Plein de qualités, mais…
Cette critique a été réalisée dans le cadre d’un service de presse fourni par les éditions Nestiveqnen et par l’auteur, que je remercie.
Les plus ancien(ne)s des aponautes s’en souviennent, je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises d’Olivier Boile (pour sa nouvelle Le rêve du pont Milvius et son roman Nadejda, sans compter que je possède son recueil Et tu la nommeras Kiev que je dois encore lire), écrivain français de grande qualité et à mon avis très injustement méconnu. Il se trouve que le 19 février 2021, Boile a sorti un nouvel ouvrage, Mort et vie du sergent Trazom, que l’on pourrait qualifier de recueil même si à mon avis, on ferait fausse route. En effet, il réunit le roman éponyme et une courte nouvelle, Il menait le chœur des cieux, qui ne se situe pas dans le même univers, ne relève pas du même genre littéraire, n’a en commun avec le roman que le personnage de Mozart et, pour tout dire, se révèle assez anecdotique, sans être en aucune façon mauvaise. C’est juste un bonus (à mon avis dispensable) à ce qui fait le vrai intérêt du bouquin, à savoir le roman.
Jusqu’ici, j’ai toujours été enchanté par la prose d’Olivier, et c’est donc en toute confiance que je me suis lancé dans cette lecture. Je dois cependant dire que j’en ressors avec un sentiment plus mitigé que dans les cas précédents. Mort et vie du sergent Trazom a de grandes qualités, mais il a aussi quelques défauts qui font que non seulement à titre personnel, il m’a moins séduit que Nadejda, mais que, plus préoccupant, il a des travers plus généraux propres, à mon humble avis, à le réserver à un lectorat de niche. Cela n’enlève toutefois rien, comme nous allons le voir, à l’immense valeur du style de l’auteur, ainsi qu’à son extraordinaire érudition : sur ce dernier plan, ce livre est, très clairement, un véritable monument ! Continuer à lire « Mort et vie du sergent Trazom – Olivier Boile »
Après une pause en 2020 due à ce satané Covid, la publication du cycle Braises de guerre reprend chez Denoël, dans la prestigieuse collection Lunes d’encre, puisque le 14 avril 2021, paraîtra le second tome, L’armada de marbre, qui fait suite à
Lorsqu’un blog dépasse un certain nombre d’années d’existence et / ou d’articles, et à la condition que de nouveaux abonnés rejoignent sans cesse les rangs de sa communauté, il devient de moins en moins probable que les critiques et articles les plus anciens soient lus. Tout le monde n’a malheureusement pas le temps, ou l’envie, de se replonger dans les archives, sans compter qu’il peut être décourageant de débarquer sur un site qui compte des centaines de posts et de ne pas savoir par quelle voie attaquer cette montagne. Dans la boucle temporelle est une série d’articles conçue pour guider les nouveaux venus dans la masse de chroniques et autres articles de fond du blog, leur indiquant ce qu’ils devraient lire en priorité, remettant en lumière des posts oubliés mais potentiellement intéressants. Charge aux aponautes, ensuite, d’explorer les différents menus du blog pour lire le reste. Mais pour faire court, c’est bel et bien d’une sorte de résumé, en forme de best of, de ce qui s’est déroulé de plus marquant dans les précédentes « saisons » (comme on dirait si le blog était une série télévisée) de l’histoire du Culte.
Le 15 avril 2021, sortira chez l’Atalante un ouvrage de 144 pages signé P. Djèli Clark, un auteur dont la camarade
L’Apophis Box est une série d’articles… n’ayant pas de concept. Enfin presque. Bâtie sur le modèle des « box » cadeau, vous y trouverez à chaque fois trois contenus / sujets en rapport avec la SFFF, qui peuvent être identiques ou différents entre eux, et qui peuvent être identiques ou différents de ceux abordés dans la box du mois précédent. Pas de règle, pas de contraintes, mais l’envie de créer du plaisir, voire un peu d’excitation, à l’idée de découvrir le contenu de la nouvelle Box. Celle-ci est dévoilée au mitan du mois. Le but étant aussi de me permettre de publier des contenus trop brefs pour faire l’objet d’un des types d’articles habituellement proposés sur ce blog ou dérogeant à sa ligne éditoriale standard, et bien sûr de pouvoir réagir à une actualité, à un débat, sans être contraint par un concept rigide.
Le 31 mars 2021 marquera la sortie, chez Albin Michel Imaginaire (AMI), des Maîtres enlumineurs, version française du roman Foundryside de Robert Jackson Bennett (déjà auteur du magistral et salutaire
Le chant des sorciers est le troisième et dernier tome du cycle Le prince du néant, après
L’anthologie Apophienne est une série d’articles sur le même format que
Poursuivant sa démarche consistant à (re)proposer le maximum de la partie Fantasy Historique de l’œuvre de Guy Gavriel Kay en français, l’Atalante publie une nouvelle traduction de Voile vers Sarance (une référence au poème « Voile vers Byzance » de Yeats), roman ouvrant La mosaïque Sarantine, diptyque qui se conclura avec la parution du second volet, Le seigneur des Empereurs. Situé dans le même monde, imaginaire mais modelé sur le pourtour méditerranéen du Moyen Âge et de la Renaissance, que d’autres livres de l’auteur, Les lions d’Al-Rassan, Le dernier rayon du soleil (qui sera lui-même réédité dans une nouvelle traduction également signée Mikaël Cabon au second semestre 2021) et Enfants de la terre et du ciel, Voile vers Sarance recrée avec brio (l’auteur s’est entouré du conseil des meilleurs spécialistes de la période, et le résultat est flamboyant) la Constantinople du VIe siècle, sous le règne de Justinien, ses intrigues de cour Byzantines (c’est le cas de le dire), sa splendeur et ses curiosités (comme l’importance politique démesurée des différentes factions de « supporters » de courses de chars).
Le 3 mars 2021, sortira (si Covid le veut) Un souvenir nommé empire, première partie d’un diptyque signé « Arkady Martine », en réalité AnnaLinden Weller (un jour, il faudra m’expliquer quel est, en 2021, l’intérêt de ce genre de manœuvre, mais passons…). Couronné par le prestigieux prix Hugo (édition 2020), auréolé des louanges d’Ann Leckie (d’ailleurs inspiratrice de l’autrice), comparé à l’œuvre de cette dernière, de John Le Carré et même à celle de Iain M. Banks, et objet d’une hype considérable générée par ses éditeurs, aussi bien anglo-saxons que français (le camarade Eliroff a distribué massivement des épreuves non corrigées de l’ouvrage, accompagnées de plusieurs autres livres et goodies, à toute la blogosphère -sauf votre serviteur, évidemment-), sur le papier ce roman a tout du chef-d’œuvre incontournable. Sauf que pour l’avoir lu à sa sortie anglo-saxonne, le tableau que moi je vais vous en brosser est nettement moins flatteur. Un point est tout à fait juste, par contre : cela ressemble effectivement à du Ann Leckie, dans sa capacité à remplacer sans problème n’importe quel somnifère et à concourir dans la catégorie du prix Hugo le plus immérité de l’histoire de cette récompense (alors que de 2015 à 2019 inclus, la barre avait été bien redressée à ce niveau).