The human – Neal Asher

Neal Asher repousse toutes les frontières de la SF

the_human_asherThe human est l’ultime roman de la trilogie Rise of the Jain (après The soldier et The warship), un sous-cycle qui s’inscrit dans le cadre beaucoup plus large de la saga Polity, qui compte donc désormais dix-huit livres, répartis en trois trilogies (Rise of the Jain, donc, Spatterjay et Transformation), une pentalogie (Agent Cormac) et quatre romans isolés mais se déroulant dans cet univers commun. Seuls deux de ces dix-huit bouquins ont été traduits en français (L’écorcheur, premier tome de Spatterjay, et le standalone Drone). Les sous-cycles et romans isolés, bien que partageant un cadre et souvent des personnages communs, étant réputés lisibles de façon indépendante (même si on y perd forcément car on ne saisit pas de subtiles références à des événements s’étant déroulés dans d’autres livres), j’ai commencé ma découverte de Polity en 2018 par The soldier, celui-ci présentant l’avantage de débuter une nouvelle histoire. Je savais, après ma lecture de Voyageurs (roman indépendant qui n’a rien à voir avec Polity), que Neal Asher était un excellent auteur de SF, mais j’avais tout de même été impressionné par l’énorme qualité de The soldier, sorte de version de la Culture de Iain M. Banks avec les curseurs scientifiques, militaires et transhumanistes poussés beaucoup plus loin que chez le regretté auteur écossais, et une prose particulièrement nerveuse et efficace. Pour patienter en attendant la sortie de The warship en 2019, j’avais alors repris le cycle Polity par l’autre bout, en lisant les autres romans dans l’ordre préconisé par la chronologie interne de cet univers (et pas par l’ordre de publication).

En ce mois de mai 2020, j’attendais donc The human avec impatience. Je savais qu’il allait être bon (aucun livre d’Asher n’est mauvais, même si certains sont plus aboutis ou intéressants que d’autres), mais rien ne m’avait préparé au choc absolu qu’a constitué sa lecture. Je le termine KO debout, sidéré par la façon dont Asher s’est transcendé avec cette dernière production. Car avec elle, il passe du statut de très bon auteur de SF à celui de titan digne de figurer au panthéon du genre, et pousse les curseurs scientifiques / transhumanistes / militaires au-delà des limites. Ce n’est pas « plus que de la SF », mais en revanche, c’est de la SF +++ : là où les autres auteurs écrivant dans les mêmes sous-genres que lui évoluent sur une échelle graduée jusqu’à 10, atteignant même 11 pour les plus audacieux, lui se balade au minimum à 12… voire 14. Sur 10. Bref, on tient là un roman absolument unique, sans conteste le chef d’oeuvre absolu de son auteur, une oeuvre qui redéfinit ce dont la science-fiction est capable de proposer quand elle est menée de main de maître.

Intrigue *

* The grudge, Tool, 2001.

(je signale tout d’abord qu’un dramatis personæ ouvre l’ouvrage, et qu’un glossaire le conclut. Le premier rappelle aussi très efficacement qui a fait quoi dans les deux tomes précédents, une constante chez Asher -qu’on aimerait bien voir généralisée chez tous les auteurs de cycles-).

Il est difficile de vous parler de l’intrigue de The human sans spoiler les révélations de The warship, mais essayons tout de même (ce qui suit reste à vos risques et périls si vous n’avez pas lu le tome 2, mais bon, entre les titres des livres et celui du cycle, pas besoin d’avoir un prix Nobel pour faire 2+2=4). Par contre, le scénario du tome 3 est extrêmement simple : un vaisseau invincible, long de 1600 kilomètres, beaucoup plus avancé que ceux de la Polity, des Prador ou d’Orlandine a été libéré de sa prison, et cherche, accompagné de la nanotechnologie Jain, à s’échapper du système du disque d’accrétion (Mr Banks appellerait ça un Problème Hors Contexte). Les forces présentes sur place tentent de l’en empêcher, mais s’aperçoivent rapidement que les seuls astronefs auxiliaires (80 kilomètres de long tout de même) du titan leur mettent une raclée monumentale, ce qui fait qu’il va finir par s’enfuir, et probablement filer droit sur le système le plus proche, à savoir celui de Jaskor. Pendant ce temps, Trike, Cog et la Cliente tentent de pénétrer dans le cœur du vaisseau de l’Espèce, tandis qu’Orlandine, Gemmell et Ruth (devenue un soldat) se préparent à la pluie de nanotechnologie Jain qui va s’abattre sur la planète (vous savez, le machin qui est tout à fait capable de se nourrir de l’énergie des tirs de lasers destinés à le faire frire…).

On le voit donc, l’intérêt du roman ne réside pas forcément dans les tropes utilisés, très classiques pour certains (résurgence d’un ancien ennemi, exploration d’une épave mystérieuse, combat contre une nanotechnologie autoréplicatrice, etc). Par contre, c’est le degré et la manière avec lesquels ces thèmes ou tropes sont exploités qui lui donnent sa prodigieuse valeur. Si tout le cycle Polity est un New Space Opera d’élite, il se développe plus précisément selon trois axes : l’aspect SF militaire, l’aspect Hard SF et l’aspect transhumaniste. Je vais donc vous expliquer en quoi, sur ces trois plans, The human est absolument hors-normes, même par rapport aux autres livres d’Asher.

L’ultime roman de SF militaire *

* 7empest, Tool, 2019.

Même si ce n’est pas l’aspect qui a le plus retenu mon attention dans ce roman, il faut avouer que le côté militaire est tout bonnement prodigieux. Je l’ai déjà dit dans les critiques d’autres livres de Polity, mais à côté de Neal Asher, David Weber et Jack Campbell ont l’air de deux adolescents tentant maladroitement de pondre des histoires de vaisseaux qui font pew pew (et pourtant, vous savez tout le respect que j’ai pour le worldbuilding et les personnages de Weber). Les armements et défenses utilisés sont pensés avec minutie, exploitant la littérature scientifique dont l’auteur s’abreuve (j’en reparlerai) jusque dans ses derniers retranchements. On ne vous parle pas d’un simple « laser », mais on vous donne des détails (laser à gaz, à saphir, etc). On vous dit comment un blindage comporte des couches supra-conductrices et piézoélectriques capables non seulement de détourner la chaleur, la charge électrique ou l’impact d’une attaque, mais aussi de récupérer une partie de ces formes d’énergie pour alimenter les réserves de puissance ou les armes de votre propre astronef. On invente à la volée de nouveaux armements, issus de l’analyse de celles de l’ennemi et d’une nanotechnologie de pointe, comme ces disrupteurs qui transforment le super-blindage de l’adversaire en équivalent du carton mouillé vs boulet de canon, ou ceux qui agissent sur l’interaction nucléaire faible pour rendre n’importe quelle matière fissile (c’est toujours amusant de voir la coque de l’ennemi générer spontanément des explosions atomiques…). On combine bio- et nano-technologie pour générer des créatures biomécaniques aptes au combat, à la subversion ou au sabotage. On fait pleuvoir sur les troupes ennemies du bio-armement capable de prendre le contrôle du corps, de l’esprit ou des deux à la fois. On combine effet disrupteur, ogive de canon magnétique et charge à antimatière pour obtenir des armes dévastatrices. On balance des projectiles de railgun à vitesse relativiste qui ont le double effet Kiss Cool : soit vous n’êtes pas protégé et l’énergie cinétique colossale du projectile se transforme en décharge massive d’énergie thermique à l’impact (en clair, ça fait un gros boom et un gros trou), soit vous avez un champ de force et dans ce cas, vous arrêtez l’obus.. qui se met alors à déverser toute une écologie de vie électronique offensive dans la moindre fréquence de communication ouverte (sans compter que le damné projectile peut avoir une couche caméléon qui le rend invisible…). Eh oui, il y a des méthodes plus subtiles que les lasers à rayons gamma, les DIGRAW (ondes gravitationnelles dirigées) ou les CTD (charges à antimatière) mais pas moins efficaces !

Bref, c’est très fouillé, très pointu, et ça exploite absolument TOUS les aspects d’une guerre futuriste, y compris et surtout ceux sur lesquels les autres livres de SF militaire (même les plus réputés…) font allègrement l’impasse. Mais il y a aussi ce côté spectaculaire, épique, qui est la marque de fabrique des plus grandes œuvres de ce sous-genre. Et Asher n’y va pas avec le dos de la cuillère : entre le vaisseau géant, les pluies de dizaines de milliers d’obus de railgun et de missiles lancés par coilguns, l’effet spectaculaire, voire inattendu, de certaines armes, et les projecteurs de champs de force en surchauffe qui sont éjectés par centaines des astronefs militaires Prador ou de la Polity, la vision d’ensemble est aussi dramatique qu’époustouflante et homérique (sur ce plan, la filiation est d’ailleurs à mon avis plus à chercher du côté du Space Opera -tout court, pas New- à la E.E. « Doc » Smith que de celui de Campbell ou Weber). Les plus illustres vaisseaux de guerre des deux entités politiques sont détruits ou sacrifiés dans des attaques kamikazes ; si une lune ou une géante gazeuse gène ou abrite une infestation de nanotech ennemie, on l’incinère ; on ne dispose pas de la bonne arme ? On la crée à la volée grâce à l’espionnage électronique, la modélisation IA et la nanotechnologie, en un temps incroyablement court ; certains des plus fameux capitaines de l’univers Polity trouvent une mort aussi héroïque que définitive dans la conflagration. Bref, le spectacle, la dramaturgie, sont au sommet de ce qui peut se faire en matière de science-fiction martiale. 

Car la différence entre The human et les autres livres d’Asher est qu’ici, les batailles sont non seulement encore plus impressionnantes qu’à son habitude (et il avait déjà placé la barre très haut à ce niveau), mais qu’en plus elles sont plus nombreuses et surtout plus longues. C’était en effet un des avantages qu’avait quelqu’un comme Weber sur lui : la longueur des combats, qui pouvaient s’étaler sur 80-100 pages. Eh bien j’ai une mauvaise nouvelle pour le papa d’Honor Harrington : désormais, Asher peut faire un roman entier presque entièrement consacré à deux batailles, même si, en variant souvent le point de vue, il reste tout à fait digeste.

On remarquera aussi que quand on dispose de nanotechnologie et d’implants cybernétiques, faire passer quelqu’un comme Ruth du statut de civil à celui de soldat d’élite est incroyablement rapide et facile : quand vous pouvez insuffler directement les connaissances dans le cerveau et les implants électroniques des gens et renforcer leur corps (os hyper-résistants, blindage subdermique, muscles améliorés, etc) pour leur éviter des mois ou des années d’entraînement physique, mobiliser une armée hautement efficace devient trivial.

L’ultime roman de SF transhumaniste, un excellent roman de Hard SF *

* Fear inoculum, Tool, 2019.

Si vous avez lu ne serait-ce qu’un seul de ses romans, y compris les trois traduits en français (dont Voyageurs), vous savez que Neal Asher est un maître dans l’art de décrire les formes que pourrait prendre la conscience et la morphologie / biologie dans un lointain futur. Tout comme, sur l’aspect militaire, Weber ou Campbell ont l’air de petits bricoleurs du dimanche à côté de lui, quelqu’un comme Iain M. Banks est complètement dépassé, atomisé, par ce qu’Asher propose déjà en temps normal en matière de Transhumanisme. Mais The human (qui devrait d’ailleurs, à mon avis, plus s’appeler The posthuman) n’est pas qu’un nouveau livre de l’auteur parmi d’autres, il pousse son oeuvre, et la SF tout entière avec elle, vers de nouveaux sommets, un paradigme inédit. En effet, pour faire face à la pluie de nanotechnologie autoréplicatrice qui est sur le point de s’abattre sur Jaskor, la planète dont elle a la charge, Orlandine va retourner les armes de l’ennemi contre lui. C’est une Haiman, la fusion d’un corps et cerveau humains (lourdement améliorés, reconfigurés) et d’un cristal contenant une IA, avec des éléments de technologie Jain très supérieure également en elle. Eh bien ce personnage va fusionner avec cette nano-/pico-technologie afin de militariser toute la planète Jaskor et la rendre apte à se défendre contre la menace ! Tout comme, dans le tome précédent, une Swarm AI (IA en essaim) a été nécessaire pour en vaincre une autre, Orlandine devient de la nanotech invasive pour contrer celle des Jain.

Parce qu’un exemple vaut mieux qu’un long discours, et pour illustrer la qualité de l’aspect Hard SF et Transhumaniste de ce roman, je reproduis ci-dessous un passage décrivant l’extension d’Orlandine au-delà des frontières de son corps humain, vers quelque chose qui représente… cinquante millions de tonnes (et ce n’est qu’un début…) :

Behind her, she grew infrastructure. Fission reactors expanded in the ground like potatoes after she discovered another rich layer of pitchblende. Boron, snared by molecular sieves from groundwater, and hydrogen, compressed to metallic state in sapphire anvils, provide fuel for simple two-lasers fusion plants. These were grown as nodes along the main trunks of her root-like body. All of it compensated for waning energy supplies from the volcano. She had drained off millions of tons of lava into her structure, extracting thermal energy and converting it, and created a spill pile of excess and unneeded silicon there. […] Throughout her expanse, she also put out carbide drills and, to her surprise, hit a high reservoir of abiotic oil and gas. That supplied useful hydrocarbons for her structure and for energy too. Arc reactors flared out fullerenes and micro-factories spilled nano-machines. […] She did not have to estimate but knew, to five decimal places, how much she massed, and that figure had passed fifty million tons.

Alors c’est simple, j’ai relu ce passage deux fois de suite tellement je l’ai trouvé hallucinant. Et des comme ça, il y en a plein le livre. Comme vous le constatez, quand on est un posthumain dans ce genre, si on a besoin d’électricité, on draine l’énergie thermique d’un volcan. Ou l’énergie cinétique d’un tsunami. Si on a besoin de matériaux, on extrude des tentacules organo-métalliques vers le cœur de la planète. Si on a besoin de main d’oeuvre pour s’attaquer aux petits amas de tech Jain offensive qui tombent du ciel et dans les océans, on balance des vrilles nanotechnologiques dans les poissons locaux, on transforme leurs os pour qu’ils soient plus résistants, on reconfigure leurs dents en couche de diamant monomoléculaire capable de tout trancher (mieux que les griffes de Wolverine, trololol), et on installe dans leur système nerveux recâblé et cybernétisé une sous-personnalité IA.

Au passage, dans le genre posthumain ou post-alien de l’extrême, Trike et la Cliente ne sont pas mal non plus. Sans compter les bidouillages techno-génétiques qu’ils font avec les bio-réacteurs du vaisseau de l’Espèce. En matière biomécanique, il y a là de quoi donner des orgasmes en série à monsieur Giger. 

Bref, oubliez tout ce que vous croyez savoir sur la posthumanité et la nanotech offensive, oubliez Banks, oubliez la Protomolécule de The expanse, oubliez tout, sauf peut-être La musique du sang de Greg Bear, qui peut éventuellement prétendre boxer dans la même catégorie. Tout comme il a écrit, avec ce roman, la SF militaire ultime, Asher a sans doute, avec lui, proposé la SF transhumaniste indépassable… sauf peut-être par lui-même dans son prochain livre !

Je reviens un instant sur l’aspect Hard SF, dont j’ai déjà donné plusieurs exemples dans les paragraphes précédents, pour dire qu’il est à la fois très fouillé et le plus souvent très compréhensible malgré tout. Si vous le suivez sur Twitter, ou si vous lisez la postface de The human, vous saurez que l’auteur lit massivement de la littérature scientifique, et cela se sent immédiatement quand on aborde son oeuvre, qui, du coup, a un vernis de solidité et de crédibilité qu’on ne croise d’habitude que chez les plus grands maîtres de la Hard SF. Alors certes, thématiquement parlant, Asher va sans doute moins vous faire réfléchir qu’eux, sans pour autant proposer quelque chose de creux, loin de là. The human est d’ailleurs une réflexion sur l’identité, sur l’aliénation de l’humain (et par extension d’autres espèces, voire les IA elles-mêmes) à la technologie, et sur la corruption que peut entraîner un pouvoir technologique absolu très intéressante à lire. L’histoire des Jain est également passionnante, celle de cette espèce d’individualistes absolus qui ne conçoit le sexe que comme un viol et un combat, ce qui se reflète dans ses relations avec les autres espèces (visant uniquement à subvertir et détruire) et dans sa technologie. Car à deux reprises, Asher développe la thèse que la psychologie d’une race impacte, voire détermine, la nature de son développement technologique : ainsi, s’il y a eu Singularité, et prise de contrôle par les IA, c’est que plus ou moins consciemment, les humains voulaient se défaire du contrôle par des gouvernements corrompus et des multinationales rapaces ! Enfin, lue dans le contexte très particulier de ce printemps 2020, l’histoire de la lutte désespérée contre cette pandémie nanotechnologique Jain a forcément une résonance particulière.

Quand je vous dis qu’Asher peut pousser le côté Hard SF très loin, je n’exagère pas : même moi qui ai eu une formation scientifique et qui me tiens relativement au courant des dernières avancées en Physique, je suis resté scotché par son emploi de concepts comme la matière photonique, le stockage d’énergie via le spin d’atomes ou le plasmon polariton. Et comme il fait certes de la science mais aussi de la fiction, même ses lois physiques et technologies entièrement imaginaires sont passionnantes, comme sa torsion subspatiale permettant de stocker de l’énergie (comme le fait un ressort dans l’espace-temps normal) ou de la décharger à grande vitesse comme une arme. Bref, je me dis que quand on pense « Hard SF », ce n’est pas le nom de l’auteur qu’on va citer en premier, alors que honnêtement, il fait actuellement mieux dans ce domaine que les médiocres productions de certains grands noms du genre (*hum, l’asocial australien qui m’a bloqué sur Twitter, ahem*).

Enfin bref, je pourrais encore vous parler de ce roman pendant des pages, mais je pense que vous avez saisi mon sentiment à son sujet : il redéfinit tous les paradigmes, toutes les limites des branches de la SF dans lesquelles il évolue, est sans conteste le chef-d’oeuvre de son auteur, et à priori ma meilleure lecture SF de 2020, en tout cas pour le moment (et honnêtement, rien de ce qui est annoncé en science-fiction cette année n’a, à mon humble avis, la moindre chance de se comparer à pareil uppercut). Le genre a de la place pour des expressions très différentes : ce n’est pas une échelle linéaire allant d’une extrémité à une autre, mais un arbre séparé en branches aussi valables et appréciables les unes que les autres, que ce soit par une même personne ou des pans différents du lectorat. Il y a la SF de Damasio, celle d’Ada Palmer, et celle de Neal Asher. Je sais celle que je préfère (et de très, très loin), et si vous êtes un lecteur dans mon genre, et que vous lisez l’anglais, rendez-vous service, et lisez cette trilogie !

Je précise que la fin est très réussie… et la dernière section de l’épilogue tout simplement magistrale. Presque… Lovecraftienne !

Niveau d’anglais : facile, à part quelques termes scientifiques, à la rigueur. Rien d’insurmontable avec le dictionnaire intégré d’une liseuse.

Probabilité de traduction : le paradoxe avec Neal Asher, c’est que tout le monde sait qu’il écrit une SF de compétition, mais vu que les quelques romans traduits n’ont pas marché (en même temps, les relais que constituent les membres de la blogosphère n’étaient pas aussi puissants, à l’époque), personne ne veut prendre le risque de s’y ré-attaquer, apparemment, alors que… (*hum, Livre des martyrs, ahem*). Et puis bon, une Hard SF militaire et transhumaniste de ce niveau, ça va être compliqué à vendre à des gens qui lisent avant tout du Young Adult, hein. Donc à moins de kidnapper le Girard ou le Dumay et d’exiger comme rançon la publication de la trilogie Rise of the Jain, ça va pas être possible, donc mettez-vous à l’anglais…

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7 réflexions sur “The human – Neal Asher

  1. J’ai commencé Polity il y a peu avec le premier Cormac et j’avoue que je n’ai pas été totalement convaincu (à mon avis il y a un point de vue totalement inutile et qui m’a ennuyé du début à la fin qui aurait pu diminuer la taille du livre d’au moins 100 pages).
    Mais je reconnais que si on retire ce point la l’ensemble était très sympa. Par contre c’est loin d’être terminé, on ne comprend pas tout dans ce tome, tout est laissé en suspend pour la suite.

    Un jour je tenterais les autres séries dans l’univers.

    Aimé par 1 personne

  2. Un seul mot : « RrrrahahaGLLll ! »

    Grand prix toutes catégories pour ce teasing, j’ai failli lâcher ton article pour aller de suite charger le roman. A cette échelle, c’est carrément du ‘bookporn’.

    Merci pour ce moment et cet orgasme anticipatif.

    Aimé par 1 personne

  3. Bonjour à tous

    Fan de cet auteur mais piètre lecteur en anglais j’ai demandé aux editions Albin Michel Imaginaire s’ils comptaient un jour publier cette série. Voici la réponse de Gilles Dumas :

    Bonjour,

    Neal Asher écrit vraiment comme une patate (j’en ai lu trois ou quatre au moment du lancement) et donc oui nous allons nous passer de ce cycle.
    D’ailleurs cet auteur a été plusieurs fois publié en France sans jamais convaincre.
    A mon sens, il y a des choses beaucoup plus intéressantes à publier.

    Bon week end,

    GD

    Hard …..

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  4. Ping : Gloire – Greg Egan | Le culte d'Apophis

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