From the editorial page of the Falchester Weekly Review – Marie Brennan

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Un savoureux échange épistolaire

lady_trent_3.5From the editorial page of the Falchester Weekly Review est une courte nouvelle (13 pages seulement, en anglais) qui s’insère entre les tomes 3 et 4 des Mémoires de Lady Trent (sur Goodreads, elle est classée « tome 3.5 »). Ou, plus précisément, elle commence juste un peu avant la fin du Voyage du Basilic et avant le début de In the labyrinth of drakes (Isabelle ne mentionne pas un certain titre acquis à la toute fin du tome 3).

Il s’agit d’un texte épistolaire, relatant l’échange, par l’intermédiaire du courrier des lecteurs d’un périodique, le fameux Falchester Weekly Review du titre de la nouvelle, entre (essentiellement) Lady Trent et un autre savant, qui prétend avoir découvert des Cockatrices, une espèce apparentée aux dragons, quelque part dans les archipels de la Mer Brisée, mais sans vouloir révéler où.

Isabelle met d’emblée en doute l’exactitude scientifique de cette annonce, étant donné que les Cockatrices sont peut-être légendaires et de toute façon originaires d’Anthiope (l’équivalent de l’Europe dans cet univers) et pas de la Mer Brisée (l’équivalent de la Polynésie), à l’autre bout du monde. De plus, elle s’étonne du non-partage des informations (pas très scientifique), du fait de n’avoir jamais entendu parler de Cockatrices alors qu’elle vient justement de passer plusieurs mois dans les archipels de cette région du globe, et de la volonté d’exploitation commerciale de la révélation de la créature au public, le tout sur un ton ferme mais courtois, et à l’aide d’arguments logiques. Très rapidement, une spirale de droits de réponse va s’engager, dans laquelle son interlocuteur va mettre en doute son expertise sur les dragons et la rabaisser du fait de son statut de femme dans une société qui ne leur accorde qu’une parole limitée en matière scientifique (ou tout court, d’ailleurs). Fatale erreur, comme le soulignera, goguenard, le dernier (et troisième) intervenant de cet échange épistolaire !

Outre le fait qu’elle dénonce les impostures scientifiques (même si Isabelle préférera garder confiance en la bonne foi de son interlocuteur, un géologue qui a peut-être été abusé par un individu peu scrupuleux), ainsi que son aspect Fantasy of manners, c’est le ton de plus en plus narquois mais caustique d’Isabelle au fur et à mesure des échanges qui constitue tout le sel de cette nouvelle : on y retrouve l’esprit de la « vieille » Isabelle du tome 1 (celle qui critiquait à la fois sa gourdasse de version jeune et la pudibonderie de la société dans laquelle elle vit), qui s’est un peu perdu en route dans les tomes 2 et 3.

J’ai adoré ce court texte, qui m’a rappelé le meilleur de ce que j’aimais dans le cycle de Lady Trent. Même si vous ne lisez pas l’anglais, vous pouvez je pense le tenter, car d’une part il est court, rédigé dans un niveau de langage très abordable, et si savoureux que vous auriez tort de vous en priver !

Niveau d’anglais : facile.

Probabilité de traduction : zéro.

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