Prix Apophis 2021

Chaos_Inside_V2Cette année, comme lors des deux précédentes, je sépare, pour lui donner plus de visibilité, l’attribution de mes « Prix Apophis » (mon top lectures) du bilan statistique 2021, qui sera publié, lui, le premier janvier 2022. Et vu qu’il ne me reste qu’une poignée de lectures en décembre et qu’il me paraît peu probable qu’elles s’imposent, dans leur catégorie, comme un prix Apophis, autant publier cette liste de coups de cœur tout de suite, sans attendre la fin décembre. Vous saurez quoi mettre sur vos listes de Noël, comme ça !

Dans le palmarès qui suit, si une catégorie n’est pas présente alors qu’elle l’était l’année précédente, c’est que le prix correspondant n’a pas été attribué en 2021, faute de lectures marquantes le plus souvent, voire de lectures tout court dans le genre concerné. Notez que certains de ces romans ont été lus pour le compte du magazine Bifrost et que leurs critiques ne sont pas disponibles sur le Culte au moment où je rédige ces lignes : elles le seront un an après la sortie du numéro où elles figuraient.

Prix Apophis SF (traduite) 2021 – Ex Aequo – Dans les profondeurs du temps – Adrian Tchaikovsky / Projet dernière chance – Andy Weir

Profondeurs_temps_TchaikovskyAdrian Tchaikovsky avait déjà placé la barre très haut avec le formidable Dans la toile du temps, et rien que le fait de proposer une suite d’aussi bonne qualité aurait déjà été méritoire. Eh bien croyez-le ou non, mais le britannique a fait mieux. Et pas dans de petites proportions, qui plus est. Dans les profondeurs du temps montre l’expédition conjointe Humains – araignées, deux générations après la fin du premier roman, vers un autre système solaire, où des émissions radio ont été détectées. Or, le prologue du roman décrit une mission de terraformation terrienne (lancée avant l’effondrement de la civilisation humaine, des millénaires auparavant) qui a découvert dans ce même système stellaire une planète non pas habitable mais habitée, et dans le cadre du projet de terraformation d’un monde voisin, a créé une race d’ouvriers à partir de l’animal de compagnie d’un des terraformeurs. Lorsque le vaisseau Voyager humain / Portiid débarque, quelques millénaires plus tard, il découvre les preuves d’une activité technologique à la fois avancée et intense, peut-être des signes de guerre. Toute la question pour le lecteur va être de savoir qui se bat, pourquoi, qui domine le système, et ce qui s’est passé durant tous ces milliers d’années.

Via un jeu d’allers-retours entre le présent et ce passé lointain, l’auteur va répondre à ces questions d’une manière magistrale et tout à fait passionnante. Thématiquement très riche, ce roman, surtout centré sur la difficulté de communication entre des espèces profondément étrangères, est encore plus impressionnant que son prédécesseur. C’est clairement le chef-d’œuvre absolu de son auteur, qui acquiert ici une dimension supplémentaire, et incontestablement une des sorties de l’année. Celles et ceux d’entre vous qui souhaitent en savoir plus pourront se référer à ma très complète critique de la VO. Il me faut d’ailleurs vous avertir : elle évite soigneusement de dévoiler la nature d’une des espèces impliquées dans l’intrigue, mais cela ne sera pas le cas de toutes les chroniques présentes sur le net.

Le codétenteur de la couronne de la meilleure SF traduite en 2021 est Andy Weir, qui après un Artémis décevant et un Seul sur Mars encensé (et adapté dans la foulée par Hollywood), revient avec un troisième roman, Projet dernière chance. Sur lequel je vais rester très discret, à la fois parce qu’en dire même un peu à son sujet, c’est déjà en dire trop, et aussi parce que je l’ai chroniqué pour le Bifrost 105 qui, au moment où je rédige ces lignes, n’est même pas sorti. Par respect pour monsieur Bélial’, je me contenterai donc de vous dire (et c’est déjà énormément) que si vous avez aimé Seul sur Mars, Projet dernière chance a toutes les chances de vous plaire, et qu’il combine un côté Hard SF extrêmement accessible, un formidable sens de l’humain et une série de péripéties haletantes. Bref, si vous êtes proches de ma sensibilité de lecteur, même en en sachant aussi peu, vous pouvez l’inscrire sans crainte sur votre liste de Noël : je ne distribue pas mes prix Apophis à n’importe qui  😉

Prix Apophis SF (VO) 2021 – Unity – Elly Bangs

En 2018, j’ai lu une nouvelle appelée Dandelion (que vous pourrez découvrir en français dans un prochain Bifrost), qui m’avait énormément impressionné par son côté science-fictif époustouflant combiné (et c’est peut-être là le point le plus important) avec un incroyable voyage émotionnel, beaucoup d’humanité et une fin grandiose. Eh bien ces qualités, vous pourrez les retrouver, encore plus poussées, dans le premier roman de l’autrice, Elly Bangs, un livre appelé Unity. Je suis d’ailleurs sidéré qu’il n’ait pas eu plus d’écho que cela, car c’est, et de très loin, une de mes meilleures lectures SF (en VO ou pas) de 2021. J’imagine qu’il a peut-être pâti d’une première moitié qui ne reflète absolument pas la qualité (hallucinante) de la seconde.

Quoi qu’il en soit, j’espère que ce prix Apophis, ainsi que ma critique complète, inciteront les anglophones parmi vous à lire ce bouquin, et surtout l’édition française à s’y intéresser, tant il mériterait vraiment d’être traduit ! Car à nouveau, Bangs mêle Sense of wonder, émotion, humanité et une (pré-) fin très réussie en un mélange magistral (si on prend en compte la totalité du livre), qui plus est très en prise avec les préoccupations progressistes actuelles sans être non plus (trop) agressivement militant.

Prix Apophis SF (réédition) 2021 – Vision aveugle – Peter Watts

Si vous suivez ce blog, vous savez à quel point j’aime la Hard SF, Peter Watts et surtout son roman Vision aveugle, qui occupe la seconde place de mon panthéon SF personnel juste après l’insurpassable Hypérion de Dan Simmons. Le livre du canadien avait acquis, au fil des années, une énorme aura, mais il n’était plus disponible depuis longtemps en français. Immolons donc quelques victimes sacrificielles à la gloire éternelle du Bélial’, qui non seulement en a assuré l’indispensable réédition, mais l’a en plus fait en mode survitaminé, ajoutant au contenu et au contenant une couverture de Manchu parfaitement en accord avec l’imagerie et l’atmosphère du roman, des illustrations intérieures, une préface inédite de l’auteur et une nouvelle supplémentaire (excusez du peu !).

Même s’il ne s’agit « que » d’une réédition, il s’agit, pour moi, et ce pour l’ensemble de la SFFF traduite ou publiée directement en français, de la sortie la plus majeure de l’année 2021, avec Dans les profondeurs du temps. Si vous ne connaissez pas encore ce chef-d’œuvre, je vous invite à vous référer à ma très complète critique de cette nouvelle édition.

Prix Apophis SF (francophone) 2021 – La nuit du Faune – Romain Lucazeau

Cinq ans après son premier roman, le très bon Latium, Romain Lucazeau a fait son retour, en 2021, avec un nouveau livre, La nuit du faune, qui s’inscrit dans un univers différent. De Latium, j’avais dit : « Si Romain Lucazeau publie quoi que ce soit d’autre, j’achète sans la moindre hésitation. Parce que si pour un premier roman, on frôle le chef-d’œuvre, il est clair qu’au deuxième, troisième au pire, on ne fera pas que le frôler ». Eh bien mon pressentiment était le bon, car La nuit du faune est bel et bien un authentique chef-d’œuvre, dépassant de très loin tout ce que la SF française a jamais pu produire. Car si l’auteur aixois s’est inspiré des grands maîtres anglo-saxons, son roman est supérieur à la somme des parties qui le composent, et une Hard SF d’ampleur cosmique digne de Rajaniemi, Baxter, Zindell ou Clarke.

Et d’ailleurs, puisqu’on en parle, beaucoup de gens tentés par ce livre semblent n’en avoir appréhendé que l’aspect conte philosophique. Il est certes incontestable, mais comme chez Hannu Rajaniemi, il est étroitement mêlé à une Hard SF de haut niveau, même si Lucazeau fait de bien plus gros efforts que le finlandais pour rendre l’aspect scientifique de la chose, de plus en plus (omni)présent au fur et à mesure qu’on avance dans le roman, accessible à toutes et à tous. Tout en étant conscient, donc, que La nuit du faune n’est peut-être pas ce qu’il pensait être de prime abord, j’espère toutefois que le lecteur potentiel ne sera pas effarouché et saura faire l’effort nécessaire pour suivre. Parce que dans le cas contraire, ledit lecteur passerait vraiment à côté d’un immense roman ! Celles et ceux qui voudront en savoir plus à son sujet pourront se référer à ma critique complète.

Prix Apophis SF (format court, VO) 2021 – Elder Race – Adrian Tchaikovsky

Si comme nous l’avons vu au début de cet article, Adrian Tchaikovsky est capable du meilleur, sa (sur-)production pléthorique comprend aussi quelques romans ou novellae franchement passables, pour rester gentil. Chaque nouvelle sortie est donc un pari, on ne sait jamais si on va tomber sur un nouveau texte brillant… ou pas. Fort heureusement, sa dernière publication en date (au moment où je rédige ces lignes, mais vu sa productivité insensée, elle ne va pas garder ce statut très longtemps  😀 ) se range clairement parmi les meilleurs crus dans sa bibliographie. Car après avoir fait du Brin mieux que David Brin avec Dans la toile du temps, le britannique fait du Banks mieux que l’immense et très regretté Iain M. Banks avec sa novella Elder Race, qui reprend les fondamentaux d’Inversions mais en poussant tous les curseurs plus loin. Un court roman intelligent, touchant, drôle, formidablement bien construit, et qui, même s’il n’est pas original, est vraiment fait de main de maître et dépasse en intérêt la simple somme de ses inspirations (qui ne s’arrêtent pas à Banks).

Pour en savoir plus sur cette novella (en attendant une hypothétique traduction *hum, monsieur Bélial’, ahem*), c’est par ici.

Prix Apophis SF (format court, traduction) 2021 – À dos de crocodile – Greg Egan

à_dos_de_crocodile_eganLe problème avec Greg Egan est que la grande majorité des lectrices et lecteurs connaît mal son œuvre (et le fait qu’elle est subdivisée en différentes branches ou époques aux degrés d’exigence extrêmement différents), et s’en fait donc de fausses idées : ceux qui n’ont rien compris à Diaspora sont persuadés que la prose de l’australien est trop difficile pour eux (ce qui est faux, vu que la majorité de ses textes -surtout les plus récents- est plus accessible, même si certains d’entre eux sont bien plus ardus que Diaspora –Schild’s ladder, voire Dichronauts-), tandis que ceux qui n’ont lu que Cérès et Vesta ou pire, Zendegi, peuvent penser que tous ses romans / textes courts sont aussi accessibles, ce qui n’est pas forcément vrai. Que les deux catégories de lectrices et de lecteurs se rassurent : À dos de crocodile est franchement lisible par toutes et par tous, surtout pour du Egan old school. Et vous auriez vraiment, mais alors vraiment tort de vous en priver, tant on ne croise pas souvent ce genre d’univers à forte ambition en Science-Fiction de nos jours !

En effet, À dos de crocodile fait partie de cette SF qui brasse les dizaines de milliers d’années-lumière et les millénaires comme d’autres parlent de kilomètres et de jours, de cette science-fiction de l’émerveillement, ambitieuse, qui atomise toutes les limites, qui, de mon point de vue, manque terriblement au genre (du moins sa partie écrite / traduite en France, hein) aujourd’hui. Proche de Iain M. Banks et peut-être surtout du formidable House of suns d’Alastair Reynolds, ce nouvel Egan (le second dans la collection UHL) n’en oublie pas pour autant l’humain… bien au contraire. Ce n’est en rien un texte froid, mais le récit d’un acte de foi et d’amour tout à fait extraordinaire. Inutile, donc, de dire que je vous conseille de ne surtout pas passer à côté de cette novella, tant vous feriez une énorme erreur en ne lisant pas ce titre, je le répète très accessible pour du Egan. On espère aussi que l’éditeur a prévu de traduire d’autres textes de l’Amalgame !

Celles et ceux qui voudront en savoir plus pourront se référer à ma critique complète de la VO.

Prix Apophis Fantasy (traduite) 2021 – Les maîtres enlumineurs – Robert Jackson Bennett

En fin mars 2021, est parue (sous le titre Les maitres enlumineurs) la VF d’un roman (Foundryside) dont je vous parlais avec un grand enthousiasme depuis sa sortie anglo-saxonne deux ans et demi plus tôt. Et si j’en juge par l’accueil critique et commercial véritablement triomphal que ladite VF a reçu, je suis très loin d’être le seul que ce livre a charmé ! Figure de proue d’un nouveau sous-genre, la Cyberpunk Fantasy, dont je vous reparlerai dans la seconde édition de mon Guide des genres et sous-genres de l’imaginaire à paraître en 2022 chez AMI, caractérisé (entre autres qualités) par un des meilleurs, sinon LE meilleur système de magie de l’histoire du genre, on peut dire, à propos de ces Maitres enlumineurs, pour reprendre les mots de l’auteur américain Dan Wells, que « Le meilleur livre de Fantasy épique de l’année est aussi le meilleur roman de Cyberpunk de l’année. Avez-vous souvent l’occasion de dire cela ? ».

Pour en savoir plus à son sujet, je vous recommande la lecture de ma critique TRÈS complète de la VO  😉

Prix Apophis Fantasy (VO) 2021 – The shadow of the gods – John Gwynne

Shadow_of_the_gods_gwynneAlors que John Gwynne s’apprête ENFIN à avoir les honneurs d’une traduction française, il publie en parallèle en VO le premier tome (The shadow of the gods) d’une nouvelle trilogie. Alors que les sept romans précédents du britannique se situaient tous dans le même univers, ce nouveau livre en introduit un tout nouveau, un monde secondaire (imaginaire) mais très inspiré par la civilisation Viking et la mythologie nordique. Son cycle est donc, cette fois, inspiré par Beowulf et par le Ragnarök, la fin du monde dans les mythes scandinaves. Le point le plus étonnant chez John Gwynne est que sa Fantasy est ultra-classique (quoique dans le cas de ce nouveau roman, on puisse un peu nuancer), mais tellement bien réalisée que même les vieux loups de mer comme moi peuvent y prendre un sincère (et grand) plaisir. Sans compter que comme le dit Robin Hobb en personne, la prose de l’auteur vous rappelle pourquoi vous êtes devenu(e) fan du genre. C’est ce que j’appelle « le miracle John Gwynne » : il peut multiplier les tropes et les clichés mais entre la qualité des personnages et un art du conteur consommé, entre autres qualités, il arrive tout de même à rendre addictive la lecture de ses romans même pour quelqu’un qui a vu tout cela mille fois en Fantasy. Et tout ça tout en ayant l’immense avantage, justement parce qu’il propose une Fantasy « basique » (et je dis cela sans la moindre connotation négative), d’être parfaitement accessible aussi bien au débutant qu’au lecteur ou à la lectrice venant du Young Adult et souhaitant passer à une fantasy plus exigeante ou plus sombre.

Pour en savoir plus au sujet de ce très enthousiasmant roman, ma critique de la VO est à votre disposition.

Prix Apophis Séléniumpunk 2021 – Célestopol 1922 – Emmanuel Chastellière

En 2021, Emmanuel Chastellière a sorti un second fix-up, Célestopol 1922, se déroulant dans son univers uchronique et rétrofuturiste préféré (c’est lui qui le dit), celui de la cité lunaire éponyme fondée au milieu du XIXe par l’empire Russe. Lisible sans rien connaître de son prédécesseur, Célestopol, ce nouveau recueil mêle littérature d’évasion et aspect engagé sans être agressivement militant, abordant de nombreux thèmes de société. Chose remarquable dans pareil recueil, aucun texte (à part un, à la rigueur) n’est plus faible ou dispensable que les autres, et certains (comme Danser avec le Chaos) confinent au génie. Célestopol 1922 est un recueil maîtrisé, poignant, surprenant et passionnant du début à la fin, et confirme le statut d’écrivain à suivre d’Emmanuel Chastellière, d’ailleurs, à vue de nez, un des auteurs, sinon THE auteur le plus souvent couronné dans les prix Apophis.

Je ne peux malheureusement vous en dire plus, car ma critique est parue dans le numéro 103 de Bifrost, mais elle sera lisible sur le Culte dès l’été 2022, si je ne m’abuse.

Prix Apophis de la couverture de l’année 2021 – Didier Graffet pour Le retour du Hiérophante de Robert Jackson Bennett

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45 réflexions sur “Prix Apophis 2021

  1. En effet, j’ai eu du mal à entrer dans Unity. Mais je n’ai peut-être pas débuté ma lecture à un bon moment, donc elle a été très hachée.
    Je comptais lui redonner une chance sous peu, me souvenant de ton enthousiasme à sa sortie ! Et sa présence dans ton top 2021 confirme la nécessité de le faire.

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  2. Merci pour cette excellente sélection ! J’ai pris bonne note parce que j’en ai lu aucun, même si deux livres d’Adrian Tchaikovsky traîne dans ma PAL : Chien de guerre et Dans la toile du temps.

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    • En effet, tu es sur la bonne voie ! 😉

      (et oui, tiens, tu as raison, mais en effet les couvertures VO de ce cycle sont… bon, on va dire charitablement que la beauté -ou son absence- sont dans l’œil du spectateur 😀 ).

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    • Les prix Apophis sont sélectionnés sur mes lectures de l’année, et en 2021, de mémoire je n’ai lu qu’un seul livre de Fantasy francophone (sorti en 2021 ; plus un autre sorti bien avant, pour Bifrost), et non seulement je ne le conseillerais que du bout des lèvres, mais en plus je ne lui décernerais certainement pas un de mes prix 😉

      Le truc est qu’avec mes activités de Lecteur de manuscrits pour plusieurs maisons d’édition et aussi, il faut bien le dire, par goût personnel, je lis en gros 9 livres de Fantasy anglo-saxonne en VO pour 1 rédigé en français (et encore, le ratio est probablement encore plus défavorable que ça).

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  3. C’est clairement un classement qui a de la gueule ! Je suis totalement d’accord pour Projet dernière chance, Dans la toile du temps, Les maitres enlumineurs. A dos de crocodile, Dans les profondeurs du temps, La nuit du faune et Le retour du hiérophante sont prioritaires dans ma pal.

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  4. Je l’avais tweeté avant de lire le billet : il y a du lourd !

    Meme si le Tchaikovsky m’est tombé des mains et que je n’ai pas aimé le Weir, je ne t’en veux pas !

    Comme dit chez l’Epaule d’Orion il faut que je lise Vision aveugle. (Vous avez d’ailleurs des goûts forts semblables 🤔 )

    Je note les VO que tu espères voir arriver en VF.

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    • Tu es bien aimable 😉
      Je trouve qu’avec Feyd, nous avons pas mal divergé ces dernières années. Nous nous connaissons depuis longtemps, maintenant, avant même l’ouverture du Culte, et à une époque, nous étions à 100 % d’accord sur 100 % des livres. Maintenant, ce n’est plus vraiment le cas : il nous reste un solide socle commun, mais il y a de plus en plus de romans que l’un va apprécier et qui vont déplaire à l’autre ou le laisser complètement indifférent. Mais en matière spécifiquement de Hard SF, oui, nous restons sur la même longueur d’onde.

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  5. Quand tu dis le plus grand bien d’un roman VO et qu’il sort en Français, il apparaît quasiment tout de suite dans les meilleures ventes pour une ou deux semaines. Je pense que tu dois être l’un des blogueurs de l’imaginaire les plus lus par les bibliotéhcaires ce qui expliquerait la chose.

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    • Que je sois très lu par les bibliothécaires, c’est, d’après ce que je constate, tout à fait vrai. Après, je ne sais pas si je suis LE blogueur le plus lu / dont les conseils de lecture – achat sont les plus suivis par cette profession (après tout, Lune est aussi l’une d’entre eux et a des chiffres de fréquentation du même ordre que les miens). Et en général, ce que je lis en VO et qui est ensuite traduit est de toute façon une grosse sortie, le plus souvent, donc il me paraît difficile de savoir si le bouquin se vend bien parce que je le conseille ou s’il se serait de toute façon vendu « tout seul » même sans ça. Le vrai test serait de voir un roman que je suis le seul ou quasiment à avoir chroniqué en VO, qui sort sans tambour ni trompettes, dont je suis le seul à parler, et qui se vend immédiatement à un taux inhabituellement élevé.

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      • Le cas de la Fille aux éclats d’os d’Andréa Steward. Resté 2 semaines dans les meilleures ventes Datalib. Je ne sais si d’autres blogueurs l’avaient conseillés à l’époque mais c’est un peu ce qui m’a mis la puce à l’oreille quant à ton influence.

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  6. Attrayante sélection.
    J’ai eu des difficultés avec la narration alternée avec « dans la toile du temps » la partie arachnide était passionnante, mais la partie humaine ne m’a pas emballée, je n’ai même pas essayé le deuxième volet du coup, par contre « la dernière chance » bien envie de le tenter.
    Je dois lire « vision aveugle » (puisque l’on me l’a offert récemment) malgré mes deux lectures précédentes où je suis passé à côté, mais je ne désespère pas, c’est son chef d’oeuvre après tout.
    Pour les trilogies, je laisse tomber pour le moment, j’ai un mal fou à les terminer (je ne sais pas pourquoi).
    Tu as prévu un nouvel article  » guide de lecture SFFF  » l’an prochain ?

    Au plaisir.

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    • Merci. Concernant les guides de lecture SFFF, j’en reparlerai en détails dans le bilan annuel du blog, le 1er janvier, mais je peux au moins dire que je finirai celui qui est en cours d’écriture (Dark Fantasy).

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  7. C’est un vrai plaisir de découvrir ta sélection et les Prix Apophis 2021 ! Vision aveugle est emprunté, et Les maîtres enlumineurs n’est vraiment pas loin derrière, mais comme je suis en grosse panne de lecture, je préfère avoir réussi à un relire un roman « normal » avant, avant de m’attaquer à quelque chose de plus dense. Je ne veux pas laisser passer 2 excellents romans parce que je ne suis pas dans l’humeur pour. Et je me note A dos de crocodile (je progresse doucement dans les Une heure-lumière), tout comme de enfin découvrir John Gwynne (la civilisation nordique a indéniablement un charme) et Emmanuel Chastelière – tes conseils ne m’ont jamais déçue !
    Et Adrian Tchaikovsky, aussi, évidemment.
    En tout cas c’est encore une magnifique sélection de livres en tous genres. Puisse celle de 2022 se révéler aussi riche et enthousiaste !

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  8. Merci pour cette liste de coups de cœur. C’est avec beaucoup d’impatience que j’attends la version poche de « Dans les profondeurs du temps » et je croise les doigts pour une traduction de « Elder Race ». Il semblerait qu’Adrian Tchaikovsky soit un auteur que j’apprécie fortement 🙂.
    J’ai lu « Les maîtres enlumineurs » de Robert Jackson Bennett. J’avoue n’avoir pas été totalement conquis. Les personnages et l’intrigue ne m’ont pas « transporté », au point de ne pas être tenté de lire la suite. Merci encore et bonnes fêtes de fin d’année !

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  9. Ping : Projet Dernière Chance, d’Andy Weir – Les Chroniques de FeyGirl

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