Militaire et intelligent
Le 3 octobre 2019, sortira chez Denoël, dans la collection Lunes d’encre, Chiens de guerre d’Adrian Tchaikovsky, déjà responsable en VF de l’excellent Dans la toile du temps et en VO de six autres textes chroniqués sur ce blog (vous en trouverez la liste ici). Je commence donc à assez bien connaître l’oeuvre de cet auteur, et je peux vous dire qu’il s’agit ici de son meilleur roman de SF après Dans la toile du temps que je citais plus haut ou sa suite, le récent et magistral Children of ruin.
J’ai, pour ma part, lu Chiens de guerre en VO il y a quasiment deux ans, et voici, en résumé, mon sentiment à son sujet (vous pouvez retrouver la critique complète sur cette page) : dans cette SF militaire de futur proche (une génération environ), des animaux aux possibilités augmentées par le génie génétique et la cybernétique, les bioformes, sont sur le point de remplacer les soldats humains, et ont rendu obsolètes les robots de combat, trop vulnérables au piratage. Sacrifiables, rapides et peu coûteux à produire en masse, dépourvus de scrupules ou d’éthique, plus adaptables aux situations imprévues que les machines, les bioformes sont les combattants idéaux. L’histoire suit un tout nouveau type d’escouade, formé non pas uniquement de cyber-chiens, mais de quatre bestioles différentes, employées dans une sale petite guerre corporatiste dans le sud du Mexique. Ce sera surtout l’occasion d’entrer dans la tête du cyber-chien Rex, le chef d’escouade, et de le voir, au fil des années, faire tout le chemin allant de l’arme vivante et du chien savant à la personne à part entière.
SF militaire, certes assez peu originale mais très bien faite dans le registre du bio-/cyber-armement, mais pas que. Les thématiques balayées sont nombreuses et profondes, depuis les droits des intelligences non-humaines jusqu’à la responsabilité du créateur envers sa créature, en passant par la coexistence de divers types d’êtres pensants sur la même planète. Bref, pour qui connaît Tchaikovsky, une bonne partie du cocktail très réussi de Dans la toile du temps. Et si tout cela n’est pas à proprement parler révolutionnaire, c’est en tout cas fait de main de maître. Un coup de cœur, passionnant quasiment de la première à la dernière ligne. Félicitations à Pascal Godbillon pour avoir sélectionné ce titre !
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Le 4 septembre 2019, sortira chez Albin Michel Imaginaire Semiosis de Sue Burke, que j’ai pour ma part lu en VO il y a un an et demi. Vous pouvez lire ma critique complète
Le 19 juin, sortira chez J’ai Lu, dans la collection « Nouveaux millénaires », un recueil contenant cinq nouvelles et une novelette (nouvelle longue, selon la terminologie française) signées Charlie Jane Anders. J’ai eu l’occasion de lire cette dernière en VO, et comme vous pourrez le constater si vous lisez
Le douze juin, sortira Le cri du corbeau d’Ed McDonald, tome 2 du cycle Blackwing, et donc la suite du très solide
Après onze jours passés plongé dans les 1150 pages des Souvenirs de la glace de Steven Erikson pour Bifrost, j’émerge de ma caverne pour vous parler de la sortie en français, le 23 mai, d’un roman de SF, cette fois, signé… Steven Erikson (argh…), le bien mal nommé Réjouissez-vous. L’ayant lu en anglais (plus de détails dans
Le 25 avril 2019, sortira chez l’Atalante le premier texte du cycle Journal d’un AssaSynth, série comprenant à ce jour quatre novellas (dont celle dont je vais vous parler aujourd’hui), une nouvelle et, à compter de l’année prochaine, un roman. Défaillances systèmes est la traduction de All systems red, qui a obtenu les prix Hugo et Locus 2018, ainsi que le Nebula 2017. Vous devez donc vous dire que ce court roman (128 pages en VF) doit donc être très intéressant. Sinon il ne serait pas bardé d’autant de récompenses, pas vrai ? À ceci, je répondrai deux choses : premièrement, souvenez-vous de la
Le 24 avril 2019 sortira chez Albin Michel Imaginaire Terminus de Tom Sweterlitsch, un roman que j’ai pour ma part lu en anglais peu après sa sortie sous son titre original, The gone world. Si vous voulez plus de détails à son sujet, je vous conseille la lecture de ma
Le 11 avril 2019, sortira chez Denoël, dans la prestigieuse collection Lunes d’encre, Braises de guerre de Gareth L. Powell, tome d’ouverture d’une trilogie et traduction de Embers of war, que j’ai pour ma part lu en VO. Si vous voulez en savoir plus, je vous invite donc à lire
Le 17 octobre, sortira chez Bragelonne L’empire des Soleri, le premier tome du cycle Soleri par Michael Johnston (le second n’étant pas encore paru en VO au moment où je rédige cet article). J’ai, pour ma part, lu ce roman en anglais à sa sortie, et il m’avait laissé une impression qui, si elle n’était pas parfaite, était en tout cas prometteuse et solide sur bien des plans. Je vous invite donc à lire
Le 11 octobre sortira chez Denoël, dans la collection Lunes d’encre, le roman Rétrograde de l’auteur australien Peter Cawdron. Sur ce blog, je tente d’habitude de vous conseiller le meilleur de ce que les littératures de genre ont à offrir, mais là, autant être clair, on en est très, très loin. Je ne saurais donc trop vous déconseiller l’achat de ce livre, l’ayant lu en VO (