Peter F. Hamilton – Guide de lecture

cropped-apophis-ra_symbolJe vois souvent passer, sur Babelio, dans la blogosphère, par mail ou sur ce blog, en commentaires, des questions de gens ayant entendu parler de Peter F. Hamilton, souhaitant découvrir l’auteur mais ne sachant pas par quel bout prendre son oeuvre, il est vrai considérable. Le même genre de questionnements se pose pour une personne ayant lu un livre ou cycle, et ne sachant pas trop quoi lire ensuite, surtout si elle sait que certains desdits cycles sont liés entre eux. Il se trouve toujours une bonne âme (dont votre serviteur) pour répondre à ces questions, mais les réponses données sont forcément subjectives, et ne correspondront donc pas forcément aux goûts de la personne. Sans écarter cette dimension là, le présent article va essayer de vous donner le maximum de données pour faire votre choix, sachant que plusieurs parcours de lecture sont possibles, en fonction de vos préférences en tant que lecteur, mais aussi (et c’est bien malheureux) de la disponibilité du livre majeur (il fallait que ce soit celui-là…) de l’auteur.

Si la formule vous plaît ou vous est utile, je vous proposerai d’autres guides de lectures dans le même style (sachant que j’en propose déjà par genre / sous-genre des littératures de l’imaginaire –clic– ou par thématique – clic et clic-). De nombreuses personnes se posent, en effet, des questions similaires à propos (par exemple) du cycle de la Culture de Iain M. Banks ou de l’Honorverse de David Weber, donc il y a de quoi faire. 

Bibliographie

Avant toute chose, je vais vous présenter, dans l’ordre de parution, l’ensemble des ouvrages émanant de Peter Hamilton traduits en français (sachant que l’auteur a été très largement traduit, contrairement à certains autres, dont des pans entiers de la bibliographie restent inédits en VF). Je vais préciser, à chaque fois, la nature de l’ouvrage (roman, recueil de nouvelles, etc) ou du cycle, s’il s’agit d’un roman stand-alone / cycle isolé ou si le cycle en question est lié à d’autres, dire deux mots de ce dont l’ouvrage ou le cycle en question parle, ainsi que des difficultés éventuelles qu’un lecteur qui ne connaît pas bien Hamilton peut rencontrer, et de son intérêt dans l’ensemble de l’oeuvre de l’auteur. Une fois que cela sera fait, je vous proposerai différents parcours de lecture possibles.

Cycle Greg Mandel

  • Date de publication : 1993 – 1995 (VO), 2010 – 2011 (VF).
  • Nature : trilogie (Mindstar / Quantum / Nano).
  • Statut : cycle isolé.
  • Résumé : cette trilogie suit les enquêtes d’un ex-membre d’une unité militaire dont les membres étaient dotés de pouvoirs psychiques, dans l’Angleterre du futur relativement proche.
  • Intérêt / Difficultés : Il s’agit d’un cycle sympathique, mêlant SF et polar, mais relativement peu représentatif de la qualité, des méthodes d’écriture et des sous-genres de la SF proposés par la suite par l’auteur. Ce n’est pas une mauvaise lecture, mais ce n’est probablement pas ce que vous devriez lire en premier, à moins de vouloir, justement, mesurer l’évolution d’Hamilton au cours des années.

L’aube de la nuit

  • Date de publication : 1996 – 1999 (VO), 1999 – 2002 (VF).
  • Nature : roman unique découpé dans son édition française en six volumes (grand format) ou sept (édition poche) : Rupture dans le réel – Genèse (édition poche seulement), Rupture dans le réel – Émergence, Rupture dans le réel – Expansion, L’alchimiste du Neutronium – Consolidation, L’alchimiste du Neutronium – Conflit, Le dieu nu – Résistance, Le dieu nu – Révélation.
  • Statut : stand-alone.
  • Résumé : suite à l’intervention fortuite d’une forme de vie très particulière, les âmes des morts s’échappent de l’Au-delà et possèdent les corps des vivants, tout cela dans le cadre d’une galaxie largement colonisée par deux cultures humaines, une classique, l’autre entièrement orientée vers les biotechnologies.
  • Intérêt / Difficultés : niveau intérêt, c’est tout simplement le chef-d’oeuvre de l’auteur, et un roman unique d’une taille et d’une ambition inégalée en SF ; côté difficultés, il n’est plus réédité depuis longtemps, n’existe pas en version électronique, peut être cher ou malaisé à trouver d’occasion selon les volumes, constitue un très gros morceau (plus de 3000 pages) pour débuter sa découverte de l’auteur, multiplie les sous-intrigues, les personnages et les points de vue de façon très importante, et constitue un étrange mélange des genres, ce qui peut gêner certains types de lecteurs.

Dragon déchu

  • Date de publication : 2001 (VO), 2003 (VF).
  • Nature : roman unique.
  • Statut : stand-alone.
  • Résumé : nous suivons un soldat corporatiste engagé dans une opération de « retour sur investissement » (comprenez : une sorte de pillage légal) sur une colonie extrasolaire.
  • Intérêt / Difficultés : c’est le seul roman de Peter Hamilton qui se présente en un volume unique dans son édition française ; ce n’est peut-être pas sa meilleure oeuvre, mais c’est probablement la plus digeste pour le débutant.

La saga du Commonwealth (bien plus souvent appelée « Cycle de Pandore » en France)

  • Date de publication : 2004 – 2005 (VO), 2005 – 2007 (VF).
  • Nature : cycle, 4 tomes en VF (2 en VO) : L’étoile de Pandore : Pandore abusée, L’étoile de Pandore 2 : Pandore menacée, L’étoile de Pandore 3 : Judas déchaîné, L’étoile de Pandore 4 : Judas démasqué.
  • Statut : cycle pouvant se lire indépendamment des autres, auquel La trilogie du vide et Les naufragés du Commonwealth font suite (voir plus loin). L’ensemble des trois forme ce que j’appelle le « meta-cycle ».
  • Résumé : L’apparente disparition inexpliquée d’une étoile mène à l’envoi d’un vaisseau pour enquêter. L’astre est en fait encapsulé, et l’ouverture de la « boîte » va s’apparenter à celle de Pandore…
  • Intérêt / Difficultés : c’est à mon avis la seconde meilleure oeuvre du britannique après L’aube de la nuit ; la difficulté viendra de sa taille (4 beaux gros tomes) et du nombre élevé de personnages et sous-intrigues.

La trilogie du Vide 

  • Date de publication : 2007 – 2010 (VO), 2008 – 2011 (VF).
  • Nature : trilogie : Vide qui songe, Vide temporel, Vide en évolution.
  • Statut : cycle situé dans le même univers que La saga du Commonwealth, se déroulant 1200 ans après les événements de cette dernière, et reprenant certains de ses personnages ; peut éventuellement se lire indépendamment, même si on y perdra et que lire La saga du Commonwealth après risque de faire assez bizarre.
  • Résumé : Un univers de poche appelé le Vide se trouve au centre de la galaxie, et s’étend occasionnellement, avalant des systèmes stellaires entiers ; un jour, un certain Inigo fait un rêve sur ce qui se déroule à l’intérieur, créant une nouvelle religion. La narration est divisée entre des événements se déroulant dans et hors du Vide.
  • Intérêt / Difficultés : le nouveau pan de l’univers qui se dévoile est très intrigant (sans compter les réponses données à des questions qui n’avaient pas été résolues à la fin du cycle précédent), et c’est un plaisir de retrouver certains personnages (Paula Myo !) et de voir l’évolution (radicale) de la technologie et des sociétés ; cependant, ce nouveau cycle possède un aspect (Science-)Fantasy qui est loin d’avoir fait l’unanimité (même si personnellement, j’ai beaucoup aimé). En cela, il est donc singulier dans la bibliographie d’Hamilton, très, très marquée SF.

Manhattan à l’envers

  • Date de publication : 2011 (VO), 2012 (VF).
  • Nature : recueil de nouvelles.
  • Statut : 3 nouvelles indépendantes, 3 liées à l’univers du Commonwealth, 1 novella indépendante.
  • Intérêt / Difficultés : l’intérêt potentiel de ce recueil est triple, à savoir 1/ prouver qu’Hamilton est aussi pertinent dans la forme courte que dans la forme (très) longue qui a sa préférence habituellement ; 2/ le voir évoluer, dans la novella (roman court), dans un nouveau registre des littératures de l’imaginaire (l’uchronie) et 3/ retrouver l’univers du Commonwealth et Paula Myo. Signalons aussi que chaque texte est disponible individuellement (sous forme électronique), ce qui peut fournir une porte d’entrée rapide et peu onéreuse dans son oeuvre (voir plus loin). L’inconvénient est que les 3 nouvelles liées au Commonwealth sont incompréhensibles si vous n’avez pas lu ce cycle, et que la forme courte n’est pas représentative du reste de son oeuvre, justement basée sur le fait de prendre énormément ses aises en nombre de pages.

La grande route du Nord

  • Date de publication : 2012 (VO), 2013 – 2014 (VF).
  • Nature : roman unique, coupé en deux volumes dans son édition française, simplement appelés La grande route du Nord 1 et 2.
  • Statut : stand-alone.
  • Résumé : En 2143, l’assassinat d’un clone de la puissante famille North à Newcastle évoque un meurtre similaire survenu 20 ans auparavant sur la planète St Libra, qui est la source du bio-carburant qui fait tourner l’économie terrestre. La coupable présumée, qui a toujours clamé son innocence et attribue l’attaque à un extraterrestre que personne n’a jamais vu, est soudain prise au sérieux, libérée de prison, et associée à une expédition sur la planète extrasolaire.
  • Intérêt / Difficultés : avec ce roman, tout dépendra de vos connaissances à la fois en SF en général et de l’oeuvre d’Hamilton en particulier, vu que c’est avec lui que le britannique commence à réutiliser des ficelles un peu trop visibles, les siennes ou celles de petits camarades, déjà vues. Ce n’est pourtant pas un mauvais roman, loin de là.
  • Mes critiques complètes : tome 1, tome 2.

Les naufragés du Commonwealth

  • Date de publication : 2014 – 2016 (VO), 2015 – 2017 (VF).
  • Nature : diptyque, composé de L’abîme au-delà des rêves suivi de Une nuit sans étoiles.
  • Statut : cycle, faisant suite à la Trilogie du Vide (et donc à La saga du Commonwealth). Vu qu’Hamilton explique les fondamentaux de cet univers, il est théoriquement possible de lire ce diptyque de façon autonome (avant les deux autres cycles auxquels il est lié) ; toutefois, l’auteur dévoile aussi en quelques phrases les deux énormes révélations de la fin des tomes 2 et 3 de la Trilogie du Vide, donc il vaut mieux les avoir lus avant.
  • Résumé : Nigel Sheldon pénètre dans le Vide, un univers artificiel au centre de la galaxie, dans le but de le détruire ; il ne débarque pas sur Querencia, la planète au centre de la Trilogie du Vide, mais sur Benvenido, un monde menacé par des extraterrestres métamorphes, les Fallers. En parallèle, nous suivons Sivasta, un local.
  • Intérêt / Difficultés : L’intérêt principal de ce diptyque est que c’est probablement la meilleure oeuvre d’Hamilton depuis le cycle de Pandore ; la difficulté est qu’il faut justement avoir lu tout ce dernier PLUS la Trilogie du Vide pour l’apprécier à sa juste valeur et sans s’auto-spoiler ce qui précède si on lit les trois cycles du meta-cycle dans le désordre.
  • Mes critiques complètes : L’abîme au-delà des rêves, Une nuit sans étoiles.

Salvation

  • Date de publication : 2018 – 2020 (VO / VF).
  • Nature : trilogie. Au moment où je rédige ces lignes, un seul tome est paru en français, Les portes de la délivrance.
  • Statut : cycle isolé.
  • Résumé : nous suivons des humains dans trois époques différentes (passé, 2204, 51e siècle), ainsi que leurs démêlés avec différentes espèces extraterrestres, après la découverte de l’épave d’un mystérieux vaisseau spatial.
  • Intérêt / Difficultés : l’intérêt est qu’il s’agit du premier cycle se déroulant dans un univers inédit depuis 13 ans et le début de la publication du meta-cycle du Commonwealth ; l’inconvénient est que, comme dans La grande route du Nord, Hamilton recycle beaucoup, et que les évolutions positives de son écriture constatées dans Les naufragés du Commonwealth laissent la place à une narration particulièrement convolutée, même pour lui.
  • Ma critique complète : au moment où je rédige ces lignes, seule la version « courte » de ma recension, publiée dans Bifrost, est lisible, sur cette page du blog du Belial’. La version « longue », aux standards de taille habituels du Culte, sera publiée en avril 2020 sur ce blog.

Parcours de lecture possibles

Nous allons maintenant examiner les différents parcours de lecture possibles. Nous allons commencer par le point de départ, qui va en partie conditionner le reste :

Point de départ du parcours

Le point de départ peut être différent selon que vous choisissiez de lire les romans d’Hamilton dans l’ordre de parution ou pas :

Parcours chronologique

Pas de question ésotérique à se poser, vous décidez de lire les bouquins d’Hamilton dans leur ordre de parution, c’est-à-dire dans celui que je viens de vous présenter, donc en commençant par Mindstar et en finissant par Salvation. Le but peut, par exemple, être de mesurer son évolution en tant qu’écrivain. Le problème est que vous allez commencer par ce qui est, à mon avis, le plus dispensable dans son oeuvre (Greg Mandel), puis enchaîner par L’aube de la nuit qui, au moment où je rédige ces lignes, n’a pas été réédité depuis longtemps et est parfois onéreux à acquérir d’occasion. Donc à moins que vous ne lisiez ce guide de lecture dans plusieurs années, à un moment où Bragelonne a récupéré les droits du roman et l’a remis à la disposition du plus grand nombre (y compris en version électronique), on vous conseillera un des autres parcours de lecture. Ou alors de commencer par Dragon Déchu (de toute façon la meilleure porte d’entrée, à mon avis), puis de suivre l’ordre chronologique, avant de revenir, après avoir lu Salvation, à Greg Mandel et à L’aube de la nuit (qui, d’ici que vous lisiez tout ça, aura probablement été réédité).

Parcours non-chronologique

Dans ce type de parcours, vous décidez de ne pas forcément suivre l’ordre de publication, mais de lire ce qui vous fait le plus envie ou ce qui est le plus adapté à un débutant, que ce soit dans l’oeuvre d’Hamilton ou même en SF en général. Dans ce cas, il vous faut une porte d’entrée, et plusieurs sont possibles :

– Si vous voulez découvrir l’auteur mais sans lire un gros pavé et / ou en dépensant le moins d’argent possible, on vous conseillera l’acquisition de la novella En regardant pousser les arbres, qui est disponible sous forme électronique pour 1.99 euros seulement. Vu que c’est une uchronie, elle n’est pas forcément représentative du sous-genre (le New Space Opera) dans lequel exerce d’habitude Hamilton, mais elle est en revanche tout à fait caractéristique de la qualité de ce qu’il propose.

– Si vous ne possédez pas de liseuse et / ou souhaitez un texte plus typique d’Hamilton (en matière de genres ou de format -long-), commencez par Dragon Déchu, qui est le seul roman d’Hamilton disponible en un seul volume. Il est, en effet, toujours difficile de juger un cycle entier à la lecture de son seul premier tome, donc autant s’attaquer à une histoire complète en un seul livre.

– Si vous tenez absolument à lire quelque chose d’encore plus typique du britannique, à savoir en plusieurs volumes, lorsqu’il a le temps de poser tranquillement les fondamentaux de ses univers très détaillés, de ses nombreux personnages et sous-intrigues, la porte d’entrée la plus adaptée sera La saga du Commonwealth, mais vous pourriez aussi tenter La grande route du nord, Salvation, voire même Greg Mandel (bien que je vous conseille de ne lire ce dernier cycle qu’en dernier, vu que sans être mauvais, c’est probablement le plus dispensable).

– Certains cycles ou romans d’Hamilton présentent un peu des redites et / ou sont inspirés des œuvres d’autres auteurs, ce qui va gêner le vétéran de la SF / d’Hamilton mais pas le débutant. Dans le cas de ces derniers, il peut être pertinent de commencer sa lecture par La grande route du Nord ou Salvation.

– Si vous souhaitez commencer votre lecture par le meilleur et rien d’autre, pas de question à se poser, ce sera L’aube de la nuit. Vu ses problèmes de disponibilité, vous pouvez aussi vous rabattre sur La saga du Commonwealth (Pandore, quoi…), également excellente et disponible, elle, sans souci.

– Vous pourriez aussi décider d’attaquer le meta-cycle d’abord, avant de lire le reste de la bibliographie de l’auteur. Dans ce cas, vous enchaînerez La saga du Commonwealth, La trilogie du Vide et Les naufragés du Commonwealth. 

– Si L’aube de la nuit est indisponible / si sa taille vous fait peur, que vous ne souhaitez pas vous lancer dans un meta-cycle mais souhaitez lire quelque chose de conséquent tout de même, on vous conseillera La grande route du Nord en priorité, Salvation en second, éventuellement Les naufragés du Commonwealth si vous n’avez pas peur de vous spoiler La trilogie du Vide en la lisant après, et Greg Mandel sinon.


Suite du parcours

Une fois ce premier roman ou cycle lu, voici les enchaînements possibles, sachant que si vous avez choisi le parcours chronologique, vous n’avez pas de question ésotérique à vous poser, il suffit de suivre l’enchaînement défini en début d’article. Ce qui fait qu’après avoir utilisé Greg Mandel comme point de départ, vous enchaînerez par L’aube de la nuit.

Lectures prioritaires 

– En roman stand-alone, L’aube de la nuit est à lire en priorité, suivi de Dragon Déchu puis de La grande route du Nord (je dirais que ce dernier est meilleur que Dragon Déchu, mais il présente aussi des redites ou a puisé de l’inspiration chez d’autres auteurs, et est donc moins original).

– En cycle isolé (et je vous rappelle que deux de ceux du Meta-cycle peuvent être envisagés comme tels), on vous conseillera Pandore d’abord, Les naufragés du Commonwealth si vous n’avez pas peur de vous spoiler La trilogie du Vide, éventuellement Salvation, et Greg Mandel en tout dernier. Si vous ne voulez pas toucher au meta-cycle dans un premier temps, Salvation sera à lire en priorité.

– Je ne vous conseille pas de vous lancer dans Manhattan à l’envers sans avoir lu La saga du Commonwealth et La trilogie du Vide avant, faute de quoi les nouvelles qui leur sont liées vont vous rester en bonne partie incompréhensibles.

– Tous formats confondus, voici les œuvres prioritaires, selon moi : L’aube de la nuit, tout le meta-cycle, la novella En regardant pousser les arbres dans Manhattan à l’envers. Pour le reste, La grande route du Nord et Dragon Déchu sont de bonnes lectures, Salvation reste correct et Greg Mandel n’est à lire que quand vous avez épuisé tout le reste.

À partir des éléments que je vous ai fourni dans cet article, à savoir les rubriques Intérêt / Difficultés, les points de départ possibles et les ordres de priorité tel que je les conçois, vous avez tout pour construire vous-même votre parcours de lecture. Toutefois, je vais vous en proposer quelques-uns « tout faits », adaptés à différents profils ou envies de lecture.

Parcours clef en main

Parcours Apophien :

Dragon Déchu -> L’aube de la nuit -> Pandore  -> Trilogie du Vide -> Manhattan à l’envers -> Les naufragés du Commonwealth -> La grande route du Nord -> Salvation -> Greg Mandel

Dans l’ordre de parution :

Greg Mandel -> L’aube de la nuit -> Dragon Déchu -> Pandore  -> Trilogie du Vide -> Manhattan à l’envers -> La grande route du Nord -> Les naufragés du Commonwealth -> Salvation

Pour un débutant en SF :

Dragon Déchu -> La grande route du Nord -> Salvation -> Pandore  -> Trilogie du Vide -> Manhattan à l’envers -> Les naufragés du Commonwealth -> L’aube de la nuit -> Greg Mandel

Je suis un vieux briscard de la SF, je veux voir de l’originalité, pas des trucs pompés sur d’autres ou vus cent fois :

L’aube de la nuit -> Pandore  -> Trilogie du Vide -> Manhattan à l’envers -> Les naufragés du Commonwealth -> Dragon Déchu -> Greg Mandel -> La grande route du Nord -> Salvation

Je veux lire le meilleur d’abord, le reste ensuite, je me fiche de la longueur :

L’aube de la nuit -> Pandore  -> Trilogie du Vide -> Manhattan à l’envers -> Les naufragés du Commonwealth -> Dragon Déchu -> La grande route du Nord -> Salvation -> Greg Mandel

Je veux lire le plus typique de l’auteur d’abord, le reste ensuite :

Pandore  -> Salvation -> La grande route du Nord -> Dragon Déchu -> L’aube de la nuit -> Trilogie du Vide ->  Les naufragés du Commonwealth -> Manhattan à l’envers -> Greg Mandel

Je suis avant tout intéressé par son New Space Opera, vu que c’est un des maîtres de ce sous-genre, donc c’est ce que je veux lire en priorité OU je n’aime pas forcément le mélange des genres / ce qui n’est pas SF, donc proposez-moi de la pure SF en priorité :

Pandore -> Salvation -> Dragon Déchu -> Trilogie du Vide -> Les naufragés du Commonwealth -> La grande route du Nord -> Greg Mandel -> Manhattan à l’envers -> L’aube de la nuit

Je veux m’attaquer au plus court d’abord, avant d’aller vers plus en plus long :

Manhattan à l’envers -> Dragon Déchu -> La grande route du Nord -> Salvation -> Greg Mandel -> L’aube de la nuit -> Pandore  -> Trilogie du Vide -> Les naufragés du Commonwealth

Je veux lire le plus long d’abord, le reste ensuite :

Pandore -> Trilogie du Vide -> Les naufragés du Commonwealth -> L’aube de la nuit  -> Salvation -> Greg Mandel -> La grande route du Nord -> Dragon Déchu -> Manhattan à l’envers

Je veux lire le moins cher d’abord, le reste éventuellement :

En regardant pousser les arbres (version électronique seulement) -> Dragon Déchu -> La grande route du Nord -> Greg Mandel -> Pandore  -> Trilogie du Vide -> Les naufragés du Commonwealth -> Salvation -> L’aube de la nuit 

Je veux lire ce qui est disponible facilement / les cycles complets (dont tous les tomes sont déjà sortis en VF) d’abord : (liste valable au moment où je rédige ces lignes -août 2019-)

tout le reste -> Salvation -> L’aube de la nuit

Du plus vertigineux au plus proche de notre XXIe siècle :

Salvation -> L’aube de la nuit -> Pandore  -> Trilogie du Vide -> Manhattan à l’envers -> Les naufragés du Commonwealth -> Dragon Déchu -> La grande route du Nord -> Greg Mandel

Je ne suis pas fan des multitudes de points de vue ou de sous-intrigues, des narrations convolutées, que proposez-vous ?

Dragon Déchu -> Greg Mandel -> La grande route du Nord -> Pandore  -> Trilogie du Vide -> Manhattan à l’envers -> Les naufragés du Commonwealth -> L’aube de la nuit -> Salvation

Paula Myo forever !

Pandore -> Trilogie du Vide -> Manhattan à l’envers -> Les naufragés du Commonwealth -> ce que vous voulez.

***

Comme pour tout nouveau type d’article sur Le culte d’Apophis, celui-ci est forcément un peu expérimental. Si vous avez des remarques ou des suggestions à faire, que ce soit sur le fond ou sur la forme (qui m’a causé bien des soucis esthétiques et de lisibilité), n’hésitez pas à vous exprimer en commentaires.

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62 réflexions sur “Peter F. Hamilton – Guide de lecture

  1. Le gros défaut de la Grande Route du Nord c’est que c’est un roman obèse. Qui aurait largement pu être sabré d’une grande partie du texte sans nuire au contenu. Un peu comme les romans de The Expanse. Je sais que je suis un peu dur là. Mais ça traîne beaucoup en longueur quand même.

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    • Le plus gros défaut que je lui trouve, c’est un manque d’originalité, personnellement. Outre le fait qu’il recycle pas mal de la propre substance d’Hamilton, il ne faut pas être un trop gros connaisseur en SF non plus, faute de quoi on voit nettement par quoi ça a été inspiré. Cela n’en fait pas un mauvais roman, mais ce n’est ni le meilleur, ni le plus original de l’auteur (on est loin de L’aube de la nuit sur ces deux plans).

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      • A titre personnel, j’ai seulement lu La Grande Route du Nord, il y a quelque chose comme deux ans. On m’avait vivement recommandé l’auteur, j’ai pris ça et… Je n’ai plus eu envie de rien lire de lui.
        Convenu, sexiste… Pas hyper surprenant, avec des ressorts qui ne font pas très « naturels ». Autant les premiers chapitres étaient sympas, autant toute la deuxième partie bouah pouarf quoi. Ce que c’est tiré par les cheveux !
        Mais à te lire ce serait effectivement le fond du panier de Hamilton. Donc peut-être qu’un jour je lui redonnerai sa chance malgré tout.

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        • Le traitement des femmes chez Hamilton est assez dichotomique : d’un côté, beaucoup d’entre elles sont décrites comme sans scrupules et utilisent le sexe pour parvenir à leurs fins, de l’autre il a tout de même créé un très beau personnage féminin récurrent en la personne de Paula Myo (présente dans tout le meta-cycle Pandore / Vide / Naufragés).

          Sinon effectivement, il y aurait eu mieux à lire pour découvrir l’auteur.

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          • En tout cas merci pour cet article, tu me donnes vraiment envie de retenter un jour ma chance avec cet auteur.
            Pas en lisant tout, mais en me concentrant sur le meilleur, donc avec L’aube de la nuit ou le meta cycle tant qu’à faire. Mais oh my, Angela quoi, pitié. Je ne sais pas combien de fois j’ai levé les yeux au ciel et soupiré de dépit.
            Sinon chouette nouveau format d’article. Comme quelqu’un le disait, avoir les dates de parution en VO serait un +. Et ça me surprend un peu qu’ici tu aies d’ailleurs décidé de ne parler que des livres traduits en français.
            Mais j’imagine que c’est peut-être pour réduire le champ des auteurs abordés, parce que si tu te lances à parler des livres en VO d’auteurs dont l’oeuvre est majoritairement traduite en français, il y aura un effet de « et pourquoi pas celui-ci ? il a moins été traduit mais il a une bibliographie intéressante », plein d’autres auteurs se rajouteront, pas forcément beaucoup publiés en fr et donc susceptibles malheureusement d’intéresser moins de monde. Ou d’être moins abordables pour les personnes à qui tu aurais donné envie.
            Donc beaucoup beaucoup de taf pour moins de résultat.

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            • Merci. J’ai ajouté les dates de parution dans l’article. Concernant la VO, les questions que je vois passer concernant ce qu’il faut lire et dans quel ordre pour tel ou tel auteur ne concernant que la VF, il m’a paru inutile de traiter la VO. Surtout que dans le cas d’Hamilton, rien de majeur n’a été laissé de côté.

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  2. Excellent article !
    J’adore penser que L’aube de la nuit est un stand alone… surtout qu’en VF il y a quoi neuf livres je crois XD
    Merci pour l’info sur la novella que je ne connais pas et que je vais m’empresser d’acheter. Perso j’ai commencé ma découverte de l’auteur par L’aube de la nuit et c’est mon meilleur souvenir de lecture de l’auteur : le récit est juste magistral !

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    • Merci ! Je suis bien d’accord pour L’aube de la nuit (pour répondre à ta question, c’est six livres en grand format et sept en poche), c’est un monument de la SF (et pas que par le format 😀 ).

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  3. Un grand merci! Complet et parfait pour quelqu’un qui souhaite se lancer.
    C’est bien structure, et tes conseils de lecture sont varies. Je trouve ce genre d’articles extremement interessants et peu communs. Vu que tu souhaites des remarques, j’aimerais bien avoir la date de parution de la VO sous le titre du livre. C’est du pinaillage.
    Ces articles qui sortent de l’ordinaire (L’oeil d’Apophis, guides de lecture SFFF, lecture en VO, A-files) font que ce blog se demarque nettement d’autres blogs plus conventionnels, et dans mon cas, c’est ici que je viens a la peche aux bonnes idees.
    Bonne continuation dans cette voie et longue vie au Culte

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    • Merci ! Cela a été ma volonté dès le lancement du blog : ne pas proposer exactement la même chose que 2327 autres blogs. De plus, j’ai toujours eu la même idée directrice en tête : écrire des articles ou critiques qui apportent un maximum d’infos concrètes, le genre que j’aurais aimé lire quand je cherchais moi-même des infos sur tel ou tel sujet ou roman. En fait, j’écris ce que je cherche moi-même à lire comme papiers.

      Pour les dates de sortie, je vais mettre l’article à jour dès que possible et je les indiquerai dans les éventuels futurs guides de lecture consacrés à d’autres auteurs.

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      • Merci Apophis pour de guide magistral. Comme beaucoup, L’aube de la nuit reste mon favori et dans le cycle du Commonwealth , mes personnage préférés sont Ozzie et Paula moi. J’ai du lire trop tôt le recueil de nouvelle ce qui explique mon mauvais jugement à ce sujet . je vais me reprendre. J’aurai aussi aimé avoir (faire ) ce genre de guide il y a quelques années quand j’étais libraire mais on n’avait pas l’internet. Pour de prochains guides, as-tu une idée des auteurs ? Vernor Vinge, Greg Bear …ou des plus anciens comme Brunner , Spinrad, Dick?

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        • Je pense que le prochain sera consacré à la partie SF de l’oeuvre de Iain M. Banks, et que celui d’après sera consacré à l’Honorverse de David Weber (je dirais qu’il y a vraiment un gros besoin de démêler la pelote que constitue l’entrecroisement des trois cycles). Je n’ai pas encore réfléchi à ce que je ferai après ça.

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          • Pour l’Honorverse, ce n’est un problème de choix du point d’entrée dans l’oeuvre de l’auteur ou d’un ordre de lecture, puisque d’une part c’est quand-même l’essentiel de l’oeuvre de David Weber, d’autre part on a affaire une série qui relate une histoire de manière assez linéaire au moins pour les deux premiers tiers. Donc, à part pour éventuellement (re-)faire une présentation / critique globale de l’ensemble, je ne sais pas si ça vaut la peine de rédiger un article aussi fouillé que celui-ci.

            Sans vouloir spoiler ton futur article, il me semble difficile de ne pas suivre la chronologie interne de l’histoire en lisant les tomes de la série principale (Honor Harrington) dans l’ordre, jusqu’au début des deux séries parallèles (la Couronne des Esclaves et l’Ombre de Saganami), donc jusqu’au 10e tome (en anglais « War of Honor »). Parmi les futurs lecteurs, il n’y a que ceux qui en seront arrivés là (en supportant quelques longueurs, voire en ayant parfois envie de sauter des chapitres entiers) qui auront l’occasion de se prendre la tête avec la chronologie – et de supporter les quelques redondances qu’il peut y avoir entre les trois séries.
            Mais l’article wikipedia en anglais donne la liste de tous les textes de l’Honorverse (y compris les « produits dérivés », romans ou nouvelles qui n’appartiennent pas à l’une des trois séries) dans l’ordre chronologique. Après « War of Honor » il vaut mieux entremêler la lecture des trois séries en suivant cet ordre (et, me semble-t-il, en se basant sur les dates de fin plutôt que de début de l’intrigue de chaque tome – en fait ça revient à lire les livres dans l’ordre de leur date de publication en anglais). A la rigueur on peut complètement zapper la série « la Couronne des Esclaves », mais ça risque de nuire à la cohérence et à la richesse de l’ensemble, et de faire paraître artificiels (genre deus ex machina) certains événements de l’histoire principale.

            PS : je n’ai pas lu les « produits dérivés » . Peut-être que les anthologies « More of Honor » ou « World of Honor », ou au moins certains des textes qu’elles contiennent, qui relatent des événements antérieurs de plusieurs décennies voire plusieurs siècles, sont de bons points d’entrée dans l’Honorverse avant d’attaquer le cycle principal. Mais comme ce dernier, avec ses deux cycles parallèles, comporte déjà plus de vingt tomes (et pas des petits !), autant entrer directement dans le vif du sujet, surtout que ça se fait avec plaisir dès les premiers tomes…

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            • Le but est 1/ de proposer un ordre de lecture incluant les cycles et nouvelles dérivés 2/ de dire précisément si lire les séries dérivées est utile, voire indispensable, ou bien un plus dont on peut se dispenser et 3/ de proposer quelque chose en français, vu que tout le monde ne lit pas l’anglais. Effectivement, au moins un des « produits dérivés », comme tu dis, contient une novella qui devrait absolument être lue, à mon sens avant Mission Basilic. Et je ne parle même pas des dizaines de nouvelles qui s’intercalent entre les tomes du cycle. Donc non, c’est très loin d’être aussi simple que « suivre l’ordre de publication ».

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              • « proposer quelque chose en français, vu que tout le monde ne lit pas l’anglais »
                Je ne peux qu’être d’accord avec ça… Ceci dit, il n’y a pas besoin de lire l’anglais couramment pour comprendre le tableau chronologique que je citais (en revanche, il faut faire la correspondance entre les titres originaux et les titres de l’édition française)

                « dire précisément si lire les séries dérivées est utile, voire indispensable, ou bien un plus dont on peut se dispenser »
                Là aussi, je suis d’accord, et je ne voulais pas dire que ton article serait inutile, d’autant moins si il ne se limite pas à « démêler la pelote que constitue l’entrecroisement des trois cycles ». Et, ne t’inquiète pas, je le lirai avec intérêt.
                Mais j’ai l’impression que David Weber lui-même (ou son éditeur américain) trouve indispensable la lecture des séries dérivées : la liste des tomes de la série Honor Harrington figurant au début des derniers parus comprend l’ensemble des livres des trois séries, sans qu’il soit mentionné que tel ou tel tome appartenait initialement à la Couronne des Esclaves ou à Saganami, qui ne sont même plus citées comme des séries séparées.
                Et en fait, même si certains tomes me tentaient moins que d’autres au premier abord (et même au second…), je me suis aperçu après coup qu’ils contenaient des informations qui m’auraient manqué dans la suite. Donc, mais ce n’est que mon avis, tous sont utiles, voire indispensables… Si ce n’est que Weber aurait pu écrire quelques centaines de pages en moins et éviter pas mal de redites (voire quelques copiés-collés agaçants).

                « au moins un des « produits dérivés », comme tu dis, contient une novella qui devrait absolument être lue, à mon sens avant Mission Basilic. Et je ne parle même pas des dizaines de nouvelles qui s’intercalent entre les tomes du cycle »
                Quand je parlais de produit dérivé, ce n’était pas péjoratif. Et ça m’aurait intéressé de savoir que cette novella devait absolument être lue, et qui plus est AVANT le début de la série principale (j’ai peut-être raté un de tes articles 😉 mais je reconnais humblement que je n’ai pas lu tous ceux que tu avais déjà publiés avant que je découvre ton site…). Si c’est le cas, il s’agit d’un remords tardif de Weber, car à en croire la liste de ses œuvres aucune des nouvelles ou novellas figurant dans ses anthologies et précédant chronologiquement Mission Basilic n’a été publiée avant 1998, alors qu’il en était déjà au huitième tome de la série principale.

                PS : après être allé voir dans la liste de tes articles sur les œuvres de Weber, je suppose que tu parles de La Maison d’acier. Je note, ça me fera une bonne occasion de me replonger dans l’Honorverse…

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  4. Merci Apo, super article !

    Je pense aussi que Dragon déchu est une très bonne porte d’entrée dans l’univers d’Hamilton. On a juste ce qu’il faut de hard sf, le worldbuilding est convaincant et surtout, l’histoire est bien moins manichéenne que ce qu’il n’y parait (du moins je l’ai ressenti comme ça).
    En plus, ça permet de se frotter au style d’Hamilton: c’est long, mais c’est du tout bon ! J’aurais facilement repris 500 pages de Dragon déchu en plus !

    Du coup, j’hésite: le prochain Hamilton, ce sera soit la trilogie du Commonwealth, soit La grande du nord (si c’est mieux que Dragon déchu, ça me parle comme argument).

    Tous les ebooks Brag’ d’Hamilton sont d’ailleurs à 2.99€ jusqu’au 31 Aout 😉

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  5. Merci pour le topo ! 🙂

    Il y manque Misspent Youth, à ma connaissance inédit en V.F., et qui ne m’a par ailleurs pas laissé un bon souvenir, les opinions politiques de l’auteur (en tous cas, je présume que ce sont les siennes) y apparaissant bien trop lourdement.

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  6. Très sympa ce petit tour d’horizon… et bonne idée de continuer avec Iain Banks.

    La trilogie du vide et son coté Fantasy m’a plombé le meta-cycle, je me suis arrêté en route.

    Je vais surement lire Salvation, même si j’ai Greg Mandel depuis très longtemps dans ma liseuse. (Les fameuses OP Bragelonne !)

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    • Merci. Oui, je vois passer autant de questions concernant l’ordre de lecture du cycle de la Culture que celles demandant dans quel ordre lire les bouquins d’Hamilton.

      A la limite, tu peux attaquer directement le diptyque Les naufragés du Commonwealth (sans finir la trilogie du vide ; de toute façon, l’auteur va te raconter sa fin et ses grosses révélations), qui se déroule aussi dans le Vide, mais dans une ambiance plus du tout Fantasy.

      Il y a pas mal de choses décevantes, voire mauvaises, dans Salvation, mais j’ai aussi trouvé qu’il y avait de bons points. J’attends le tome 2 avec une certaine impatience, quoi qu’il en soit.

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        • Honnêtement, si on se cantonne à la VF, il n’y a pas de quoi faire un article entier sur Reynolds, à mon avis. Il suffit de savoir que son cycle des Inhibiteurs est un must-read, que le cycle Les enfants de Poséidon est sympa mais sans plus (sauf à la rigueur le tome 1, qui montre un bel exemple de Solarpunk), que Vengeresse est du YA qui n’a rien à voir, en terme de qualité ou d’exigence, avec le reste de son oeuvre, que Les chroniques de Méduse (co-écrit avec Stephen Baxter) est une bonne Hard SF dans la lignée d’Arthur C. Clarke, et que La pluie du siècle et Janus sont deux bons romans mais pas au niveau du cycle des Inhibiteurs.

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  7. Whoua, super ce guide ! Merci beaucoup ! Je ne savais pas (entre autres choses) que la Trilogie du Vide suivait la Saga du Commonwealth ! Du coup pour le moment j’ai lu la Saga du Commonwealth (heureusement que j’ai commencé par ça, sans savoir qu’il y avait un meta-cycle…) et je viens de terminer Dragon Déchu. Dès lors, si j’ai bien compris, et pour éviter de me spoiler, je me lance dans La Trilogie du Vide puis Les naufragés du Commonwealth histoire de rester raccord avec le fameux meta-cycle ; c’est bien ça ? Quand j’aurai fait ça, je verrais à (enfin !) lire l’Aube de la nuit.

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  8. Merci pour le guide ! Je me rends compte que j’ai pas mal de Peter Hamilton dans ma PAL mais que je n’ai jamais commencé : Dragon Déchu, Pandore 1 et 2, La Grande Route du Nord 1, et Manhattan à l’Envers, dédicacé et conseillé par l’auteur himself comme représentatif de son oeuvre… Hum…

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    • J’avoue que son affirmation me laisse dubitatif. Je ne vois pas comment un recueil de textes courts peut être représentatif d’un type qui écrit des cycles, voire des romans uniques, qui se baladent parfois entre 2000 et 3000 pages. Niveau qualité, oui, sans problème, mais niveau développement des univers / persos / sous-intrigues, non.

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  9. Bon, je devrais sans doute réessayer cet auteur. Ce que j’en est lu m’est tombé des mains, pour diverses raisons, certaines relevant sans doute d’a priori. J’ai tout particulièrement détesté la trilogie Mandel – en particulier pour son backgroud idéologique à la fois daté et pesant. J’en ai gardé une image d’auteur réactionnaire que certains aspects de son oeuvre ont pu renforcer (le fameux biais de confirmation). Ca n’est pas forcement un problème, mais je n’ai pas trouvé de raisons de persévérer dans ce que j’ai tenté de lire par la suite – l’Aube de la nuit, il me semble, que j’ai trouvé très horreur Press Pocket années 80 dans ses éléments d’intrigue, une estimation qui ne parle sans doute qu’à moi et que j’aurai de mal à étayer. Bref, plusieurs personne dont je respecte l’opinion m’ont fait douter de moi (y compris le maître de céans) et je vais sans doute m’atteler à réviser ce point de vue.
    J’attends en revanche avec une grande impatience un dossier de lecture consacré au cycle de la culture – dont j’ai d’excellents souvenirs, bien que je l’aie lu au fur et à mesure que les livres me tombaient sous la main, sans doute pas dans l’ordre le plus logique.

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  10. L’Aube de la nuit, roman unique ? Sa date de publication VO s’étale sur 4 ans, je ne comprend pas… Ce ne serait pas plutôt une trilogie ?
    Très bon dossier, en tout cas., sur un auteur que je ne connaissais pas. Ça donne envie de le découvrir !

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    • En France, on le considère comme un roman unique découpé en trois parties en raison de sa taille considérable (Rupture dans le réel, L’alchimiste du Neutronium, Le dieu nu), ces parties ayant elles-mêmes été découpées en deux volumes chacune dans l’édition grand format, plus un supplémentaire (Rupture dans le réel est découpé en 3 volumes et pas 2) dans l’édition poche.

      Les anglo-saxons, eux, parlent de Night’s dawn trilogy, mais si tu regardes ce qu’il y a dedans sans te focaliser sur les appellations, tu t’aperçois que tu as bel et bien un seul roman découpé en 3 (édition VO), 6 (VF grand format) ou 7 (VF poche) livres. Chacun reprend là où l’autre s’était arrêté, cela ne ressemble en rien à des tomes classiques de trilogie. C’est un peu comme Le seigneur des anneaux, en fait, tu peux considérer ça comme une trilogie alors que c’est un roman unique.

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  11. Il existe également 2 livres non traduits que je trouve sympathiques car proposent des histoires autour des univers mis en place :
    – « Misspent Youth » dans l’univers du Commonwealth (300/400 ans avant, le lien étant les débuts de la technologie de rajeunissement et des courtes mentions aux personnages dans la saga)
    – et le recueil « A second chance at Eden » dans l’univers de l’Aube de la nuit (dont « Sonnie’s Edge » qui est le 1er épisode de la série animée Love Death & Robots sur Netflix, pour les abonnés)

    Je me suis arrêté à la saga du Commonwealth car le 3e tome de la trilogie du vide n’était pas encore sorti (en VO, donc ça date !), merci pour cet article qui m’a donné envie de m’y remettre !

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  12. Ping : The Fiction Day #12 – 5 romans au suspense saisissant ! – Acaniel

  13. Je viens ici après avoir terminé « La grande route du Nord », c’est le roman qui m’a, sans explication particulière, attiré pour démarrer cet auteur.
    Tes deux chroniques sont très justes, effectivement le 1er tome était un poooooooil long, mais surtout j’ai été très étonné de me retrouver face un roman policier dans une bonne partie de ce tome.
    Hormis le début, la moitié du 2ème tome était assez longue aussi. Vers 60% environ, les réponses arrivent et l’attente interminable prend fin.
    Légèrement déçu de ne pas avoir plus d’informations sur le Zanth dont le concept aurait vraiment mérité d’être développé bien plus.
    Et la révélation autour du monstre/pas-monstre était satisfaisante.

    Encore merci pour tes articles !

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    • Merci. Oui, l’absence de développement du Zanth est frustrante. Concernant l’aspect policier / enquête, il est souvent présent chez l’auteur, pas seulement dans ce roman mais dans beaucoup d’autres.

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