Un meilleur niveau moyen que dans l’anthologie précédente, mais moins de nouvelles vraiment marquantes
Edge of Infinity est la seconde des sept anthologies de Hard SF du projet Infinity, mis en place par Jonathan Strahan, un maître dans l’exercice. Cette fois, les nouvelles concernées tournent autour d’un thème commun, à savoir la conquête du système solaire.
On y trouve, comme dans Engineering Infinity, un mélange d’auteurs très connus et d’autres qui le sont beaucoup moins sous nos latitudes (même si la part des premiers est supérieure à ce qu’elle était dans l’anthologie précédente). On retrouve d’ailleurs certains écrivains qui étaient déjà présents dans le premier opus : Stephen Baxter, Kristine Kathryn Rusch, John Barnes, Gwyneth Jones, Hannu Rajaniemi. Ce qui était, pour moi, une bonne nouvelle pour le premier et le dernier, moins pour les trois autres dont je n’avais pas forcément apprécié les textes jusque là. Mais comme nous allons le voir, j’ai eu quelques surprises, et quelques certitudes ébranlées, dans un sens ou dans l’autre ! Continuer à lire « Edge of infinity – Collectif »
Je vous ai souvent parlé, sur ce blog, de Robert Reed (notamment dans les numéros
Alors que sort La grâce des rois de Ken Liu, il est temps de reparler sur ce blog du
Tout d’abord, rendons au neveu du Baron Harkonnen ce qui lui appartient, c’est l’ami
La collection Une heure-Lumière (UHL), créée par le Belial’, s’est imposée, en à peine trois ans, comme un vrai succès commercial et critique (si j’en juge par le nombre de réimpressions de certains titres et par ce que je vois passer dans la blogosphère ou sur Babelio, par exemple), attirant vers les littératures de l’imaginaire (ou y faisant revenir) des lecteurs qui, jusqu’ici, n’en lisaient pas, ou en tout cas pas des textes du calibre de ceux proposés. Il était temps de tirer un certain bilan, et de récompenser la fidélité des plus acharnés des lecteurs, ceux qui se ruent sur toute nouvelle parution, ce que fait un hors-série de 96 pages. L’ouvrage est distribué gratuitement par les libraires participants, ainsi que sur le site de l’éditeur, pour tout achat de deux UHL, parmi les seize existant actuellement, effectué entre le 6 septembre et le 31 octobre (sauf à la FNAC, où l’opération se termine le 25 septembre). Histoire de vous aider à faire votre choix, si vous voulez pouvoir lire ce numéro collector, je vous propose en fin d’article des liens vers les critiques des UHL que j’ai eu l’occasion de chroniquer.
Il n’aura échappé à aucun des habitués du blog, je pense, que je ne suis pas franchement fan de SF française, et encore moins lorsqu’elle n’émane pas du circuit traditionnel de l’édition (j’ai déjà suffisamment de mal avec certains livres ayant bénéficié du concours de professionnels -travail éditorial, relecture, illustration, etc- pour me dispenser sans regret de ceux qui n’en bénéficient pas), et ce même si l’auto-édition, si elle compte 99 % de livres plus que perfectibles, réserve parfois quelques belles surprises. Eh bien en voilà une ! (à la couverture près…).
C’est la deuxième fois que je vous parle sur ce blog de S.B. Divya, après la critique de
Sur Le culte d’Apophis, lorsqu’on apprécie un auteur, on a tendance à vous en reparler souvent. Et vu que j’aime beaucoup ce que fait Max Gladstone, après
Charlie Jane Anders est une auteure américaine qui, si elle n’est pas vraiment prolifique, voit ses textes, courts ou longs, être souvent au minimum nominés aux prix les plus prestigieux (quand ils ne les gagnent pas). Elle est surtout connue pour son roman All the birds in the sky, titulaire du Nebula et du Locus 2017. Elle est aussi la co-fondatrice (avec Annalee Newitz) d’io9, un blog majeur consacré aux littératures de l’imaginaire et au Futurisme.
Elephants and corpses est une nouvelle signée Kameron Hurley, une auteure américaine qui exerce dans des genres très différents des littératures de l’imaginaire, depuis la science-fiction et la Fantasy (dont relève le texte dont je vais vous parler aujourd’hui) jusqu’à quelque chose qu’elle appelle le « bugpunk », sa trilogie Bel Dame Apocrypha (sic). Les lecteurs non-anglophones vont pouvoir la découvrir en français dès Novembre 2018, via la parution de Les étoiles sont légion chez Albin Michel Imaginaire. Pour ma part, je vais souvent vous reparler de l’auteure dans les mois qui viennent, puisque un minimum de trois autres critiques de ses ouvrages sont prévues.