L’œil d’Apophis – Numéro 16

Eye_of_ApophisSeizième numéro de la série d’articles L’œil d’Apophis (car rien n’échappe à…) ! Je vous en rappelle le principe : il s’agit d’une courte présentation (pas une critique complète) de romans qui, pour une raison ou une autre, sont passés « sous le radar » des amateurs de SFFF, qui sont sortis il y a longtemps et ont été oubliés, qui n’ont pas été régulièrement réédités, ont été sous-estimés, ont été noyés dans une grosse vague de nouveautés, font partie de sous-genres mal-aimés et pas du tout dans l’air du temps, sont connus des lecteurs éclairés mais pas du « grand public », pour lesquels on se dit « il faudra absolument que je le lise… un jour » alors qu’on ne le fait jamais, et j’en passe. Chaque numéro vous présente trois romans, recueils ou cycles : aujourd’hui, il s’agit de La rédemption de Christophe Colomb d’Orson Scott Card, d’Aube de fer de Matthew Woodring Stover et de Ribofunk de Paul Di Filippo.

Au passage, sachez que vous pouvez retrouver les anciens numéros de l’œil via ce tag ou bien cette page. Je vous rappelle aussi que les romans présentés ici ne sont pas automatiquement des chefs-d’oeuvre ou ceux recommandés par le site à n’importe quel amateur de SFFF (si c’est ce que vous cherchez, voyez plutôt les tags (Roman) Culte d’Apophis ou Guide de lecture SFFF).

La rédemption de Christophe Colomb – Orson Scott Card *

* The rhythm of the night, Corona, 1993.

colomb_cardCher(e) aponaute, tu es coincé(e) chez toi à cause de ce maudit coronavirus, et tu te dis, « ah, mais nom d’un dieu égyptien, si on pouvait changer le cours de l’Histoire et faire disparaître cette pandémie, ce serait top ! ». Peut-être, donc, voudras-tu lire une uchronie et une histoire de voyage dans le temps, et justement, Orson Scott Card en a une à te proposer (et excellente, qui plus est). Car non, l’américain n’est pas que l’auteur des cycles d’Ender ou d’Alvin le Faiseur, et sa bibliographie est aussi riche que variée. Et avec La rédemption de Christophe Colomb, on est en plein dans le cœur de cible de l’œil d’Apophis, à savoir des romans dont on se demande bien par quelle espèce de malédiction ils ne sont pas plus (re)connus qu’ils ne le sont. Le fait qu’il s’agisse d’un tome 1 et que les deux suites n’aient pas encore été écrites (et on peut se demander si elles le seront un jour…) a sans doute joué, mais honnêtement, ce bouquin peut tout aussi bien se lire comme un stand-alone. Pas de raison de s’en priver, donc (à part le fait que la VF n’existe pas en version électronique, ce qui va rendre difficile son acquisition pendant le confinement, à part pour les plus hardcore d’entre vous, qui lisent en VO. Après, par contre…).

Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire ma critique toute pourrie, rédigée, à l’époque, sur Amazon, et ne correspondant donc absolument pas aux standards actuels du Culte. Oui, j’ai honte.

Aube de fer – Matthew Woodring Stover

aube_de_ferCher(e) aponaute, tu es confiné(e) chez toi à cause de ce damné coronavirus, et tu te dis, « L’époque que nous visons est décidément sinistre, j’ai envie de dépaysement et de rire un peu ! ». Eh bien Apophis (c’est moi, pour les deux au fond qui roupillent ou qui ont débarqué ici par hasard) et Matthew Woodring Stover ont pensé à toi ! Quoi de plus rafraîchissant, en effet, qu’Aube de fer, une fantasy nous projetant en pleine Antiquité sur les traces d’une version revue par Glen Cook et Christian Jacq du Bon, de la Brute et du Truand ? Hélas pour toi, l’Atalante n’en fournit pas non plus une version électronique (tsss…), et à moins que ta maîtrise de l’anglais soit suffisante pour lire en VO (et c’est plus aisé qu’on ne le pense), te voilà condamné à attendre la fin du confinement (oui, je suis un vil tentateur, mouahaha !). Ajoutons que, là aussi, ce roman fait partie d’un cycle, mais que la suite n’a jamais été traduite, Aube de fer n’ayant pas rencontré son public à sa sortie française (je me demande bien pourquoi, franchement).

Pour en savoir plus, je vous convie à lire ma critique complète.

Ribofunk – Paul Di Filippo

ribofunkCher(e) aponaute, tu es enfermé(e) chez toi à cause de ce satané coronavirus, et tu te dis, « Toutes ces histoires de biologie moléculaire sont fascinantes, voyons ce que la SF a à en dire ! ». Dans ce cas, je te conseille d’autant plus le recueil de nouvelles Ribofunk de Paul Di Filippo qu’il est disponible sans problème en version électronique… mais en VO, vu qu’il n’a jamais été traduit (à ma totale incompréhension). Je ne parle quasiment jamais de livres uniquement disponibles en VO dans cette série d’articles, vu que la majorité d’entre vous ne lit pas dans la langue de Shakespeare, mais d’un autre côté, je tente de faire ce que je peux pour attirer l’attention des éditeurs sur ce recueil, vu qu’il est à mon sens totalement anormal qu’un texte aussi fondamental en matière de Biopunk n’ait jamais été proposé en français. Car ce fix-up offre un panorama absolument prodigieux de ce que pourrait être un futur (à l’échelle de quelques décennies) dominé par les bio- et nano-technologies. Attention toutefois, car il s’agit d’une lecture en VO particulièrement difficile en raison de la combinaison de slang (argot des rues), de néologismes et de vocabulaire scientifique utilisée (rien d’insurmontable non plus, toutefois).

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à parcourir ma critique (très) complète.

***

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8 réflexions sur “L’œil d’Apophis – Numéro 16

  1. Cher(e) aponaute, tu es enfermé(e) chez toi à cause de ce satané coronavirus, et tu te dis, « Toutes ces histoires de pandémie mondiale, j’aimerais bien savoir quand et comment ça se termine ! ». Dans ce cas, je te conseille de lire Le Fléau de Stephen King, sorte de chronique des jours à venir…!
    Bon sinon au delà du plagiat de ton article, merci pour ces recos. Je commanderai les deux premiers à la Fnac et irai les chercher en juillet prochain…ou plus tard…ou jamais!
    Et bon, le prochain Steven Wilson est en cours de dévoilement…le titre est prémonitoire: The Future Bites!
    Allez je retourne à mes lectures…euh à mon télétravail!

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    • J’ai vu passer sur certains blogs des listes de livres traitant d’une pandémie (sans compter La peste d’Albert Camus qui bénéficie de ventes record), et très franchement, même si je ne critique pas cette démarche, je préfère, pour ma part, offrir aux gens des idées de lecture qui vont plutôt les dépayser qu’autre chose (à part peut-être pour Ribofunk, et encore).

      Oui, j’ai écouté le premier extrait, et même si je crois que j’aimerai toujours ce que sortira Steven Wilson, quel que soit le genre musical abordé, je reste tout de même nostalgique de la période Porcupine Tree. Ce qu’il fait actuellement est bon, surprenant, intéressant… mais rien de comparable à la période allant de Lightbulb Sun à Fear of a blank planet.

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      • Ok avec toi, sur SW, à la très grande exception prés de Hand.Cannot.Erase, chef d’œuvre pour moi absolu du Monsieur. Devant tout ce qu’il a pu faire avec PT (allez, au niveau de Fear Of A Blank Planet). Mais je ne vais pas squatter ton blog avec nos échanges de fan Wilsonien!
        Merci pour tec chroniques régulières…ça (rien a voir avec le livre de Stephen King ;-)) fait du bien en fait de les lire en ces moments, encore plus qu’avant…même si on a pas la possibilité de choper les livres dont tu parles immédiatement.
        Bref, je viens de finir le dernier recueil magnifiques de nouvelles de Ken Liu, et je m’attaque au dernier Scalzi. Miam!

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