Survivor
Jack Four est le dernier roman en date de Neal Asher, sorti le 10 juin 2021. Il s’inscrit au sein du vaste cycle Polity, mais n’est pas lié à un de ses sous-cycles : c’est un standalone, comme Prador Moon, Drone (bien que, pour ma part, je considère ce dernier comme le tome 0 du sous-cycle Agent Cormac), Hilldiggers et The technician (ces deux derniers seront critiqués sur ce blog avant fin 2022, normalement. Et en général, pour ce qui est des romans de Neal Asher, que je lis toujours avec grand plaisir, ces prédictions sont respectées). Ce qui veut dire que vous pouvez vous lancer dedans sans avoir rien lu d’autre, l’auteur expliquant d’ailleurs succinctement mais efficacement les bases de son univers (Prador – Polity – virus Spatterjay).
Après l’énormissime The human, sans nul doute le chef-d’œuvre d’Asher, je me demandais comment ce dernier allait pouvoir faire aussi bien, et je m’attendais donc « forcément » à quelque chose de moins bon. Si Jack Four n’est « évidemment » pas aussi bon, il reste tout de même très prenant (surtout dans sa première moitié, comme nous allons le voir), bien qu’à mon avis un peu trop long sur la fin, trop surchargé en combats dans sa deuxième moitié, et avec une révélation finale téléphonée. Pourtant, dans mon panthéon personnel, l’auteur britannique a su se faire une place au sein de mes valeurs sûres, aux côtés des David Weber et autres Peter Hamilton, des auteurs auxquels je reviens toujours avec plaisir et en toute confiance en sachant que même un roman « moyen » émanant de leur plume va me faire passer un très bon moment. Et cela a été le cas ici. Continuer à lire « Jack Four – Neal Asher »
Dix-huitième numéro de la série d’articles L’œil d’Apophis (car rien n’échappe à…) ! Je vous en rappelle le principe : il s’agit d’une courte présentation (pas une critique complète) de romans qui, pour une raison ou une autre, sont passés « sous le radar » des amateurs de SFFF, qui sont sortis il y a longtemps et ont été oubliés, qui n’ont pas été régulièrement réédités, ont été sous-estimés, ont été noyés dans une grosse vague de nouveautés, font partie de sous-genres mal-aimés et pas du tout dans l’air du temps, sont connus des lecteurs éclairés mais pas du « grand public », pour lesquels on se dit « il faudra absolument que je le lise… un jour » alors qu’on ne le fait jamais, et j’en passe. Chaque numéro vous présente trois romans, recueils ou cycles : aujourd’hui, il s’agit d’Exultant de Stephen Baxter, de Destination : vide de Frank Herbert, et du cycle du Guerrier de Mars de Michael Moorcock.
L’aigle et le cobra est le vingt-huitième tome de la série de BD Jour J, qui en comptera quarante-cinq au mois d’octobre 2021. Contrairement à ce que son nom suggère, elle ne relate pas du tout l’histoire du débarquement du 6 juin 1944, le terme « Jour J » étant ici un synonyme de « Point de divergence » tel qu’employé dans les uchronies (genre ou sous-genre littéraire -selon votre conception de la taxonomie- décrivant un monde alternatif ou parallèle où le cours de l’Histoire a divergé par rapport à celui que nous avons connu). Mais même dans ce cadre, il reste trompeur, puisque ces BD ne décrivent pas le point de divergence lui-même mais plutôt ses conséquences, à court, moyen ou long terme. Notez en revanche que la thématique est clairement annoncée à la fois sur la première de couverture (sur celle du tome 28, on lit : -48 : la reine d’Égypte Cléopâtre et son armée marchent sur Rome) et surtout sur la quatrième. Vous remarquerez d’ailleurs qu’alors que l’illustration et le « -48 : etc » de la première de couverture laissent à penser que ce tome est centré sur la reine d’Égypte, le résumé sur la quatrième, lui, indique en revanche clairement que le vrai protagoniste est César (mais bon, j’imagine que représenter Cléopâtre de dos sur la couverture était plus « vendeur »).
Je le disais dans la dernière critique en date, si Greg Egan s’est de plus en plus éloigné, ces dernières années, de l’ultra-Hard SF qui a fait sa renommée, il lui arrive encore, de temps en temps, d’en écrire. Et vu que je préfère (et de très loin) cette branche ou phase de sa bibliographie à celle qu’il privilégie désormais, je m’injecte virtuellement et régulièrement des piqures de rappel, quand, hérétique que je suis, je m’égare à penser que, peut-être, Peter Watts ou Stephen Baxter pourraient, après tout, être le plus grand auteur de Hard SF de l’univers. Il se trouve que le recueil Instantiation, paru début 2020 (400 pages d’Egan au prix grotesquement bas de 2.99 euros en version électronique), comprend, entre autres, une novelette (nouvelle longue -mais moins qu’une novella-) datant de 2019 appelée The slipway, qui regorge de sense of wonder et est un sacré festival de Hard SF, option cosmologie, astrophysique et astronomie. Bref, pile ce dont j’avais besoin.
Pour la quatrième année consécutive, le Bélial’ vous propose, à partir du 20 mai, pour l’achat de deux titres de la collection Une heure-lumière en version papier (le but étant de soutenir les libraires -je précise que l’opération est aussi évidemment valable sur le site de l’éditeur lui-même-), un Hors-série gratuit qui ne sera disponible que par ce biais et seulement dans la limite des stocks disponibles. L’objet ayant une dimension collector (s’échangeant même sous le manteau entre certains blogueurs de ma connaissance 😉 ), s’il vous intéresse, il ne faut pas traîner.
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Comme nombre d’ouvrages van Vogtiens présentés comme des romans, Quête sans fin est en réalité un fix-up assemblé à partir de trois textes courts publiés longtemps auparavant dans le magazine Astounding Science Fiction : la nouvelle Destination Centaure en 1944, ainsi que les nouvelles longues La quête en 1943 et La cinémathèque en 1946. Et le moins que l’on puisse dire et que plus encore que dans
Le 2 juin 2021, paraîtra La troisième griffe de Dieu, second tome du cycle Andrea Cort, après le très bon Émissaires des morts (
Le 10 juin 2021, sortira chez l’Atalante Le mystère du tramway hanté de P. Djéli Clark, une novella se déroulant dans le même univers que la nouvelle L’étrange affaire du Djinn du Caire, présente dans le recueil
Cela fait maintenant plusieurs années que l’Ours Inculte et moi (enfin, surtout lui, vu qu’il est plus avancé dans la bibliographie de l’auteur que moi) vous parlons de John Gwynne, qui est, pour nous et pour beaucoup de ses lecteurs, le nouveau David Gemmell. Oh, je sais, on a déjà attribué à nombre d’autrices et d’auteurs cet héritage, sauf que cette fois-ci, c’est vrai. Ce qui ne rend d’ailleurs le fait que pas un seul des sept romans précédents du britannique n’ait été traduit que plus abracadabrant, surtout de la part de la maison d’édition qui a fait une partie de sa renommée avec les bouquins de Gemmell et qui, donc, aurait logiquement dû se jeter sur l’œuvre de son successeur. Mais bon, ladite maison n’est pas la seule coupable, puisque je sais que d’autres se sont penchées sur le cas Gwynne sans le publier, essentiellement en raison du coût des traductions et des ventes à réaliser pour être à l’équilibre. Espérons que le bouquin dont je vais vous parler aujourd’hui fasse pencher la balance !