Lire de la SFFF en anglais : difficultés, avantages

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ApophisBon, bon, bon. Normalement, j’avais annoncé qu’il n’y aurait plus de critiques ou d’articles en 2017, et que le bilan annuel serait la prochaine publication, le premier janvier 2018. Mais il se trouve que j’ai un peu de temps aujourd’hui, et qu’une fidèle abonnée de ce blog (elle se reconnaîtra) a émis aujourd’hui un commentaire, sur un autre blog, qui m’a donné envie d’avancer la date d’écriture d’un article consacré à un sujet qui, j’en suis sûr, intéressera pas mal d’entre vous, à savoir la lecture en anglais. Je vais donc essayer de vous démontrer que c’est moins difficile que ce que vous croyez, et que, surtout, ça n’a que des avantages et que, contrairement à ce que l’on croit, ça n’impacte pas forcément négativement un éditeur français que vous voudriez soutenir. 

Lire en anglais, difficultés

Contrairement à un blocage psychologique fermement établi dans l’esprit du lectorat français, il ne faut pas avoir un niveau mirobolant dans la langue de Shakespeare pour se lancer dans la lecture de livres en anglais (du moins, comme nous allons le voir, de certains d’entre eux). Un niveau de lycée, seconde langue, suffit pour les livres que je classifierais comme d’un niveau « facile » jusqu’à une grosse partie des « moyens ». Moi-même, j’ai inversé ma première et ma seconde langues après la classe de Seconde, ce qui fait que j’ai passé mon bac avec un niveau en anglais inférieur de deux ans à celui sur lequel se basait l’épreuve correspondante. Je m’en suis tiré avec une note honorable, compte tenu des circonstances, mais en tout cas c’est la preuve qu’il n’y a pas besoin d’un niveau universitaire / professionnel d’anglais pour lire des bouquins écrits dans cette langue. Je nuancerais cependant, dans mon cas personnel, par le fait que dès cette époque, j’ai lu des jeux de rôle en VO, ainsi que des livres « techniques » (d’histoire militaire, par exemple).

Toutefois, l’anglais de ce type d’ouvrage n’est pas celui d’un roman, et surtout, surtout, lire en anglais n’équivaut pas à faire une traduction du dit livre ! Ce sont des exercices complètement différents : malgré une certaine expérience de la lecture en anglais, donc, lorsque je me suis mis aux romans, la première lecture a été malaisée, tout simplement parce qu’on est plus sur un langage courant, dans un roman, que dans l’anglais très scolaire ou universitaire d’un jeu de rôle ou d’un ouvrage technique, ce qui nécessite un temps d’adaptation (et c’est là que je me suis félicité du fait de regarder mes séries en VO non sous-titrée depuis quelques années, ça permet d’acquérir du vocabulaire, des expressions de la vie courante, des tournures de phrase, le langage familier, etc). De plus, j’ai fait l’erreur classique de tout débutant dans les romans en VO : inconsciemment, j’ai traité l’exercice comme une traduction, ce qu’il ne faut surtout pas faire. Dans une traduction, le sens du moindre mot, les nuances, le ton, doivent être rendus avec précision et complètement. Dans une lecture en anglais, si vous ne comprenez pas un adjectif ou un adverbe, mais que vous saisissez le sens général de ce qu’on vous raconte (et que vous ne faites pas de contresens), vous avez rempli votre objectif. De toute façon, c’est en forgeant que l’on devient forgeron, et ces mots que vous ne comprenez pas à la première tentative seront acquis pour le 3e, le 7e ou le centième livre que vous lirez en anglais. Au passage, je vous conseille très fortement la lecture sous forme électronique, car certaines liseuses (les Kindle par exemple) ont un exemplaire intégré du dictionnaire Oxford, ce qui vous permet, en cliquant sur le mot qui vous pose problème, d’en avoir une définition, et donc d’en déduire facilement le sens.

Donc, pour résumer, la plupart d’entre vous a sans doute le niveau pour lire au moins certains livres en anglais (nous allons bientôt y revenir), à condition de ne pas vous traumatiser au premier mot que vous ne comprenez pas ou dont vous saisissez le sens général mais pas la signification exacte : lire en anglais un livre n’équivaut pas à en faire la traduction ! Faute de quoi, vous allez vous frustrer, avancer à une allure d’escargot (au moins au début, vous lirez forcément -beaucoup- moins vite qu’en français, même si personnellement, quelle que soit la langue, je lis précisément 100 pages par jour, 365 jours par an ou quasiment), et sans doute abandonner votre bouquin. D’un autre côté, si, même pour un livre réputé « facile », vous ne comprenez qu’un mot sur dix, il est sans doute probable que vous n’ayez pas (encore ?) le niveau requis.

Dans mes critiques de livres en VO, j’indique toujours le niveau d’anglais tel que je l’estime : facile, moyen (parfois avec tendance facile ou difficile, pour donner une nuance), difficile, très difficile (je ne suis encore jamais tombé sur ce dernier cas, même si Steven Erikson, par exemple, est réputé ardu à lire dans le cycle Malazéen, en raison d’un anglais très « littéraire »). Il faut aussi que vous déconnectiez le propos et le niveau de langage : Egan est réputé difficile à lire, mais pas, en VO, d’après mon ami Renaud, à cause de son niveau de langage (très précis mais courant), plutôt à cause de l’exigence de ce qu’il raconte avec ses mots relativement simples (sauf vocabulaire technique occasionnel). Si j’ai un conseil, commencez au niveau « facile », premier point, et avec un texte court, second point. Pourquoi ? D’abord parce qu’avec un texte court, vous aurez moins l’impression de gravir l’Everest dès votre première journée alpinisme, et ensuite parce que si vraiment vous n’y arrivez pas, vous aurez payé moins cher ce texte auquel vous ne comprenez rien. Je vous conseille donc une nouvelle, il y en a, sous forme électronique, à 0.99 euros ou pas beaucoup plus, qui sont parfaitement adaptées à cet usage.

Si j’avais quelques exemples de textes courts vraiment faciles à lire en anglais et intéressants à donner, je vous conseillerais From the editorial page of the Falchester Weekly Review de Marie Brennan (cycle de Lady Trent, en position 3.5, niveau très facile), les nouvelles dans l’univers des Poudremages de Brian McClellan (niveau globalement facile), The penitent damned de Django Wexler (The shadow campaigns, tome 0.5, niveau facile) ou encore Lucky thirteen / Measures of absolution de Marko Kloos (l’anglais n’étant pas la langue natale de l’auteur, le niveau employé est ultra-facile). Si vous souhaitez tenter directement un roman et pas une nouvelle ou novella, Throne of the Crescent moon de Saladin Ahmed en Fantasy et surtout Terms of enlistment de Marko Kloos en SF (militaire) me semblent respectivement des portes d’entrée correcte et excellente. Sinon, vous trouverez sur cette page un index complet de toutes les critiques de textes en VO parues sur le Culte, avec l’indication systématique du niveau d’anglais (approximatif) exigé. A moins que vous n’ayez un niveau d’anglais vraiment très solide (du genre : vous avez vécu / travaillé / étudié à Londres ou aux USA), évitez tout de même Ribofunk pour votre première expérience ! (après par contre…).

Après votre tentative au niveau « facile » en texte court, si vous voyez que (en ayant tenu compte de mes conseils sur le fait de ne pas confondre l’expérience avec une traduction en bonne et due forme) vous n’avez pas eu de difficultés insurmontables, essayez, tout en restant au niveau « facile », de tenter un texte plus long (novella, voire roman), voire, si vous étiez vraiment à l’aise, de passer au niveau « moyen ». N’oubliez pas que c’est en forgeant que l’on devient forgeron, et que plus vous lirez en anglais, plus vous serez à l’aise. Si je vous déconseille de vous acharner si vous n’avez vraiment pas le niveau, en revanche vous vous rendriez un bien mauvais service en vous décourageant trop facilement !

Lire en anglais, avantages

Maintenant que je vous ai (normalement) convaincu que, pour la plupart d’entre vous, la lecture en anglais n’était pas systématiquement inaccessible (tout dépend de la combinaison de votre niveau et de celui du bouquin), vous devez vous demander quel est l’intérêt de le faire. Il est en fait multiple :

Vous gagnerez une liberté que vous ne posséderez jamais en lisant uniquement en français

Premier point (et, à mon sens, le plus important), la masse de ce qui est publié en anglais en SFFF chaque année est telle que les éditeurs français ne peuvent évidemment pas tout traduire. De plus, ils sélectionnent ce qu’ils vont traduire, et leurs critères ne sont probablement pas les vôtres. Partant de là, et particulièrement si vous êtes adepte de sous-genres mis à l’index en France (du genre, oh, au hasard, la SF militaire), en lisant en anglais, vous gagnerez une liberté de lire ce que vous voulez que vous n’aurez jamais autrement. Et de plus, la variété et le nombre de livres qui vous seront accessibles va littéralement ex-plo-ser.

Vous lirez le nouveau bouquin de machinchose ou le blockbuster que personne ne connaît encore en France avant tout le monde

Tel site de référence anglo-saxon vous assure que le roman Z de X, auteur encore inconnu néo-zélandais est le nouveau Trône de fer ? Pas de souci, vous pouvez vous faire votre propre opinion dessus sans attendre une hypothétique traduction. Le tome 17 de Mary Porter (les noms des coupables ont été changés pour protéger leur anonymat) sort en juillet mais sa trad’ n’est prévue qu’à Noël ? Hop, vous le lisez six mois avant tout le monde.

Fini les « à notre grand regret, nous avons abandonné la traduction du cycle trucmuche au tome 1/5 ou 3/5, car il n’était pas rentable »

Je ne vais pas vous citer les maisons d’édition spécialistes de ce coup là, tout le monde les connaît. Quoi qu’il en soit, si vous voulez connaître la suite (par exemple) de La dague et la fortune, des Mille noms ou de La promesse du sang, il vous faudra passer par l’anglais. Ou attendre quelques années, le temps que, lassé de s’entendre demander tous les deux jours où en est la suite du codex trucmuche, l’éditeur machinchose décide qu’il est finalement plus dans son intérêt de le traduire qu’autre chose…

Bref, en lisant en anglais, la seule chose qui peut vous empêcher de terminer un cycle, c’est que l’auteur lui-même traîne à lui donner une suite ou une conclusion (Rothfuss…).

Vous ferez des économies conséquentes

Outre le fait que, particulièrement sous forme électronique (mais pas que), les livres en anglais sont le plus souvent (nettement) moins onéreux que leurs contreparties en français, les éditeurs anglo-saxons ne sont pas avares en baisses de prix, promotions, voire, pour les très gros cycles, du fait de vous donner le tome 1 (en guise d’amuse-gueule ou d’appât, c’est comme vous voulez) soit gratuitement, soit pour le prix d’une nouvelle (c’est particulièrement vrai en SF militaire).

La disponibilité des versions électroniques ou des livres anciens n’a RIEN à voir

En anglais, il est très rare (même si je suis tombé sur quelques cas, comme pour Alternities de Michael Kube-McDowell, par exemple) de ne pas trouver de version électronique d’un titre, y compris ceux sortis il y a plusieurs décennies. A comparer avec le fait que des romans sortis en français il y a moins de cinq ans ne soient disponibles ni sous forme électronique, ni en impression à la demande (POD), deux options dont on se demande bien pourquoi elles ne sont pas systématiques, tous éditeurs français confondus.

Ce qui me conduit d’ailleurs à l’absurdité suivante : en 2018, je vais vous proposer des critiques de textes qui existent théoriquement en version française (traduction), mais qui ne sont pas disponibles sous forme électronique et difficilement (mauvais état et / ou trop cher et / ou difficile à trouver) sous forme physique. Je vais donc être obligé de les lire en anglais alors qu’une VF existe ! (au passage, en lisant en anglais, vous allez bien embêter les crevures qui, sur Amazon, vendent des versions poche de livres de SFFF introuvables 5, voire 10 fois plus cher que leur prix d’origine et, d’occasion, dans un état souvent déplorable pour le prix demandé !).

Vous aurez une bien meilleure visibilité sur ce qui va sortir

Les éditeurs anglo-saxons étant beaucoup moins secrets que les nôtres, vous bénéficierez parfois d’une visibilité à l’échelle de plusieurs années sur ce qu’ils vont sortir, ce qui est très précieux pour les gens comme moi, qui planifient leurs lectures très longtemps à l’avance. L’éditeur français le plus vertueux (et de très, très loin) à ce niveau en France, le Belial’, donne, lui, un aperçu fiable de ce qu’il va publier dans les douze prochains mois chaque début d’année. Pour les autres, à part quelques blockbusters qu’ils balancent à Elbakin (et encore, avec des dates très approximatives parfois), vous aurez de la chance si vous pouvez prévoir votre budget et votre ordre de lecture 3, voire 6 mois à l’avance si les étoiles sont propices, comme dirait Cthulhu.

Mais…

Certains d’entre vous vont me répondre : « Mais si je lis un bouquin à sa sortie américaine ou anglaise, je donne mes euros à l’éditeur anglo-saxon, pas à l’éditeur français Bidule que je veux soutenir ! ». Oui et non. Ce n’est pas parce que tel texte est disponible en anglais que vous allez forcément le lire dans cette langue. Parce que je voulais soutenir l’Atalante, le seul éditeur qui a pris l’initiative de traduire une novella complétant un cycle de romans (pratique de plus en plus courante chez les auteurs d’expression anglaise), j’ai acheté Rédemption de Jamie Sawyer en français, et sous forme physique qui plus est, à un peu plus de… six fois le prix de la version électronique en anglais. De plus, si je sais que tel roman va être traduit (et les délais, particulièrement chez des maisons comme Bragelonne ou l’Atalante, ne sont que de quelques mois parfois !), il m’arrive assez souvent, par fainéantise ou volonté de soutenir l’éditeur, d’attendre la VF alors que je suis parfaitement capable de lire la VO, bien avant et pour moins cher.

Moralité : lire en anglais ne veut pas forcément dire torpiller les éditeurs français, qui, de toute façon, ne peuvent ou ne veulent pas traduire tout ce qui sort en VO. J’ai eu tout un tas de lectures, cette année, dont je sais pertinemment qu’elles ne seront jamais traduites en français, ce qui fait qu’en achetant les textes correspondants, je ne lèse personne.

En conclusion

A condition de bien vous y prendre, la lecture en anglais est en fait, au moins partiellement, un art accessible à la majorité d’entre vous, contrairement à ce blocage psychologique fermement ancré. Et comme nous l’avons vu, elle n’a en fait que des avantages !

57 réflexions sur “Lire de la SFFF en anglais : difficultés, avantages

  1. Et en plus on entretient son niveau, voire on l’améliore, par une pratique régulière. Ajoutons que les dictionnaires intégrés aux liseuses ou applications tablettes facilitent bien les choses.
    Ceci dit, ce qui me retient est plutôt le fait que ma lecture est moins fluide qu’en français donc parfois un peu hachée ou « pénible », mais ce doit être lié au manque d’habitude.

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    • C’est lié au manque d’habitude : maintenant que j’ai quelques dizaines de romans derrière moi, je lis presque aussi vite en anglais qu’en français, surtout si le niveau d’anglais utilisé par l’auteur n’est pas particulièrement littéraire et qu’il a un style fluide.

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  2. Voilà un article qui tombe à pic ! 😀 Merci pour tous ces conseils qui évidemment m’encourage beaucoup à me lancer. J’avais acheté l’été dernier une novella de Tad Williams en anglais mais je n’ai pas encore eu le courage de la lire : mon objectif pour 2018 est donc d’en venir à bout et, si j’y parviens sans trop de difficultés, me lancer dans un ou deux autres textes en vo. On ne m’arrêtera plus après ! 😉 Encore merci pour cet article !

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    • C’est le but : encourager plus de gens à s’y mettre. Comme je l’explique, un essai peut se faire gratuitement ou pour moins d’un euro, et parfois pour une lecture de largement moins d’une heure, donc ça ne coûte ni temps, ni argent. Mais par contre, qu’est-ce qu’on y gagne ensuite !

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  3. Tu dis quelque chose de très important que l’éducation nationale n’a toujours pas compris : lire n’est pas traduire. C’est fondamental et c’est aussi vrai à l’oral. Personnellement, c’est la compréhension de cela qui m’a permis, alors que je vivais déjà aux US, de devenir bilingue. Il faut en quelque sorte intérioriser la langue, ce qui est simple, alors que la traduction est une extériorisation. (En guise d’illustration, je ne saurais dire, comme ça à brûle-pourpoint, si le livre que je lis en ce moment est en anglais ou en français. Je n’en ai pas « conscience ». Et pour autant, je serais bien incapable d’écrire une traduction d’une langue vers l’autre. Traduire est un métier.)

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    • J’ai le même sentiment, à la fois pour les livres et surtout pour les séries : je n’ai souvent même plus « spontanément » conscience de regarder un épisode en anglais ou en français, il faut presque que je me penche consciemment sur la question pour y répondre. Et pour les romans, il m’arrive de plus en plus souvent de frôler cet état là également.

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    • Je suis d’accord avec toi sur le fait d’intérioriser une langue. ET si je lis en anglais et que lors de ma lecture on me pose une question, je réponds spontanément en anglais…

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  4. Bonjour,
    Auriez vous a tout hasard des sites de références pour acheter ses livres en anglais au format numérique et/ou papier et qui ne soit pas Amazon ?
    Merci d’avance

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    • La Fnac, par exemple (quelques centaines de références), même si, achetant pour ma part sur Amazon, je serai bien en peine de vous parler de la concurrence. Mais vous aurez beau chercher, aucun site au monde ne proposera autant de livres électroniques de SFFF en anglais qu’Amazon (quelque chose comme plusieurs centaines de milliers de références, il me semble), même ses détracteurs vous le diront, pour la lecture en anglais ça reste un incontournable (c’est à la base un libraire en ligne américain, après tout, donc le livre anglais -papier ou pas- est son cœur de métier).

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    • Pour le format numérique, il existe plusieurs alternatives à Amazon. Feedbooks ou Kobo par exemple. Leurs catalogues ne sont pas toujours aussi exhaustifs mais ils sont quand même relativement bien fourni. A titre personnel, j’utilise une fonctionnalité particulière de kobo.com : l’estimation du nombre de mots contenu dans le fichier. Cela me permet de me faire une idée précise de la taille d’un texte (les très fortes variations de mise en page font que le nombre de pages n’est pas un très bon indicateur). 🙂

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      • J’utilise aussi pas mal kobo qui propose « spontannément » des livres gratuits sur un auteur ou sur un genre, plus les fonctionnalités supplémentaires que j’apprécie.

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  5. Excellent article , tu m’as permis de découvrir les poudre mages cette année ce cycle m’a décidé à commencer à lire en anglais ce que je ne regrette pas. Cet article montre aussi la tendance de ton blog à aller vers plus de lecture en anglais ce qui doit te demander plus de recherche.

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    • Merci. Oui, la part de lectures en anglais est montée (brutalement) en puissance en 2017, mais on va atteindre un nouvel équilibre dès janvier, en gros 60 % VF et 40 % maximum (avec éventuellement des pics à 50 %) de VO. Et oui, ça demande plus de recherches pour repérer ce qui est intéressant.

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  6. C’est vrai que c’est un réel problème, les éditeurs qui arrêtent les traductions d’une série au bout de quelques tomes ! Et moi qui suis régulièrement le blog de Lianne depuis un petit moment, elle me fait souvent regretter de ne pas lire en anglais, avec tous les livres qu’elle lit et avec lesquels elle s’éclate. Et je vois que c’est la même chose ici. 😉 Bon allez, je vais essayer de m’y remettre. Oui, parce que j’ai déjà essayé la lecture en VO, mais mon souci, c’est que je fais exactement ce que tu conseilles de ne pas faire : je veux comprendre chaque mot. Je ne supporte pas de ne pas comprendre quelque chose. Mais je pense que je vais commencer par quelque chose de très facile, histoire de me remotiver. Merci pour cet article très convaincant ! 😉

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    • Article tres complet et intéressant. Je lis de plus en plus en VO et je constate que mes gros coups de coeurs de l’année sont tous en VO et pas près de sortir chez nous, j’ai un petit décalage de ton avec ce qui est a la mode en france.

      Concernant le prix j’ajouterai que les anglophones sortent presque simultanément les relies (le top luxe a 20-25 balles) et les brochés a moins cher (vers 10€) donc on peut lire des nouveautés papier sans claquer 25 boules ni attendre le poche pour le physique.

      Je regrette seulement qu’ils soient quasi tous exlusivement sur amazon pour l’ebook, le drm-free ils s’en cognent a peu pres.

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  7. Très bon article. Je lis dans les deux langues et essentiellement sur liseuse. Sur la kindle, j’utilise un dictionnaire de définition et un de traduction. C’est vrai que c’est une aide précieuse et facile. Un clic et on a le sens d’un mot. Je rajouterai aussi, bien que ce ne soit pas l’objet de ce blog, que les livres « young adult » très à la mode se lisent généralement très facilement et peuvent être idéals pour une première tentative en anglais.

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  8. Quel article qui tombe à pic!
    Effectivement je plussoie le fait qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un niveau astronomique pour lire en VO. ET comme tu le précises, il ne faut SURTOUT PAS chercher à traduire dans sa tête. Bien sûr il faut tout de même avoir un peu de vocabulaire « automatique » , c’est à dire que la signification de ces mots n’implique pas de passer par le français (love, on sait ce que cela signifie en anglais sans se dire = amour). Il y a des fois, ou je serais bien ennuyée d’essayer de traduire des phrases alors que je les comprends en anglais.
    ET oui commencer par des textes assez courts et je déconseille de faire comme moi : le premier tome du livre malazéens des glorieux défunts de Erikson. En tant que première lecture aussi longue en VO, ça a piqué!
    Quant aux avantages je suis entièrement d’accord avec toi.
    Et oui il est tout à fait possible de continuer à soutenir les éditeurs français, surtout quand un roman nous a plu en VO.

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  9. Tu as tout résumé. J’ai commencé à lire en anglais à cause d’une attente de cinq ans pour avoir le premier tome de stormlight archive de Brandon sanderson. Résultat je l’ai lu en anglais et français puis je me suis lancée avec words of radiance. Quand tu dis qu’on a accès à des montagnes de livres c’est totalement vrai par exemple j’ai put lire la trilogie poudremages , la trilogie de brian staveley et finir des cycles de la dague et la fortune et grim company pour ne citer que ça. Personnellement je ne lis qu’en électronique sur mon iPad qui a un dictionnaire intégré qui m’a beaucoup aidé au début mais comme tu dis en forgeant on devient forgeron je suis devenu tellement à l’aise en anglais que je regarde que des films en vo au cinéma et sans lire les sous titres. La liberté de lire le livre qu’on veut est incroyable, cet été j’ai fini le cycle de l’assassin royal et actuellement je lis oathbringer de Brandon sanderson.

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  10. Merci pour cet article, et pour tous les précédents.
    Cette lecture me permet de revenir sur un comportement illogique que je dois certainement partager avec certains lecteurs du blog: pourquoi éviter les romans en anglais, alors que la quasi-totalité de la littérature technique que j’utilise est rédigée en anglais ? A un tel point, que je suis incapable, parfois, de tenir certains raisonnements en français. (Gestion de projets, physique, informatique, …)
    Cependant, malgré tous les inconvénients déjà cités, je continue à favoriser une traduction au texte original lorsqu’elle existe. Peut-être un peu par paresse, mais vraisemblablement parce que la lecture d’un roman est chez moi associée aux loisirs et la pratique de l’anglais au travail, bien que la frontière soit souvent floue.
    Ne lisant plus sous format papier depuis les premiers écrans ‘retina’ – merci la pomme – puis les écrans e-ink qui aujourd’hui proposent de meilleures définitions que l’impression laser, l’accessibilité des oeuvres sur les différents sites, ou plutôt leur inaccessibilité en français m’a souvent fait opter pour la version originale. Comme Lutin et Apophis, je serais bien en peine, après-coup, de vous dire dans quelle langue j’ai lu certains romans.
    Mon conseil pour un débutant sera de faire appel à un dictionnaire anglais seulement lorsqu’il sent qu’il sort du récit, et d’éviter au maximum le recours au dictionnaire bilingue, qui sera généralement hors-propos et hors-contexte.
    Pour ceux qui souhaitent sortir de l’écosystème Amazon, jetez un coup d’oeil chez kobo.com et n’oubliez pas l’iBook store si vous possédez un écran Apple.
    C’est la période des ‘bonnes’ résolutions, lancez-vous et passez tous une excellente année.

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  11. Pour ce qui est de l’écosystème numérique Amazon dont certains parlent, je préférerais largement des pratiques sans DRM de la part des anglophones, mais à défaut, ayant une kindle je préfère leur système à Adobe DRM que tous les autres sites utilisent. Les quelques fois où j’ai acheté des livres protégés par ce truc j’ai cru m’arracher les cheveux. Enfin ceux qui restent.

    Au moins le système kindle est transparent pour l’utilisateur même quand on gère sa bibliothèque avec Calibre.

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  12. Je me permets d’ajouter un conseil supplémentaire pour le démarrage de la lecture en anglais (ou en toute autre langue étrangère ) : choisissez un truc qui vous motive en particulier.
    Personnellement, j’ai commencé la lecture en anglais avec des romans Star Wars. Je suis un grand fan de l’univers et j’en avais déjà lu des dizaines en français. De plus le niveau de langue n’était pas très élevé. La motivation, ça fait toujours beaucoup, donc n’hésitez pas à en profiter.
    L’autre option, outre de s’orienter vers des textes courts, c’est de tester la littérature jeunesse/pour enfants. A moins d’y être franchement allergique, cela peut aussi faire une bonne première expérience. On y trouve quantité de livres pas trop long, avec une écriture agréable et des intrigues qui ne mettent pas cinq cents pages pour décoller. Et en réalité (retour au 36 15 My Life), le premier bouquin que j’ai lu en anglais n’était pas un Star Wars mais… l’histoire de Babe, le cochon qui parle. Très court et très sympathique.

    Quelques autres petites remarques sur le sujet, du temps que j’y suis.

    Un avantage que l’on a en lisant un texte dans la langue d’origine, c’est qu’on n’est plus tributaire des erreurs de traduction… du moins de celles faites dans l’édition française. On peut soi-même se planter sur le sens d’un mot, d’une phrase, etc. mais au moins on n’a pas cet agacement à voire une erreur de trad dans un texte en français (« éventuellement ? Mais non, ça se traduit par finalement, raaah, sinon ça ne veut rien dire » :p ). Au-delà de ce petit aspect pour grincheux dans mon genre, la lecture en langue originale vous permet de profiter de la « langue » personnelle de l’auteur. Et si, soyons honnête, dans la majorité des cas ça n’apporte pas grand chose, il y a quand même quelques auteurs avec lesquels on découvre qu’ils ont une musique personnelle dans leur écriture, musique bien souvent perdue (mais pas toujours) à la traduction.

    Enfin, dans le cas particulier de la lecture en anglais, on peut s’apercevoir au bout d’un moment qu’il y a une différence entre l’anglais britannique et l’anglais américain et que les autres des deux continents n’ont souvent pas la même façon de s’exprimer. Personnellement, j’aurais tendance à trouver les auteurs britanniques un peu plus « littéraires » que les américains, avec évidemment des exceptions des deux côtés. 🙂

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  13. Mon cher Apophis,

    Merci pour cet article (et joyeuses fêtes, en passant).
    Je confesse lire assez peu en anglais. Pourquoi? Hé bien parce que la plupart de mes livres de SFFF sont des cadeaux faits par ma famille, famille qui va les trouver en magasin ou chez le libraire du coin. A cheval donné, on ne regarde pas les dents !

    Ma bonne résolution sera parfaitement inverse de la tienne : augmenter petit à petit mes lectures en VO (je joue déjà aux jeux vidéos en VO, je lis les livres de JdR en VO, j’attaque Superintelligent de Nick Bostrom & Singularity is Near de Raymond Kurzweil : pourquoi ce blocage pour les romans?).

    Je suis impressionné par une chose : ton rythme de lecture. J’aime lire, vraiment, mais je suis bien loin de ton rythme ! Tu en es à 10 articles pour le seul mois de décembre, et des articles de plus de 2000 mots, bien construits, propres, là où j’arrive péniblement à en publier 4 ou 5 sur la même période, sans avoir même le temps de me relire plusieurs fois !
    Quel est ton secret?

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    • Je te remercie, et te souhaite également de joyeuses fêtes.

      Si ça peut te rassurer, j’ai eu le même type de blocage : je lis en anglais (JdR, livres techniques) depuis 1992, environ, mais je ne me suis mis aux romans en VO qu’en… 2013, et de façon significative seulement depuis un peu plus d’un an !

      Merci, mais mon rythme de lecture n’a rien d’impressionnant : si tu vas chez Lianne (http://delivreenlivres.blogspot.fr/), tu verras qu’elle lit un livre… par jour ou quasiment. Et pour ce qui est de mon secret, il est assez simple : je ne regarde pratiquement pas la télévision (à part le journal télévisé et le Tennis), je dors très peu (environ 6 heures par nuit), et plutôt que d’écrire les articles ou critiques en un gros bloc de 3-4 heures, je les rédige par petits bouts (selon mes disponibilités), au fur et à mesure de la lecture du roman concerné ou, pour les articles de fond, sur une période pouvant s’étendre sur un mois entier.

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      • Pareil pour moi : pas de télévision, du tout.

        Hélas, je bosse une cinquantaine d’heures par semaine, je suis un gros dormeur, et j’ai pris la sale habitude de tout écrire en un bloc (…après avoir fini…Ma critique sur 2312, lu en septembre dernier, est toujours reportée au lendemain…). Je prends note de ton conseil : écrire pendant la lecture. Je projetais de me forcer à écrire dès que je finissais un roman ; peut-être est-il plus motivant de commencer la rédaction pendant la lecture?
        Quant à Lianne…Wahou. Je vais arrêter de comparer mon rythme de lecture 😀

        Pour la VO, je vais commencer à me renseigner sérieusement (mon domaine de prédilection est la Hard-SF) : tu m’as rassuré avec ton billet. Je craignais que lire de la Hard-SF en VO soit une torture (j’ai Accelerando qui me vient toujours à l’esprit quand j’envisage la chose, ce qui me dissuade).

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        • La rédaction pendant la lecture est à double-tranchant : tu peux parfois être conduit à complètement réécrire certains passages si ce que tu as lu à la page 400 contredit complètement une analyse ou un ressenti que tu as eu à la page 200. Mon conseil est de rédiger ce qui ne changera pas (pour ma part, par exemple, l’analyse des genres auxquels le livre appartient, la description de l’univers) en cours de lecture, et ce qui est susceptible d’être réécrit si une impression ultérieure contredit un sentiment initial immédiatement après la fin de la lecture. En tout cas, il faut essayer de ne jamais laisser passer trop de temps entre la fin d’une lecture et la rédaction de sa critique : même avec des notes détaillées, la recension va forcément y perdre, notamment en terme de ressenti. Et, de plus, les avis non-écrits ont, hélas, tendance à s’accumuler, donc autant éviter le phénomène.

          Pour la Hard SF en VO, tout dépend de l’auteur : d’après mon ami Renaud, qui en lit beaucoup (tu peux retrouver ses critiques sur Babelio ou Amazon sous le pseudo de FeydRautha), si Egan est (purement en terme de niveau de langage) accessible, en revanche quelqu’un comme Alastair Reynolds est beaucoup plus pénible à lire en raison d’un style brouillon. Concernant Accelerando, le problème ne se posera pas, vu qu’il existe une VF (à moins que tu ne tiennes absolument à le lire en version originale ?).

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          • On sent l’expérience quand tu parles ! Merci des conseils !

            Je prends note aussi du fait de suivre FaydRautha, fan de Hard-SF devant l’Eternel.
            Accelerando, je l’ai lu en français il y a six ou sept mois. A l’époque, je me chauffais pas mal pour passer aux romans en anglais : la lecture d’Accelerando (plaisante, quoique parfois ardue, je dois l’admettre) m’a un peu effrayé : je me faisais souvent la réflexion « Mon Dieu, mais comment aurais-je fait si j’avais lu ce roman en anglais? C’est impossible ! ».
            L’édition française était pas mal sur un point : il y avait un lexique à la fin, ma foi fort utile (j’ai beau lire pas mal de Hard SF, le jargon employé me dépassait parfois).

            Bref, tes critiques en anglais vont m’être utiles : je vais pouvoir évaluer la difficulté de lecture avant achat -ça m’embêterait d’acheter au hasard un livre, pour me rendre compte que c’est un Accelerando bis !

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  14. Lire en langue étrangère peut être difficile au premier abord, mais avec la pratique vient le plaisir ! Ce n’est pas grâce à l’école que j’ai appris l’anglais et l’allemand, mais en lisant des bouquins, en regardant des films et en jouant à des jeux non traduits en français… La bibliothèque est souvent une bonne solution pour trouver des livres en anglais, et parfois les libraires acceptent d’en commander (du moins en anglais, en allemand c’est plus compliqué.)

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  15. Comme toi j’ai permuté mes langues au bac, mais mon niveau d’anglais reste assez binaire, du style John is in the garden.
    J’ai déjà du mal avec certains avis anglais sur des livres donc pas sûr que la lecture soit pour moi. Je recherche dans la lecture avant tout du plaisir et j’ai peur de ne pas m’y retrouver avec la langue de Shakespeare.
    Malgré tout, ton article me donne envie de tenter l’aventure. Reste à trouver le bon texte et le bon auteur.
    Que penses tu de l’idee de lire une nouvelle en langue anglaise et de lire sa traduction juste après ?
    Je suis effaré par la disponibilité des versions électroniques par rapport à la France. Les éditeurs français sont vraiment plus que frileux. Je viens de finir Malevil et malgré des chiffres de vente je pense faramineux, aucune version numérique légale. Et que les editeurs ne comptent pas sur moi pour acheter leur version papier alors que des versions électroniques amateurs existent.

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    • Essayer de lire une nouvelle en anglais puis sa traduction est une bonne idée : ça permet de voir où ça coince et où on maîtrise sans trop de soucis.

      C’est clair que pour un classique comme Malevil, l’absence de version électronique légale est une hérésie. Et c’est aussi clair que le couteau sous la gorge (pas de version électronique du tout ou bien à un prix prohibitif) des éditeurs français pour nous contraindre à acheter du papier, ça va bien 5 minutes : il faudrait que ces gens là prennent conscience qu’on est quasiment en 2018 et que s’ils continuent, ils vont finir comme l’industrie musicale, qui n’a pas su gérer la dématérialisation.

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  16. J’ai lu tout ton article mais pas encore tous les commentaires mais je plussoie ceux que j’ai survolé : ca donne envie de s’y mettre ! Un niveau plutôt faible mais l’envie est là. Manque de courage, de persévérance, je succombe trop vite à la facilité… Je garde ton artcile en tête pour la motivation et la bonne résolution 2018 😉

    Merci.

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  17. Je réagis un peu après tout le monde vu que je viens de rentrer :p
    C’est une super idée cette article, et je suis vraiment dans le même cas que toi pour le niveau, j’étais très moyenne au lycée (j’ai eu 11 au bac en seconde langue) et pourtant 10 ans après, en ayant oublié sans doute une grande partie j’ai réussi à m’y mettre et à avoir un niveau largement suffisant pour lire tout ce que je souhaite en SFF.

    A la base j’avais commencé pour continuer la Roue du Temps et j’avoue que ce n’était vraiment pas du tout facile, j’avais des fois l’impression de survoler les descriptions (parce que c’est la partie la plus difficile). Ça ne m’a pas du tout empêcher d’en lire 4 à la suite et de m’éclater comme une folle en les lisant =)

    Du coup lancez vous, n’hésitez pas ! C’est sur que le tout début ne sera pas facile, mais il y a tellement d’avantages et de plaisir livresque à en tirer que ça serait dommage de se limiter juste parce qu’on a peur !

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    • Voilà, tu as très bien résumé : c’est moins dur qu’on ne le pense, c’est juste un blocage psychologique, et à la fin c’est du pur bonheur 🙂 Bon réveillon du Nouvel An !

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  18. Un grand merci pour cet article! Ça va peut-être me motiver pour enfin m’y mettre! Pourtant, je ne comprends pas mon blocage : dans le cadre de mon boulot, j’utilise l’anglais quotidiennement que ce soit à l’oral comme à l’écrit mais rien à faire, je bloque! En plus, ma belle-sœur qui est canadienne anglophone m’a offert des livres de contes pour enfants en anglais et là encore pas moyen de m’y mettre. Le mieux serait peut-être de lire une page par jour et de manière régulière?

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    • Là, clairement, si tu utilises quotidiennement l’anglais à l’écrit ET à l’oral, tu as forcément le niveau pour lire en anglais. C’est vraiment d’un pur blocage psychologique dont il s’agit. Dans ce cas, la solution d’une page par jour me paraît trop timide : si c’était moi, je choisirais un texte pour lequel je suis très motivé, pas trop long de préférence, et je me lancerais directement dedans pour casser définitivement mon blocage. Parce qu’à moins de te lancer dans l’oeuvre d’un écrivain très littéraire ou dans de la Hard SF, il y a peu de chances, vu ta pratique de la langue de Shakespeare, que tu sois complètement perdue.

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  19. Waouh ! 100 pages par jour, je suis hyper impressionnée ! et un peu envieuse ^^
    La 1ère fois que j’ai essayé de lire en anglais, je voulais absolument tout comprendre. Echec cuisant bien sûr !
    Je m’y suis remis il y a quelques années grâce à des séries qui n’étaient plus poursuivies en vf, et ça c’est beaucoup mieux passé. Kobo aussi a le dictionnaire intégré et c’est en effet super pratique !
    Ceci dit je ne lis pas encore autant que je voudrais en anglais, souvent par flemme : je lis plus lentement (même si j’ai remarqué que ça c’était amélioré de ce côté là) et je trouve ça plus fatiguant. Et clairement mon niveau ne me permet pas de tout lire non plus.
    Bref, tout ça pour dire que mon expérience va dans le sens de ton article : même avec un niveau moyen on peu lire déjà des choses et en plus on s’améliore avec la pratique. Maintenant je me sens même assez à l’aise pour lire des livres papier !

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    • Si ça peut te rassurer, je lis aussi plus lentement en anglais (mais plus tellement, finalement), et c’est plus fatiguant chez moi aussi (idem). Idem pour les livres papier, en général j’achète sous forme électronique (gros souci de stockage des formats physiques + c’est moins cher), mais si la couverture me plait vraiment, il m’arrive 2-3 fois par an d’acheter la version papier. et c’est vrai que sans le concours du dico intégré de la liseuse, c’est un poil plus un challenge.

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  20. Je ne sais pas à quel niveau je me trouve étant une tanche finie au lycée et n’ayant jamais pratiqué depuis….15 ans ou presque donc….bon….si un jour j’ai envie de me lancer je saurai par quoi commencer.

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  21. Merci pour cet article ! Je suis bien d’accord avec ta réflexion.

    J’ajouterais que lire en Anglais permet de progresser sur le vocabulaire, la construction de phrases dans tous contextes, les expressions… et l’humour ! Pas de compréhension d’une culture sans compréhension de sa langue et de ses nuances.

    Par ailleurs, je pense que tenter de lire en Anglais sans en avoir réellement envie ne sert à rien. La moindre difficulté devient une montagne et la (fragile) motivation s’effrite rapidement. Je vois cela comme l’apprentissage d’un instrument de musique ou d’un sport : la progression est lente et on ne tient que si on est fondamentalement intéressé par la discipline.
    D’où l’idée en effet d’essayer avec de courts textes dont l’histoire nous plaira sans aucun doute. Et si ça ne fonctionne pas, tant pis, à réessayer l’année suivante.

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  22. Pingback: Sins of Empire – Brian McClellan | Le culte d'Apophis

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