Statique mais dynamique
The warship est le nouveau roman de Neal Asher, le dix-septième (!) de la vaste saga Polity et le second du sous-cycle Rise of the Jain, après The soldier. Si vous suiviez déjà le blog l’année dernière à la même époque, vous vous souviendrez peut-être que ce dernier avait été une de mes plus grosses baffes de l’année, et m’avait (enfin, diront les mauvaises langues…) incité à lire ce cycle de référence en matière de New Space Opera, sorte de Culture de Iain M. Banks sous amphétamines, avec une GROSSE dose de SF militaire et de Hard SF dedans. Pour être honnête, si j’attendais évidemment la suite avec une grande impatience (à part Diaspora de Greg Egan et le Ada Palmer, c’est le roman que j’avais le plus hâte de lire cette année), je me doutais bien que l’effet de surprise étant passé et que cet opus étant le tome de transition d’une trilogie, ça n’allait pas forcément être une lecture aussi étourdissante. Eh bien je n’avais que partiellement raison, comme je vais vous l’expliquer plus en détails.
Quoi qu’il en soit, une chose est certaine : on peut amèrement regretter que l’auteur ne soit plus traduit en France, parce que Asher est à la SF ce que Steven Erikson est à la Fantasy. Plus extrême dans son exploitation des technologies (de la magie / des dieux pour Erikson), plus épique dans sa description des combats, des décors ou des enjeux, plus noir, plus gore, vous prenant aux tripes plus vite, plus fort et plus définitivement que l’écrasante majorité des autres écrivains. Bref, si vous lisez l’anglais… Continuer à lire « The warship – Neal Asher »
Après onze jours passés plongé dans les 1150 pages des Souvenirs de la glace de Steven Erikson pour Bifrost, j’émerge de ma caverne pour vous parler de la sortie en français, le 23 mai, d’un roman de SF, cette fois, signé… Steven Erikson (argh…), le bien mal nommé Réjouissez-vous. L’ayant lu en anglais (plus de détails dans
Le 24 avril 2019 sortira chez Albin Michel Imaginaire Terminus de Tom Sweterlitsch, un roman que j’ai pour ma part lu en anglais peu après sa sortie sous son titre original, The gone world. Si vous voulez plus de détails à son sujet, je vous conseille la lecture de ma
Arkady Martine est… eh bien en fait rien du tout. C’est juste le pseudonyme du Dr AnnaLinden Weller, historienne spécialisée dans tout ce qui concerne l’empire Byzantin. A memory called empire est à la fois son premier roman et la première partie d’un diptyque (le second volet s’appellera A desolation called peace). À lire le personnel de son éditeur ou ses propres déclarations, on se prend à rêver devant les références évoquées, de John Le Carré à Iain M. Banks et Ann Leckie. On évoque aussi un roman nerveusement rythmé, « un livre vraiment spécial », et on nous assène même un « à qui ne plairait-il pas ? » (la phrase qu’aucun directeur de collection sain d’esprit ne devrait jamais employer). Eh bien ma bonne dame, je lève la main. Et j’ajoute que parler d’un rythme haletant pour ce bouquin est tout de même osé. Et puis tant qu’on y est, il faut arrêter d’invoquer l’héritage de Banks à tout bout de champ, surtout que le plus souvent, ça concerne comme par hasard la publication la plus médiocre de l’année (dans le genre de
Après avoir lu
Ancestral night est le premier roman d’un nouveau diptyque de science-fiction, White space, signé Elizabeth Bear. J’ai déjà eu l’occasion de découvrir la Fantasy de l’auteure, ainsi que le volet Lovecraftien de son oeuvre, et dans les deux cas j’ai vraiment apprécié la balade. C’est donc en toute confiance que j’ai abordé ce livre, et, de fait, le début était relativement prometteur. Sauf que voilà, la baudruche se dégonfle très rapidement, et, entre autres défauts, ce bouquin réussit l’exploit assez extraordinaire de balancer au lecteur tout un tas d’éléments qui devraient, en temps normal, générer un énorme sense of wonder et qui, ici, ne provoquent qu’un ennui profond et persistant. Car, en gros, Bear a systématiquement fait les mauvais choix, de l’univers à la narration en passant par les personnages, le rythme, l’intrigue, l’antagoniste, et j’en passe.
The line of Polity est le deuxième tome du cycle Agent Cormac, lui-même un sous-cycle de l’énorme saga Polity, dont le dix-septième roman, The warship, paraîtra le 2 Mai (c’est, et de très loin, la parution que j’attends avec le plus d’impatience en 2019). C’est aussi le troisième livre publié par Neal Asher, qui, après
Rich Larson est un grand voyageur, mais il est actuellement basé en Alberta. Spécialisé dans les nouvelles de SF, cet auteur est extrêmement prolifique (c’est le recordman du nombre de publications dans ce domaine en 2015), mais très peu traduit en français (deux seulement, dont une cette année). Celle dont je vais vous parler aujourd’hui est disponible gratuitement (en anglais) sur
Fleet of knives est le second tome de la trilogie Embers of war, après le
On ne présente plus, je pense, Robert Jackson Bennett au public SFFF français (du moins celui qui suit un minimum l’actualité), vu qu’il vient d’être publié chez AMI (