La chute d’Endymion, par Dan-Troy Castro-Simmons
Albin Michel Imaginaire (AMI) va publier, au premier semestre 2021, un ouvrage appelé Émissaires des morts, qui comprend la traduction du roman (le premier d’une trilogie) Emissaries from the dead de l’auteur américain Adam-Troy Castro, précédé de quatre textes courts se déroulant avant, dans la chronologie interne de cet univers, à savoir (dans l’ordre) With unclean hands (Avec du sang sur les mains en VF), Tasha’s fail-safe (Une défense infaillible), The coward’s option (Les lâches n’ont pas de secret) et Unseen demons (Démons invisibles). La critique de l’ensemble étant (selon les standards du Culte, du moins) trop longue pour tenir dans un seul article (d’une taille raisonnable), j’ai décidé de la scinder en deux : vous trouverez donc la chronique des nouvelles sur cette page, tandis que je vous présente dans ce qui suit celle du roman proprement dit.
Et ledit roman me laisse une curieuse impression : il est franchement bon sur la majorité des plans… à condition de laisser au vestiaire une éventuelle connaissance de ses classiques de la SF. Si celui qui n’a pas lu Dan Simmons va probablement crier au génie, en revanche le lecteur qui connaît ses classiques risque fort de se dire que oui, c’est bien, mais que fondamentalement, c’est, sur de nombreux points capitaux, très « inspiré » par La chute d’Hypérion mélangée à un point de worldbuilding de L’éveil d’Endymion, tous deux écrits par l’auteur préféré de Jean-Daniel Brèque. Ce qui ne devrait d’ailleurs pas étonner ceux qui suivaient Gilles Dumay à l’époque Lunes d’encre (il a déjà démontré son intérêt pour les mélanges Banks / Simmons avec -le néanmoins intéressant- Latium –clic et clic-). Alors on est d’accord, un roman n’a pas forcément à être original pour être bon, et ces points de worldbulding ou d’intrigue mis à part, Émissaires des morts a bien d’autres atouts pour séduire (mais aussi, à mon sens, le défaut assez conséquent -et complètement déconnecté de toute histoire d’influences littéraires- d’être trop prévisible), mais je pense qu’il existe assez de livres non-traduits à la fois singuliers et intéressants (ahem, House of suns, hum) pour éviter d’investir dans les « copies », même celles qui sont bien faites. Continuer à lire « Émissaires des morts – Adam-Troy Castro – deuxième partie : roman »
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Aussi étonnant que cela puisse paraître, étant donné l’aura des livres du cycle Sorceleur (The Witcher dans la version anglaise) et des jeux vidéos qui en ont été tirés (j’en profite pour préciser que contrairement à une croyance répandue, les bouquins ne sont pas des novélisations des jeux mais les précèdent), je n’avais jamais, jusqu’ici, lu une seule ligne de cette saga. C’est encore plus singulier quand on sait que je suis très curieux vis-à-vis de toute SFFF qui ne provient ni de la Francophonie, ni du monde anglo-saxon (et il y a du bon dans le lot : Liu Cixin, Javier Negrete, etc), et que je suis de la même origine (polonaise, par mon père) qu’Andrzej Sapkowki, le créateur de cet univers, ce qui fait que j’aurais dû y jeter au moins un coup d’œil. Mais alors que la série télévisée arrive (le 20 décembre) et qu’on sait déjà qu’elle est renouvelée pour une deuxième saison, il était plus que temps de réparer cette lacune.
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Wil McCarthy est un auteur américain de Hard SF, également entrepreneur et ingénieur (il a fondé une société opérant dans le domaine de l’énergie solaire) et chroniqueur pour divers magazines (de SF ou pas) et SyFy Channel. Collapsium est à la fois son seul texte traduit en français et le premier tome d’une tétralogie appelée The queendom of Sol (signalons que les tomes 1 + 2 sont disponibles en un volume unique appelé The monarchs of Sol). Ce roman est formé de trois parties, en fait trois novellas, dont la première avait été publiée auparavant sous le titre Once upon a matter crushed. Les deux autres forment la suite de ce premier texte, reprennent les mêmes personnages, le même univers, poursuivent et mènent à terme une meta-intrigue, ce qui fait que Collapsium peut tout à fait s’envisager comme un one-shot (de toute façon les tomes 2-4 n’ayant pas été traduits, si vous ne lisez pas en anglais, vous n’aurez pas le choix). Signalons, pour être complet, que ce roman sera réédité en VO en avril 2020 par Baen dans une édition particulièrement esthétique (ce qui n’était d’ailleurs absolument pas le cas des éditions anglo-saxonnes précédentes, qui proposaient des couvertures allant de l’immonde au parfaitement banal), dont la couverture est reproduite plus bas dans cet article.
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