Prévisible mais prenant
The bone shard daughter est le nouveau roman d’Andrea Stewart, autrice sino-américaine vivant en Californie. C’est aussi le tome inaugural d’un cycle appelé The drowning empire. Il s’inscrit dans toutes les tendances de la Fantasy récente, à savoir proposer un cadre se démarquant de la pseudo-Europe médiévale qui a longtemps été cardinale dans le genre, un système de magie original et élaboré mais aussi un recyclage de tropes et d’influences… SF, tout en relevant pourtant incontestablement de la Fantasy (et de la Fantasy seule, hein, pas de Science-Fantasy ou je ne sais quoi).
Ce roman s’est révélé, au moins pour certains de ses fils narratifs (j’y reviendrai) vraiment très prenant, à la fois parce que l’autrice a su forger des personnages intéressants et / ou attachants, parce qu’elle a un style souvent (mais pas toujours) immersif et surtout parce qu’elle met en place toute une série de mystères ou d’interrogations, et que le lecteur lit avidement pour voir si les hypothèses qu’il a élaborées se révéleront fondées (ou pas). Pour tout dire, j’avais quasiment tout deviné, mais pourtant j’ai eu plaisir à voir mes supputations confirmées (et l’une d’elles infirmées !). Il n’en reste pas moins que le roman a quelques défauts, surtout concentrés sur certains personnages, et qu’une certaine prévisibilité (pour le vieux routard de la SFFF, du moins), pour ne pas dire une prévisibilité certaine, fait qu’il n’atteint pas tout à fait le niveau d’un (roman) Culte d’Apophis. Toutefois, je lirai avec grand plaisir les suites, car Andrea Stewart a eu l’intelligence de ne pas expliquer tous ses mystères à la fin de ce tome 1, et car l’opposition de deux personnages promet de très belles choses dans le tome 2. Continuer à lire « The bone shard daughter – Andrea Stewart »
Dans trois semaines, le 7 octobre 2020, sortira Vers les étoiles de Mary Robinette Kowal, premier roman du cycle Lady Astronaute (ce que ne précise pas la quatrième de couverture, apparemment, et ce même si ce livre peut tout à fait se lire de façon isolée : on rappellera d’ailleurs que ses deux suites,
C’est désormais une tradition, pour la troisième année consécutive le Belial’ renouvelle, en ce mois de septembre, son opération consistant à offrir un hors-série de la collection Une heure-lumière (UHL) pour l’achat de deux livres en faisant partie au format papier (le but étant de soutenir les libraires -qui en ont encore plus besoin que d’habitude cette année, vu le manque à gagner entraîné par le confinement-). Et comme d’habitude, l’ouvrage se compose d’un mot d’Olivier Girard, d’une interview (ici celle -très intéressante- des traductrices et traducteurs de la collection), d’une nouvelle (cette fois signée Kij Johnson, l’autrice des très bons
Murray Leinster était le pseudonyme de William Fitzgerald Jenkins (1896-1975), écrivain américain de SF aujourd’hui quasiment inconnu du grand public (rien à voir avec Asimov, par exemple) mais pourtant très important dans l’histoire de la SF. En effet, outre son extraordinaire productivité (plus de 1500 nouvelles et articles, entre autres écrits), c’était aussi un incroyable visionnaire, crédité de l’invention, en science-fiction, des mondes parallèles (dans Sidewise in time, en… 1934 !), du traducteur universel (en 1945) et même d’un équivalent de l’internet, imaginé en… 1946 ! Leinster était donc extraordinairement en avance sur son temps, et d’autres écrivains, des séries télévisées et ainsi de suite lui doivent beaucoup.
Sur ce blog, certains romans sont distingués par un tag prestigieux (si, si) : (roman) culte d’Apophis, qui représente une combinaison de coup de cœur hautement subjectif et surtout de ce que je pense être, objectivement, le meilleur de ce que les littératures de l’imaginaire ont à offrir. À la base, le tag a été attribué aux livres lus après la fondation du Culte, le 5 janvier 2016. Mais au fil des années, certains aponautes m’ont posé la question : et donc, quels sont les (romans) cultes d’Apophis lus avant cette date ? Eh bien la série dont fait partie le présent article, Panthéon Apophien, a précisément pour but de vous parler des cultes avant le Culte, entre 1985 et fin 2015. Chaque article vous présentera trois romans ou cycles, retraçant également en parallèle de façon plus ou moins chronologique (c’est loin, tout ça…) ce qu’a été mon parcours personnel de lecteur de SFFF et mon état d’esprit de l’époque.
The house of Styx est le nouveau (et troisième) roman de Derek Künsken. Il se déroule dans le même univers que
Le 17 septembre 2020, paraîtra ce que je considère être la sortie SF (en VF) de l’année, à savoir le (pas si court) roman Eriophora de Peter Watts. J’attire votre attention sur le fait que s’il est édité par le Belial’, il n’appartient pas, pour autant, à la collection Une heure-lumière, en raison de sa taille (224 pages), de l’illustrateur de la couverture (qui est Manchu et pas Aurélien Police, artiste attitré d’UHL) et de la présence d’illustrations intérieures, signées, elles, par Cédric Bucaille.
Cette critique est initialement parue dans la version électronique du numéro 95 de Bifrost (PS : une version légèrement modifiée paraîtra également dans Bifrost 106). Par contre, elle n’est que mentionnée (en deux phrases) à la fin du guide de lecture idéal lunaire de la version papier (pour une raison très simple : Red Moon n’étant pas précisément un bon roman, sur le registre lunaire ou en général, et la place dans la version imprimée du magazine étant drastiquement limitée, sa critique n’avait donc rien à faire dans une bibliothèque idéale consacrée au sujet).
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