La grande route du Nord – tome 2 – Peter F. Hamilton

3

Un second tome très supérieur au premier, un très bon roman dans l’ensemble, mais pas dépourvu de (gros) défauts cependant

gnr_2

Lors de ma critique du tome 1, j’ai eu l’occasion de dire que j’avais trouvé le rythme lent (trop sans doute), que les flash-backs et le personnage d’Angela étaient très intéressants, que le découpage en deux tomes de l’édition française tombait à plat (plus que dans les romans précédents d’Hamilton), que j’avais trouvé ce début de roman moins prenant que les autres livres de l’auteur, et surtout, que celui-ci semblait tourner, pour la première fois, en rond, alors qu’il était jusque là caractérisé par une imagination assez prodigieuse.

Après avoir lu le tome 2, donc l’ensemble du roman, je suis désormais en mesure de nuancer ou d’infirmer complètement certains de ces points, et (malheureusement) de dire à quel point j’avais raison sur certains autres points (le manque de renouvellement). Lire la suite

La grande route du Nord – tome 1 – Peter F. Hamilton

5

Hamilton ne se renouvelle pas

gnr_1

Ce roman plaira à quelqu’un qui n’a jamais (ou relativement peu) lu d’autres livres de Peter F. Hamilton. Pour quelqu’un comme moi, qui a part les Greg Mandel 2 et 3 a lu toute la production de cet auteur (et ça fait du volume), ce livre pose un problème conséquent de répétitivité et de renouvellement.

Je m’explique : ce qui est agréable chez Hamilton, c’est qu’il crée à chaque fois des univers très détaillés et très cohérents, et que ces univers sont très éloignés les uns des autres. L’univers de la Confédération est très éloigné de celui de Dragon Déchu, lui-même complètement différent de celui de Pandore / du Vide. Ce qui me pose problème dans La Grande Route du Nord, c’est qu’il s’agit à peu de choses près de l’univers de Pandore, sauf que… ce n’est pas lui. Même méthode de voyage interstellaire, même mainmise de Grandes Familles (une en particulier) sur l’économie, seule la technologie est plus proche de la notre (même si on retrouve des « cellules intelligentes », un « maillage corporel », l’équivalent d’une « ombre virtuelle » des romans précédents, etc). En plus, on retrouve les constantes de toute oeuvre d’Hamilton : Lire la suite