Sortie prévue en 2020-2021, déjà chroniqué sur le Culte d’Apophis !

Chaos_Inside_V2En Décembre – Janvier, de nombreux sites ou blogs spécialisés vous proposent un « best-of » de leurs lectures de l’année (lisez celui de Boudicca, il est très bien fait !), laissent la parole aux éditeurs avec qui ils ont d’étroites relations pour que ces derniers vous présentent leurs nouveautés à venir lors de la prochaine année, etc. Sur le Culte, vous le savez si vous êtes là depuis un moment, je ne fais jamais rien comme les autres. En 2018, par exemple, j’avais proposé une liste de Noël à destination non pas des lecteurs, mais des éditeurs. Cette année, je me suis fait la réflexion que les présentations des nouveautés à venir par les maisons d’édition elles-mêmes étaient forcément succinctes, et fatalement partiales (il est peu probable qu’un directeur de collection ne pousse pas à fond le bouquin qu’il a choisi de publier). Il est aussi peu vraisemblable que vous trouviez ne serait-ce qu’une quatrième de couverture pour en savoir plus si ledit directeur de collection vous parle, en janvier, d’un roman qui ne doit sortir qu’en novembre, les sites marchands ne créant la fiche des livres qu’à l’échelle de 3-6 mois, en général. Et vu que la plupart d’entre vous ne lit pas en anglais, il va vous être difficile d’aller pêcher les infos (résumé, critiques, notes, etc) sur les futures traductions sur les sites anglo-saxons.

Or, il se trouve que dans l’état actuel de mes recherches sur ce que la maison machin ou bidule va publier en 2020, j’ai déjà lu en anglais une bonne douzaine des sorties à venir en 2020, voire 2021 (dans certains cas, lorsque vous lirez en français le premier tome d’une trilogie, j’aurai déjà lu au minimum le second… voire le troisième, ou à peu de choses près). Il m’a donc paru intéressant de vous proposer un résumé de ce que vous allez pouvoir lire dans le futur, avec des liens vers mes critiques complètes pour tout savoir sur le bouquin concerné, en tout cas bien plus qu’un résumé en deux phrases de l’éditeur ou que le simple contenu d’une quatrième. Sans compter que vu qu’il s’agit d’une critique et pas d’un argumentaire de vente, les articles en question pointent aussi bien les forces que les faiblesses des romans concernés.

Bref, si vous voulez, alors que 2019 n’est même pas achevée, déjà tout savoir sur ce que vous lirez peut-être en 2020, voire 2021, le Culte est the place to be !   😉

Dans ce qui suit, les romans sont classés par éditeur, par ordre alphabétique des noms de ces derniers. La majorité des couvertures des VF n’étant pas disponibles au moment où je rédige ces lignes, j’ai mis celles des VO (je modifierai au fur et à mesure qu’elles seront dévoilées). De même, si le titre de la VF n’est pas connu avec certitude, j’ai mis le titre de la VO, ou le titre de travail tel qu’utilisé par la maison d’édition concernée.

Foundryside – Robert Jackson Bennett

foundryside_2Nous débutons donc par Albin Michel Imaginaire, et son Foundryside de Robert Jackson Bennett, un écrivain que nombre d’entre vous aura découvert fin 2018 avec l’excellent American Elsewhere. Cette fois, l’auteur change complètement de registre, pour vous proposer de la Fantasy. Mais une Fantasy très inhabituelle, car recyclant (avec brio) de nombreux codes du… Cyberpunk. Et le résultat est tout à fait enthousiasmant, avec notamment un système de magie qui va clairement entrer dans les annales du genre, pas mal d’humour et des personnages fort sympathiques (dont une… clef !).

Bref, même si vous n’êtes pas spécialement féru de Fantasy, vous auriez tout intérêt à jeter un coup d’œil à ce qui sera, dans ce genre littéraire, sans conteste une des sorties de l’année. Si vous voulez en savoir (beaucoup) plus au sujet de ce livre, je vous invite à aller lire ma critique complète.

Le magicien quantique – Derek Künsken

magicien_quantiqueToujours chez AMI, Gilles Dumay va vous proposer le premier roman de Hard SF de son département éditorial, avec Le magicien quantique de Derek Künsken, un livre assez facile à résumer : c’est Ocean’s Eleven revu par Greg Egan. Non, non, ne fuyez pas à la mention de « Hard SF » ou de Greg Egan, ce livre n’est ni aussi exigeant, ni aussi aride (l’humour y est très présent) que ceux de l’australien, tout en étant capable de satisfaire le vrai aficionado de ce genre littéraire. Il propose une intrigue passionnante, servie par une écriture fluide, agréable et efficace, des personnages complexes et crédibles, un humour occasionnel mais ravageur, un univers d’une richesse surprenante pour un aussi petit ouvrage (moins de 400 pages en VO), ainsi qu’une réflexion d’une grande profondeur, qui là aussi, étonne dans un bouquin de petite taille. Bref, pour son premier roman, Derek Künsken, jusqu’ici spécialisé et reconnu dans la forme courte, signe un véritable coup de maître. Si vous voulez en savoir plus, ma critique complète est à votre disposition.

the_quantum_gardenEt si vous hésitiez encore à vous lancer dans un nouveau cycle (sachant que Le magicien quantique se suffit à lui-même et peut tout à fait s’envisager comme un one-shot), sachez que j’ai déjà lu le tome suivant, The quantum garden : si cette suite est presque d’aussi bonne qualité, et si on garde une partie des personnages du premier tome, le scénario est différent, et le ton plus grave (même si l’humour reste présent). L’aspect Hard SF et le sense of wonder étaient déjà solides dans Le magicien quantique, et ils ne font que se renforcer dans son successeur, qui propose quelques très beaux moments dans ce domaine. Mais surtout, le worldbuilding et la psychologie de certains personnages secondaires s’étoffent, ce qui fait que même si je placerais The quantum garden un poil en-dessous du Magicien quantique, ce livre en est une digne suite et un roman de (Hard) SF de qualité. Pour en savoir plus, lisez ma critique complète !

Émissaires des morts – Adam-Troy Castro

emissaires_des_morts_VFPour terminer avec les sorties 2020 d’AMI, parlons maintenant d’Émissaires des morts de l’auteur américain Adam-Troy Castro, un ouvrage qui rassemblera la traduction de son roman Emissaries from the dead (le premier d’une trilogie) ainsi que celle de quatre nouvelles / novellas, qui se déroulent avant dans la chronologie interne de cet univers et apportent un éclairage important sur Andrea Cort, la protagoniste. Celle-ci, une antihéroïne qui est diplomate et juriste (bossant pour une organisation qui ressemble assez à Contact / Circonstances Spéciales chez Iain M. Banks) alors que dès l’âge de huit ans, elle était considérée comme une meurtrière de masse (et qu’elle a tué depuis…), tient donc autant du personnage de Tom Cruise dans Des hommes d’honneur que de celui de celui de Michael C. Hall dans Dexter (un monstre traque d’autres monstres). Car c’est une enquêtrice hors-pair, appelée pour résoudre aussi bien les meurtres mystérieux que les imbroglio légaux de ceux qui l’ont été. Doté d’un univers à la riche géopolitique interstellaire et inter-espèces, d’un personnage central comme on en voit peu et d’un solide fond thématique (et profondément humaniste), Émissaires des morts est une sortie à ne pas manquer.

Sa critique est si longue que j’ai été obligé de la scinder en deux articles : première partie, deuxième partie.

Vigilance – Robert Jackson Bennett

vigilance_bennett_VFNous retrouvons Robert Jackson Bennett, mais chez le Belial’ cette fois, et dans le registre de la SF dystopique. La novella Vigilance, à paraître dans l’excellente collection dédiée au format court Une heure-lumière (UHL), montre les dérives des médias, du surarmement des civils, de l’auto-défense et de l’informatisation à outrance lorsqu’une émission de télé-réalité organisant des tueries de masse contrôlées accouche d’un monstre. Pratiquement parfait de sa première à sa dernière ligne, Vigilance montre que celle-ci est de mise afin que l’Amérique ne forge pas elle-même l’arme qui va l’abattre. Bref, un texte salutaire et indispensable, sans doute une des sorties de l’année 2020 (les anglophones parmi vous pourront aussi lire avec intérêt -et gratuitement- la nouvelle Black Friday d’Alex Irvine, dans un registre connexe).

Si vous voulez en savoir plus sur ce court roman de Bennett, ma critique complète est disponible.

Eriophora – Peter Watts

freeze_frame_wattsToujours chez le Belial’, et toujours en 2020, vous pourrez lire Eriophora, la traduction de The freeze-frame revolution, magistral texte signé Peter Watts. Ce roman (pas si) court se place dans le même univers que les trois nouvelles jusqu’ici disponibles en français consacrées au vaisseau Eriophora (recueil Au-delà du gouffre), mais peut sans problème être lu même par quelqu’un qui n’en a aucune connaissance. Il s’agit d’une Hard SF singulière, à la fois par rapport à la production habituelle de Watts et par rapport aux standards du genre, dans la manière qu’elle a, sans négliger la technologie ou le Sense of wonder, de mettre au centre du livre les personnages et surtout une excellente intrigue. Elle sera donc lisible même par quelqu’un qui ne lit pas ou même n’aime pas d’habitude ce sous-genre, un peu dans la veine de la « Light Hard-SF » proposée ces dernières années par Greg Egan. On peut même dire que quelque part, Eriophora est un peu le Cérès et Vesta de Watts. Quoi qu’il en soit, que vous soyez expert ou novice en Hard SF, voilà un texte hautement recommandable, qui prouve que le canadien reste sans conteste un des grands auteurs de ce sous-genre.

Pour en apprendre plus au sujet de ce court roman, n’hésitez pas à lire ma critique complète.

La survie de Molly Southbourne – Tade Thompson

survie_southbourne_VFVous avez peut-être récemment lu, et probablement apprécié, le très prenant Les meurtres de Molly Southbourne de Tade Thompson. En 2020, le Belial’ vous proposera sa suite, La survie de Molly Southbourne, dont vous pouvez d’ores et déjà lire la critique complète sur le Culte d’Apophis. Cette seconde novella prend, sur quasiment chaque plan, le contre-pied de la première, que ce soit sur celui de la structure, de l’attitude du personnage (on passe du refus à l’acceptation), de son comportement, passant d’un suivi rigide de règles absolues à une anarchie totale ou presque, et ainsi de suite. Plus encore que le premier texte, celui-ci montre une identité en construction, celle d’un imposteur qui apprend à être ce qu’il est (molly devenant Molly), tout simplement, celle d’une personne qui refuse les Règles qu’on a imposées au fer rouge dans l’esprit de sa « génitrice » et établit les siennes, en totale opposition. On en apprend (un peu…) plus sur le monde dans lequel se déroule ce cycle et sur les bases scientifiques du pouvoir de Molly, et si le récit est globalement prenant et de très bonne qualité, il faut bien avouer que les quarante premiers %, en gros, sont un peu poussifs. Le reste, par contre, rebat les cartes, change tous les paradigmes, mettant en place le décor pour une troisième novella qui s’annonce passionnante.

Bref, même sans l’effet de surprise dont bénéficiait Les Meurtres de Molly Southbourne, Tade Thompson signe un texte de grande qualité, un digne successeur (mais néanmoins antithèse) de son prédécesseur.

Les agents de Dreamland – Caitlin R. Kiernan

Les_agents_de_DreamlandToujours dans la collection Une heure-lumière chez le Belial’, vous pourrez lire en 2020 Les agents de Dreamland de Caitlin R. Kiernan, une autrice irlandaise dont le style a été comparé par S.T. Joshi en personne (THE spécialiste de Lovecraft) à ceux de Poe, Dunsany et Thomas Ligotti (excusez du peu !). Ce texte néo-Lovecraftien exploite certes un classique, mais s’éloigne toutefois des sentiers les plus fréquentés pour employer un pan de la mystique du génie de Providence finalement un peu négligé. Mêlant roman noir, ufologie, Histoire secrète et créatures du Maître, cette redoutable novella en impose, dans un style nettement plus hardcore qu’un Vellitt Boe, par exemple, et qui est plus là pour faire de l’Horreur cosmique que pour mettre absolument au premier plan la personne de couleur (La ballade de Black Tom) ou la femme (Vellitt Boe ; et ce même si cette dernière est largement mise en avant ici). La narration est à la fois complexe et exigeante, adoptant trois points de vue et se baladant sur un intervalle temporel de plus d’un siècle, mais récompensera celui qui aura fait l’effort d’aller jusqu’au bout. S’il est lisible par tous, y compris le néophyte en Lovecrafteries, ce texte ne prendra toute sa pleine saveur que pour quelqu’un qui connaît la nouvelle de Lovecraft sur laquelle il est basé.

Si vous voulez en savoir encore plus sur ce texte glaçant mais de très grande qualité, c’est par ici que ça se passe !

Rose de sang – Nicholas Eames

rose_de_sangVous avez lu et adoré La mort ou la gloire, le premier tome de Wyld de Nicholas Eames et vous êtes hyper-impatient (mais aussi un peu anxieux…) de lire la suite ? Eh bien réjouissez-vous, car la suite, Rose de sang, débarque le… 15 janvier 2020. Et vous n’avez vraiment rien à craindre, car aussi sidérant que cela puisse paraître après un tome 1 d’aussi grande qualité, ce tome 2 est… encore meilleur. Pas juste d’aussi bonne facture, non, encore meilleur. Si, si ! Quoi, vous ne me croyez pas ? Allez-donc lire ma critique complète pour vous en convaincre ! Et quelle couverture d’enfer !

Pour les feignasses parmi vous, j’en livre cependant dans ce qui suit la substantifique moelle : Rose de sang ne déçoit pas, bien au contraire (même si le premier tiers est inférieur aux deux autres et que l’ambiance est parfois assez différente du tome 1) : Nicholas Eames a su retrouver la recette unique, le mélange humour / épique / émotion, qui caractérisait le tome 1 et lui donnait à la fois son intérêt considérable et sa profonde singularité (malgré des bases totalement inspirées par l’ultra-classique Donjons & Dragons). Il ne fait pas tout à fait un copier-coller, cependant, puisque même s’il y a des points communs, il y a aussi des différences, notamment des personnages plus sombres et un côté un peu plus dramatique. Ces personnages, d’ailleurs, sont un des joyaux du roman : encore plus travaillés que les membres de Saga, ils se révèlent attachants et passionnants (surtout Cura). On signalera aussi des scènes de grande émotion combinées avec d’autres qui vont donner un orgasme à tout amateur d’épique et / ou de jeu de rôle (D&DPathfinder), donnant un mélange unique. Et bien sûr, les hommages au monde du rock sont toujours là, ainsi que les ours-hiboux 😀

Thin air – Richard Morgan

thin_air_VFToujours chez Bragelonne, après quelques années sans publier de roman, Richard Morgan revient nous coller quelques bastos dans le buffet avec son nouvel opus, Thin air. L’auteur, que nombre d’entre vous a découvert récemment via la série Altered Carbon, est en revanche bien connu des aficionados de SF sévèrement burnée mâtinée de roman noir, et ce depuis une quinzaine d’années. Thin air se situe dans le même univers que Black Man (rebaptisé Thirteen aux USA), mais en est indépendant et peut se lire sans problème comme un stand-alone, l’intrigue ayant un début, un milieu et une fin. Morgan fait certes du Morgan (Veil n’est qu’une troisième itération de l’ex-supersoldat badass, après Kovacs et Marsalis), mais il le fait en mode 2.0 : meilleurs personnages secondaires, intrigue d’une richesse impressionnante, worldbuilding au top, style toujours aussi rentre-dedans et efficace. Bref, que vous aimiez déjà ce que propose l’auteur ou pas, vous auriez tout intérêt à jeter un coup d’œil sur ce livre, qui mêle roman noir, biopunk et western de l’espace en un mélange harmonieux, sur une planète Mars où la corruption, les corporations, les biotechnologies et le concept de « Nouvelle frontière » règnent en maîtres.

Pour en savoir plus sur cet excellent roman, vous pouvez consulter ma critique détaillée.

L’empire du silence – Christopher Ruocchio

empire_du_silenceTrès grosse sortie de l’été 2018 aux USA, Empire of silence ouvrait une tétralogie mêlant une SF de haute volée avec une ambiance presque Fantasy, évoquant tour à tour Dune, Gladiator ou le Nom du vent. il s’agit du récit fait, alors qu’il croupit en prison, 1500 ans plus tard, de ses premiers pas en tant qu’adulte d’Hadrian Marlowe, à la fois adulé et honni parce que pour gagner une guerre, il a fait sauter un soleil, tuant au passage son empereur et quatre milliards de ses concitoyens, et gagnant le redoutable surnom de Dévoreur de soleil. Dans un univers très influencé par les gréco-romains (alors qu’il ne s’agit pas d’une uchronie) et Frank Herbert, où l’empire Sollan règne sur un quart de milliard de mondes et où la religion est toute-puissante, où les Hoplites ont des lances à plasma et les chevaliers des épées en matière exotique, il va faire son Conan / Kvothe, passant d’une existence privilégiée à l’état de vagabond, puis de gladiateur, de tuteur, de traducteur, avant de finir mercenaire (si, si). Le tout sur fond de guerre contre des extraterrestres remettant certains dogmes religieux en question, les Cielcin.

howling_dark_ruocchio_v2Si ce premier tome m’avait laissé une impression ambivalente (je vous conseille de lire ma -très, très longue- critique pour comprendre pourquoi), en revanche le suivant, Howling Dark, a définitivement remporté mon adhésion : il conserve certes quelques-uns des défauts de son prédécesseur (longueur et trop grand degré de copier-coller par rapport à Frank Herbert et Dan Simmons), mais propose surtout des scènes d’une prodigieuse intensité dramatique, un fond très solide, une fascinante allégorie de La divine comédie de Dante, d’excellents personnages et un fort sense of wonder. Ce qui, à mon sens, fait de lui une des sorties récentes les plus marquantes en matière de Space Opera d’envergure. Je ne saurais donc, en conclusion, trop vous inciter à vous intéresser à L’empire du silence, qui sortira chez Bragelonne en mars !

The rage of dragons – Evan Winter

rage_of_dragonsThe rage of dragons mêle, en un mélange harmonieux et détonant, lesdites créatures de Game of thrones, la quête de vengeance au centre du film Gladiator, et surtout la culture Xhosa dont est issu l’auteur. Les mécanismes mis en jeu (récit initiatique, histoire de revanche) peuvent paraître à la base stéréotypés, mais l’auteur en fait un traitement qui, lui, ne l’est pas, et a tendance a subvertir lesdits poncifs. On remarquera d’ailleurs qu’un des antagonistes est bien plus héroïque et « noble » que le protagoniste !

Fantasy très hautement militaire, d’une violence guerrière extrême, The rage of dragons n’en est pas pour autant (seulement) un livre bourrin : le fond thématique est extrêmement riche (colonialisme, militarisme, système de caste, oligarchie, absurdité d’une guerre de positions se prolongeant depuis des siècles, place d’un objecteur de conscience dans une société centrée uniquement autour de la valeur au combat, défis affrontés par celle-ci lorsqu’elle entrevoit un espoir de paix qui changera à jamais ses fondamentaux -pays à une seule culture, une seule ethnie, monothéiste, etc-). Et de toute façon l’écriture de l’auteur est si prodigieusement immersive et capable d’exceller à vous faire vivre des scènes d’une formidable puissance, qu’elle soit épique, dramatique ou émotionnelle, que vous auriez tort de vous priver de ce qui est incontestablement une des sorties Fantasy de l’année (même si je ne suis pas encore certain de savoir si celle-ci sera 2020 ou 2021), et un premier roman d’une qualité peu commune. On saluera aussi évidemment cette Fantasy à monde secondaire d’inspiration africaine et située dans l’équivalent de l’âge du bronze, quelque chose qui ne court pas (ou plus) vraiment les rues et change radicalement du médiéval-« fantastique » européen, dans lequel la Fantasy a été bien trop longtemps aussi bloquée que les Omehi face aux Hedeni dans le livre.

Pour en savoir plus sur ce véritable coup de poing littéraire, c’est par ici que ça se passe !

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30 réflexions sur “Sortie prévue en 2020-2021, déjà chroniqué sur le Culte d’Apophis !

  1. Uuuuuuuh R.I.P. le portefeuille mais bonjour les heures de joyeuses lectures 😀 Merci pour ce teasing qui met l’eau à la bouche. Perso j’attends évidemment Rose de Sang même si j’ai peur de ce que ça va donner, ayant plus qu’adoré le premier. Je te fais confiance !

    Aimé par 1 personne

  2. The rage of dragons est une merveille ! Pour le fun je le lirai peut être en français. J’ai hâte de lire la suite.
    Parce que c’est de la SF je n’avais pas prêté attention à empire of silence, mais les comparatifs que tu fais me laisse rêveur (surtout pour la comparaison avec le nom du vent). Je vais faire me laisser tenter !
    Merci
    PS : je serais éditeur, je te recruterai hahahahaha

    Aimé par 1 personne

    • C’est clair, aussi bien en VF qu’en VO (le programme de sorties de juillet est tout simplement hallucinant), je suis à deux doigts de penser que 2020 risque fort d’être une année carrément exceptionnelle 😉

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