Apophis Box – Novembre 2021

apophis_box_1L’Apophis Box est une série d’articles… n’ayant pas de concept. Enfin presque. Bâtie sur le modèle des « box » cadeau, vous y trouverez à chaque fois trois contenus / sujets en rapport avec la SFFF, qui peuvent être identiques ou différents entre eux, et qui peuvent être identiques ou différents de ceux abordés dans la box du mois précédent. Pas de règle, pas de contraintes, mais l’envie de créer du plaisir, voire un peu d’excitation, à l’idée de découvrir le contenu de la nouvelle Box. Celle-ci est dévoilée au mitan du mois. Le but étant aussi de me permettre de publier des contenus trop brefs pour faire l’objet d’un des types d’articles habituellement proposés sur ce blog ou dérogeant à sa ligne éditoriale standard, et bien sûr de pouvoir réagir à une actualité, à un débat, sans être contraint par un concept rigide.

Vous pouvez retrouver les Apophis Box précédentes via ce tag. Continuer à lire « Apophis Box – Novembre 2021 »

Une cité en flammes – Clément Bouhélier

Une très bonne suite à l’excellent Olangar

Une version modifiée de cette critique est parue dans le numéro 100 de Bifrost (si vous ne connaissez pas ce périodique : clic). Vous pouvez retrouver toutes mes recensions publiées dans le magazine sous ce tag.

Les remerciements d’Une cité en flammes nous apprennent qu’Olangar – Bans et barricades, lisible comme un roman isolé, avait été envisagé comme tel avant que son succès critique considérable ne rende l’écriture d’une suite incontournable. Mieux encore, la fin de ce tome 2 montre sans conteste qu’un troisième tome est prévu (PS : de fait, il est sorti avant-hier, 10 novembre 2021, et c’est votre serviteur qui se chargera de sa critique dans Bifrost 106).

Ce roman garde toutes les qualités de son prédécesseur (intrigue intéressante, personnages bien construits et attachants, monde original -et qui continue à s’étoffer-, style agréable, fluide et immersif) tout en atténuant les points de crispation pour certains types de lecteurs, comme la longueur (contrairement au tome 1, il ne compte qu’un seul volume, et les scènes dispensables ont été évacuées pour ne laisser que les plus significatives, à quelques exceptions près, comme cette histoire d’amour qui ne s’imposait sans doute pas) et surtout le côté militant : si Une cité en flammes reste un livre engagé, il sera plus digeste pour les lecteurs ne partageant pas les convictions de l’auteur. Le combat syndical incarné par les nains d’Olangar reste présent, et est même épaulé par les avancées (écoles, dispensaires, protection sociale, etc) qu’Evyna met en place dans sa province, mais il est significativement moins mis en avant que dans Bans et barricades.

L’aspect enquête est toujours là, surtout dans la première moitié du livre, où plusieurs personnages du tome 1 cherchent à déterminer l’origine d’événements étranges : le recrutement massif de mercenaires orcs par un humain (ces races étant ennemies), des attentats incendiaires, la pollution génératrice de maladie et de mort frappant le fleuve traversant les territoires elfes. Et tous voient leurs pistes converger vers le même endroit : la zone économique franche de Lorkhil, une de ces enclaves de non-droit (du travail) où le gouvernement a laissé carte blanche aux corporations et aux banques (exemptées de taxes) dans le but de faire baisser à tout prix un chômage endémique. Dans la seconde moitié, un aspect militaire qu’on n’attendait pas forcément dans un cycle aussi engagé à gauche occupe le devant de la scène, conjugué à une thématique géostratégique et coloniale très intéressante. Les scènes d’action sont très convaincantes, le rythme fort bien géré, le scénario ménage son lot de surprises, et la longue fin est très réussie, dans un genre « Et si le cauchemar politique de certains se réalisait pour de bon ? » que ne renierait pas Houellebecq.

Si Bans et barricades était un solide roman d’une forme novatrice de Fantasy, post-médiévale et engagée sur les thématiques sociales et écologiques, sa suite se révèle encore plus réussie, car plus dense, plus nerveuse et avec un meilleur équilibre entre les aspects militants et les autres. Plus aucune raison, donc, de s’en dispenser !

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez avoir un deuxième avis sur ce roman, je vous recommande la lecture des critiques suivantes : celle de Célinedanaë, celle du Chien critique, de Boudicca, de Dionysos, de Dup, du Nocher des livres, d’Ombrebones,

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Le trône d’ébène – Thomas Day

L’autre chef-d’œuvre de Thomas Day  😉

Une version modifiée de cette critique est parue dans le numéro 100 de Bifrost (si vous ne connaissez pas ce périodique : clic). Vous pouvez retrouver toutes mes recensions publiées dans le magazine sous ce tag.

Dans son avant-propos, Thomas Day prévient : Le trône d’ébène ne doit pas être considéré comme un roman historique consacré au fameux roi des zoulous mais comme une Fantasy mêlant dieux et sorcières à des personnages et événements réels, sans compter les libertés prises avec les structures sociales (et j’ajouterais : militaires) ou la géographie. Pourtant, dans la double lecture possible qu’il offre (certains événements peuvent aussi bien s’expliquer par la cryptozoologie, l’emploi de drogues, la folie ou la manipulation psychologique que par le surnaturel), ce roman relève plus d’un livre de Fantastique à cadre Historique comme Gilgamesh, roi d’Ourouk de Robert Silverberg que de la Fantasy.

L’auteur nous dépeint la geste plus que l’histoire de Chaka, roi des Zoulous, de la même façon que L’Iliade n’est pas un compte-rendu factuel mais « ré-enchanté » de la Guerre de Troie. Continuer à lire « Le trône d’ébène – Thomas Day »

La voie du sabre – Thomas Day

Le chef-d’œuvre de Thomas Day

Une version modifiée de cette critique est parue dans le numéro 100 de Bifrost (si vous ne connaissez pas ce périodique : clic). Vous pouvez retrouver toutes mes recensions publiées dans le magazine sous ce tag.

La voie du sabre est une version allongée d’une novella antérieure. Comme il le fera avec Chaka, Thomas Day s’approprie un cadre et un personnage historique et le ré-enchante, ajoutant des éléments magiques, s’éloignant des faits avérés pour donner à ce personnage une stature légendaire. Mais contrairement au Trône d’ébène, La voie du sabre est une vraie Fantasy ne proposant qu’une seule grille de lecture, surnaturelle.

À part sa maîtrise suprême du katana et son talent artistique, le Musashi de Day n’a qu’un vague rapport avec sa contrepartie réelle (dont le testament dit qu’il faut éviter les plaisirs de la chair et de la chère !), tout comme son Japon n’est pas celui de nos manuels d’Histoire : les sorciers y manient la foudre, une encre allonge votre vie mais vous transforme en dragon (Herbert rencontre Lovecraft ?), un tatouage peut s’animer, un rōnin manipuler le cours du temps et sculpter un tigre dans une gerbe de sang. Continuer à lire « La voie du sabre – Thomas Day »

Far from the light of Heaven – Tade Thompson

Un roman qui porte bien son nom !

Far from the light of Heaven (à paraître le 2 mars 2022 chez J’ai Lu, dans la collection Nouveaux Millénaires, sous le titre Loin de la lumière des cieux) est le nouveau roman de Tade Thompson, connu pour sa trilogie Rosewater (toujours chez J’ai Lu) et pour le cycle Molly Southbourne (édité, lui, par le Bélial’). La postface nous apprend que l’auteur s’est inspiré de Double assassinat dans la rue Morgue d’Edgar Allan Poe, mais en poussant le concept de l’énigme en chambre close au maximum, c’est-à-dire en le transposant dans l’environnement clos ultime, à savoir l’espace (il faut croire qu’il n’a jamais lu Fritz Leiber, qui, lui, l’applique carrément à un univers de poche temporairement coupé de sa connexion à notre cosmos). Heureusement que Tade Thompson a eu ce, hum, coup de génie, ce n’est pas comme si la SF employait ce trope depuis quoi, des décennies ? Mais bon, la même postface explique que les tropes science-fictifs n’étant pas réalistes, il a voulu s’en affranchir, qu’il a fait beaucoup de recherches sur les vrais astronautes, mais qu’en même temps, son bouquin n’est pas un magazine de vulgarisation scientifique. Donc en gros, c’est de la Hard SF, mais Soft SF. Ah, et puis oui, c’est lui qui le précise, le consensus entre lui, son éditeur et son chat (et je ne plaisante absolument pas), c’est que ce n’est pas un Space Opera. Bref, pour reprendre les mots désormais éternels autant que légendaires de Romain Lucazeau, « Quand c’est trope, c’est tropico ».

Alors la visible inculture SF de l’auteur mise à part, est-ce un bon roman ? Absolument pas ! Premièrement, il souffre terriblement de la comparaison avec le cycle Molly Southbourne, où Thompson faisait preuve d’une puissance narrative et d’une virtuosité dans le maniement des thématiques tout à fait bluffante. Ici, la narration est balourde et les thématiques délivrées avec un tel manque de subtilité qu’on se pose la question de savoir si on a réellement affaire au même auteur (là aussi, la postface est sidérante : Thompson y déclare notamment « I try to lean away from aliens being Other because that’s tied up with colonialist thinking », et nous sort une diatribe contre la récupération des recherches nazies pour l’appliquer à l’astronautique, connaissances qui ont alimenté les programmes spatiaux US et soviétiques ; on peine à comprendre ce que ce genre de discours fait là, d’autant plus que s’il connaissait son Histoire, il saurait que les recherches japonaises ont autant contribué au dit programme que celles des nazis : lisez Ken Liu, lui le démontre très bien dans l’excellent L’homme qui mit fin à l’Histoire). Si on ajoute à cette postface les thèmes développés dans le roman proprement dit, à savoir les méfaits du capitalisme et un message écologiste lourdement appuyé (et anti-industrie minière), on se retrouve avec un bouquin plus calibré pour cocher, avec de gros sabots, toutes les cases agréant aux jurys des prix littéraires anglo-saxons que pour faire preuve du centième de l’intelligence éblouissante manifestée dans le cycle Southbourne. Pire encore, le principal moteur narratif est le trope des tropes en littérature de l’imaginaire, voire dans les romans tout court (la vengeance), le livre donne une désagréable impression d’être un sous-Peter Hamilton (et pas le meilleur de cet auteur, plutôt ses dernières et très passables productions), et à part sur la fin, on s’ennuie mais alors carrément.

Tout ça pour vous dire que quand ça sortira en français, si vous voulez lire un (bon) Whodunit dans l’espace, achetez-vous plutôt La troisième griffe de Dieu d’Adam-Troy Castro, vous vous rendrez service, et que si vous voulez lire du (bon) Thompson, faites l’acquisition des Molly Southbourne, c’est carrément d’un autre niveau et ça ne s’embarrasse pas d’un message idéologique balourd qui n’a rien à faire là. Continuer à lire « Far from the light of Heaven – Tade Thompson »

L’espace entre les guerres – Laurent Genefort

Non pas un mais deux romans de Planet Opera Hard SF très recommandables !

Une version modifiée de cette critique est parue dans le numéro 100 de Bifrost (si vous ne connaissez pas ce périodique : clic). Vous pouvez retrouver toutes mes recensions publiées dans le magazine sous ce tag.

L’espace entre les guerres est un recueil réunissant deux romans respectivement parus en 1998 et 2000, Dans la gueule du dragon et Une porte sur l’éther. S’inscrivant dans l’univers des Portes de Vangk commun à d’autres textes de l’auteur, ils mettent en scène son seul héros récurrent, Jarid Moray, qui refera une apparition dans Lum’en. Il correspond au trope du médiateur, mi-diplomate, mi-enquêteur, envoyé par le gouvernement (ici diverses corporations interstellaires) quand la situation locale devient explosive (on retrouve le même type de protagoniste chez Serge Lehman -notamment dans La perle– ou Adam Troy-Castro -dans Émissaires des morts-, par exemple). Il est la dernière étape avant une intervention militaire : la conciliation coûte moins cher que la guerre !

Dans la gueule du dragon se passe sur une protoplanète qui n’est qu’un océan de lave radioactive où seul un îlot rocheux, le Berg, forme une graine de continent, que la technologie humaine empêche d’être dissous. Jarid y est expédié par la Semeru, la multimondiale titulaire de la concession (qui ne sert que de vitrine technologique pour les actionnaires et les concurrents, son utilité économique étant nulle), afin d’enquêter sur le meurtre des deux précédents gouverneurs, alors que le nouveau entame une violente répression, cherche à imposer des lois d’exception et à exacerber les tensions, tandis que les factions politiques locales (des utopistes aux non-violents en passant par les radicaux meurtriers) se déchirent. Une porte sur l’éther met en scène un cadre encore plus extraordinaire, deux planètes partageant la même orbite, reliées par un Big Dumb Object, l’Axis, d’origine extraterrestre et formé de diamant, ayant pour but de permettre le complexe cycle de vie d’une céréale au potentiel nutritif hors-norme et au goût inimitable. L’une des planètes, aux mains d’une junte militaire nationaliste et intolérante, responsable d’un génocide ayant contraint certains groupes à l’exode dans l’Axis, fait entendre des bruits de bottes pour effacer ses crimes passés en conquérant ce dernier et renégocier à la dure le partage des profits, encaissés en premier lieu par le monde jumeau. Les habitants de la structure, divisés entre des groupes aussi divers que des primitivistes, des posthumains et des fanatiques religieux, vont se retrouver pris au piège. La mission de Moray, pour le compte d’une autre multiplanétaire, la DemeTer, sera de désamorcer la crise. Continuer à lire « L’espace entre les guerres – Laurent Genefort »

Sur la route d’Aldébaran – Adrian Tchaikovsky

Sur la route de brique jaune

Le 18 novembre 2021 marquera la sortie, dans la collection Une heure-lumière des éditions du Bélial’, d’une novella d’Adrian Tchaikovsky, Sur la route d’Aldébaran. Si l’auteur a déjà été plusieurs fois traduit en France (par Denoël) dans la forme longue (cf Dans la toile du tempsDans les profondeurs du temps et Chiens de guerre), c’est en revanche la première fois qu’il bénéficie d’une publication en français dans la forme courte et par la maison d’édition mammésienne.

Si vous suivez ce blog depuis quelques années, vous savez que la production de l’auteur est à la fois pléthorique et d’une qualité de plus en plus variable : l’excellent (Dans la toile / Dans les profondeurs du temps), pour ne pas dire indispensable, y côtoie, hélas de plus en plus souvent, des textes au mieux passables, au pire complètement dispensables (j’ai abandonné le roman Shards of Earth au bout de quelques dizaines de pages et ne cherche même plus à lire systématiquement, comme je le faisais à une époque, les 3-5 sorties annuelles de Tchaikovsky). Sur la route d’Aldébaran, s’il n’atteint pas le niveau stratosphérique du cycle Dans la toile du temps, reste cependant un court roman de très grande qualité, parfaitement recommandable et tout à fait digne de traduction.

Une tendance de fond, ces dernières années, des livres de Tchaikovsky est de remettre au goût du jour d’anciens sous-genres, thématiques ou tropes de la SF (c’est particulièrement visible dans Cage of souls), sans parler de nombreux hommages ou références à des œuvres science-fictives emblématiques. Avec Sur la route d’Aldébaran, il réussit l’incroyable mélange du Magicien d’Oz, du mythe grec du Labyrinthe, de Cube 2 : Hypercube, de La grande porte de Frederik Pohl, de L’homme dans le Labyrinthe de Robert Silverberg, de la SF à Big Dumb Objects et du thème du « Piège cosmique », et peut-être surtout des chemins Silfens de Peter Hamilton. Très référencé, le livre cite ou évoque Frank Zappa, le Capitaine Kirk, Alien2001, Lovecraft, Blade runner et Star Wars. Même s’il joue sur le registre de l’Horreur, qu’elle soit cosmique ou gore, il n’est pourtant pas dépourvu d’humour, même s’il est parfois bien noir. On aurait pu craindre qu’une novella si pleine de références et d’hommages à des livres / films / séries antérieurs soit trop peu originale pour convaincre : il n’en est rien. Tchaikovsky a déjà prouvé qu’il pouvait écrire des textes qui devaient beaucoup à des auteurs antérieurs et qui, pourtant, sublimaient ces influences, allaient plus loin que ces inspirateurs. C’est aussi le cas ici. Le rythme des révélations est très bien dosé, il y a des pièges qui vous conduisent à penser telle chose alors que, si vous avez effectivement raison, c’est votre chronologie des événements qui est mauvaise, et certains twists finaux ne se voient pas forcément venir (même s’il y a des indices pour les gens très attentifs). C’est aussi un texte très immersif car nous plaçant vraiment dans la tête du narrateur, en plus (le récit à la première personne du singulier aidant aussi bien sur ce plan là).

Bref, si vous aimez la Science-Fiction à l’ancienne (ou qui en a le parfum, du moins) et l’Horreur en science-fiction, je vous conseille très vivement la lecture de cette novella de SF horrifique. Je l’ai, pour ma part, lue à sa sortie en anglais, il y a deux ans et demi, et celles et ceux d’entre vous qui voudront en savoir plus à son sujet pourront se référer à ma critique complète de la VO.

Au passage, si la thématique « Vers une autre étoile, en marchant » vous fascine, j’en ai récemment parlé dans un mini-guide intégré dans cet article.

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The gauntlet and the fist beneath – Ian Green

La vérité est ailleurs

Ian Green est un auteur écossais, dont The gauntlet and the fist beneath est le premier roman… et le premier tome d’une trilogie. Ce qui n’est indiqué nulle part (ni sur les sites marchands, ni sur Goodreads, ni sur la première de couverture -c’est peut-être marqué sur la quatrième, je n’en sais rien, je l’ai lu en version électronique), à part sur le site de l’auteur (et combien d’entre vous, à part les blogueurs pour la rédaction de leurs critiques, vont faire un tour sur les sites des écrivains ?). Pour tout dire, j’ai cru pratiquement tout le long qu’il s’agissait d’un roman lisible de façon indépendante, jusqu’à ce que je commence à arriver sur la fin, et que je me dise que celle-ci risquait d’être fort abrupte. Et pour cause… Signalons toutefois que ladite fin indique clairement qu’il ne s’agissait que d’un tome 1 et qu’il y a donc une suite. Je ne sais pas, c’est si compliqué que ça de l’indiquer clairement, en gros et en lisible ? Et tant que j’y suis, un grand « bravo » pour cette couverture qui fait complètement l’impasse sur le point le plus intéressant de ce livre (vous allez bientôt comprendre).

Et d’ailleurs, de quoi ça parle ? Une, hum, garde forestière, ancienne militaire, part enquêter sur des rumeurs de lumières étranges dans le ciel et de mutilations animales près du village voisin. Pendant son absence, des, hum, objets volants non identifiés émettant une intense lumière blanche et supprimant tout bruit à proximité enlèvent sa fille et tuent son mari. Elle va alors tenter de découvrir leur base et de libérer son enfant.

« Bof », me direz-vous, « C’est du cent fois vu, ton truc ». Ah, pardon, c’est que j’ai oublié de vous préciser un « détail » important : si l’action se passait sur Terre et à notre époque, oui, il s’agirait d’un thriller de SF plutôt banal ; sauf qu’il s’agit en fait… d’une Fantasy à monde secondaire ! Des OVNIs en Fantasy, il fallait oser, Ian Green l’a fait, nom d’un Fox Mulder ! Continuer à lire « The gauntlet and the fist beneath – Ian Green »

Apophis Box – Octobre 2021

apophis_box_1L’Apophis Box est une série d’articles… n’ayant pas de concept. Enfin presque. Bâtie sur le modèle des « box » cadeau, vous y trouverez à chaque fois trois contenus / sujets en rapport avec la SFFF, qui peuvent être identiques ou différents entre eux, et qui peuvent être identiques ou différents de ceux abordés dans la box du mois précédent. Pas de règle, pas de contraintes, mais l’envie de créer du plaisir, voire un peu d’excitation, à l’idée de découvrir le contenu de la nouvelle Box. Celle-ci est dévoilée au mitan du mois. Le but étant aussi de me permettre de publier des contenus trop brefs pour faire l’objet d’un des types d’articles habituellement proposés sur ce blog ou dérogeant à sa ligne éditoriale standard, et bien sûr de pouvoir réagir à une actualité, à un débat, sans être contraint par un concept rigide.

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Activation Degradation – Marina J. Lostetter

Renversements de perspective

Activation Degradation est un standalone (bien qu’à la lecture de la fin, on se fasse la réflexion qu’une suite soit non seulement possible, mais qu’elle serait, de plus, probablement très intéressante) signé Marina J. Lostetter, qui avait déjà publié, en Science-Fiction et dans la forme longue, la trilogie Noumenon. Présenté par son éditeur comme un roman dans la lignée de l’AssaSynth de Martha Wells (dont j’ai lu le premier volet, qui m’a laissé un profond sentiment d’incompréhension à propos de son triomphe critique, commercial et en terme d’attribution de prix… Il faut croire que la culture SF s’est perdue en route !), Activation Degradation est en fait bien plus que cela : il est mieux construit, mieux écrit, plus profond, bref, de mon point de vue, bien meilleur.

En fait, à peu de chose près, il n’a qu’un seul défaut : il est extrêmement difficile de le chroniquer sans divulgâcher énormément de surprises. Je vais donc, malheureusement, rester très évasif, y compris au niveau des autres références auxquelles on peut le rattacher. Car il me paraît, notamment, très inspiré par un film de SF assez récent (avec un très gros twist), mais en mentionner jusqu’au simple titre serait déjà spoiler. Je vais donc faire ce que je peux, hein, en espérant que la très grosse part de mystère dans ma critique vous donne d’autant plus envie de lire ce livre, et à un éditeur de le traduire  😉 Continuer à lire « Activation Degradation – Marina J. Lostetter »