée, est hélas frappée par le sommeil éternel promis par les épines de la terrible plante, mais son frère se refuse à accomplir le fatal mais salutaire geste qui lui éviterait d’être dévorée vivante par les nuisibles ou de voir son corps encore chaud livré aux appétits de quelque pervers. Il part donc emprunter la charrette de Teoz pour ramener le corps cataleptique dans l’entrepôt de ce dernier : hélas, lorsqu’il revient sur le site, de nuit, sa sœur a disparu ! Il devra alors recourir à l’impensable pour la retrouver : utiliser la magie !

Via ce texte, l’auteur transpose l’avilissement sexuel de La fille automate dans un monde de Fantasy : les « poupées », ces corps plongés dans le sommeil induit par le Roncier, sont recueillies par des mères maquerelles d’un nouveau genre, qui les livrent en pâture aux plus bas instincts sexuels et / ou sadiques de leurs clients. De fait, la transgression est au cœur de la nouvelle, aussi bien sur le plan des actes inavouables commis sur les poupées que lors de l’utilisation de cette magie désormais interdite par Mop. J’en profite pour signaler qu’on en apprend plus, au passage, sur cette dernière ainsi que sur Jhandpara, et que la critique des classes privilégiées sous-jacente est assez acerbe (on la retrouvera également dans la nouvelle suivante).

C’est un texte particulièrement noir (même par rapport aux trois autres, qui sont déjà très sombres), ce qui ne fait paraître sa fin que plus surprenante, quelque part. En tout cas, Paolo Bacigalupi signe, une nouvelle fois, une très bonne nouvelle.

The blacksmith’s daughter – Tobias S. Buckell

Ce dernier texte se déroule des années après l’épopée de l’Exécutrice. Nous suivons Sofiya (les immigrés de la Petite Khaim ont des noms évoquant les Balkans et certains pays de l’Est), fille (et apprentie) de forgeron. Ses deux parents et elle sont mobilisés pour fabriquer une armure pour le fils du Duc Malabaz (déjà croisé dans la nouvelle précédente). Hélas, elle ne donne pas satisfaction au noble, qui donne un ultimatum à l’artisan. Celui-ci préfère tenter de fuir, mais est rattrapé et soumis au courroux du terrible Archimage Scacz (croisé dans The Alchemist et constamment évoqué depuis), qui enterre vivants les deux parents de la jeune femme. Malabaz lui propose de les sauver, à condition qu’elle finisse l’armure dans les quatre jours. Mais Sofiya va concevoir un tout autre plan…

Les poupées sont à nouveau vaguement évoquées, et on apprend que certaines familles transforment intentionnellement leurs filles afin de les vendre pour faire vivre les autres membres. Le texte a aussi un aspect… Clockpunk, avec un étonnant parallèle à faire avec le premier film Iron Man ! Mais c’est surtout à une charge sans merci contre la cruauté de la noblesse de Khaim à laquelle nous avons affaire, encore plus que dans la nouvelle précédente. Si les trois autres histoires du recueil relèvent également de la Dark Fantasy, The blacksmith’s daughter est celle qui en montre le plus le côté brutal et sanglant, via l’impitoyable parcours de son héroïne.

Au final, si, des quatre nouvelles, c’est celle dont le fond est le plus léger (la lutte des classes), c’est aussi peut-être celle qui se révèle la plus prenante, la plus coup-de-poing. 

En conclusion

Ce fix-up rassemble quatre nouvelles situées dans le même univers de Fantasy type Route de la soie (ou plutôt des épices, ici), avec une inspiration plus située du côté de l’Inde que de l’Arabie ou la Perse. Deux sont signées Paolo Bacigalupi, deux Tobias S. Buckell, et chaque auteur présente un texte déjà édité et un autre inédit. Ils peuvent soit se lire de façon indépendante, soit les uns à la suite des autres, narrant la vie à Khaim, la cité bleue.

Il s’agit d’une dark fantasy post-apocalyptique, où l’usage de la magie (très répandu, bien plus que dans la plupart des autres univers relevant de ce genre littéraire) provoque la pousse explosive d’une ronce très résistante et aux graines puissamment narcotiques (dans le genre sommeil éternel…). Il s’agit donc d’une allégorie interrogeant notre responsabilité écologique, les flux migratoires de réfugiés climatiques, l’accueil des migrants, mais aussi les luttes de classe, l’utilisation des découvertes scientifiques et la responsabilité des inventeurs dans l’usage qui sera fait par les politiques de leurs procédés techniques, le fondamentalisme, les sociétés répressives et le contrôle gouvernemental, les déviances sexuelles et la pédophilie, et j’en passe. Le connaisseur de Bacigalupi retrouvera pas mal de tropes utilisés dans la SF de ce dernier, mais transposés, ici, dans un contexte de Fantasy certes extrêmement noir (un point sur lequel je voudrais insister) mais aussi d’un fascinant exotisme.

Au final, ce recueil propose une Fantasy avec un fond inhabituellement solide, et une forme qui, si elle est très sombre, est aussi agréable à lire, que ce soit via le style de Bacigalupi ou le côté prenant et haletant des textes de Buckell ou encore un univers qui tranche radicalement avec le médiéval-fantastique standard, que ce soit dans son exotisme ou son niveau technologique mêlant arquebuses, ressorts et engrenages et inventions alchimiques. Bref, c’est vivement recommandé, à condition d’aimer les univers crépusculaires et de ne pas s’offusquer en l’absence de Happy End.

Niveau d’anglais : pas de difficulté particulière.

Probabilité de traduction : moyenne (la première nouvelle est disponible en VF).

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10 réflexions sur “The tangled lands – Paolo Bacigalupi / Tobias S. Buckell

  1. Le pitch de The Alchemist avec le sort lancé et la pousse incontrôlée de la ronce qui engendre un exode forcé me rappelle un élément central de La Citadelle de Nacre d’Alexis Flamand. Il s’y passe un truc très semblable. Sauf qu’ici le traitement est clairement très sombre, alors que Flamand est plus en mode humoristique. Toutefois le thème du désastre environnemental est clairement marqué, alors que je ne l’avais pas forcément noté. Mais maintenant la métaphore me semble plus qu’évidente.

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      • Hmmmm…je ne sais pas si cela va te plaire. Il y a des éléments auxquels je sais que tu seras sensible, comme la magie, superbement décrite, et les aspects biologie très développés. Pour le reste…on verra. Par ailleurs, si jamais tu trouves le temps, j’aimerais beaucoup avoir ton avis sur Hex d’Allen Steele. J’ai été très critique quant au scénario, en raison de la stupidité des personnages, mais la structure décrite est fabuleuse.

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        • Je l’ai acheté uniquement pour le système de magie, à vrai dire, donc il y a peu de chances que je sois déçu.

          Concernant Hex, c’est purement une question de temps, pas d’envie. A force de repousser les Honor Harrington ou dérivés, par exemple, je me retrouve dans une situation où il y a de plus en plus de nouveaux tomes qui sortent en français et que je ne peux pas lire parce que je ne suis pas assez avancé dans le cycle principal ou les annexes. J’ai donc décidé de me mettre à jour, mais à 1000 pages chaque tome, ça prend une place qui ne sera pas consacrée à autre chose. Idem pour la trilogie de R. Scott Bakker, rien que le premier tome fait 700 pages. Sans compter qu’en avril puis de juin à octobre, la concentration en nouveautés d’envergure va être assez épouvantable. Bref, il me faudra environ un an pour dégager du programme tout ce que je considère comme ultra-prioritaire, et encore, à condition que des sorties sur lesquelles nous ne savons rien (VO, voire VF) ne viennent pas encore se sur-ajouter. Donc oui, Hex sera lu, mais pas avant 2019.

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          • En fait, je me corrige moi-même, la lecture du roman d’Allen Steele n’est pas obligatoire puisque Hex est décrite, et peut-être même mieux, dans la nouvelle Apache Charley and the pentagons of Hex dans Bridging Infinity.

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  2. J’avoue qu’initialement le pitch ne me tente pas des masses, mais je crois que je vais revoir ma copie avec ces 4 nouvelles qui ont l’air bien écrite et avec des chutes satisfaisantes.
    Paradoxalement, je ne suis pas attirée par les textes SFFF écolo, je les trouve généralement trop bancales – surtout sur le question climat/météo.

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  3. J’avoue que ce n’est pas trop mon truc la SFF « donneuse de leçon ». Je n’ai d’ailleurs jamais été tenté par les autres livres de l’auteur (enfin Paolo Bacigalupi) plus ou moins pour cette même raison – mais pas que.

    Après je sais très bien que malgré ça il y en a qui sont vraiment super et que je loupe surement de superbes textes.
    Mais pour moi (dans mon mode de fonctionnement) il y a un moment pour se poser des questions et il y a un autre moment pour lire et se distraire. Et ça ne fonctionne souvent pas très bien quand on mélange les deux car je sors de mon mode « distraction » quand je me met en mode « préoccupons nous du quotidien ».
    Et quand à l’inverse je suis dans une période d’intérêt pour un problème d’actualité en général je préfère des non-fiction sur le sujet et je n’apprécie pas le coté romancé autour.
    Du coup ce genre de lecture ne trouve jamais vraiment sa place.

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    • Je suis un peu comme toi, je lis avant tout de la SFFF pour m’évader, et si je veux réfléchir, je lis un essai (ce que je viens d’ailleurs de faire). Toutefois, si j’ai les deux, à savoir dépaysement + réflexion, je suis d’autant plus satisfait. Et c’est le cas ici.

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  4. J’aime beaucoup la façon qu’a Bacigalupi d’approfondir son fond de commerce: l’écologie. Je rajoute à la pile, encore un livre pour lequel je n’ai aucune visibilité quant à sa lecture prochaine ou non^^ On a pas assez d’une vie, le temps me manque cruellement également !

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