Un bon livre, mais qui aurait pu être bien plus
Le 4 septembre 2019, sortira chez Albin Michel Imaginaire Semiosis de Sue Burke, que j’ai pour ma part lu en VO il y a un an et demi. Vous pouvez lire ma critique complète ici, mais voici, en résumé, ce que j’en avais pensé : cette soft/ethno-SF montre le contact entre des colons humains et des plantes intelligentes sur une planète extrasolaire où elles constituent la forme de vie dominante, et où ce sont elles qui domestiquent les animaux (et les hommes !). Outre le thème de la communication, elle balaye aussi de très nombreuses (et intéressantes) autres thématiques, de l’usage légal de la violence à l’accueil des migrants, du vivre ensemble au militarisme, en passant par la confrontation d’une société utopiste aux dures réalités concrètes. Si le dernier quart est passionnant (à part une fin peu satisfaisante), en revanche il faudra vous accrocher pour en arriver là : il y a nombre de défauts d’écriture qui rendent les trois premiers quarts souvent (mais pas toujours) peu attractifs. Bref, en fonction de votre intérêt pour les extraterrestres végétaux, l’ethno-SF et un petit aspect hard-SF centré autour de la biochimie, ainsi que pour les thématiques sociales développées, à vous de voir si cela vaut le coup de vous lancer dans ce roman ou de le poursuivre jusqu’au bout si vous vous ennuyez. Semiosis reste, pris globalement, un livre intéressant sur tous les aspects que je viens de mentionner, mais est aussi une déception dans le sens où une constance dans le niveau d’écriture et d’intérêt aurait pu faire de lui tellement, tellement plus !
Sachez aussi qu’il s’agit en fait d’un diptyque, et que je vous proposerai la critique d’Interference, le second volet, lorsqu’il sortira en VO en fin octobre.
Si vous décidez d’acheter ce roman, que vous êtes client d’Amazon et souhaitez soutenir le Culte, passez par un des liens affiliés suivants, cela n’entraînera aucun frais supplémentaire pour vous mais larguera quelques piécettes dans le nourrain de votre serviteur :
Acheter en version papier / Acheter en version Kindle
Si vous lisez sur Kindle, vous pouvez également soutenir le blog en vous inscrivant pour un essai gratuit de l’abonnement Kindle, via ce lien, et si vous audiolisez, vous pouvez aider le Culte en essayant gratuitement Audible via ce lien.
***
Howling dark est le second tome de la tétralogie Sun Eater, après
Treizième numéro de la série d’articles l’œil d’Apophis (car rien n’échappe à…) ! Je vous en rappelle le principe : il s’agit d’une courte présentation (pas une critique complète) de romans qui, pour une raison ou une autre, sont passés « sous le radar » des amateurs de SFFF, qui sont sortis il y a longtemps et ont été oubliés, qui n’ont pas été régulièrement réédités, ont été sous-estimés, ont été noyés dans une grosse vague de nouveautés, font partie de sous-genres mal-aimés et pas du tout dans l’air du temps, sont connus des lecteurs éclairés mais pas du « grand public », pour lesquels on se dit « il faudra absolument que je le lise… un jour » alors qu’on ne le fait jamais, et j’en passe. Chaque numéro vous présente trois romans ou cycles : aujourd’hui, il s’agit de Black Man de Richard Morgan, L’essence de l’art de Iain M. Banks et du cycle Terremer d’Ursula Le Guin.
Je vais un peu anticiper sur la partie « définitions » de cet article, mais dans mon
Mission Critical est la nouvelle anthologie dirigée par Jonathan Strahan, célèbre pour s’être prêté à l’exercice au cours (notamment) des sept tomes de son projet Infinity (
Aftershocks est le nouveau roman de Marko Kloos, et le premier d’un cycle inédit, The Palladium wars. J’ai découvert l’auteur il y a deux ans et demi, lorsque j’ai lu
The survival of Molly Southbourne est une novella signée Tade Thompson, parue en anglais le 9 juillet 2019. C’est le second texte consacré à ce fascinant personnage (enfin, d’une certaine façon…), après
Artefacts est une nouvelle signée Stephen Baxter, que vous pourrez notamment retrouver au sommaire du recueil Obelisk. Rendons à César ce qui lui appartient, c’est le camarade
Dans ce neuvième épisode de la série des A-Files (des articles de fond consacrés aux grandes thématiques et éléments emblématiques de la SFFF), je vais traiter d’un groupe de romans très particuliers, sorte de sous-genre hautement exotique du Planet Opera dont, au moment où je rédige ces lignes, je suis en train d’écrire le Guide de lecture. En effet, certains auteurs, plutôt que d’imaginer une simple planète aux particularités intéressantes, sont allés beaucoup plus loin : ils se sont demandés ce que donnerait un univers, le nôtre ou un autre entièrement imaginaire, qui ne posséderait pas les mêmes lois physiques. Ainsi, par analogie avec le Planet Opera, j’ai imaginé le terme d’Universe Opera pour classer les livres concernés dans un sous-genre ou une thématique commune. Et puis je me suis rendu compte qu’on pouvait aller plus loin : dans certains cas, les lois de notre cosmos, qui sert de cadre à l’action, sont inchangées, mais grâce à une technologie avancée, les humains ou une autre race créent d’autres univers, tandis que dans d’autres œuvres, les humains (ou des aliens, peu importe) modifient les lois de leur cosmos (volontairement ou par accident), ce qui fait qu’on peut aussi classer les bouquins concernés dans un hypothétique Universe Opera. Je vous propose donc un mini-guide de lecture, accompagné d’un tour d’horizon des mécanismes mis en jeu.
Le monde de Satan est le quatrième (et avant-dernier) tome de La Hanse galactique, après